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19 Avril 2005
 

Jean-Paul II a souvent répété que la diversité ne doit pas nuire à l’unité

 

Rome, le 25 février 2008 - La diversité liturgique peut être source d’enrichissement, elle peut aussi provoquer des tensions, des incompréhensions réciproques et même des schismes. Dans ce domaine, il est clair que la diversité ne doit pas nuire à l’unité. Elle ne peut s’exprimer que dans la fidélité à la foi commune, (...) et à la communion hiérarchique.

Jean-Paul II devant un portrait de sainte Thérèse d'Avila (1993) Pour agrandir l'image: C'est ici

Le pape Jean-Paul II a souvent répété que la diversité ne doit pas nuire à l’unité

Extrait du livre de Mgr Rifan que vous pouvez-vous procurer dans la boutique en ligne sur www.barroux.org

(pages précédentes)
1) Introduction : Le magistère vivant de l’Église
2)
Le pape, guide de l’Église universelle, successeur de saint Pierre : Jésus a institué le collège apostolique
3) La réforme de la réforme liturgique : 16.02.08
4) Application de ces principes théologiques à la question de la messe :  
La beauté et de la profondeur du missel de saint Pie V
5) Critères et limites à observer :

§ 4. Critères et limites à observer

Nous avons parlé dans la page qui précède des vrais et sains motifs qui poussèrent et poussent un grand nombre de catholiques à l’amour légitime et à la préférence envers la richesse liturgique du rite traditionnel, et, par conséquent, en faveur de sa conservation.

Mais il faut reconnaître et regretter que, parfois, dans l’adhésion et la résistance, on a fait des critiques illégitimes à la réforme liturgique [Par exemple, l’affirmation fausse selon laquelle six théologiens protestants auraient participé à l’élaboration des nouveaux textes liturgiques, compromettant ainsi la pureté de la doctrine catholique traditionnelle. La Salle de presse du Saint- Siège a répondu officiellement, le 25 février 1976, que, comme certains membres de communautés protestantes avaient exprimé en 1965 le désir d’accompagner les travaux de la Commission pontificale pour l’application de la Constitution sur la liturgie (le Consilium, composé de 2 présidents, 58 membres, 121 consulteurs et 73 conseillers, tous catholiques, bien sûr), en août 1966, six théologiens de différentes dénominations protestantes furent admis comme simples observateurs (tout comme le Bienheureux Pape Pie IX avait convié, en 1868, tous les chrétiens schismatiques et protestants à assister au concile Vatican I), mais que ces
observateurs protestants ne participèrent pas à l’élaboration des textes du nouveau Missel. Il ne serait pas honnête, par conséquent, de continuer à user d’un tel argument, qui ne correspond pas à la vérité
] et on a franchi les limites permises par la doctrine catholique. [Sur les difficultés rencontrées par la réforme liturgique, le Pape Jean-Paul II affirmait : « […] certains ont reçu les nouveaux livres avec quelque indifférence […] ; d’autres, malheureusement, se sont repliés de manière unilatérale et exclusive sur les formes liturgiques précédentes, perçues par certains comme seule garantie de sécurité dans la foi ; ; d’autres enfin ont promu des innovations fantaisistes, prenant leurs distances par rapport aux normes établies par l’autorité du Siège apostolique ou des évêques, perturbant l’unité de l’Église et la piété des fidèles, heurtant même parfois les données de la foi. » (Jean-Paul II, Lettre apostolique Vicesimus quintus, à l’occasion du 25e anniversaire de Sacrosanctum Concilium, 4 décembre 1988, n° 11)]

Souvent, dans le souci de défendre des choses correctes et sous la pression des attaques des opposants, même avec une droite intention, on peut commettre des erreurs et des exagérations que, après une période de plus grande réflexion, on doit rectifier et corriger. Saint Pie X remarquait que, dans la chaleur de la bataille, il est difficile de mesurer la précision et la portée des coups. D’où des fautes ou des excès, compréhensibles, mais incorrects. On peut comprendre et expliquer des erreurs, mais non les justifier.

