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19 Avril 2005
 

  QUESTIONS  D'EGLISE

 

Sommaire et extraits de l’Instrumentum laboris

ROME, Jeudi 7 juillet 2005 ( ZENIT.org ) – « L’Eucharistie et le monde actuel », c’est l’un des titres de cet instrument de travail qui compte quelque 90 pages, réparties en avant-propos, introduction, quatre parties de deux chapitres chacune et une conclusion. Il évoque aussi bien le « mystère » de l’Eucharistie et sa célébration que ses implications éthiques et sociales, avec des paragraphes sur l’avortement, la corruption ou le terrorisme.

Le document, disponible en sept langues (italien, français, anglais, allemand, espagnol, portugais, polonais) commence par replacer l’assemblée synodale dans l’Année de l’Eucharistie et indique le rôle de cet Instrumentum laboris et son utilisation.

La Ière partie s’intitule : « L’Eucharistie et le monde actuel ». Elle compte deux chapitres : « Faim du pain de Dieu » et « Eucharistie et communion ecclésiale ».

Cette première partie commence donc par des considérations sur le pain et la faim matérielle . Elle s’achève sur des considérations sur les « ombres dans la célébration de l’Eucharistie ».

La IIème partie s’intitule : « Foi de l’Eglise dans le mystère de l’eucharistie ». Les deux chapitres sont : « Eucharistie, don de Dieu à son peuple » et « Mystère pascal et eucharistie ».

Elle part de l’Eucharistie comme « Mystère de la foi », « Alliance Nouvelle et Éternelle », pour évoquer la célébration, la foi « personnelle et ecclésiale », la « perception du Mystère Eucharistique de la part des fidèles », suivant les continents et le « sens du sacré dans l'Eucharistie ».

Le second chapitre insiste en particulier sur l’Eucharistie comme « Sacrifice, mémorial et rencontre » et sur la « Présence réelle ».

La IIIème partie traite de « l’Eucharistie dans la vie de l’Eglise » et compte deux chapitres intitulés : « Célébrer l’Eucharistie du Seigneur », qui est proprement liturgique, et « Adorer le mystère du Seigneur », qui évoque les « Attitudes d’adoration » et « l’Eucharistie dominicale ».

L’Eucharistie, « source de la morale chrétienne »
La IVème partie traite de « L’Eucharistie dans la misison de l’Eglise », avec un chapitre sur la « Spiritualité eucharistique » qui souligne notamment comment l’Eucharistie est « source de la morale chrétienne », et un chapitre sur « Eucharistie et mission évangélisatrice » qui souligne entre autres les « Implications sociales de l'Eucharistie ».

A propos de la morale (n. 73), l’accent est mis sur « le devoir des fidèles de chercher la vérité et d'avoir une conscience droite », et en même temps,« les Pasteurs se sont engagés à clarifier pourquoi il est contradictoire d'invoquer la liberté de conscience ou la liberté religieuse en tant que critère pour ignorer l'enseignement de l'Église ».

En effet, « plusieurs réponses ont insisté sur le rapport entre Eucharistie et vie morale, en mettant en évidence une forte conscience de l'importance de l'engagement moral, suite à la Communion eucharistique. Des mentions sont faites également du fait que trop de fidèles reçoivent la Communion sans avoir suffisamment réfléchi sur la moralité de leur vie ».

L’avortement, la corruption
Le document précise : « Certains communient même s'ils nient les enseignements de l'Église ou soutiennent publiquement des choix immoraux, comme l'avortement, sans penser qu'ils commettent un acte personnel profondément malhonnête ni qu'ils sont source de scandale. Du reste, il existe des catholiques qui ne comprennent pas pourquoi ils commettent un péché lorsqu'ils soutiennent politiquement un candidat ouvertement en faveur de l'avortement ou d'autres actes graves contre la vie, la justice et la paix. À partir de cette attitude, on constate, entre autres, la crise sur le sens d'appartenance à l'Église mais aussi le manque de clarté dans la distinction entre péché véniel et péché mortel ».

A propos de la corruption, le document souligne : « Un bon nombre de réponses font remarquer que certains catholiques ne se distinguent guère des autres personnes qui succombent à la tentation de la corruption, sous ses différentes formes et à ses différents niveaux ».

