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19 Avril 2005
 

Jésus est l'origine et le centre d'un nouvel Israël

 

Le 05 décembre 2007 - (E.S.M.) - Nous voyons, retrace Benoît XVI, de plus en plus nettement que le Dieu d'Israël, qui est bien le Dieu unique lui-même, le vrai Dieu, le Créateur du ciel et de la terre, le Dieu de tous les peuples et de tous les hommes, qui a entre ses mains leur destin à tous, que ce Dieu ne veut pas abandonner les peuples à eux-mêmes.

La leçon de talmud Pour agrandir l'image: C'est ici

Jésus est l'origine et le centre d'un nouvel Israël

II. La Torah du Messie
1) II a été dit - Et moi je vous dis : Benoît XVI
2) La querelle du sabbat : Benoît XVI
3) (suite) la famille, le peuple et la communauté des disciples de Jésus

Le quatrième commandement

« Honore ton père et ta mère, afin d'avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu », dit le quatrième commandement dans la version du Livre de l'Exode (20, 12). S'adressant aux fils et parlant des parents, ce commandement érige donc les rapports entre générations et la communion au sein des familles comme un ordre voulu et protégé par Dieu. Il parle de la terre, du pays et de la stabilité de la vie dans le pays, établissant donc un lien entre le pays en tant qu'espace vital du peuple et l'ordre fondamental de la famille, reliant l'existence du peuple et du pays à la communion entre les générations qui se crée et qui se développe au sein de la structure familiale.

Le rabbin Neusner a parfaitement raison de voir dans ce commandement le centre de l'ordre social, ce qui assure la cohésion de « l'éternel Israël », la famille réelle, vivante et actuelle d'Abraham et de Sarah, d'Isaac et de Rébecca, de Jacob, de Léa et de Rachel (Ibid., P- 59s, 73). Et c'est justement cette famille d'Israël que Neusner voit menacée par le message de Jésus et les fondements de son ordre social effacés par le primat de sa personne : « Nous adressons notre prière au Dieu que nous connaissons avant tout grâce au témoignage de notre famille, au Dieu d'Abraham, de Sarah, d'Isaac et de Rébecca, de Jacob, de Léa et de Rachel. Pour expliquer qui nous sommes, nous l'éternel Israël, les savants se réfèrent à la métaphore de notre généalogie, à des liens charnels, à la solidarité familiale comme fondement logique de l'existence sociale d'Israël (Ibid. , P- 59s). »

Or, c'est justement ces liens que Jésus met en question. On lui dit que sa mère et ses frères sont dehors et qu'ils veulent lui parler. Et voilà sa réponse : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : "Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère" » (Mt 12, 46-50).

Face à ce texte, Neusner s'interroge : « Jésus ne m'enseigne-t-il pas à violer un des deux commandements qui concernent l'ordre social (Ibid., P- 60). ? » Le reproche est double : II s'agit en premier lieu de l'individualisme apparent du message de Jésus. Alors que la Torah présente un ordre social précis, qu'elle donne au peuple son régime juridique et social pour les temps de guerre et de paix, pour une politique juste et pour la vie quotidienne, on ne trouve rien de tel chez Jésus. Le fait de suivre Jésus ne fournit aucune structure sociale concrète politiquement réalisable. Le Sermon sur la montagne ne permet pas de construire un État ou un ordre social, dit-on à juste titre. Son message paraît se situer sur un autre plan. Les institutions qui ont assuré la stabilité d'Israël au cours des siècles et à travers tous les aléas de l'histoire, sont à présent mises de côté. Cette nouvelle interprétation du quatrième commandement ne concerne pas seulement le rapport parents-enfants, mais toute la sphère de la structure sociale du peuple d'Israël.

Ce renversement au niveau social trouve son fondement et sa légitimité dans la prétention de Jésus à être, avec sa communauté de disciples, l'origine et le centre d'un nouvel Israël. Nous sommes de nouveau confrontés au je de Jésus qui parle au même niveau que la Torah, au niveau de Dieu. Les deux sphères - la modification de la structure sociale, à savoir la transformation de l'« éternel Israël » en une nouvelle communauté, et la prétention de Jésus d'être Dieu - sont intrinsèquement liées.

