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19 Avril 2005
 

La foi chrétienne, indique Benoît XVI, ne revendique pas le pouvoir politique

 

Le 28 février 2008 - Le titre « Fils de Dieu » se détache de la sphère du pouvoir politique et devient l'expression d'une union particulière avec Dieu, qui se manifeste dans la crucifixion et la Résurrection.

Le Crucifié, qui règne, lui, uniquement « par le bois » Pour agrandir l'image: C'est ici

La foi chrétienne, en elle-même apolitique, ne revendique pas le pouvoir politique, mais elle reconnaît l'autorité légitime (cf. Rm 13, 1-7)

Chapitre 10, les affirmations de Jésus sur Lui-même (pages 347 à 383)
1) Les titres attribués à Jésus Benoît XVI
2) Le Fils de l'homme
(1er partie) Benoît XVI
3) Il n'y a qu'un seul Fils de l'homme et c'est Jésus Benoît XVI
4) Le troisième groupe de paroles sur le Fils de l'homme Benoît XVI

5) Il ne faut pas confondre le titre de « Fils de Dieu » et celui de « Fils » (sans ajout)  

Le Fils

Au début de ce chapitre, nous avons déjà vu rapidement qu'il ne faut pas confondre le titre de « Fils de Dieu » et celui de « Fils » (sans ajout). Benoît XVI nous explique qu'ils n'ont pas du tout la même origine ni la même signification, même si les deux significations s'interpénètrent et finissent par se confondre à mesure que la foi chrétienne prend forme. Comme j'ai déjà traité abondamment toute cette question dans Foi chrétienne hier et aujourd'hui, je peux rester bref dans mon analyse du terme « Fils de Dieu ».

L'expression « Fils de Dieu » provient de la théologie politique de l'Orient ancien. En Égypte comme à Babylone, on donnait au roi le titre de « fils de dieu ». Le rituel de l'accession au trône est considéré comme un « engendrement » qui le fait fils de dieu. En Égypte, cet engendrement était sans doute compris au sens d'une mystérieuse origine divine, tandis qu'à Babylone, à ce qu'il semble, on le comprenait déjà de façon beaucoup plus sobre comme un acte juridique, une adoption divine. Ces représentations ont été adoptées en Israël d'une double façon, tout en étant transformées par la foi d'Israël. Dieu lui-même charge Moïse de dire au pharaon : « Ainsi parle Yahvé : mon fils premier-né, c'est Israël. Je t'avais dit : Laisse aller mon fils, qu'il me serve ! » (Ex 4, 22-23). Les nations sont la grande famille de Dieu, Israël est le « fils premier-né », en tant que tel lié à Dieu de façon particulière, avec tout ce que « premier-né » signifie dans l'Orient ancien. À mesure que le royaume de David se renforce, c'est l'idéologie royale de l'Orient ancien que l'on reporte à présent sur le roi de la montagne de Sion.

Dans le discours de Dieu, dans lequel Nathan prédit à David la stabilité éternelle pour sa maison, on trouve ces mots : « Je te donnerai un successeur dans ta descendance, qui sera né de toi, et je rendrai stable sa royauté... Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. S'il fait le mal, je le corrigerai... Mais mon amour ne lui sera pas retiré » (2 S 7, 12.14-15 ; cf. PS 89 [88], 27s, 37s). C'est là-dessus que sera fondé le rite d'intronisation des rois d'Israël, que nous rencontrons dans le Psaume 2, 7-8 : « Je proclame le décret du Seigneur ! Il m'a dit : "Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière." » Trois points sont particulièrement évidents ici, relève Benoît XVI. Le privilège qu'a Israël d'être le fils premier-né de Dieu se voit concrétisé dans la figure du-roi, et ce dernier personnifie la dignité d'Israël. Cela signifie, deuxièmement, que l'antique idéologie royale, l'engendrement mythique à partir de Dieu, se voit écartée au profit d'une théologie de l'élection. L'« engendrement » devient élection. Dans l'aujourd'hui de l'acte d'intronisation se concentre l'action élective de Dieu, dans laquelle il fait d'Israël et du roi qui le personnifie son « fils ». Mais ce qui apparaît en troisième lieu, c'est que la promesse de la domination sur tous les peuples, empruntée aux grands rois de l'Orient, est totalement disproportionnée par rapport à la situation réelle du roi du mont Sion. Ce n'est qu'un très modeste souverain disposant d'un pouvoir instable qui finit en exil et n'a pu être rétabli par la suite que pour une période assez brève et dans un état de dépendance par rapport aux grandes puissances. Ainsi l'oracle royal de Sion devait d'emblée devenir une parole d'espérance dans le roi à venir, qui allait bien au-delà de l'instant et de l'« aujourd'hui », du maintenant du roi intronisé.

