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19 Avril 2005
 

Tous les hommes, cite Benoît XVI, sont un à partir du Verbe et en direction de Lui

 

Rome, le 30 août 2007 - (E.S.M.) - Benoît XVI indique dans cette page que le sommet de la charité et ce qui nous en révèle l'essence se trouve dans la Trinité ; or, si l'amour éclaire souverainement le fait que le Père est dans le Fils, et le Fils dans le Père, il nous donne aussi de constater que ce don mutuel réalise l'unité : "Père, je prie... pour qu'ils soient un en nous, comme nous sommes un, parfaitement un..."

Suscipe, sancta Trinitas... -  Pour agrandir l'image: C'est ici

Tous les hommes, cite Benoît XVI, sont un à partir du Verbe et en direction de Lui

Chapitre 8 : Les grandes images de l'Évangile de Jean  -  Pages précédentes concernant ce chapitre, voir à la fin du texte

14) Un seul troupeau et un seul pasteur (4/4) - Co  (p.309 à 309) Dernière partie du chapitre 8 du Livre de Benoît XVI

Le moi propre de Jésus est toujours ouvert au Père, à l'intime communion avec lui. Il n'est jamais seul, mais toujours dans la réceptivité de soi et dans le don de soi adressé au Père. « Ma doctrine n'est pas mienne », son moi est un moi ouvert à la Trinité. Celui qui apprend à le connaître « voit » le Père ; il entre dans la communion avec le Père. C'est justement ce dépassement dialogique opéré par la rencontre avec Jésus qui nous montre à nouveau le vrai pasteur, celui qui ne prend pas possession de nous, mais qui nous conduit vers la liberté de notre être en nous faisant entrer dans la communion avec Dieu et en nous faisant don de sa vie.

Benoît XVI en vient maintenant au dernier grand thème du discours du pasteur, celui de l'unité. Il apparaît avec insistance dans le discours du pasteur chez Ézéchiel. « La parole du Seigneur me fut adressée : "Fils d'homme, prends un morceau de bois, et écris dessus : 'Juda et les fils d'Israël qui lui sont attachés'. Prends un autre morceau de bois et écris dessus : 'Joseph et les tribus d'Israël qui lui sont attachées'. Rapproche ces deux morceaux de bois pour en faire un seul ; qu'ils n'en fassent plus qu'un seul dans ta main... Ainsi parle le Seigneur Dieu : 'J'irai prendre les fils d'Israël parmi les nations où ils sont allés. Je vais les rassembler de partout... J'en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d'Israël... Ils ne formeront plus deux nations ; ils ne seront plus divisés en deux royaumes'" » (Ez 37, 15-17. 21-22). Dieu rassemble l'Israël divisé et dispersé pour en faire un seul peuple

Le discours de Jésus sur le pasteur reprend cette vision tout en amplifiant de façon décisive le rayon de la promesse : «J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur» (Jn 10, 16). La mission du pasteur qui est Jésus ne vise pas seulement à rassembler les brebis égarées de la maison d'Israël, elle vise à rassembler dans l'unité « les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 52). Ainsi, la promesse d'un seul pasteur et d'un seul troupeau coïncide avec l'ordre de mission du Ressuscité que nous trouvons chez Matthieu : « De toutes les nations faites des disciples » (28, 19). Une parole du Ressuscité dans les Actes des apôtres l'exprime ainsi : « Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre» (Ac 1, 8).

C'est ici que se manifeste la raison intrinsèque de cette mission universelle. Il n'y a qu'un pasteur. Le Logos qui se fit homme en Jésus est le pasteur de tous les hommes, car ils ont tous été créés par l'unique Verbe. Dans toutes leurs dispersions, ils sont un à partir de lui et en direction de lui. Et comme pour synthétiser, Benoît XVI utilise ce bel aphorisme de Jean, qu'au-delà de toutes ses dispersions, l'humanité peut devenir une à partir du vrai pasteur, à partir du Logos, qui se fit homme pour faire don de sa vie et pour donner ainsi la vie en abondance (cf. Jn 10, 10).

