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19 Avril 2005
 

Servir, indique Benoît XVI, est la vraie façon de régner

 

Le 24 février 2008 - Dans cette page, Benoît XVI en vient au troisième groupe de paroles sur le Fils de l'homme : celles qui prédisent la Passion. Nous avons déjà vu que, dans l'Évangile de Marc, les trois prédictions sur la Passion, qui rythment le texte aussi bien que le chemin de Jésus, annoncent avec une précision croissante son destin à venir et la nécessité inhérente à ce destin.

En marche vers Pâques, du désert à l'eau vive - Pour agrandir l'image: C'est ici

Servir, indique Benoît XVI, est la vraie façon de régner et nous fait pressentir quelque chose de la façon qu'a Dieu d'être Seigneur, de la « Seigneurie de Dieu ».

Chapitre 10, les affirmations de Jésus sur Lui-même (pages 347 à 383)
1) Les titres attribués à Jésus Benoît XVI  
2) Le Fils de l'homme (1er partie)
3) Il n'y a qu'un seul Fils de l'homme et c'est Jésus Benoît XVI
4) Le troisième groupe de paroles sur le Fils de l'homme

Dans cette page, Benoît XVI en vient au troisième groupe de paroles sur le Fils de l'homme : celles qui prédisent la Passion. Nous avons déjà vu que, dans l'Évangile de Marc, les trois prédictions sur la Passion, qui rythment le texte aussi bien que le chemin de Jésus, annoncent avec une précision croissante son destin à venir et la nécessité inhérente à ce destin. Elles trouvent leur centre de gravité interne et leur apogée dans la phrase qui suit la troisième annonce de la Passion et le discours sur les chefs et les serviteurs qui en fait partie : « Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 45).

Avec la reprise d'un mot tiré des chants du Serviteur souffrant (cf. Is 53), c'est un autre aspect de la tradition de l'Ancien Testament qui est intégré ici dans l'image du Fils de l'homme. Jésus, qui s'identifie, d'un côté, avec le juge du Jugement dernier, s'identifie ici avec le Serviteur souffrant et mourant, que le prophète avait entrevu dans ses chants. C'est ainsi qu'apparaît l'unité de la passion et de « l'exaltation », de l'abaissement et de la gloire. Servir, indique Benoît XVI, est la vraie façon de régner et nous fait pressentir quelque chose de la façon qu'a Dieu d'être Seigneur, de la « Seigneurie de Dieu ». Dans la passion et dans la mort, la vie du Fils de l'homme devient pleinement « existence pour », il devient le libérateur et le sauveur pour « la multitude », non seulement pour les enfants dispersés d'Israël, mais plus généralement pour les enfants de Dieu dispersés (cf. Jn 11, 52), pour l'humanité. Par sa mort « pour la multitude », il franchit les limites de l'espace et du temps, et l'universalité de sa mission s'accomplit.

L'exégèse la plus ancienne a eu tout à fait raison de considérer la fusion entre la vision qu'a Daniel du Fils d'homme à venir et les images que transmet Isaïe du Serviteur souffrant comme la nouveauté proprement dite et comme la particularité de la conception du Fils de l'homme propre à Jésus, voire le cœur de la conscience qu'il a de lui-même. Il nous faut néanmoins ajouter que la synthèse des traditions de l'Ancien Testament opérée par Jésus dans l'image du Fils de l'homme est encore plus ample et qu'elle réunit bien d'autres veines de ces traditions.