Saint Thomas d’Aquin nous enseigne : « On ne peut pas justifier une action mauvaise, même faite avec une bonne intention ». [Saint Thomas d’Aquin, De Decem praeceptis…, 6 (cf. CEC 1759)]

C’est pour cette raison que, dans leur lettre au Pontife romain du 15 août 2001, les prêtres de l’ancienne Union Sacerdotale Saint-Jean-Marie-Vianney, maintenant constituée par le pape en Administration apostolique, [« En ce temps fort de votre ministère épiscopal que représente la visite ad limina, c’est pour moi une grande joie de vous accueillir, vous qui avez la responsabilité pastorale de l’Église, dans la Région "Est 1" du Brésil, à laquelle appartiennent les diocèses de l’État de Rio de Janeiro, et “l’Union Saint-Jean-Marie-Vianney”, que j’ai voulu instituer à Campos comme Administration apostolique personnelle » (Discours du Saint-Père le Pape Jean-Paul II aux évêques de la Région Est 1, en visite ad limina, le 5 septembre 2002] ont écrit : « Et si, éventuellement, dans la chaleur de la bataille pour la défense de la vérité catholique, nous avons commis quelque erreur ou causé quelque peine à Votre Sainteté, bien que notre intention ait toujours été de servir la Sainte Église, nous supplions humblement que vous nous pardonniez paternellement ».

Il est nécessaire de toujours ajuster la pratique avec les principes que nous défendons. Si nous reconnaissons les autorités de l’Église, il est nécessaire de les respecter comme telles, sans jamais les discréditer, quand nous attaquons les erreurs. De toute éventuelle erreur ou exagération du passé sous cet aspect, nous ne voyons aucun problème à nous corriger.

Les principes, l’adhésion aux vérités de notre foi et le rejet des erreurs condamnées par l’Église subsistent comme auparavant. Ce qui est nécessaire, c’est d’éviter les généralisations, les amplifications et les attributions indues et injustes. La justice et la charité, même dans le combat, sont indispensables. S’il y a eu quelque défaillance aussi sur ce point, se corriger n’est pas un déshonneur. Après tout, se tromper est humain, pardonner est divin, se corriger est chrétien, et persévérer dans l’erreur est diabolique.

L’objectif de la présente Orientation pastorale n’est pas de refroidir la lutte contre le modernisme ou les autres hérésies qui cherchent à s’infiltrer dans la Sainte Église de Dieu, et encore moins de pactiser avec quelque erreur que ce soit, mais bien de faire en sorte que notre attaque soit efficace, basée sur la vérité, sur la justice et sur l’honnêteté. Dans le cas contraire, elle serait inefficace, préjudiciable et même offensante pour Dieu, Notre Seigneur et son Église.

C’est seulement ainsi que nous collaborerons réellement avec la hiérarchie de l’Église dans ce combat contre le mal. C’est ce que nous écrivîmes au pape Jean-Paul II, dans notre lettre du 15 août 2001 : « Nous demandons officiellement à collaborer avec Votre Sainteté à la propagation de la Foi et de la doctrine catholique, dans le zèle pour l’honneur de la Sainte Église — “Signum levatum in nationes” — et dans le combat contre les erreurs et les hérésies qui tentent de détruire la Barque de Pierre, inutilement puisque “les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre Elle” ».

Et le Saint-Père, avec bonté, a accueilli notre offre : « Nous y avons lu avec une grande joie pastorale que vous désirezcollaborer avec le successeur de saint Pierre dans l’oeuvre de la propagation de la foi et de la doctrine catholique, pour l’honneur de la Sainte Église — “Signum levatum in nationes (Is 11,12)” — ; et dans le combat contre ceux qui s’efforcent de détruire la barque de Pierre, inutilement puisque les portes de l‘Enfer ne prévaudront pas contre elle (Mt 16,18)." »

Ainsi, on ne peut jamais utiliser l’adhésion à la liturgie traditionnelle dans un esprit de contestation envers l’autorité de l’Église, ou de rupture de communion. Il faut conserver l’adhésion à la tradition liturgique sans pécher contre la saine doctrine du Magistère et sans jamais offenser la communion ecclésiale. Comme je l’ai écrit dans mon premier message pastoral, le 5 janvier 2003 : « Conservons la Tradition et la Liturgie traditionnelle, en union avec la Hiérarchie et le Magistère vivant de l’Église, et non en opposition avec eux ».

