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19 Avril 2005
 

Notre volonté, écrit Benoît XVI, doit devenir volonté du Fils

 

Le 08 mars 2008 - (E.S.M.) - C'est la pureté du cœur qui permet de voir. Voilà l'ultime simplicité qui ouvre notre vie pour qu'elle accueille la volonté de révélation de Jésus. Être fils, explique Benoît XVI, signifie être en relation, c'est en effet une notion de relation.

Lui seul est « le Fils » Pour agrandir l'image: C'est ici

Notre volonté, écrit Benoît XVI, doit devenir volonté du Fils

Chapitre 10, les affirmations de Jésus sur Lui-même (pages 347 à 383)

1) Les titres attribués à Jésus Benoît XVI -
2) Le Fils de l'homme
(1er partie) Benoît XVI
3) Il n'y a qu'un seul Fils de l'homme et c'est Jésus Benoît XVI
4) Le troisième groupe de paroles sur le Fils de l'homme Benoît XVI

5) Il ne faut pas confondre le titre de « Fils de Dieu » et celui de « Fils » Foi et pouvoir politique
6) Jésus est l'Unique

Seul le « Fils » connaît réellement le Père, et connaître réellement le Père, c'est toujours participer à la connaissance du Fils, c'est la révélation qu'il nous donne (« c'est lui qui l'a fait connaître », dit Jean). Connaît le Père seulement celui à qui le Fils « veut le révéler ». Mais à qui le Fils veut-il donc le révéler ? La volonté du Fils n'est pas arbitraire. Les paroles témoignant de la volonté de révélation du Fils en Matthieu 11 (25-27) renvoient au verset 25, où le Seigneur dit au Père : tu l'as révélé aux tout-petits. Si c'est la communion de connaissance entre le Père et le Fils que nous avons d'abord rencontrée, c'est leur unité de vouloir qui se manifeste dans le contexte des versets 25 et 27.

La volonté du Fils ne fait qu'un avec la volonté du Père. Il s'agit d'ailleurs là d'un thème récurrent dans les Évangiles. L'Évangile de Jean, souligne avec une insistance particulière que Jésus adhère sans réserve à la volonté du Père. Une représentation particulièrement dramatique de l'adhésion et de la fusion des deux volontés nous est donnée dans l'épisode du mont des Oliviers, où Jésus attire jusqu'à lui la volonté humaine, où il la fait entrer dans sa propre volonté de Fils et ainsi dans l'unité de volonté avec le Père. C'est sur ce terrain qu'il faut situer la deuxième demande du Notre Père : avec elle nous demandons que le drame du mont des Oliviers, du combat de toute la vie de Jésus et de tout son ministère s'accomplisse en nous, qu'avec lui, le Fils, nous adhérions à la volonté du Père et qu'ainsi nous devenions nous-mêmes des fils - dans une unité de volonté, qui devient unité de connaissance.

Cela nous éclaire maintenant sur le début du cri d'allégresse, qui peut choquer au premier abord. Le Fils veut attirer dans sa connaissance filiale tous ceux que le Père veut y rendre participants : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi », dit Jésus en ce sens dans son discours sur le pain à la synagogue de Capharnaüm (Jn 6, 44). Mais qui le Père désigne-t-il ? « Ni les sages ni les savants », nous dit le Seigneur, mais les simples.

C'est de prime abord l'expression pure et simple de l'expérience concrète faite par Jésus : ce ne sont pas les scribes, ceux qui font profession de s'occuper de Dieu, ce ne sont pas ceux-là qui le connaissent, car ils sont empêtrés dans le maquis des détails de leurs connaissances. Regarder simplement le tout, regarder la réalité de Dieu lui-même telle qu'elle se révèle, cela leur est interdit par toute leur science qui leur obstrue la vue - cela peut justement paraître trop simple pour celui qui connaît si bien la complexité des problèmes. Paul a témoigné de la même expérience sur laquelle il a continué à réfléchir : « Car le langage de la croix est folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu. L'Écriture dit en effet : La sagesse des sages, je la mènerai à sa perte, et je rejetterai l'intelligence des intelligents [cf. Is 29, 14]... Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort... afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu » (1 Co 1, 18-29). « Que personne ne s'y trompe : si quelqu'un parmi vous pense être un sage à la manière d'ici-bas, qu'il devienne fou pour devenir sage » (1 Co 3, 18). Mais qu'en est-il de cette « folie », de cette simplicité des « tout-petits » qui ouvre l'homme à l'accueil de la volonté et ainsi à la connaissance de Dieu ?

