ACCUEIL

BENOÎT XVI

L'EVANGILE DU JOUR

LA FAMILLE

TEXTES DU VATICAN

JEAN PAUL II

CHRIST MISERICORDIEUX

ACTUALITE DE L'EGLISE

CATECHESES

LITURGIE

LES JEUNES

FIDELES LAICS

JOUR DU SEIGNEUR

SERVANTS DE MESSE

SPIRITUALITE

THEOLOGIE

VOCATIONS

VOYAGE APOSTOLIQUE

GALERIE PHOTOS

TV VATICAN

MEDITATIONS

BREVES

QUI SOMMES NOUS

NOUS CONTACTER
 
BIBLIOTHEQUE
FORUM
ESCHATOLOGIE
LIENS
.
STATISTIQUES
 
Ouverture du site
19 Avril 2005
 

Benoît XVI rappelle que Jésus nous donne la vie parce qu'il nous donne Dieu

 

Le 25 mars 2008 - (E.S.M.) - Nous sommes arrivés au terme de la méditation du livre "Jésus de Nazareth" de Benoît XVI. Cette dernière page synthétise tout le livre; Jésus est la résurrection et la vie et il est venu dans le monde pour que les hommes aient la vie et l'aient en abondance. Jésus nous donne la « vie » parce qu'il nous donne Dieu. Tout est dit, merci Saint-Père.

Jésus est la résurrection et la vie  -  Pour agrandir l'image: C'est ici (icône peinte par Marie Lavie, www.icônes-grecques.com)

Benoît XVI rappelle que Jésus nous donne la "vie" parce qu'il nous donne Dieu

Chapitre 10, les affirmations de Jésus sur Lui-même (pages 347 à 383)

1) Les titres attribués à Jésus Benoît XVI
2) Le Fils de l'homme
(1er partie) Benoît XVI
3) Il n'y a qu'un seul Fils de l'homme et c'est Jésus Benoît XVI
4) Le troisième groupe de paroles sur le Fils de l'homme Benoît XVI
5) Il ne faut pas confondre le titre de « Fils de Dieu » et celui de « Fils »
Foi et pouvoir politique
6) Jésus est l'Unique
Notre volonté doit devenir volonté du Fils
7
) «Je suis » L'unicité et la singularité indescriptibles de Dieu
 
8) Avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS Le Seigneur éclaire sa propre origine
9) Confiance c'est moi leur dit Jésus   Le sentiment de stupeur sacrée    

10) Jésus nous donne la vie :  

Benoît XVI en vient maintenant aux passages dans lesquels le contenu du « Je suis » est concrétisé par une image. On en trouve sept chez Jean et ce n'est sans doute pas un hasard s'il y en a justement sept : Je suis le pain de vie — la lumière du monde - la porte - le bon pasteur - la résurrection et la vie - le chemin, la vérité et la vie - la vraie vigne. Schnackenburg a raison d'indiquer qu'à ces grandes images on peut parfaitement ajouter celle de la source, de l'eau vive ou jaillissante, même s'il n'y a pas expressément de « Je suis » dans ces passages, car Jésus s'y présente néanmoins lui-même comme étant cette source (cf. Jn 4, 14 ; 6, 35 ; 7, 38 ; et aussi 19, 34). Comme nous avons déjà largement commenté ces images dans le chapitre sur Jean, il suffira de résumer brièvement la signification commune à ces paroles de Jésus chez Jean.

Schnackenburg attire l'attention sur le fait que toutes ces images sont « une variation sur un thème unique, à savoir que Jésus est venu dans le monde pour que les hommes aient la vie et l'aient en abondance (cf. Jn 10, 10). Il fait simplement le don unique de la vie et il peut le faire parce qu'en lui la vie divine est présente avec une abondance originelle et inépuisable (R. Schnackenburg, Das Johannesevangelium, op. cit., II, p. 69s). ». L'homme n'a besoin que d'une chose, il ne désire en fin de compte qu'une seule et unique chose : la vie, la plénitude de la vie, le « bonheur ». Il y a un passage chez Jean dans lequel Jésus donne un nom à cette chose simple que nous espérons, le « comble de la joie » (cf. 16, 24).

Cette chose unique autour de laquelle tournent bien des désirs et bien des espérances de l'homme, est également exprimée dans la deuxième demande du Notre Père : « Que ton règne vienne ». Le « règne de Dieu » est la plénitude de la vie, justement parce qu'elle n'est pas seulement un « bonheur » privé, une joie individuelle, mais aussi le monde parvenu à sa forme juste, l'unité entre Dieu et le monde.

L'homme n'a finalement besoin que d'une seule chose qui les contient toutes, précise Benoît XVI, mais il lui faut faire le tour de ses souhaits et de ses désirs superficiels pour apprendre à discerner ce dont il a vraiment besoin et ce qu'il veut vraiment. Il a besoin de Dieu. Et c'est maintenant que nous pouvons voir ce qu'il y a en fin de compte derrière toutes ces formules imagées : Jésus nous donne la « vie » parce qu'il nous donne Dieu. Il peut nous le donner parce qu'il est lui-même un avec Dieu. Parce qu'il est le Fils. Il est lui-même le don, il est « la vie ». C'est pour cela qu'il est, en raison de sa nature même, communication, « existence pour ». Et c'est cela qui apparaît sur la croix comme sa véritable exaltation.

Jetons un regard en arrière. Nous avons trouvé trois expressions dans lesquelles Jésus à la fois voile et dévoile son propre mystère : Fils de l'homme, Fils, Je suis. Ces trois expressions manifestent son profond enracinement dans la Parole de Dieu, la Bible d'Israël, l'Ancien Testament. Mais c'est en lui seulement que ces trois expressions prennent tout leur sens, comme si elles l'avaient pour ainsi dire attendu.

Ces trois expressions révèlent l'originalité de Jésus, sa nouveauté, sa caractéristique exclusive, à laquelle il n'y a pas de dérivé ultérieur. Aussi ces trois expressions ne sont-elles possibles que dans sa bouche. Au centre, on trouve le mot de la prière, le mot « Fils », auquel correspond le mot de l'interpellation Abba-Père. Aucune des trois expressions ne pouvait donc devenir, en l'état, un langage de profession de foi de la « communauté », de l'Église naissante.

L'Église naissante a placé le contenu de ces trois expressions centrées sur « le Fils » dans la locution « Fils de Dieu », la détachant ainsi définitivement de ses origines mythologiques et politiques. Sur la base de la théologie de l'élection d'Israël elle acquiert maintenant une signification tout à fait nouvelle, qui avait été préfigurée dans les discours où Jésus parlait en tant que Fils et « Je suis ».

Il a fallu bien des processus complexes et laborieux de distinction et de lutte pour clarifier complètement cette nouvelle signification et la préserver des interprétations mythologiques et polythéistes aussi bien que politiques. Pour ce faire, indique Benoît XVI, le premier concile de Nicée (325) a recouru à l'adjectif « consubstantiel » (homoousios). Loin d'helléniser la foi, de la charger du poids d'une philosophie qui lui serait étrangère, ce mot a justement retenu l'incomparable nouveauté, l'incomparable différence apparue dans les dialogues de Jésus avec son Père. Dans le symbole de Nicée, l'Église ne cesse d'affirmer ce que Pierre disait à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16).

Tous les articles sur le livre "Jésus de Nazareth"
 

Sources :  www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 25.03.08 - T/J.N.

 

 » Sélection des derniers articles  
page précédente haut de page page suivante