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19 Avril 2005
 

Benoît XVI évoque Saint Chromace d'Aquilée

 

Cité du Vatican, le 05 décembre 2007 - (E.S.M.) - Le pape Benoît XVI a tracé un portrait de saint Chromatius, un célèbre évêque d'Aquileia (Italie) du IVè siècle qui naquit en 345 à Aquileia, devint l'évêque en 388, consacré par Ambroise de Milan.

Le pape Benoît XVI - Pour agrandir l'image  Cliquer

Benoît XVI évoque Saint Chromace d'Aquilée

L'Avent entrer en contact avec Dieu - Synthèse de la catéchèse du saint Père

Durant l'audience générale Salle-Paul VI, Benoît XVI a tracé un portrait de saint Chromatius, un célèbre évêque d'Aquileia (Italie) du IVè siècle. Soulignant que cette ville importante de la Vénétie antique, le Pape a rappelé qu'entre le milieu du III siècle et le début du suivant, les persécutions de Dèce, de Valérien et de Dioclétien avaient fait de très nombreux martyrs, tandis que l'Eglise d'Aquileia combattait l'hérésie arienne niant la divinité du Christ. En 381, Chromatius prit part comme expert de l'évêque Valérien au synode régional convoqué pour lutter contre les derniers foyers d'arianisme en occident.

Puis le Saint-Père a précisé que Chromatius naquit en 345 à Aquileia dont devint l'évêque en 388, consacré par Ambroise de Milan. Il se consacra avec énergie à sa charge, le siège d'Aquileia ayant alors juridiction sur des territoires qui se trouvent aujourd'hui en Suisse, Bavière, Slovénie et Autriche jusqu'aux confins de la Hongrie. Il mourut exilé à Grado en 407, la même année de saint Jean Chrysostome.

De saint Chromatius on possède encore une quarantaine d'homélies et une soixantaine d'écrits consacrés en partie au commentaire de l'Evangile de Matthieu. Cet évêque, a ajouté le Saint-Père, "fut un maître sage et un pasteur éclairé dont l'enseignement reposait sur la Parole, à laquelle il retournait toujours. Il goûtait particulièrement le sujet du mystère trinitaire dont la révélation englobe toute l'histoire du salut, mais aussi celui de l'Esprit", mystère du Christ. Son intérêt se portait aussi à traiter le "Verbe incarné qui est Dieu véritable et véritable homme, qui a totalement assumé l'humanité à laquelle il a offert sa divinité".

Ensuite le Pape a indiqué que "son insistance sur la nature humaine du Christ conduisit Chromatius à traiter de Marie", décrite par lui comme la "Vierge évangélique accueillant Dieu" et mise en relation avec l'Eglise. "Toutes deux sont vierges et mères. Mais l'ecclésiologie de Chromatius se développe surtout dans le commentaire de Matthieu", où il écrit que "l'Eglise est unique et née du sang du Christ".

Ce "bon pasteur" sut parler à ses fidèles dans un langage vivace et incisif dans une période perturbée par les incursions barbares. Il demeurait auprès des gens pour les réconforter, les ouvrir à la confiance en Dieu, qui n'abandonne pas ses enfants.

En ce début d'Avent, a conclu Benoît XVI, Chromatius nous dit que c'est "un temps de prière qui nous invite à entrer en contact avec Dieu, qui connaît chacun de nous. Il ne nous abandonne pas et en confiance nous entrons dans cette attente liturgique. Bon Avent à tous!".

Texte intégral de la catéchèse du Saint Père  Français -  Italien

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Chromace d'Aquilée, père de l'Église du IVème siècle.

Il était le premier auxiliaire de l'évêque Valérien au concile d'Aquiliée (ou Ravenne) en 381, il succéda à ce dernier sur le siège épiscopal. Il est ami de Jérome (1) et (2) , Rufin de saint Jean Chrisostome (1) et (2) et d'Ambroise de Milan qui le consacra en 388 et les encourage dans leurs études. Il fut évêque d'Aquilée et mourut vers 408, âgé d'environ 68 ans.

