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19 Avril 2005
 

Le pape Benoît XVI dévoile l'image de Jésus proposée par Jean

 

Rome, le 23 juillet 2007 - (E.S.M.) - Il est temps, exprime Benoît XVI, de porter notre attention sur l'image de Jésus que propose le quatrième évangéliste, à maints égards, différente.

St. Jean, l’Évangéliste à Pathmos - Titien (1544)  -  Pour agrandir l'image: C'est ici

Le pape Benoît XVI dévoile l'image de Jésus proposée par Jean

Le Livre de Benoît XVI

Chapitre 8 : LES GRANDES IMAGES DE L'ÉVANGILE DE JEAN

1. Introduction : la question johannique  (p. 245 à 249)

Jusqu'à présent, dans notre tentative d'écouter Jésus et d'apprendre ainsi à le connaître, nous nous en sommes largement tenu au témoignage des Évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, Luc), en ne jetant qu'un regard épisodique sur Jean. Il est donc temps, exprime Benoît XVI, de porter notre attention sur l'image de Jésus que propose le quatrième évangéliste, à maints égards différente.

En écoutant le Jésus des Évangiles synoptiques, nous avons vu que le mystère de son union avec le Père était toujours présent et qu'il déterminait l'ensemble, tout en restant caché sous son humanité. D'une part, ses adversaires ont eu la vigilance de le constater. D'autre part, en dépit de tous les malentendus, les disciples qui ont pu voir Jésus en prière et qui ont pu l'approcher de l'intérieur ont commencé à discerner progressivement, et dans les grands moments de façon très immédiate, une chose inouïe. Chez Jean, la divinité de Jésus se manifeste au grand jour. Dans leur ensemble, les polémiques avec les instances juives du Temple anticipent quasiment le procès de Jésus devant le sanhédrin, que Jean ne mentionne même plus expressément, contrairement aux Évangiles synoptiques.

Cette spécificité de l'Évangile de Jean, où nous ne trouvons plus de paraboles mais de grands discours imagés, et où le lieu principal de l'action de Jésus est transféré de Galilée à Jérusalem, a incité la recherche critique moderne à dénier à ce texte toute historicité, à l'exception du récit de la Passion et de quelques détails, et de le considérer par conséquent comme une reconstruction théologique tardive. Il nous transmettrait l'état d'une christologie fortement développée, sans pour autant pouvoir être une source de connaissances pour le Jésus historique. Les datations tardives radicales qu'on a tentées pour faire droit à cette hypothèse ont dû être abandonnées, parce que des papyrus trouvés en Égypte, qu'il faut dater du début du IIe siècle, ont fourni la preuve que cet Évangile a dû être rédigé au cours du Ier siècle, même si c'est à sa toute fin. Le refus de prendre en compte le caractère historique de cet Évangile n'en a pourtant pas été ébranlé.

Pour l'exégèse de l'Évangile de Jean, le commentaire de Rudolf Bultmann, paru pour la première fois en 1941, a eu une grande influence tout au long de la deuxième moitié du XXe siècle. Pour lui, il est évident que les tendances marquantes de l'Évangile de Jean ne proviennent ni de l'Ancien Testament, ni du judaïsme de l'époque de Jésus, mais de la gnose. Il le formule ainsi : « Cependant, l'idée d'une incarnation du rédempteur n'est pas passée du christianisme dans la gnose, elle est d'origine gnostique. Elle a été reprise très tôt par le christianisme qui l'a rendue féconde pour la christologie (1). » Ou encore : « Le logos absolu ne peut provenir que de la gnose (2). »

Le lecteur se demande d'où il tient tout cela. La réponse de Bultmann est étonnante : « Même s'il faut pour l'essentiel reconstituer l'ensemble de cette conception à partir de sources postérieures à Jean, il est indiscutable qu'elles remontent à une époque antérieure (3). » C'est là que Bultmann se trompe. Dans sa conférence inaugurale à Tübingen, intitulée Le Fils de Dieu, publiée dans une édition augmentée en 1975, Martin Hengel a qualifié « le prétendu mythe de l'envoi du Fils de Dieu dans le monde » comme un « mythe pseudo-scientifique », disant : « En réalité, les sources ne fournissent aucune preuve d'un mythe gnostique sur le Rédempteur qui serait chronologiquement antérieur et donc préchrétien (4). » « En tant que mouvement spirituel, la gnose apparaît, au plus tôt, à la fin du Ier siècle après Jésus Christ, et sous une forme développée seulement au IIe siècle (5). »