La critique de Neusner ne verse pas dans la facilité. Il rappelle que les disciples de la Torah étaient appelés par leurs maîtres à quitter maison et famille, voire obligés de tourner le dos à leur femme et à leurs enfants pour une longue période, afin de se consacrer totalement à l'étude de la Torah (Ibid., P- 62).  « Ainsi la Torah remplace la généalogie et le maître de la Torah acquiert un nouveau lignage (Ibid., P- 65).  » L'exigence que formule Jésus de fonder une nouvelle famille semble donc se situer résolument dans le cadre de ce qui est possible dans les écoles de la Torah - dans l'« éternel Israël ».

Il y a pourtant une différence fondamentale. Dans le cas de Jésus, ce n'est pas par la fidélité unanime à la Torah que se constitue une nouvelle famille, mais par la fidélité à Jésus lui-même, par l'adhésion à sa Torah. Chez les rabbins, le lien entre tous repose sur la permanence des rapports qui fondent un ordre social durable, et la soumission à la Torah les unit tous sur un pied d'égalité dans la permanence d'Israël dans son ensemble. C'est ainsi que Neusner constate pour finir : « Je vois maintenant clairement que ce que Jésus m'ordonne, seul Dieu peut l'exiger de moi (Ibid., p. 70). »

II en ressort la même conclusion que précédemment, lorsque nous avons analysé le commandement concernant le sabbat. L'argument christologique (théologique) et l'argument social sont inextricablement liés l'un à l'autre. Si Jésus est Dieu, il est en mesure de traiter la Torah comme il le fait et il en a le droit. C'est seulement s'il l'est effectivement qu'il est autorisé à donner de l'ordre mosaïque des commandements de Dieu une interprétation d'une nouveauté radicale, comme seul le législateur, c'est-à-dire Dieu lui-même, peut la donner.

Mais se pose à présent la question suivante : était-il bon et opportun de créer une nouvelle communauté de disciples de ce type, entièrement fondée sur sa personne ? Était-il bon d'écarter l'ordre social de l'« éternel Israël » d'Abraham, Isaac et Jacob, créé par des liens charnels assurant son existence, de le qualifier (comme le fera Paul) d'« Israël selon la chair » ? Quel sens pouvait-on reconnaître à tout cela ?

Si nous lisons la Torah en même temps que la totalité du canon de l'Ancien Testament, les Prophètes, les Psaumes et les Livres sapientiaux, nous percevons alors très distinctement quelque chose qui s'annonce aussi thématiquement dès la Torah : Israël n'existe pas seulement pour lui-même, pour vivre selon les prescriptions « éternelles » de la Loi - il est là pour devenir la lumière des nations. Dans les Psaumes comme dans les Livres prophétiques, nous voyons de plus en plus distinctement la promesse que le salut de Dieu parviendra à toutes les nations. Nous voyons de plus en plus nettement que le Dieu d'Israël, qui est bien le Dieu unique lui-même, le vrai Dieu, le Créateur du ciel et de la terre, le Dieu de tous les peuples et de tous les hommes, qui a entre ses mains leur destin à tous, que ce Dieu ne veut pas abandonner les peuples à eux-mêmes. Nous comprenons que tous le reconnaîtront, que l'Égypte et Babylone — les deux puissances mondiales opposées à Israël — tendront la main à Israël et qu'elles adoreront avec lui le Dieu unique. Nous comprenons que les frontières tomberont et que le Dieu d'Israël sera reconnu et honoré par tous les peuples et toutes les nations comme étant leur Dieu, le Dieu unique.

à suivre... : 4) Mais Jésus, votre « Messie », qu'a-t-il donc apporté ?

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Sources: www.vatican.va

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.12.2007 - BENOÎT XVI - T/J.N.

 

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