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19 Avril 2005
 

Le chant grégorien, rappelle Benoît XVI, doit faire partie des études du prêtre

 

ROME, le 29 mars 2007 - (E.S.M.) - Le latin et le chant grégorien, qui sont étroitement liés aux sources bibliques, patristiques et liturgiques, sont une part de la "lex orandi". Il est donc indispensable que les futurs prêtres s'entraînent à saisir et à célébrer la messe en latin, rappelle le pape Benoît XVI dans "Sacramentum Caritatis".

Chorale de chant grégorien

Le chant grégorien, rappelle Benoît XVI, doit faire partie des études du prêtre

Qu'une assemblée de fidèles puisse participer à une liturgie - et plus particulièrement à la messe - en chantant les pièces grégoriennes faites pour elle n'est pas seulement souhaitable: c'est un devoir !

C'est la pensée de l'Eglise. Il suffit, pour s'en convaincre, de reprendre le Motu proprio "Inter Sollicitudines" de S. Pie X, de lire Pie XII ("Musicae Sacrae Disciplina"), de reprendre le chapitre VI de la Constitution sur la Liturgie de Vatican II et l'Instruction donnée par la Congrégation des Rites en 1967; il suffit de relire encore le Chrirographe donné par Jean-Paul II à l'occasion du 100ème anniversaire d' "Inter Sollicitudines" écrit en 1903.

Tout récemment le pape Benoît XVI vient de publier l'exhortation post-synodale "Sacramentum Caritatis" dans laquelle il rappelle: "Au cours de leurs études, les futurs prêtres devront s'entraîner à saisir et à célébrer la messe en latin. (...) Ils devront apprendre la valeur du chant grégorien et devront éduquer les fidèles dans cette voie" (62).

Il est facile de comprendre les raisons de telles directives. En fait, la mise à l'index du latin et du grégorien, durant les 40 dernières années, est incompréhensible, principalement dans des régions de culture latine. Elle est non seulement incompréhensible: elle est aussi déplorable.

Le latin et le chant grégorien, qui sont étroitement liés aux sources bibliques, patristiques et liturgiques, sont une part de la "lex orandi" qui s'est élaborée au cours des vingt derniers siècles. Comment a-t-il pu se faire qu'on accepte avec autant de désinvolture l'amputation de telles richesses ? Comment a-t-on pu admettre que l'on puisse ainsi se couper de ses racines ?

La suppression d'une telle tradition de prière, qui s'était maintenue au cours de deux millénaires, a constitué un climat favorable à la prolifération de nouveautés musicales qui, dans la majorité des cas, n'ont aucune racine dans la tradition de l'Eglise et ont appauvri considérablement l'Eglise, lui causant des dommages qu'il sera difficile de réparer malgré les bonnes volontés qui se font jour.

Une restauration du chant grégorien chanté par les assemblées ne doit pas seulement être envisagée: elle doit avoir lieu et doit se faire avec le concours des scholae et des célébrants. C'est à ce prix que nous reviendrons à un plus grand sérieux liturgique, à une forme de chant sacré dont l'universalité doit être le caractère de toute musique liturgique digne de ce nom, comme l'ont répété et enseigné aussi bien St. Pie X que Jean-Paul II.

Comment un ramassis de mélodies insipides ressemblant à ce que la musique populaire actuelle fait de plus stupide pourrait-il remplacer le chant grégorien, dont la noblesse et la solidité - même dans les pièces les plus simples - sont capables d'élever le cœur des fidèles ? Nous avons sous-évalué les capacités du peuple chrétien à mémoriser: nous l'avons forcé à oublier les mélodies grégoriennes qu'il savait, au lieu de lui permettre d'approfondir ses connaissances; et ce, malgré les instructions et les textes magistériels. Nous avons gavé le peuple de banalités musicales.

En coupant ainsi le cordon ombilical de la tradition, nous avons aussi privé les compositeurs de ce qui aurait pu les aider à élaborer un chant liturgique en langues vivantes; partant du principe erroné selon lequel la technique était suffisante, nous les avons privés de cet humus indispensable sur lequel seul peut fleurir un chant liturgique qui soit en harmonie avec l'esprit de l'Eglise.

Le nouveau missel romain propose les textes latins à côté des traductions en langues courantes. L'Eglise souhaite que ce missel soit mis en œuvre. Pourquoi aurions-nous peur d'une conversion allant dans ce sens ?
Le chant grégorien n'a pas à devenir une musique de conservatoires ou de concerts, ou de disques: il n'a pas à être momifié pour être présenté dans des musées. Il doit demeurer vivant, redevenir vivant au sein de nos assemblées; c'est en l'entendant et en le chantant au cours des liturgies qu'il pourra nourrir les fidèles au point que ceux-ci se sentiront davantage encore faire partie du peuple de Dieu.

Commençons par les acclamations, le Pater noster, les pièces de l'Ordinaire - Kyrie, Gloria, Sanctus et Agnus Dei -. En beaucoup d'endroits, le peuple connaît le Credo III et la messe "des Anges". Mais pas que cela!

Sacrosanctum Concilium 116 : "L'Eglise reconnaît donc dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales doit occuper la première place." A ceux qui l'auraient oublié, rappelons que le chant grégorien ne peut se chanter qu'en latin.

Il est grand temps de sortir de notre torpeur: les exemples lumineux doivent venir des cathédrales, des grandes églises, des monastères et des couvents, des séminaires et des maisons de formation religieuse... Ainsi les plus petites paroisses seront-elles "contaminées" à leur tour par la suprême beauté du chant de l'Eglise.

Nos actions doivent être menées de façon harmonieuse. Jean-Paul II l'a bien rappelé: "L'aspect musical des actions liturgiques ne peut pas être tributaire d'improvisations ou de choix individuels; il doit s'appuyer sur des décisions bien coordonnées et respectueuses des normes, et prises par des autorités compétentes ayant une solide formation liturgique."

Aussi appliquons-nous à respecter les directives faisant autorité, celles de Rome, de notre pape Benoît XVI. Tout est dit dans "Sacramentum Caritatis", alors pourquoi attendre ?

D'autres articles: La musique Sacrée
 

Sources: Schola St Maur - www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 29.03.2007 - BENOÎT XVI - Musique sacrée

 

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