Dans la génération après Bultmann, indique Benoît XVI, la recherche johannique a pris une orientation radicalement nouvelle, dont les résultats sont amplement discutés et présentés dans le livre de Martin Hengel, Die johanneische Frage (6) (La Question johannique). Si, à partir de l'état actuel de la recherche, nous jetons un regard en arrière sur l'interprétation de Jean faite par Bultmann, nous découvrons une fois de plus à quel point une haute scientificité est un faible rempart contre des erreurs profondes. Mais que nous dit la recherche actuelle ?
Elle a définitivement confirmé et développé ce que Bultmann, au fond, savait déjà. Le quatrième Évangile repose sur des connaissances extraordinairement précises des lieux et de l'époque. Il ne peut provenir que de quelqu'un qui avait une bonne connaissance de la Palestine au temps de Jésus. Par ailleurs, précise également Benoît XVI, il s'est avéré que l'Évangile raisonne et argumente entièrement à partir de l'Ancien Testament, à partir de la Torah (Rudolf Pesch (7)) et qu'il est donc, par sa façon d'argumenter, profondément ancré dans le judaïsme de l'époque de Jésus. Le langage de l'Évangile, que Bultmann considérait comme « gnostique », montre clairement cet enracinement profond du livre. « L'œuvre est écrite dans un grec simple, non littéraire, celui de la koinè, saturé du langage de la piété juive, comme celui qui était parlé dans les couches moyenne et supérieure, par exemple à Jérusalem mais où, en même temps, on priait, discutait et lisait l'Écriture dans la "langue sacrée . »

Hengel signale aussi que « s'était formée à l'époque d'Hérode, à Jérusalem, une couche supérieure juive, plus ou moins hellénisée et dotée d'une culture spécifique (9) » si bien qu'il situe l'origine de l'Évangile dans l'aristocratie sacerdotale de Jérusalem (10). On peut en trouver la confirmation dans une petite remarque qu'on lit chez Jean (cf. 18, 15). On y raconte comment Jésus, après son arrestation, est conduit devant le grand prêtre et comment, entre-temps, Simon-Pierre « et un autre disciple » avaient suivi Jésus afin de savoir ce qui allait se passer. De « l'autre disciple », il est dit : « Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre. » Ses relations dans la maison du grand prêtre étaient telles qu'il pouvait y faire aussi entrer Pierre, créant ainsi, il est vrai, la situation qui devait conduire ce dernier au reniement. Le cercle des disciples allait donc même jusqu'à inclure des membres de l'aristocratie sacerdotale, dont la langue était dans une large mesure celle de l'Évangile.

Cela nous conduit à deux questions fondamentales qui constituent en fin de compte tout l'enjeu de la question « johannique ». Qui est l'auteur de cet Évangile ? Qu'en est-il de sa crédibilité historique ?

Notes :
1. R. Bultmann, Dos Evangelium des Johannes, p. 10s, voir bibliographie, p. 400.
2. RGG, vol. III, p. 846, voir bibliographie, p. 394.
3. R. Bultmann, Dos Evangelium des Johannes, op. cit., p. 11.
NOTES
4. M. Hengel, Der Sohn Gottes. Die Entstehung der Christologie und die judisch-christliche Religionsgeschichte, p. 53s, voir bibliographie, p. 400.
5. Ibid., p. 54s.
6. M. Hengel, Die johanneische Frage, 1993, voir bibliographie, p. 401.
7. R. Pesch, Antisemitismus in der Bibel ? Dos Johannesevangelium aufdem Prufitand, voir bibliographie, p. 401.
8. M. Hengel, Die johanneische Frage, op. cit., p. 286.
9. Ibid., p. 287.
10. Ibid., p. 306-313.


Dans la prochain page le pape Benoît XVI abordera la première question. (à suivre)


ndlr : Dans les pages concernant le Pater, nous avions pris l'habitude de vous donner des notes complémentaires à la suite des pages du Saint-Père Benoît XVI. Nous renouons avec le chapitre consacré à Saint Jean. Ces notes proviennent essentiellement du Père Paul Marie de la Croix ocd, que j'ai eu le bonheur d'avoir comme Maître spirituel durant un an en 1962/63, et que j'ai l'avantage, 44 ans plus tard, de partager avec vous, chers lecteurs.

LA FORMATION SPIRITUELLE DE L'ÉVANGÉLISTE

Le quatrième Évangile qui éclaire le Christ et son mystère d'une lumière si vive et si intérieure, nous révèle également l'âme de, son auteur. Jean, attentif à demeurer dans l'ombre, à ne se nommer que par périphrase, s'est cependant livré dans son œuvre ; et celle-ci permet d'entrevoir comment Dieu le prépara à sa mission.
L'apôtre qui eut, en effet, le privilège unique de vivre en contact intime et constant avec Jésus, bénéficia d'autres influences qui, à leur plan, en dépendance de celle du Christ, furent, elles aussi, déterminantes : tout d'abord celle du Précurseur, puis celle de la Vierge elle-même.
Une exceptionnelle longévité permit enfin au disciple du Christ, devenu patriarche d'Éphèse, de « méditer fidèlement dans son cœur (Lc 2.19; 2.51)», pendant de longues années encore, paroles et œuvres du Maître, sous la conduite de l'Esprit.
Le secret de l'Évangile « spirituel » tient pour une bonne part dans cette formation.
 