De son côté, le pape Jean-Paul II constatait en 1988 : « La diversité liturgique peut être source d’enrichissement, elle peut aussi provoquer des tensions, des incompréhensions réciproques et même des schismes. Dans ce domaine, il est clair que la diversité ne doit pas nuire à l’unité. Elle ne peut s’exprimer que dans la fidélité à la foi commune, […] et à la communion hiérarchique. » [Jean-Paul II, Lettre apostolique Vicesimus quintus, 4 décembre 1988]

Toutes les personnes autorisées, théologiens et liturgistes, cités plus haut, comme celui qui était alors le cardinal Ratzinger, notre pape Benoît XVI, le cardinal Ferdinando Antonelli, qui fut secrétaire de la Commission conciliaire de liturgie, et le cardinal Édouard Gagnon, qui eurent certaines réserves quant à la manière dont fut faite la réforme liturgique post-conciliaire, spécialement dans son application pratique, demeurèrent toujours à l’intérieur des limites permises par la doctrine catholique, dogmatique et canonique, et dans le respect envers le Magistère de l’Église.

Ces limites, imposées aux réserves et critiques par la théologie catholique, nous empêchent, par exemple, de dire que le Novus Ordo Missae, la Messe promulguée par le Saint-Père Paul VI, serait hétérodoxe ou non catholique. Sa promulgation [« Pour terminer, Nous voulons donner force de loi à tout ce que Nous avons exposé plus haut sur le nouveau Missel romain. […] Nous ordonnons que les prescriptions de cette Constitution entrent en vigueur le 30 novembre prochain de cette année, premier dimanche de l’Avent. Nous voulons que ce que Nous avons établi et prescrit soit tenu pour ferme et efficace maintenant et à l’avenir, nonobstant, si c’est nécessaire, les Constitutions et Ordonnances apostoliques données par nos Prédécesseurs et toutes les autres prescriptions même dignes de mention spéciale et pouvant déroger à la loi. » (Paul VI, constitution Constitution apostolique Missale Romanum, du 3 avril 1969, par laquelle est promulgué le Missel Romain, restauré selon le décret du concile oecuménique Vatican II, pour perpétuelle mémoire)] (forme, au sens philosophique) est la garantie contre toute irrégularité doctrinale qui aurait pu se produire dans sa confection (matière), même s’il est vrai qu’elle peut être améliorée dans son expression liturgique. Et c’est sa promulgation officielle, et non son mode de confection, qui en fait un document du Magistère de l’Église. [Conformément à ce que nous dirons sur le concile Vatican II (citation du Père Julio Meinvielle, cf. note 103111), l’acte qui procède vraiment du magistère, et qui mérite l’assistance du Saint-Esprit, c’est le texte dans sa pleine formulation objective, promulgué par le Pape, sans égard pour l’opinion particulière qu’ont pu soutenir Mgr Annibale Bugnini ou les membres du Consilium. Des cas similaires s’étaient déjà produits dans l’histoire, où le rédacteur d’une encyclique papale émit une opinion interprétative d’une encyclique en discordance avec le texte formulé objectivement et promulgué par le Pape, le seul à être évidemment valide comme acte du magistère, quelle que fût l’idée du rédacteur]

Qui considérerait la Nouvelle Messe, en elle-même, comme invalide, sacrilège, hétérodoxe ou non catholique, peccamineuse, et donc illégitime, devrait en toute logique tirer les conséquences théologiques de cette position et l’appliquer au pape et à tout l’épiscopat résidentiel du monde, c’est-à-dire, à toute l’Église enseignante : en d’autres termes, soutenir que l’Église a officiellement promulgué, conserve depuis des décennies et offre à Dieu tous les jours un culte illégitime et peccamineux — proposition réprouvée par le Magistère (cf. notes 78 et 79) — et que, par conséquent, les portes de l’Enfer ont prévalu contre elle, ce qui serait une hérésie. Ou alors, il serait en train d’adopter le principe sectaire que lui seul et ceux qui pensent comme lui sont l’Église et que en dehors d’eux il n’y a pas de salut, ce qui serait une autre hérésie. Ces positions ne peuvent pas être acceptées par un catholique, ni en théorie, ni dans la pratique.

