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19 Avril 2005
 

 Le Seigneur, souligne Benoît XVI, éclaire sa propre origine avec la plus grande netteté

 

Le 18 mars 2008 - (E.S.M.) - Quand Jésus dit « Je suis », expose Benoît XVI, il adopte cette histoire et la rapporte à lui-même. Il manifeste son unicité. En lui, c'est le mystère du Dieu unique qui est personnellement présent.

Avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS Pour agrandir l'image: C'est ici

Abraham et les trois anges, LAIRESSE Gérard, 1641 liège (Belgique)

Le renvoi des interlocuteurs de Jésus au-delà d'Abraham, jusqu'à la paternité de Dieu, donne l'occasion au Seigneur d'éclairer une fois encore sa propre origine avec la plus grande netteté.

Chapitre 10, les affirmations de Jésus sur Lui-même (pages 347 à 383)

1) Les titres attribués à Jésus Benoît XVI
2) Le Fils de l'homme
(1er partie) Benoît XVI
3) Il n'y a qu'un seul Fils de l'homme et c'est Jésus Benoît XVI
4) Le troisième groupe de paroles sur le Fils de l'homme Benoît XVI
5) Il ne faut pas confondre le titre de « Fils de Dieu » et celui de « Fils »
Foi et pouvoir politique
6) Jésus est l'Unique
Notre volonté doit devenir volonté du Fils
7
) «Je suis » L'unicité et la singularité indescriptibles de Dieu
   
8) Avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS

Quand Jésus dit « Je suis », il adopte cette histoire et la rapporte à lui-même. Il manifeste son unicité. En lui, c'est le mystère du Dieu unique qui est personnellement présent.

« Moi et le Père sommes un » Heinrich Zimmermann souligne à juste titre qu'avec ce « Je suis », Jésus ne se situe pas à côté du Je du Père, mais qu'il renvoie au Père (H. Zimmermann, TThZ 69, p. 6). Or c'est justement comme cela qu'il parle aussi de lui-même. Il s'agit précisément du fait que, le Père et le Fils sont indissociables. Parce qu'il est le Fils, il peut reprendre à son compte la présentation que le Père fait de lui-même : « Celui qui m'a vu a vu le Père » (Jn 14, 9). Parce qu'il en est ainsi, nous confie Benoît XVI, il peut reprendre à son compte en tant que Fils la parole de révélation du Père.

Toute la discussion dans laquelle s'insère ce verset tourne justement autour de l'unité du Père et du Fils. Pour bien comprendre, nous devons avant tout nous souvenir de ce que nous avons observé à propos du titre « le Fils », de son ancrage dans le dialogue entre le Père et le Fils. Nous avions vu que Jésus est entièrement « relationnel », qu'il n'est, dans tout son être, que relation au Père. C'est à partir de cette nature relationnelle qu'il faut comprendre la formulation du Buisson ardent et d'Isaïe. Le « Je suis » se situe totalement dans la nature relationnelle entre le Père et le Fils.

À la suite de la question des Juifs, qui est aussi la nôtre, indique Benoît XVI, « Qui es-tu ? », Jésus commence par se référer à celui qui l'a envoyé et au nom duquel il s'adresse au monde. Il répète une fois encore la formule de la Révélation, le « Je suis », qu'il étend maintenant à l'histoire future. « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS » (Jn 8, 28). Sur la croix, on peut reconnaître sa condition de Fils, et son unité avec le Père. La croix est le vrai « sommet ». C'est le sommet de l'amour « jusqu'au bout » (Jn 13, 1). Sur la croix, Jésus est « au sommet », à la même hauteur que Dieu qui est amour. C'est là qu'on peut le « connaître », qu'on peut comprendre le « Je Suis ».

Le Buisson ardent, c'est la croix. La plus haute prétention de révélation, le « Je Suis » et la croix de Jésus sont indissociables. Il ne s'agit pas ici de spéculation métaphysique, souligne Benoît XVI, car ce qui se manifeste, c'est la réalité de Dieu au cœur de l'histoire, pour nous. « Alors vous comprendrez que moi, Je Suis » - quand cet « alors » sera-t-il réalisé ? Il ne cesse de se réaliser dans l'histoire, et pour commencer au jour de la Pentecôte, où les Juifs furent bouleversés en entendant le discours de Pierre (cf. Ac 2, 37), si bien que, selon le récit des Actes, trois mille personnes se firent baptiser et rejoignirent la communauté (cf. Ac 2, 4l). Ce dont parle le voyant de l'Apocalypse se réalisera pleinement à la fin de l'histoire : « Et tous les hommes le verront, même ceux qui l'ont transpercé » (Ap 1,7).

À la fin de la discussion du chapitre 8, examine Benoît XVI, apparaît encore une fois le « Je suis » de Jésus, élargi et interprété cette fois dans une autre direction. On est toujours en présence de la question « Qui es-tu ? », qui implique en même temps la question « D'où viens-tu ? ». Du coup, on en vient à parler de la descendance des Juifs à partir d'Abraham, et pour finir de la paternité de Dieu lui-même : « Notre père c'est Abraham... Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu » (Jn 8, 39. 41).

Le renvoi des interlocuteurs de Jésus au-delà d'Abraham, jusqu'à la paternité de Dieu, donne l'occasion au Seigneur d'éclairer une fois encore sa propre origine avec la plus grande netteté. En effet, dans cette origine s'accomplit pleinement le mystère d'Israël, auquel les Juifs eux-mêmes ont fait allusion en allant au-delà de la descendance d'Abraham en direction de la descendance de Dieu lui-même.

Abraham, nous indique Jésus, ne renvoie pas seulement au-delà de lui-même en direction de Dieu le Père, il renvoie surtout vers l'avenir, vers Jésus, le Fils : « Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie » (Jn 8, 56). L'objection des Juifs disant que Jésus n'a certainement pas pu voir Abraham s'attire la réponse suivante : « Avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS » (Jn 8, 58). « Je suis », examine Benoît XVI, tel est de nouveau mis en valeur mystérieusement le simple « Je suis », mais il est maintenant défini par l'opposition au « ait existé » d'Abraham. Au monde des choses qui adviennent et qui disparaissent, qui surviennent et qui déclinent, s'oppose le « Je suis » de Jésus. Schnackenburg fait remarquer à juste titre qu'il ne s'agit pas seulement d'une catégorie temporelle, mais d'une « différence ontologique fondamentale ». « La prétention de Jésus à une façon d'être absolument unique, dépassant toute catégorie humaine (R. Schnackenburg, Das Johannesevangelium, II, p. 6l, voir bibliographie, p. 404) », est clairement formulée.

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Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 14.03.2008 - T/J.N.

 

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