Nous connaissons par l'Évangile les parents de saint Jean. Son père Zébédée possédait une barque de pêche, sur le lac de Génésareth, et des « hommes à gages (Mc 1.20) » l'aidaient dans son travail. Il devait donc avoir quelques biens. Quant à Salomé, sa mère, elle se joindra bientôt à ces femmes qui suivaient le Christ et subvenaient aux besoins des apôtres.
Elle était, selon toute probabilité, étroitement apparentée à la Vierge (Cf. note de Jn 19.25 dans la Bible de Jérusalem).  Ceci excuse dans une certaine mesure sa hardiesse, lorsque, sur le chemin, elle demande à Jésus que Jacques et Jean ses fils « siègent à sa droite et à sa gauche dans son royaume  (Mt 20.20-23) ».
Cette parenté rend également compte de la situation privilégiée des deux frères au sein du collège apostolique  (Cf. Lc 9.54 et Ac 1.13, où Jean est placé immédiatement après Pierre). Sans doute, le fait pour saint Jean d'être le préféré de Jésus eût suffi à la lui assurer ; mais les liens de famille y furent probablement aussi pour quelque chose. Ils aident à saisir certaines affinités, et permirent au Maître de se faire plus aisément comprendre de Jean que d'aucun autre.
Ces affinités, cette parenté, le travail de la grâce dans l'âme de Jean expliquent en partie que, sur le point de mourir, Jésus ait remis Jean à sa Mère et confié Marie à Jean.
Cependant, pour ouvrir l'apôtre à l'intelligence spirituelle des enseignements du Maître, une formation approfondie était nécessaire. Cette formation, Jean avait, selon toute vraisemblance, commencé à la puiser dans son milieu familial. L'étude de l'Écriture était une des obligations auxquelles aucun juif pieux ne se soustrayait. Elle s'accompagnait de prière et de participation aux fêtes liturgiques. Comme Marie sa parente, le jeune Jean dut être élevé dans la connaissance et l'amour de la parole de Dieu.
Les évangélistes nous ont fait connaître le tempérament ardent de celui que le Christ lui-même allait surnommer « fils du tonnerre (Mc 3.17) ». Cette ardeur, Jean l'apporterait à scruter les Écritures, à se pénétrer de leur substance, de leur esprit. Elle allait aussi le tenir attentif à recueillir tout ce qui pouvait l'aider dans sa recherche.
Or, le bruit se répandait non seulement dans le « haut pays de Judée (Lc 1.65) » mais dans toute la Palestine, de l'apparition d'un prophète qui se tenait sur les bords du Jourdain, annonçant la venue du Messie, et administrant « un baptême de repentir pour la rémission des péchés (Lc 3.3)».
Ce Jean Baptiste, dont la prédication ardente faisait accourir les foules, était, lui aussi, de la parenté de l'apôtre Jean. L'Évangile nous montre celui-ci désireux de connaître le prophète. Laissant pour un temps « son père Zébédée, sa barque et ses hommes à gages » il s'en alla au gué du Jourdain écouter le Baptiste.
Ce qu'il entendit, ce qu'il vit, fut une telle révélation, qu'il décida de demeurer auprès de lui et se fit son « disciple  (1.35)». Trois quarts de siècles plus tard, alors que pourtant le Christ avait pris possession de l'âme et de la pensée de Jean, le quatrième Évangile témoigne du caractère décisif de cette rencontre.
Que Jean ne soit pas simplement venu écouter le Baptiste, mais soit devenu son disciple, le texte le dit nettement :

Le lendemain, Jean Baptiste se tenait encore sur les bords du Jourdain, avec deux de ses disciples (1.36).

Ce titre laisse entendre que Jean se mit véritablement à l'école du Précurseur, et subit profondément l'influence de son Maître.

Nous avons quelque mal aujourd'hui à réaliser le prestige de celui qui s'effaça devant le Christ, comme l'aurore cède la place au jour :

II faut que Lui grandisse, et que moi, je décroisse (3.30).

