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19 Avril 2005
 

Benoît XVI confirme qu'une éducation sans Dieu n'est pas une éducation

 

Cité du Vatican, le 14 février 2008  - (E.S.M.) - Don Daniele Salera, vicaire paroissial à Sainte Marie Mère du Rédempteur à Tor Bella Monaca, enseignant de religion interroge le pape Benoît XVI sur sa dernière lettre envoyée au diocèse de Rome sur le devoir urgent de la formation des nouvelles générations en date du 21 janvier 2008.

Le pape Benoît XVI

Benoît XVI confirme qu'une éducation sans Dieu n'est pas une éducation

Don Daniele Salera, vicaire paroissial à Sainte Marie Mère du Rédempteur à Tor Bella Monaca, enseignant de religion interroge le pape Benoît XVI sur sa dernière lettre envoyée au diocèse de Rome sur le devoir urgent de la formation des nouvelles générations en date du 21 janvier 2008.

Question de Daniele Salera
Sainteté, je suis don Daniele Salera, prêtre depuis 6 ans, vicaire paroissial à Tor Bella Monaca et y enseigne la religion. En lisant votre Lettre sur le devoir urgent de l'éducation, j'ai annoté quelques aspects pour moi significatifs sur lesquels il me plairait de dialoguer avec vous. D'abord, je trouve important votre appel au diocèse et à la ville. Je voudrais vous transmettre en cet instant, la beauté de travailler dans une école avec des collègues qui, pour des raisons diverses, n'ont plus une foi vivante ou ne se reconnaissent plus dans l'Église, pourtant ils sont pour moi un exemple dans la passion éducative et dans l'assistance aux adolescents qui ont déjà une vie marquée par un crime ou un préjudice. Je ressens chez de nombreuses personnes avec lesquelles je travaille à Tor Bella Monaca, une véritable sollicitude missionnaire. Par des chemins différents, mais convergents, nous luttons contre cette crise d'espérance qui est toujours derrière un coin lorsqu'on a à faire, chaque jour, à des jeunes qui semblent intérieurement morts, sans désirs pour l'avenir ou si profondément attirés par le mal, qu'ils ne peuvent pas percevoir le bien qu'on leur veut ou les occasions de liberté et de salut qui, de toute façon, sont sur leur chemin. Face à cette urgence humaine, il n'y a pas de place pour les divisions, et alors on répète souvent une phrase du Pape Roncalli qui disait : « Je chercherai toujours ce qui unit, plutôt que ce qui divise ». Sainteté, cette expérience me fait vivre quotidiennement au contact de jeunes et adultes que je n'aurais jamais rencontrés en me concentrant seulement sur les activités internes de la paroisse et observe ainsi que c'est vrai : de nombreux éducateurs ont renoncé à l'étique au nom d'une affectivité qui ne donne pas de certitudes et crée une dépendance. D'autres ont  peur de défendre les règles de la vie civile parce qu'ils pensent qu'elles ne répondent pas aux besoins, aux difficultés et aux identités des jeunes. Je dirai par un slogan, qu'au niveau éducatif, nous vivons dans une culture du « oui toujours » et du « non jamais ». Mais c'est le « non » prononcé avec  une passion affectueuse pour l'homme et son avenir qui souvent délimite la frontière entre le bien et mal ; frontière qui dans l'âge évolutif, est fondamentale pour la construction d'identités personnelles solides. Et je suis donc, d'une part convaincu que face à l'urgence, les diversités s'atténuent, et donc, sur le plan éducatif nous pouvons vraiment trouver une table commune avec ceux qui en toute liberté, ne se disent pas à proprement parlé, croyant ; de l'autre, on nous demande pourquoi l'Église que beaucoup d'entre nous avons écrite, pensée et vécue à propos de l'éducation comme formation à l'usage de la liberté - comme vous le dites - est ce que nous ne réussissons pas à faire passer cet objectif éducatif ? Pourquoi apparaissons-nous en moyenne si peu libérés et libérant ?

Réponse du Saint-Père Benoît XVI

Merci pour cette présentation de vos expériences dans l'école d'aujourd'hui, des jeunes d'aujourd'hui, même pour ces questions autocritiques pour nous-mêmes. En cet instant, je peux seulement confirmer qu'il me semble très important que l'Église soit aussi présente dans l'école, parce qu'une éducation qui n'est pas en même temps aussi une éducation avec Dieu et en présence de Dieu, une éducation qui ne transmet pas les grandes valeurs éthiques qui sont apparues dans la lumière du Christ, n'est pas une éducation. Une formation professionnelle sans formation du cœur ne suffit jamais. Et le cœur ne peut pas être formé sans au moins le défi de la présence de Dieu. Nous savons que beaucoup de jeunes vivent dans des milieux, des situations qui leurs rendent inaccessibles la lumière et la Parole de Dieu ; ils sont dans des situations de vie qui sont un véritable esclavage, non seulement extérieur, puisqu'ils provoquent un esclavage intellectuel qui assombrit précisément le cœur et l'esprit. Nous cherchons avec toutes les possibilités dont dispose l'Église, de leur offrir une possibilité de sortie. Mais, en tout cas, nous faisons en sorte que dans ce milieu mélangé de l'école - où on voit chez des croyants jusqu'à des situations les plus tristes - la Parole de Dieu soit présente. C'est précisément ce que nous a dit Saint Paul, qui voulait faire parvenir l'Évangile à tous. Cet impératif du Seigneur - l'Évangile doit être annoncé à tous - n'est pas un impératif diachronique, n'est pas un impératif continental, qu'il soit annoncé dans toutes les cultures en première ligne ; mais un impératif intérieur, dans le sens d'entrer dans les différentes nuances et dimensions d'une société, pour rendre au moins plus accessible, un peu de la lumière de l'Évangile ; que  l'Évangile soit réellement annoncé à tous.

Et cela me semble aussi être un aspect de la formation culturelle d'aujourd'hui. Connaître ce qu'est la foi chrétienne qui a formé ce continent et qui est une lumière pour tous les continents. Les modalités dans lesquelles on peut rendre présent et accessible au maximum cette lumière sont différentes et je sais que je n'ai pas de recette pour cela ; mais la nécessité de s'offrir à cette aventure belle et difficile est réellement un élément de l'impératif de l'Évangile. Prions que le Seigneur nous aide toujours plus à répondre à cet impératif de faire arriver dans toutes les dimensions de notre société sa connaissance, connaissance de son visage.

1e   réponse Le ministère des diacres permanents
2e   réponse Les jeunes et le choix de la vie
3e   réponse
Nécessité de suivre le chemin des commandements
4e   réponse
Se créer des espaces de silence
5e   réponse
Le dialogue et la mission
6e   réponse Repenser les célébrations liturgiques auxquelles participent des foules
7e   réponse La conversion, la nouveauté de l'expérience chrétienne
8e   réponse Jésus est vraiment tout
9e   réponse Une éducation sans Dieu n'est pas une éducation
10e réponse Dialogue et coexistence respectueuse


Synthèse 1e partie Benoît XVI s'exprime devant le Clergé du diocèse de Rome
Synthèse 2e partie Benoît XVI nous parle d'obéissance et charité
Synthèse de Sandro Magister   Benoît XVI invoque le jugement de Dieu sur ce monde. Par amour de la justice

Texte original du discours du Saint Père Benoît XVI Italien

 
Regarder la vidéo en italien en français
 

Sources:  www.vatican.va - (© traduction E.S.M.)

© Copyright 2007 du texte original - Libreria Editrice Vatican

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 14.02.2008 - BENOÎT XVI

 

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