Le christianisme primitif a adopté ce mot très tôt et en a vu la réalisation dans la Résurrection de Jésus. Selon les Actes des apôtres (13, 32-33), Paul explique aux Juifs rassemblés à la synagogue d'Antioche de Pisidie, dans sa grandiose présentation de l'histoire du salut qui aboutit au Christ : « La promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l'a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c'est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré. » Nous sommes certainement fondés à considérer le discours que nous transmettent ici les Actes des apôtres comme un modèle de la première prédication missionnaire adressée aux Juifs, affirme Benoît XVI, dans laquelle nous rencontrons la lecture christologique de l'Ancien Testament que fait l'Église naissante. Nous avons affaire ici à la troisième étape de la transformation de la théologie politique de l'Orient ancien : si, en Israël et dans le royaume de David, cette théologie politique avait fusionné avec la théologie de l'élection de l'Ancienne Alliance et si, au cours de l'évolution du royaume davidique, elle était devenue de plus en plus l'expression de l'espérance du roi futur, c'est à présent la Résurrection de Jésus que l'on croit être l'aujourd'hui espéré du Psaume. Maintenant Dieu a constitué son roi, à qui il a en effet remis les peuples en héritage.

Mais cette « seigneurie » sur les peuples de la terre n'a plus aucun caractère politique. Ce roi ne brise plus les peuples avec son sceptre de fer (cf. PS 2, 9), il règne désormais à partir de la croix, sur un mode tout à fait nouveau. L'universalité s'accomplit sur le mode humble de la communion dans la foi, ce roi règne par l'intermédiaire de la foi et de l'amour, pas autrement. Et l'on peut ainsi comprendre d'une façon tout à fait nouvelle et définitive la parole de Dieu : Tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré. Le titre « Fils de Dieu » se détache de la sphère du pouvoir politique et devient l'expression d'une union particulière avec Dieu, qui se manifeste dans la crucifixion et la Résurrection. Quelle profondeur atteint cette unité, cette condition de Fils de Dieu, cela ne peut évidemment s'expliquer à partir de ce contexte vétérotestamentaire. D'autres courants de la foi biblique et du propre témoignage de Jésus doivent s'associer pour donner à l'expression toute sa signification.

Mais avant de passer au simple titre de « Fils » que Jésus se donne à lui-même, désignation qui confère au titre de « Fils de Dieu » provenant de la sphère politique sa signification ultime, qui est chrétienne, il nous reste encore à mener jusqu'au bout l'histoire, même du terme. En fait partie, le fait que l'empereur Auguste, sous le règne duquel Jésus était né, avait transposé à Rome l'antique théologie royale orientale en se proclamant lui-même « Fils du divin » (César), fils de Dieu (P. Wulfing v. Martitz, in ThWNT VIII, p. 334-340, en particulier p. 336). Si Auguste procède encore avec beaucoup de prudence, le culte impérial romain, qui commence peu de temps après, signifie que la prétention à une filiation divine et donc à l'adoration divine de l'empereur est désormais adoptée par Rome et qu'elle devient la règle dans la totalité de l'Empire.

C'est ainsi qu'à ce moment de l'histoire on voit se rencontrer la prétention à la royauté divine de la part de l'empereur romain et la foi chrétienne selon laquelle le Christ ressuscité est le véritable Fils de Dieu, à qui sont soumis les peuples de la terre et qui a seul le droit de recevoir l'adoration divine dans l'unité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. La foi chrétienne, en elle-même apolitique, ne revendique pas le pouvoir politique, mais elle reconnaît l'autorité légitime (cf. Rm 13, 1-7). Dans le titre de « Fils de Dieu », elle se heurte inévitablement à la revendication du caractère totalitaire du pouvoir politique impérial et elle se heurtera toujours à toutes les puissances politiques totalitaires ; elle poussera alors au martyre en raison de la situation, en communion avec le Crucifié, qui règne, lui, uniquement « par le bois ».

