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19 Avril 2005
 

Six évêques et deux auditeurs français au synode sur l'Eucharistie
« L’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église »

ROME, Jeudi 29 septembre 2005  – Six évêques et deux auditeurs français participeront au synode des évêques sur l'Eucharistie, du 2 au 23 octobre prochain, annonce la conférence des évêques de France (www.cef.fr), dans un communiqué que nous reprenons ci-dessous.

Parmi les 250 évêques qui participeront aux synodes, six évêques français participeront à cette 11e assemblée générale du synode sur le thème : « L’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église ». Cette rencontre réunira 250 évêques du monde entier.

Ce sont :
Mgr Philippe Gueneley (évêque de Langres et membre de la Commission épiscopale de la liturgie et de la pastorale sacramentelle ),

Mgr Robert Le Gall (évêque de Mende et président de la Commission pour la liturgie et la pastorale sacramentelle )
, ( Mgr Robert Le Gall, Evêque de Mende, O.S.B. )

Mgr Jacques Perrier (évêque de Tarbes et Lourdes)

et Mgr Jean-Pierre Ricard (archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France )

Ils ont été élus par l'assemblée plénière des évêques de France en novembre 2004 pour les représenter au synode.

Mgr Jean-Louis Bruguès (évêque d'Angers et président de la Commission doctrinale ) a été invité par le pape Benoît XVI à participer au synode.
(   Mgr Jean-Louis Bruguès o.p., Evêque d’Angers )

Mgr Roland Minnerath (archevêque de Dijon et membre de la Commission théologique internationale ) avait été nommé par Jean-Paul II secrétaire spécial du synode le 12 mars 2005, nomination qui a été confirmée par son successeur Benoît XVI le 12 mai suivant.

Deux auditeurs français, nommé par Benoît XVI le 24 septembre dernier, assisteront également au synode :

le Frère Marc Hayet, responsable général de la fraternité des Petits frères de Jésus,

et Mme Marie-Hélène Mathieu, coordinatrice internationale du mouvement "Foi et lumière".

En tout, 32 experts, ainsi que 26 auditeurs, ont été nommés pour prendre part à cette assemblée.

Des "délégués fraternels" ont également été invités. Leur nombre a été doublé depuis la dernière assemblée générale du synode : ils seront 12 représentants de l'orthodoxie, des anciennes Églises orientales et des Églises de la réforme.

La 11e assemblée générale du synode a été convoquée par le pape Jean-Paul II pour clôturer l'année de l'Eucharistie ouverte le 17 octobre 2004 avec le Congrès eucharistique de Guadalajara. Benoît XVI a confirmé la tenue du synode dès le lendemain de son élection.

Le synode des évêques est une institution permanente créée en 1965 – dans les dernières semaines du concile Vatican II – par le pape Paul VI. Le terme « synode » vient du grec « sunodos », littéralement « marcher ensemble », qui a pris le sens de « réunion » ou « congrès ». Il s'agit d'une assemblée d'évêques convoquée par le pape selon les besoins de l'Église.

Cette prochaine assemblée synodale est la 21e depuis la création du synode en 1965 (11 assemblées générales ordinaires, 2 assemblées générales extraordinaires et 8 assemblées spéciales ont eu lieu). La dernière assemblée générale ordinaire s'était tenue en 2001, sur le thème « L’évêque : serviteur de l’Évangile de Jésus-Christ pour l’Espérance du monde ».

Le pape nomme pour chaque session un ou plusieurs présidents. Un secrétariat permanent, dirigé par un secrétaire général, assure la préparation et le suivi des sessions.

Un secrétaire spécial est nommé pour chaque session, dont le rôle est d'être à la disposition des présidents délégués, de l’assemblée et du secrétaire général, pour préparer les documents et les rapports, donner des explications et des informations à ceux qui le souhaitent. C'est la fonction qu'assumera Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon (
Le synode, " un moment important de l'Année de l'Eucharistie" 7 juillet 2005 )

Pour préparer leur travail, les évêques s'appuient sur le document Instrumentum laboris publié par le Vatican le 7 juillet 2005 (cf.
L'Eucharistie : source et sommet de la vie et de la mission de l'Église - Instumentum laboris )

Le dimanche 4 septembre 2005, dans son allocution précédant la prière de l'Angélus, Benoît XVI a encouragé la participation de tous les catholiques à la préparation du synode sur l'Eucharistie, en particulier par la prière et la réflexion.(
Le pape demande à toute l’Eglise de préparer le synode sur l’Eucharistie ) ( ZENIT.org )