La réponse de Jésus quand on lui demande s'il est le Messie, le fils du Dieu béni, fusionne le chapitre 7 du Livre de Daniel et le Psaume 110 [109] : Jésus se considère comme celui qui siège « à la droite de Dieu », ainsi que l'annonce le Psaume du futur Roi Prêtre. Ensuite, la troisième annonce de la Passion par les paroles indiquant le rejet du Fils de l'homme par les scribes, les anciens et les grands prêtres (cf. Mc 8, 31) intègre le Psaume 117 [118] : la parole de la pierre rejetée par les bâtisseurs et devenue la pierre d'angle (117, 22). Ainsi s'établit un rapport avec la parabole des vignerons homicides, dans laquelle le Seigneur utilise ces mots pour prédire son rejet et sa résurrection, de même que la future communauté nouvelle. Le lien avec la parabole, explique Benoît XVI, fait également apparaître l'identité entre le « Fils de l'homme » et le « Fils bien-aimé » (cf. Mc 12, 1-12). Et pour finir, le courant de la littérature sapientielle est également présent : le chapitre 2 du Livre de la Sagesse relate l'hostilité des « impies » à l'égard du juste : « II se vante d'avoir Dieu pour père... Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l'assistera... Condamnons-le à une mort infâme » (Sg 2, 16-20). Volker Hampel pense que la parole de Jésus sur la rançon ne provient pas du chapitre 53 versets 10-12 du Livre d'Isaïe, mais du chapitre 21 verset 18 des Proverbes et du chapitre 43 verset 3 d'Isaïe, ce qui me paraît tout à fait improbable (R. Schnackenburg, Die Person Jesu Christi..., p. 74, voir bibliographie, p. 404). La véritable référence est et reste le chapitre 53 d'Isaïe, alors que d'autres textes montrent simplement qu'il y a un large champ de références pour cette vision fondamentale.

Jésus a vécu en se basant sur la Loi et les Prophètes dans leur totalité, comme il ne cessait de le répéter à ses disciples. Il a considéré sa nature et son activité comme l'union et l'interprétation de cet ensemble. Jean exprimera cette idée dans son prologue : Jésus lui-même est « le Verbe ». « Toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur "oui" dans sa personne », commente Paul (2 Co 1, 20). Ce qui nous est donné dans l'expression énigmatique de Fils de l'homme, c'est l'originalité première de la figure de Jésus, de sa mission et de son être. Il vient de Dieu, il est Dieu. Mais c'est ainsi, en assumant la nature humaine, qu'il apporte la véritable humanité.

« Tu m'as fait un corps » dit-il à son Père selon la Lettre aux Hébreux (10, 5), variation sur le verset d'un Psaume dans lequel était écrit : « Tu as ouvert mes oreilles » (Ps 39 [40], 7). Dans le Psaume, explique Benoît XVI, cela signifie que c'est l'obéissance, le oui à la Parole de Dieu, qui est source de vie, non les holocaustes et les sacrifices pour le péché. Et voici que celui qui est le Verbe prend lui-même corps, vient de Dieu en tant qu'homme et attire à lui toute la condition humaine, la transporte dans la Parole de Dieu, la transforme en « oreille » pour écouter Dieu et ainsi en « obéissance », en réconciliation entre Dieu et l'homme (cf. 2 Co 5, 20). Lui-même devient le vrai « sacrifice » en tant qu'il s'est donné, entrant totalement dans l'obéissance et dans l'amour, aimant « jusqu'au bout » (Jn 13, 1). Il vient de Dieu et instaure ainsi la véritable condition d'homme. Comme le dit Paul, par rapport au premier homme qui était et est terrestre, il est le second, l'homme définitif (le dernier), qui vient « du ciel », « esprit vivifiant » (cf. 1 Co 15, 45-49). Il vient, et il est en même temps le nouveau « royaume ». Il n'est pas simplement un, mais de nous tous avec lui-même il ne fait « plus qu'un » (Ga 3, 28) : il nous transforme en une humanité nouvelle.

Le cortège entrevu de loin par Daniel (« comme un Fils d'homme ») devient une personne, mais étant là « pour la multitude », cette personne dépasse les limites de l'individu, embrasse une « multitude », et devient avec la multitude un seul corps et « un seul esprit » (1 Co 6, 17). Telle est la « manière de suivre » à laquelle Jésus nous appelle : se laisser attirer dans sa nouvelle humanité et ainsi dans la communion avec Dieu. Pour citer encore une fois Paul : « Puisque Adam est pétri de terre, comme lui les hommes appartiennent à la terre ; puisque le Christ est venu du ciel, comme lui les hommes appartiennent au ciel » (1 Co 15, 48). L'expression « Fils de l'homme » demeure réservée à Jésus lui-même, mais, souligne Benoît XVI, la vision nouvelle de l'union entre Dieu et l'homme qui s'y exprime traverse la totalité du Nouveau Testament et le marque de son empreinte. C'est de cette nouvelle humanité venant de Dieu qu'il s'agit dans la vie à la suite de Jésus Christ.

(à suivre)  5) il ne faut pas confondre le titre de « Fils de Dieu » et celui de « Fils » (sans ajout)

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Sources: www.vatican.va - E.S.M.

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Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 24.02.2008 - T/J.N.

 

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