Il faut, encore une fois, opérer une stricte distinction entre le titre de « Fils de Dieu », dont la genèse est complexe, et le simple titre « le Fils » que nous rencontrons pour l'essentiel dans la bouche de Jésus. En dehors de l'Évangile, il apparaît cinq fois dans la Lettre aux Hébreux (cf. 1, 2. 8 ; 3, 6 ; 5, 8 ; 7, 28), qui est très proche de l'Évangile de Jean, et une fois chez Paul (cf. 1 Co 15, 28). Rattaché au témoignage de Jésus sur lui-même chez Jean, on le trouve cinq fois dans la première Lettre de saint Jean et une fois dans la seconde, fait remarquer Benoît XVI. Décisif est le témoignage de l'Évangile de Jean (nous l'y trouvons 18 fois) et le cri d'allégresse messianique rapporté par Matthieu (cf. 11, 27) et par Luc (cf. 10, 22), que l'on considère volontiers - et à bon droit - comme un texte johannique dans le cadre de la tradition synoptique. Examinons d'abord cette jubilation messianique : « En ce temps-là, Jésus prit la parole : "Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler" » (Mt 11, 25-27 ; cf. Le 10, 21-22).

Commençons par cette dernière phrase qui est la clé de tout. Seul le Fils « connaît » réellement le Père : la connaissance présuppose toujours plus ou moins quelque chose comme l'égalité. On connaît la formulation de Goethe dans le contexte d'une citation de Plotin : « Si l'œil n'était pas solaire, il ne pourrait pas connaître le soleil. » Tout processus de connaissance inclut toujours, sous une forme ou sous une autre, un processus d'assimilation, une sorte d'unification interne entre celui qui cherche à connaître et l'objet de sa recherche, qui varie en fonction du niveau ontologique du sujet connaissant et de l'objet à connaître. Connaître réellement Dieu présuppose la communion avec Dieu, voire l'union ontologique avec Dieu. Dans sa prière de louange, le Seigneur nous dit exactement la même chose que ce qui figure à la fin du prologue de Jean que nous avons déjà médité à plusieurs reprises : « Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître » (Jn 1,18). Cette parole fondamentale est, comme nous le voyons maintenant, l'explication de ce qui apparaît dans la prière de Jésus, dans son dialogue filial. En même temps, apparaît ici distinctement qui est « le Fils », ce que ce terme signifie : l'accomplissement d'une communion de connaissance qui est en même temps communion ontologique. L'unité de la connaissance n'est possible que parce qu'elle est unité de l'être.

(à suivre)  5) Seul le « Fils » connaît réellement le Père

Tous les articles sur le livre "Jésus de Nazareth"

La page que vous venez de lire est austère alors voici une petite récréation (vidéo) :

Qui est donc celui que l’on appelle Satan ?

Le diable n’existe pas, ou parfois si ? Le père Gabriele Amorth, exorciste, répond à la question.

« Je réponds avec les paroles de Jean Paul II à qui une fois j’ai posé cette question : très Saint-Père je rencontre beaucoup d’évêques qui ne croient pas au diable. Et Jean-Paul a répondu : "Celui qui ne croit pas au diable ne croit pas à l’Évangile" »

Alors qui est donc celui que l’on appelle Satan ?

« Le diable est un ange, donc un esprit pur que Dieu a créé bon et qui s’est perverti pour s’être rebellé contre Dieu. Par conséquent, il garde toutes les caractéristiques de l’esprit pur à savoir, une grande intelligence, beaucoup plus grande que la nôtre ».

Un ange pur chassé du paradis, que certains ne connaissent que grâce à la fiction :

« La forme sous laquelle nous avons coutume de le représenter, avec des ailes comme celles des chauve-souris, avec des griffes, des cornes, est une forme qui lui plait beaucoup parce qu’elle le ridiculise et fait croire qu’il n’existe pas ».

Mais alors comment le reconnaître ?

« S’il veut se présenter et se rendre visible, il doit provisoirement prendre un corps ».
"Quand il se présente le diable prend des formes distinctes selon l’effet qu’il veut produire. Par exemple, quand Padre Pio se trouvait à Venafro, il se présentait en général sous l’aspect d’un chien féroce prêt à lui sauter dessus. D’autres fois il se présentait sous les traits de Jésus ou de Marie ou encore sous l’apparence de son directeur spirituel, ou de son père gardien ”

  Regarder la vidéo : Qui est donc celui que l’on appelle Satan

Sources: www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 28.02.2008 - T/J.N.

 

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