Né en Italie du nord, aux environs de l'an 340, Orphelin de père dès son plus jeune âge, sa mère l’élève dans la foi chrétienne en compagnie de ses frères et soeurs.

Ses prédications, tachygraphiées, traitent de christologie, d'ecclésiologie et de la vie spirituelle des fidèles à la lumière de l'Évangile.

Il a traité particulièrement les huit Béatitudes et prêché sur les dix-sept instructions des chapitres II, V et VI de l'Évangile selon saint Matthieu, avec une parole simple et proche des fidèles par les applications morales qui en découlent.

Ces ouvrages de spiritualité font de lui un Père de l'Église. Saint Jérôme,  admiratif, lui dédia la traduction de plusieurs livres bibliques où il l'appelle " le plus saint et le plus docte des évêques. "

Homélies sur l’Évangile de Matthieu, de saint Chromace, évêque d’Aquilée (Tract. 5, 1.3-4 ; CCL 9, 405-407) : Saint Chromace- Vous êtes la lumière du monde (Vatican)

La montagne des Béatitudes, figure de l’Église

Dans une interprétation toute spirituelle du texte, Chromace d’Aquilée, un contemporain de saint Jérôme, voit dans la montagne des Béatitudes une figure de l’Église.

Cette montagne, sur laquelle le Seigneur a donné les bénédictions à ses disciples, préfigurait l’Église, comparable à une montagne pour cette raison que sa vie est dans les hauteurs. […] Veux-tu la preuve que la montagne est vraiment la figure de l’Église ? Écoute la divine Écriture : « Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint ? » (Ps 23, 3.) Ce n’est sûrement pas d’une quelconque montagne terrestre qu’elle pouvait dire : « Qui montera sur la montagne du Seigneur ? » alors que pareilles montagnes terrestres, non seulement les hommes, mais même les bêtes sauvages peuvent les gravir. Et on gravit une telle montagne, non par les efforts du corps, mais par la foi de l’âme intérieure (Sermon 5, 3, Sources chrétiennes, n° 154, p. 171).

Baptisé pour nous sanctifier

Homélie de saint Chromace d’Aquilée († 407)

En ce jour, comme nous venons de l’entendre par la lecture de l’Évangile, notre Seigneur et Sauveur a été baptisé par Jean dans le Jourdain, et c’est pourquoi cette solennité n’est pas petite, mais grande, et même très grande. Car, lorsque notre Seigneur a daigné se faire baptiser, l’Esprit Saint vint sur lui sous la forme d’une colombe, et l’on entendit la voix du Père qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j’ai mis tout mon amour (Mt 3,17).

Quel grand mystère dans ce baptême céleste ! Le Père se fait entendre du haut du ciel, le Fils est vu sur la terre, l’Esprit Saint se montre sous la forme d’une colombe. Car il .n’y a pas de vrai baptême ni de vraie rémission des péchés là où il n’y a pas la vérité de la Trinité; et la "rémission des péchés ne peut être donnée là où la foi en la Trinité n’est pas parfaite;

Le baptême que donne l’Église est unique et véritable : il n’est donné qu’une fois et, en y étant plongé une seule fois, on est purifié et renouvelé. Purifié, parce qu’on a déposé la souillure des péchés; renouvelé, parce qu’on ressuscite pour une vie nouvelle après avoir dépouillé la vieillerie du péché. Car ce bain du baptême rend l’homme plus blanc que neige, non quant à la peau de son corps, mais par la splendeur de son esprit et la pureté de son âme.

Donc les cieux se sont ouverts, au baptême du Seigneur, afin que, par le bain de la nouvelle naissance, on découvre que les royaumes des cieux sont ouverts aux croyants, selon cette sentence du Seigneur: Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu (Jn 3,5). Il est donc entré, celui qui renaît et qui n’a pas négligé de préserver son baptême; et, semblablement, il n’est pas entré celui qui n’est pas rené.