Dans les premiers siècles, et de façon attestée depuis le IIIe siècle, la vision du pasteur est devenue une image marquante de la chrétienté primitive. Elle avait rencontré la figure bucolique du porteur de la brebis qui apparut et qui fut aimée dans la société urbaine stressée comme l'emblème et l'idéal de la vie simple. Mais la chrétienté pouvait immédiatement réinterpréter cette figure à partir de l'Écriture, et tout d'abord par exemple à partir du Psaume 23 [22] : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer... Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal... Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. » Dans le Christ, ils ont reconnu le bon pasteur qui conduit à travers les ravins de la mort. Le pasteur qui est passé lui-même par le ravin de la mort. Le pasteur qui connaît aussi le chemin qui passe par la nuit de la mort, et qui ne m'abandonne pas dans cette ultime solitude, celui qui me fait sortir de ce ravin pour me mener vers les prés d'herbe fraîche de la vie, « dans la joie, la paix et la lumière » (Canon romain). Clément d'Alexandrie a formulé cette confiance dans le pasteur qui guide avec des vers qui font percevoir quelque chose de l'espérance et de la confiance de l'Église primitive, si souvent souffrante et persécutée : « Guide, saint pasteur, tes brebis spirituelles : Guide, roi, tes enfants purs. La trace des pas du Christ est le chemin qui mène au ciel (Le Pédagogue, III, 12, 101 ; F. van der Meer, H. Sibbele, Chris-tus. Der Menschensohn in der abendlandischen Plastik, p. 23, voir bibliographie, p. 402 ; SCh, n. 138, p. 189). »

Mais les chrétiens y entendaient aussi, bien sûr, l'écho de la parabole du pasteur qui va chercher la brebis égarée pour la prendre sur ses épaules et la ramener à la maison, tout comme l'écho du discours du pasteur de l'Évangile de Jean. Pour les Pères, conclut Benoît XVI, tout cela a fini par former un tout. Le pasteur qui se met en route pour trouver la brebis égarée est le Verbe éternel lui-même, et la brebis qu'il porte sur ses épaules pour la ramener affectueusement à la maison, c'est l'humanité, c'est la nature humaine qu'il a assumée. Dans son incarnation et dans sa croix, il ramène la brebis égarée - l'humanité - à la maison, et il me porte, moi aussi. Le Logos devenu homme est le véritable « porteur de la brebis », le pasteur qui va nous chercher à travers les épines et les déserts de notre vie. Portés par lui, nous arrivons à la maison. Il a donné sa vie pour nous. Il est lui-même la vie.

(Notes de cours, suite)

LA CHAIR PROMISE A LA GLOIRE

Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux; car tu fus égorgé et tu rachetas pour Dieu au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation (Ap 5.9).

«L'agneau de Dieu...(1.29,36)» «Le Verbe fait chair...(1.14)» II semble que ces deux visions du Christ ne cessent de demeurer présentes et d'interférer dans la pensée de saint Jean. Du début à la fin de son œuvre, il « confesse Jésus venu dans la chair (1 Jn 4.2)» comme il célèbre l'Agneau de Dieu qui porte dans sa chair et qui ôte le péché du monde. Ce même agneau, Jean le montre immolé au soir de la Pâque (19-36), et dans l'Apocalypse enfin : victorieux et triomphant à jamais dans la Jérusalem céleste (Ap 19 et 22).

Du début à la fin du message johannique, on retrouve donc, ne cessant de se développer en deux directions apparemment opposées, mais en fait complémentaires, la pensée qui a amené son auteur à donner au Christ le titre de «Verbe  fait chair». D'une part il exalte et glorifie cette chair, dont  la vertu pénètre la nôtre d'un ferment d'immortalité, et communique grâce et salut à notre âme ; de l'autre, il fait en cette même chair sacrifiée, la découverte du mystère de la souffrance, et de la fécondité rédemptrice de l'amour qui s'immole. Jean sait que, désormais, il ne se trouvera jamais dans le monde une souffrance physique, une torture morale, une diminution ou une humiliation, qui ne puissent se référer à l'humanité du Verbe incarné pour trouver en elle leur justification, leur signification, et l'on peut même dire leur transfiguration, par l'union à celui qui les a toutes assumées dans son amour.