 

 
 
 

Le synode se penche sur l'Eucharistie - Journal La Croix, 29.09.2005

Le synode se penche sur l'Eucharistie

La XIe assemblée générale ordinaire du Synode des évêques s'ouvre dimanche 2 octobre sur le thème de «l'Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l'Église»

Les quatre sièges devraient rester inoccupés. Sauf surprise, les évêques chinois invités par Benoît XVI pour l’assemblée du Synode des évêques sur l’Eucharistie, qui commence dimanche 2 octobre, ne seront pas à Rome. Selon des sources autorisées, le gouvernement chinois refuse de leur donner le visa nécessaire malgré leurs demandes répétées chaque jour.

Mais ce Synode devrait tout de même réunir environ 250 évêques du monde entier. Une manière de pratiquer durant trois semaines la collégialité de l’Église, priorité publiquement affirmée par Benoît XVI sitôt son élection.

Pas évidente à vivre puisque le Synode des évêques – principal instrument de cette collégialité – est l’objet, ces dernières années, de nombreuses critiques. Beaucoup estiment qu’il n’est pas le lieu des vrais débats. La réforme de fonctionnement mise en place par le secrétaire général du Synode devrait donc apporter quelques améliorations.

Une synodalité qui va aussi dépendre de la présidence de Benoît XVI et sa façon de suivre les interventions des évêques. Son prédécesseur, malgré son état de santé, s’était toujours fait un devoir d’assister à chaque séance. Ceux qui ont travaillé avec le cardinal Ratzinger tout comme ceux qui l’ont élu pape, sont unanimes sur sa capacité à animer et à être à l’écoute dans ce genre de séance.

«L’Eucharistie doit devenir le centre de la vie»

Sur le fond des travaux, Benoît XVI a déjà montré qu’il était très attaché aux enjeux spirituels du thème de ce Synode. « L’Eucharistie doit devenir le centre de la vie », a-t-il demandé aux jeunes des JMJ à Cologne. Et depuis, il n’a cessé, lors des catéchèses du mercredi, d’insister sur l’importance de ce sacrement.

Le Synode ne devrait toutefois pas donner lieu à une réflexion théologique sur l’Eucharistie car l’Église est fournie en textes à ce sujet, à commencer par la dernière encyclique de Jean-Paul II. En revanche, il devrait permettre l’examen de ses implications pastorales.

L’idée principale qui se dégage de l’
Instrumentum laboris, document de travail pour les Pères synodaux, est qu’il ne faut pas banaliser dans l’Église cet «acte de transformation qui est seul en mesure de renouveler vraiment le monde», comme l’a dit le pape.

De fait, les implications pastorales touchent à nombre de problèmes posés aujourd’hui à l’Église : la diminution de la pratique de la messe dominicale, d’abord, avec le risque de ce que le pape appelle une « protestantisation » des catholiques qui perdraient le sens du sacrement.

Le manque de prêtres, et la difficulté croissante d’assurer l’Eucharistie à toutes les communautés : voilà ce qui pose à beaucoup la question de l’ordination des hommes mariés. Autre enjeu, la cohérence de chaque chrétien entre sa participation à l’Eucharistie et son comportement personnel. Notamment pour les hommes politiques, sujet très sensible aux États-Unis.

«L’affaiblissement du sens du mystère»

Enfin, question pour un large public, l’interdiction de communier qui frappe les divorcés remariés. En s’adressant à des prêtres du diocèse d’Aoste, le 25 juillet dernier (1), Benoît XVI avait ouvert une perspective sur ce point en s’interrogeant, pour savoir si le fait d’avoir célébré le sacrement « sans foi » pouvait devenir un motif d’invalidité du mariage.

Dans un entretien à l’AFP, Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon et secrétaire spécial de l’assemblée synodale, évoquait « une approche pastorale plus ouverte » sur ce dossier. Dernière question épineuse, « l’intercommunion » qui touche directement les relations avec les protestants.

L’
Instrumentum laboris, se penche également sur la liturgie, et ce que le texte appelle « l’affaiblissement du sens du mystère » du fait « des interprétations qui ne sont pas conformes au sens de la réforme liturgique du Concile ».

Le Synode devrait donc donner lieu à une mise au point liturgique. Certains souhaitent en profiter pour obtenir un assouplissement des possibilités de célébrer la messe selon le rite tridentin, mais il semble peu probable, selon nos informations, que ce Synode prône une réforme en ce sens.


Isabelle de GAULMYN

(1) La Documentation catholique n° 2342.

 

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