Lorsque cet homme à la parole violente et âpre, lorsque cet ascète qui se nourrissait « de sauterelles et de miel sauvage (Mt 3.4)» annonça la prochaine venue du Messie, tout Israël fut ébranlé. Quant à Jean, il fut saisi, en entendant se répercuter les échos de la voix du plus grand des prophètes à travers les solitudes désolées du désert de Judée, par l'ardeur et la note d'absolu qui s'y manifestaient. Jamais il n'avait rien entendu de semblable. Jamais les prophéties et les annonces messianiques n'avaient été mises en relief avec autant de force, et surtout avec une telle certitude de réalisation prochaine, imminente :

Il vient Celui qui est plus puissant que moi ; Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu. (Lc 3.16)

Jamais non plus la redoutable discrimination entre bons et méchants n'avait été annoncée avec une telle violence :

Engeance de vipères, qui vous a suggéré de vous soustraire à la colère prochaine ? Produisez donc des fruits qui soient dignes du repentir. Déjà même la cognée se trouve à la racine des arbres. (Lc 3.7-9)

Tout ce que Jean avait appris des anciens prophètes se réalisait sous ses yeux dans la personne du Baptiste. Les foules venaient à lui de partout, et parmi elles, chose étonnante, des pharisiens et des sadducéens, mêlés aux publicains et aux soldats (Mt 3.7- Lc 3.12,14 - Mc 1.5 4 Lc 3.14 5 Lc 3.15). Tous s'adressaient à lui comme à un maître dont on ne discute pas l'autorité et l'interrogeaient : « Que nous faut-il faire (Lc 3.14) ? » Quant au peuple :

Il était dans l'attente et tous se demandaient en leur cœur, si Jean n'était pas le Christ. (Lc 3.15)

Ce passage de saint Luc permet d'entrevoir le prestige du Précurseur et de comprendre que longtemps après sa mort beaucoup continuèrent à le tenir pour le Messie. Sa naissance n'avait-elle pas été entourée de signes plus manifestes que celle du Christ ? (Lc 1.66) Sa prédication n'avait-elle pas attiré au gué d'Aënon des foules plus nombreuses que celles qui suivirent Jésus ?
Cependant, Jean gardait devant les yeux et dans le cœur, le spectacle de ces multitudes descendant dans les eaux limoneuses du Jourdain pour s'y faire baptiser, ainsi que de cet homme extraordinaire, nouvel Élie (Mt 11.14 8 Lc 3.18) vêtu d'un pagne de peau, prêchant la pénitence et annonçant la Bonne Nouvelle (Lc.3.18).
De cette prédication les synoptiques nous ont conservé l'essentiel, spécialement saint Luc. Cependant le quatrième Évangile contient lui aussi des données révélatrices.
Et tout d'abord cette scène chère au cœur de l'apôtre puisqu'elle lui rappelait sa première rencontre avec le Christ. Lorsque Jésus passa et que Jean Baptiste désigna le Messie par ces mots « Voici l'Agneau de Dieu (1.29,36) », Jean était en effet aux côtés du Précurseur. Pour que ces seules paroles aient amené Jean à quitter son maître et à suivre le Christ, il fallait qu'elles fussent toutes ensemble, le rappel et l'aboutissement d'un enseignement que Jean Baptiste avait dispensé à ses disciples.
Il est remarquable que cet enseignement ait été résumé en une formule qui chez l'apôtre Jean aussi demeure centrale. Elle ouvre son évangile et reste présente à l'esprit de l'apôtre lorsque fixant le Crucifié, du côté duquel « sortit du sang et de l'eau  (19-34) », il cite à cette occasion le mot de l'Exode concernant l'agneau pascal : « On ne lui brisera pas un os (19.36) ».
Jean garde toujours en mémoire cette figure de l'agneau (Agneau « pascal » ou, plus probablement, agneau de la prophétie du Serviteur souffrant (Is 53...) assez pur pour effacer par son innocence les péchés du peuple. La question sera examinée par la suite). Nous la retrouvons aussi bien dans l'Évangile que dans l'Apocalypse où le Christ est célébré sous les traits d'un agneau immolé et vivant (Ap 5 - 6). Qu'elle domine ainsi l'œuvre johannique tout entière atteste la profonde et durable influence du Baptiste sur son disciple.
Une autre preuve de cette influence nous vient du Prologue. Dans cette page unique, Jean a voulu transporter son lecteur au sein du mystère de Dieu :

Au commencement le Verbe était et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu... 1.1

Or, dans ces lignes où « le temps est assumé par l'éternel (L. BOUYER, Le quatrième évangile) » un seul être humain trouve grâce (Exception faite pour Moïse qui symbolise ici la Loi), un seul nom d'homme est prononcé et l'est par deux fois : celui du Baptiste.

Parut un homme envoyé de Dieu, il se nommait Jean (1.6) ...
Jean lui rend témoignage (1.15)
(à suivre)

D'autres pages du dernier livre du pape :   Benoît XVI

Sources:  www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 23.07.2007 - BENOÎT XVI - Table Jésus - Méditations

 

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