Mais il sait aussi que désormais, pour cette chair, si misérable soit-elle, il n'y a plus d'autre obstacle sur le chemin de la réhabilitation et de la glorification, que celui que l'homme y met lui-même.

Le Verbe s'est fait chair pour opérer notre salut, mais l'opérer dans une plénitude de présence et d'intégration. L'amplitude de sa présence au monde s'étend des profondeurs dernières de la misère physique et morale aux plus hauts sommets de la vie mystique et de l'union à Dieu.

Pas de prisonnier torturé dans une geôle, et abandonné à une fin atroce, pas de malade atteint d'un mal incurable et dont la souffrance va grandissant jusqu'à la mort, qui ne puissent se dire que l'abjection, la misère, la désespérance où ils sont plongés, a été visitée, assumée et dépassée par la souffrance et la déréliction que le Christ a connues dans son âme et dans sa chair, et qui ne trouvent en lui un recours tout puissant.

Mais pas davantage de ces sommets auxquels il arrive à l'homme de toucher un instant avec l'impression de connaître un avant-goût de la vie bienheureuse (Cf 2Co 12.2-4), que ne survolent infiniment les joies connues par le Christ dans une humanité qui jouissait de la vision béatifique.

De ses deux bras étendus sur la croix, le Christ accueille et étreint l'humanité. Sa souffrance est plus profonde que nos souillures et sa chair participe à une béatitude à laquelle n'atteindront aucun de nos ravissements. Ayant porté les uns et connu les autres, le Verbe fait chair nous fera participer à son rayonnement et à sa gloire, après nous avoir vivifiés de sa grâce.

Le Verbe s'est fait chair... et de sa plénitude nous avons tous
reçu et grâce sur grâce
(1-I4)...
Père..., je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée (17.22)
Père... glorifie ton Fils pour que ton Fils te glorifie
et que, par le pouvoir que tu lui as conféré sur toute chair,
il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés
 (17. 1-2).

Chapitre 8 : Les grandes images de l'Evangile de Jean  -  Pages précédentes
1) Introduction : la question johannique (p. 245 à 249)
L'image de Jésus proposée par Jean
2) C'est le Paraclet qui interprète et conduit à la vérité (p. 249 à 255) Benoît XVI
3) Le caractère Ecclésial du 4e Évangile (p. 255 à 259) Benoît XVI
4) L'Évangile de Jean repose entièrement sur l'Ancien Testament (p. 260 à 264) Benoît XVI
5) L'eau (1) - Les grandes images de l'Évangile de Jean (p. 265 à 268) Benoît XVI
6) L'eau (2) - Jésus est le rocher vivant, dont jaillira l'eau nouvelle (p. 269 à 274) Benoît XVI
7) La vigne et le vin (1) - Les éléments fondamentaux des sacrements de l'Église (p. 275 à 279) Benoît XVI
8) La vigne et le vin (2) - Le chant de la vigne (p. 280 à 284) Benoît XVI
9) Le pain de vie (1) - Moïse n'aperçoit que le dos de Dieu (p. 290 à 293) Benoît XVI
10) Le pain de vie (2) - Moi, je suis le pain de la vie (o. 294 à 299) Benoît XVI

11) Le pasteur (1/4) - Le pasteur qui devient l'agneau (p.299 à 302) Benoît XVI
12) Le pasteur (2/4) - Je suis la porte des brebis  (p.302 à 306) Benoît XVI
13) Le pasteur (3/4) - Connaître et appartenir sont imbriqués  (p.306 à 309) Benoît XVI

Tous les articles sur le livre "Jésus de Nazareth"
 

Sources:  www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 30.08.2007 - BENOÎT XVI - Table Jésus

 

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