Un monde bouleversé par les conflits, les violences, le terrorisme
Le chapitre sur l’enseignement social de l’Eglise est particulièrement d’actualité. Il affirme notamment (n. 84) : « S'en remettant à la source inépuisable de grâce qu'est l'Eucharistie, l'Église promeut la cause de la paix dans le monde bouleversé par les conflits, les violences, le terrorisme et les guerres qui blessent la dignité des hommes et des peuples et constituent un obstacle à leur développement, quel qu'il soit. L'Église catholique ne se lasse jamais de proclamer l'Évangile de la paix (cf. Ep 6,15) et de promouvoir différentes initiatives dans le but de faire cesser toute guerre et, par le dialogue et la collaboration, encourager la construction de la paix dans le monde ».

Dans sa présentation de ce matin, Mgr Frezza soulignait en effet : « l'Eucharistie révèle puissamment son modèle de don comme réponse claire aux questions les plus profondes que se posent les hommes et les peuples ».

L’introduction du document lance en quelque sorte la balle dans le camp des père du synode en soulignant: « Maintenant cet Instrumentum laboris est soumis à la réflexion des Pasteurs des Églises particulières pour que, avec le Peuple de Dieu, ils se préparent au Synode, dans lequel les Pères offriront à l’Évêque de Rome des propositions utiles pour le renouvellement eucharistique de la vie ecclésiale ».

 
 

En amont et en aval, les phases du synode

ROME, Jeudi 7 juillet 2005 ( ZENIT.org ) – Le synode sur le thème « L’Eucharistie: source et sommet de la vie et de la mission de l’Église » constitue pour le pape « un moment important de l'Année de l'Eucharistie, ouverte par Jean-Paul II le 17 octobre dernier ».

C’est ce qu’a tenu a rappeler le secrétaire général du synode, Mgr Nikola Eterovic qui soulignait combien cette assemblée était importante aux yeux du pape Benoît XVI qui a confirmé sa tenue le 12 mai dernier.

L’introduction du document rappelle en effet que la publication de l’instrument de travail s’inscrit dans la « phase préparatoire » du synode.

Une phase qui « implique toute l’Église catholique disséminée dans le monde ».

Au cours de cette phase, le pape Jean-Paul II qui a promulgué l’Encyclique « Ecclesia de Eucharistia » et la Lettre Apostolique « Mane nobiscum Domine ».

Ensuite, les évêques et les théologiens qui ont participé au 48ème congrès Eucharistique International de Guadalajara,au Mexique, en 2004 « ont également contribué à cette préparation ».

D’autres documents sont liés, d’une certaine manière, au thème synodal : l’Instruction Redemptionis sacramentum sur mes normes pour la célébration de l’Eucharistie, et l’opuscule Année de l’Eucharistie. Suggestions et propositions de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.

Ce livret a en effet été diffusé à l’occasion de l’ouverture de l’Année de l’Eucharistie qui, ayant commencé le 17 octobre 2004, se conclura justement avec le Synode.

Le pape a tenu à associer tout spécialement les jeunes à la conclusion de l’année de l’Eucharistie en prévoyant un rassemblement des premiers communiants de Rome et du Latium.

Enfin, en aval, l’issue de ses trois semaines de travaux, le synode publiera des « propositions » et un « message ».

Ensuite, le secrétariat général rassemblera les documents en vue de l’exhortation de Benoît XVI.

Pour toutes ces tâches Benoît XVI a confirmé les nominations faites par Jean-Paul II qui a désigné comme présidents délégués des cardinaux de trois continents : le cardinal Francis Arinze (Nigeria-Curie romaine), préfet de la congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, le cardinal Juan Sandoval Iniguez, archevêque de Guadalajara (Mexique), et le cardinal Telesphore Placidus Toppo, archevêque de Ranchi (Inde). Il présideront tour à tour les sessions.

Le rapporteur général, chargé de lancer, conduire et synthétise les débats, sera le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise, et un Français, Mgr Roland Minnerath (1), archevêque de Dijon, sera secrétaire spécial du synode : il devra préparer les documents, fournir éventuellement des informations, et rédiger les conclusions.

Enfin, le prochain congrès eucharistique international aura lieu à Québec en 2008 : peut-être l’occasion pour Benoît XVI de promulguer son exhortation apostolique post-synodale sur l’Eucharistie ?

(1)

 

 

 

Mgr Roland Minnerath
Archevêque de Dijon , depuis 2004.
Né le 27 novembre 1946 à Sarreguemines (Moselle).
Prêtre en juin 1978 pour le diocèse de Strasbourg
Nommé évêque le 13 février 2004
Ordonné évêque le 21 mars 2004
Membre de la Commission théologique internationale

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