Il résulte donc avec clarté de tout ce que nous avons enseigné jusqu’ici, que, bien que nous ayons comme rite propre de notre Administration apostolique la Messe dans le rite romain traditionnel, la participation d’un fidèle, ou la concélébration de l’un de nos prêtres ou de son Évêque, à une Messe dans le rite promulgué officiellement par la hiérarchie de l’Église, déterminé par elle comme légitime, et adopté par elle, comme c’est le cas de la Messe célébrée dans le rite romain actuel, ne peut pas être considérée comme étant une action mauvaise ou passible de la moindre critique. Et cela ne signifie pas la perte de notre identité liturgique, mais bien une démonstration occasionnelle et opportune de notre communion avec les autres Évêques, prêtres et fidèles, malgré la différence de rite.

On ne peut pas nier le fait objectif que de nos jours le rite de Paul VI est le rite officiel de l’Église latine, célébré par le pape et par tout l’Épiscopat catholique. Personne ne peut être catholique en maintenant une attitude de refus de communion avec le pape et l’Épiscopat catholique. De fait, l’Église définit comme schismatique celui qui refuse de se soumettre au Pontife Romain, ou de rester en communion avec les autres membres de l’Église qui lui sont soumis (canon 751). Or, refuser continuellement et explicitement de participer à toute Messe dans le rite célébré par le pape et par tous les Évêques de l’Église, pour la raison qu’on juge que ce rite, en lui-même, est incompatible avec la foi ou peccamineux, représente un refus formel de communion avec le pape et avec l’Épiscopat catholique.

Le fait d’avoir, dans notre Administration apostolique, le rite de saint Pie V comme rite propre et exclusif, conformément à ce que nous a concédé le Saint-Siège, ne signifie pas que l’on ne peut jamais participer à la Messe dans sa forme actuelle, en la considérant, dans la pratique, comme si elle était invalide ou illicite, c’est-à-dire peccamineuse.

En outre, cela ne veut absolument pas signifier que nous sommes en train d’approuver les abus et profanations qui se produisent avec une certaine fréquence dans les Messes célébrées dans le nouveau rite. Nous sommes en train de parler du rite en latin comme il fut promulgué par le Saint-Père Paul VI, et approuvé par ses successeurs. Et une éventuelle participation dans les messes du nouveau rite ne signifie pas une approbation de quelconques abus (dont le pape s’est plaint), et qui ici ou là peuvent se produire.

Nous ne sommes pas en train d’envoyer simplement les fidèles à la nouvelle Messe. Si nous luttons tellement pour avoir la faculté de posséder et de conserver le rite traditionnel, comme nous l’a concédé le Saint-Père avec la création de l’Administration apostolique, c’est précisément pour que les prêtres et les fidèles aient toujours un accès légitime et tranquille à ce trésor liturgique de l’Église. On peut en outre, pour les motifs légitimes que nous indiquons ici, participer à la seule Messe traditionnelle et la célébrer exclusivement, comme nous le faisons dans notre Administration apostolique, par faculté concédée par le Saint-Siège.

Ce n’était pas le propos spécifique de la présente Orientation pastorale d’analyser et de passer complètement au crible tous les aspects de l’actuelle réforme liturgique.Nous sommes plutôt en train de défendre le Magistère et l’indéfectibilité de l’Église, laquelle continue de façon pérenne, même avec les désastres actuels, auxquels a pu donner occasion la réforme liturgique.

Notre propos, assurément, est de combattre ici l’erreur doctrinale de ceux qui considèrent la nouvelle Messe, telle qu’elle fut promulguée officiellement par la hiérarchie de l’Église, comme étant peccamineuse, et, par conséquent, qui pensent impossible qu’on y assiste sans commettre un péché, attaquant violemment ceux qui, en des circonstances déterminées, y participent, comme s’ils avaient commis une offense à Dieu.