Le Sermon sur la montagne nous donne la clé qui permet d'accéder au fondement interne de cette expérience singulière et de suivre le chemin de la conversion, de l'ouverture à l'intégration dans la connaissance filiale : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Mt 5, 8). C'est la pureté du cœur qui permet de voir. Voilà l'ultime simplicité qui ouvre notre vie pour qu'elle accueille la volonté de révélation de Jésus. On pourrait également dire : notre volonté doit devenir volonté du Fils. Alors nous sommes capables de voir. Mais être fils signifie être en relation, c'est en effet une notion de relation. Cela signifie qu'on abandonne l'autonomie qui s'enferme en elle-même. Cela implique ce que dit Jésus en parlant de devenir enfant. Ainsi nous comprenons également le paradoxe que l'Évangile de Jean amplifie : d'un côté, Jésus se subordonne totalement au Père en tant que Fils, de l'autre, c'est justement pour cela qu'il est dans un rapport d'égalité totale avec le Père, qu'il est vraiment son égal, qu'il ne fait qu'un avec lui.

Revenons au cri d'allégresse. Cette égalité que nous avons trouvée formulée en Matthieu (11, 25-27) en tant qu'union dans la volonté et la connaissance, la première moitié du verset 27 la relie à la mission universelle de Jésus et la rapporte ainsi à l'histoire universelle : « Tout m'a été confié par mon Père. » Si nous considérons le cri d'allégresse des synoptiques dans toute sa profondeur, il apparaît qu'en effet il contient déjà toute la théologie johannique du Fils. Là aussi, relève Benoît XVI, la condition de Fils est une connaissance réciproque et l'unité dans la volonté. Là aussi le Père est celui qui donne, et qui a « tout » remis au Fils et qui a ainsi fait le Fils égal à lui-même : « Et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi » (Jn 17, 10). Et là aussi ce « don » fait par le Père rejoint sa création, le « monde » : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (3, 16). Le mot « unique » renvoie d'un côté au prologue, où le Logos est dit «le fils unique - monogenes theos» (1, 18). Mais d'autre part, il rappelle aussi Abraham, qui n'a pas refusé son fils, le fils « unique », à Dieu (cf. Gn 22, 2.12). Le « don » du Père se parachève dans l'amour du fils jusqu'au bout (cf. Jn 13, 1), c'est-à-dire jusqu'à la croix. Le mystère trinitaire de l'amour, qui apparaît dans le titre « le Fils », ne fait qu'un avec le mystère d'amour dans l'histoire, qui s'accomplit dans la Pâque de Jésus.

Enfin, dans l'Évangile de Jean aussi, le titre « le Fils » trouve sa place dans la prière de Jésus qui est, bien entendu, différente de la prière de la créature : c'est le dialogue de l'amour en Dieu lui-mêmele dialogue, qui est Dieu. Ainsi au titre de « fils » correspond la simple formule d'interpellation « Père », dont l'évangéliste Marc a conservé la version originelle araméenne « Abba » dans la scène du mont des Oliviers.

Joachim Jeremias a consacré des études détaillées montrant la singularité de cette façon qu'a Jésus de s'adresser à Dieu, car elle dénote une familiarité qui était impensable dans le monde de Jésus. Ce qui s'exprime en elle, c'est « l'unicité » du « Fils ». Paul nous fait savoir que les chrétiens, en raison de leur participation à l'Esprit du Fils qui leur est donné par Jésus, sont autorisés à dire : « Abba, Père » (cf. Rm 8, 15 ; Ga 4, 6). Cela montre clairement que cette nouvelle façon de prier des chrétiens n'est justement possible qu'à partir de Jésus, à partir de lui - l'Unique.

Le titre Fils avec son pendant Pere-Abba nous fait vraiment entrevoir l'intimité de Jésus, et plus encore l'intimité de Dieu lui-même. La prière de Jésus est la véritable origine de ce titre « le Fils ». Elle n'a aucun précédent dans l'histoire, de même que le Fils lui-même « est nouveau », bien que Moïse et les prophètes se réunissent en lui. La tentative de construire des antécédents préchrétiens, « gnostiques », pour cette expression à partir de la littérature postbiblique, par exemple les Odes de Salomon (IIe siècle ap. J.-C.), et d'établir une dépendance de Jean par rapport à elle, est privée de sens, quand on respecte un tant soit peu les possibilités et les limites de la méthode historique. Telle est l'originalité de Jésus. Lui seul est « le Fils ».

(à suivre)  7) «Je suis »

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Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 08.03.2008 - T/J.N.

 

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