Donc, parce que notre Seigneur était venu donner le baptême nouveau pour le salut du genre humain et la rémission de tous les péchés, lui-même a voulu être baptisé le premier, non pour dépouiller le péché, puisqu’il n’avait pas commis de péché, mais pour sanctifier les eaux du baptême afin de détruire les péchés de tous les croyants renés par le baptême. Lui, le Seigneur, fut donc baptisé dans l’eau pour que, par le baptême, nous soyons lavés de tous nos péchés. (Sermons sur l’Epiphanie, 34; CCL 9A, 156-157)

Le bonheur selon Dieu

Homélie de saint Chromace d’Aquilée († 407)

Un jour où notre Seigneur et Sauveur parcourait de nombreuses villes et régions en prêchant et en guérissant toute maladie et toute infirmité dans le peuple, voyant, dit la lecture de ce jour, les foules qui l’entouraient, il gravit la montagne (Mt 5,1). Comme il convient, le Dieu très haut monte sur une hauteur afin de proclamer de sublimes paroles à l’adresse de ceux qui aspirent à s’élever aux plus hautes vertus. Et, comme la Loi a été donnée à Moïse sur une montagne, il sied que la loi nouvelle soit promulguée sur une montagne. Celle-là comportait les dix commandements, en vue de parvenir à la connaissance et à la sagesse dans la vie présente ; celle-ci comprend les huit béatitudes, car elle conduit ceux qui l’observent à la vie éternelle et à la patrie céleste.

Heureux les doux: ils hériteront de la terre (Mt 5,4). Il faut donc que les doux aient une âme pacifique et un cœur sincère. Le Seigneur montre clairement que leur mérite est considérable, quand il dit qu’ils hériteront de la terre. Il s’agit, sans aucun doute, de cette terre dont il est écrit : J’en suis sûr, je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants (Ps 26,13), si bien que l’héritage de cette terre-là, c’est l’immortalité du corps et la gloire de la résurrection éternelle.

Car la douceur ignore l’orgueil, elle ignore la vantardise, elle ignore l’ambition. Aussi le Seigneur exhorte-t-il ailleurs avec juste raison ses disciples en ces termes : Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes (Mt 11,29).

Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés (Mt 5,5). Non ceux qui pleurent la perte d’êtres chers, mais ceux qui pleurent leurs péchés et lavent leurs fautes de leurs larmes; et sans doute ceux qui s’affligent de l’iniquité de ce monde ou gémissent sur les péchés d’autrui.

Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu (Mt 5,9). Voyez comme le mérite des artisans de paix est grand, puisqu’on ne les appelle plus serviteurs mais fils de Dieu. A juste raison, car celui qui aime la paix, aime le Christ, auteur de la paix, lui que l’Apôtre Paul a nommé paix, quand il a dit: C’est lui, en effet, qui est notre paix (Ép 2,14). Celui qui, au contraire, n’aime pas la paix, s’attache à la discorde, parce qu’il aime le diable, auteur de la discorde. Celui-ci, en effet, a fomenté au commencement la discorde entre Dieu et l’homme, puisqu’il a fait de l’homme un transgresseur du commandement divin.

Mais le Fils de Dieu est descendu du ciel pour condamner le diable, auteur de la discorde; pour établir la paix entre Dieu et l’homme en réconciliant l’homme avec Dieu, et en amenant Dieu à rendre sa grâce à l’homme. Et il nous faut devenir des artisans de paix afin de mériter le nom de fils de Dieu. Car, sans la paix, non seulement nous perdons le nom de fils de Dieu, mais même celui de serviteurs, selon ce que dit l’Apôtre: Aimez la paix (cf. He 12,14), sans laquelle aucun de nous ne peut plaire à Dieu (cf. He 11,6). (Sermon 39; CCL 9 A, 169-170).  
 

Sources:  www.vatican.va 071205 (440) - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.12.2007 - BENOÎT XVI

 

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