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19 Avril 2005
 

Nous en avons plus qu'assez

 

Le 20 février 2009  - (E.S.M.) - Nous reproduisons un article de Denis Crouan auquel nous nous associons de tout coeur. Regardons dans la direction du Saint-Père Benoît XVI et nous concevrons mieux le fossé qui se creuse et commence à ressembler à un caveau mortuaire.

La Sainte Liturgie - Pour agrandir l'image Cliquer

Nous en avons plus qu'assez

Le 20 février 2009  - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - A quoi a servi le synode sur l'Eucharistie, aboutissement d'une longue préparation des mentalités par le pape Jean-Paul II ? Il suffit de relire ses instructions. Sur les difficultés rencontrées par la réforme liturgique, le Pape  affirmait : « […] certains ont reçu les nouveaux livres avec quelque indifférence […] ; d’autres, malheureusement, se sont repliés de manière unilatérale et exclusive sur les formes liturgiques précédentes, perçues par certains comme seule garantie de sécurité dans la foi ; d’autres ont promu des innovations fantaisistes, prenant leurs distances par rapport aux normes établies par l’autorité du Siège apostolique ou des évêques, perturbant l’unité de l’Église et la piété des fidèles, heurtant même parfois les données de la foi. » (Jean-Paul II, Lettre apostolique Vicesimus Quintus Annus, à l’occasion du 25e anniversaire de Sacrosanctum Concilium, 4 décembre 1988, n° 11)

Ceux qui, avec un esprit reconnaissant rappellent et citent régulièrement Jean Paul II, ne peuvent ignorer la dernière Encyclique, avec l’Instruction qui la concerne (Redemptionis Sacramentum), presque son testament, qui représente la parole « ultime » du Pape à ses enfants avant de les quitter « Ecclesia De Eucharistia », au numéro 11, on lit : « L'Église a reçu l'Eucharistie du Christ son Seigneur non comme un don, pour précieux qu'il soit parmi bien d'autres, mais comme le don par excellence, car il est le don de lui-même, de sa personne dans sa sainte humanité, et de son œuvre de salut. Celle-ci ne reste pas enfermée dans le passé, puisque ‘tout ce que le Christ est, et tout ce qu'il a fait et souffert pour tous les hommes, participe de l'éternité divine et surplombe ainsi tous les temps...’ ».

Le Magistère doctrinal et liturgique du Pape Benoît XVI se place en pleine continuité avec celui de Jean Paul II, comme c’est toujours le cas dans l’histoire authentique de l’Église, qui est une histoire sacrée de salut, pour tous les Souverains Pontifes. Le testament et l’héritage de Jean Paul II ont été pleinement reçus et mis en valeur par la première Exhortation Apostolique du Pape Benoît XVI, « Sacramentum Caritatis ». Le Magistère de l'Église c'est cela et rien d'autre.

OVERDOSE par Denis CROUAN

Nous, simples fidèles, fidèles "de la base" qui formons le petit nombre de ceux qui fréquentent encore (tant que l'âge le permet) les messes dominicales, nous en avons plus qu'assez du discours hypocrite de nos évêques, de nos vicaires épiscopaux, de nos curés qui n'ont que Vatican II à la bouche - surtout depuis la levée des excommunications - mais qui nous interdisent à nous, fidèles, de recevoir et d'appliquer le Concile.

Nous en avons assez d'apprendre que des prêtres, des maîtres de chœurs, des organistes... sont limogés du jour au lendemain au seul motif qu'ils servaient la liturgie de l'Église - qui n'est pas celle de la pastorale locale - et respectaient le missel romain. Missel qui dit textuellement que personne ne peut modifier la liturgie, qui dit que le chant grégorien doit (et non pas "peut") occuper la première place, qui dit qu'il faut (et non pas "qu'on peut") être attentif aux normes de la Présentation Générale et à la pratique reçue du rite romain plutôt qu'à ses goûts personnels et à son propre jugement. Si, si: tout ça est écrit!

Nous en avons assez d'avoir à supporter des équipes inter paroissiales de laïcs dont la prétention, inversement proportionnelle à la compétence, nous imposent leurs fadaises au cours de leurs messes-karaoké supposées favoriser la participation. La participation à quoi ? A la niaiserie générale ?

Nous en avons assez d'avoir à supporter ces célébrations face au peuple qui nous obligent à voir devant nous des célébrants trop souvent négligés sur le plan vestimentaire et comportemental.

Tout ce que nous voyons, tout ce que nous chantons, tout ce qu'on nous fait faire, tout ce que nous sommes obligés de supporter de dimanches en dimanches pour satisfaire au précepte dominical... est très éloigné de la liturgie voulue par le Concile dont se réclament nos clercs.

Car ils ne sont pas dix évêques en France - pas dix! - qui respectent la liturgie et qui veulent - ou peuvent - la faire respecter dans les églises de leurs diocèses respectifs.

On fera peut-être remarquer qu'en tel endroit, la liturgie est convenable. Mais qu'est-ce qu'une liturgie "convenable" dans l'état actuel des choses ? Est-ce une messe qui, occasionnellement, est moins pire qu'ailleurs, ou plus acceptable qu'ailleurs ? Si tel est le cas, alors c'est raté : car la question n'est pas de savoir où trouver une messe mieux célébrée qu'ailleurs; elle est d'avoir partout, à toutes les heures, dans toutes les églises, la liturgie célébrée dans le strict respect du missel romain. C'est-à-dire la liturgie où il y a au minimum l'Ordinaire en grégorien, un service d'autel assuré par au moins deux acolytes, un chœur débarrassé de tout ce qui n'est pas strictement nécessaire à la célébration (chaises, banderoles, papiers, micros, surplus d'autels, animateurs ou trices, ministres "systématiquement extraordinaires" de la communion, lecteurs ou trices en jean's et en chaussures de sport... etc.), un célébrant qui sait chanter et parler sans faire des simagrées, qui sait être digne (garder les mains jointes!), et qui s'interdit de modifier quoi que ce soit dans ce qui est donné par le missel.

Tel est le minimum pour commencer à avoir la liturgie voulue par le Concile.

Avouons qu'on en est vraiment très loin dans 95% des paroisses. Et il en sera ainsi tant que la liturgie ne sera pas correctement enseignée dans les séminaires et les maisons religieuses et tant que les évêques garderont le silence devant l'inadmissible : ce qui est malheureusement le cas.

Oui : nous, simples fidèles, nous en avons plus qu'assez d'être les otages d'un clergé qui n'a que "Vatican II" à la bouche alors qu'il n'a jamais fichu d'étudier et d'appliquer le Concile comme il doit être appliqué.

Denis CROUAN docteur en théologie, Pdt de Pro Liturgia

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Sources : PRO LITURGIA -  E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 20.02.2009 - T/Liturgie

 

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