Nous avons déjà rapporté plus haut que, conformément à ce que statue le Droit canonique, il relève exclusivement de l’autorité de l’Église de déterminer ce qui est valide et licite dans la célébration, l’administration et la réception des Sacrements, vu qu’ils sont les mêmes pour toute l’Église et appartiennent au dépôt divin (cf. CDC, can. 841[« Les sacrements étant les mêmes pour l’Église tout entière et faisant partie du dépôt divin, il revient à la seule autorité suprême de l’Église d’approuver ou de déterminer ce qui est requis pour leur validité ; ; et il appartient à cette même autorité suprême ou à toute autre autorité compétente, selon le can. 838, § 3 et 4, de fixer ce qui a trait à la licéité de leur célébration, de leur administration et de leur réception, ainsi qu’au rite à observer dans leur célébration »). Ce serait donc usurper la place de l’autorité suprême de l’Église de dire que la Messe dans le rite romain actuel est invalide ou illicite, ou, comme certains le disent, ne permet pas d’accomplir le précepte dominical.

Il y en a malheureusement certains qui pensent que l’unique motif pour célébrer la Messe ou y assister dans le rite traditionnel est que la Nouvelle Messe est invalide ou hétérodoxe et, par conséquent, illicite. Or, les motifs très sérieux et graves que nous avons fournis plus haut sont suffisants pour notre adhésion à la Messe traditionnelle telle que nous l’a concédée le Saint-Siège, et dispensent de recourir au précédent argument qui, d’ailleurs serait faux et injuste. Et c’est seulement la vérité et la justice qui doivent être notre norme dans cette lutte. C’est seulement la vérité qui nous rendra libres (Jn 8,32). Dans le cas contraire, nous serions en train de frapper dans le vide (1 Cor 9,26).

C’est à bien à juste titre qu’un écrivain catholique d’actualité, Michael Davies, grand défenseur de la Messe traditionnelle et de grand renom dans les milieux traditionalistes écrivait ce qui suit : « À l’intérieur du mouvement traditionaliste, certains ont prétendu que la Nouvelle Messe n’avait pas été promulguée en forme selon les normes reconnues de la loi canonique, que ce n’est pas une Messe officielle de l’Église catholique, qu’en y assistant, on n’accomplit pas le précepte dominical, qu’elle est mauvaise, néfaste ou même intrinsèquement mauvaise.

Vu que le pape Paul VI était un vrai pape, et que le Missel de 1970 constitue ce qui est connu sous le nom de loi disciplinaire universelle, de telles allégations sont absolument indéfendables à la lumière de la doctrine de l’indéfectibilité de l’Église. Aucun vrai pape ne pourrait imposer ou même autoriser pour un usage universel un rite liturgique qui serait en lui-même dommageable pour les fidèles. Les allégations complètement intenables auxquelles je me suis référé sont l’illustration d’une attitude troublante qui prévaut dans certains secteurs du mouvement traditionaliste, où le fait d’attaquer le Missel de 1970 semble être plus prioritaire que de combattre en faveur de celui de 1570. Il n’existe absolument aucun espoir que le Vatican reconnaisse des prêtres qui soutiennent de telles hypothèses indéfendables, ce qui ne semble pas troubler ceux-ci. Et ils ne semblent pas troublés non plus par le fait que ces théories ne sont approuvées par aucun théologien compétent extérieur au mouvement traditionaliste, ni par le fait que le consensus d’opinion à l’intérieur du mouvement rejette celles-ci. Certains de ces prêtres sans aucun doute s’imaginent qu’on ne peut pas être un vrai traditionaliste sans accepter que la Nouvelle Messe est mauvaise. La documentation qui suit devrait être suffisante pour prouver que ce sont en réalité ceux qui adoptent cette position qui ne peuvent pas prétendre être des catholiques traditionnels, vu que maintenir qu’un rite sacramentel approuvé par le Pontife Romain est mauvais est totalement incompatible avec l’enseignement traditionnel de l’Église ». [Michael Davies, 31 mai 1997, Introduction à la 2e édition de son livre I am with you always [Je suis avec vous pour toujours], Longprairie (Minnesota), The Neumann Press, p. 15-16. Michael Davies (1936-2004) fut le président international d’Una Voce, mouvement pour la défense de la Messe Traditionnelle, existant dans plus de 40 pays, président effectif de 1995 à 2003, et président honoraire de 2003 à 2004. Il est l’auteur de dizaines de livres en défense de la Tradition, surtout de la liturgie traditionnelle]

(à suivre...)  § 5. Un très grave avertissement

Toutes les pages sont dans la table : Articles sur la Liturgie
 

Sources: www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 24.02.2008 - T/doctrine de l'Église - T/theologie - T/Liturgie

 

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