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19 Avril 2005
 

Benoît XVI partage les "secrets" pour être un bon séminariste et futur prêtre

 

CITE DU VATICAN, le 19 Février 2007 - (E.S.M.) - Samedi après-midi, Benoît XVI s'est rendu comme chaque année au grand séminaire pontifical de Rome, à l'occasion de la fête de sa patronne la Vierge de la Confiance, qui tombe le samedi avant le Carême.

La chapelle du grand séminaire pontifical de Rome

Synthèse de l'intervention du Pape Benoît XVI (texte intégral en deuxième partie)

Au cours de la rencontre, le Pape Benoît XVI a répondu aux questions de quelques séminaristes et après s'être adressé aux séminaristes le pape a partagé le repas de la communauté.

Le pape a donné une série de conseils aux candidats au sacerdoce en visitant le grand séminaire de Rome dans la soirée du 17 février 2007. Le pape a répondu, parfois avec humour, aux questions de 6 séminaristes de chaque niveau d’étude, de la première année de philosophie à l’année diaconale, pendant près de 45 minutes, confiant également quelques souvenirs de sa vie de séminariste.

Une rencontre avec les séminaristes. Le Pape partage  les "secrets" pour être un bon séminariste et futur prêtre

Le Saint Siège a permis de connaître aujourd'hui quelques détails du dialogue informel, sous forme de questions - réponses que le Pape Benoît XVI a soutenues samedi avec les étudiants et formateurs du Séminaire Majeur romain.

Le Saint Père a visité la maison d'études à l'occasion de la fête de Notre-Dame de la Confiance, en suivant une tradition établie par le Pape Paul VI et suivie par le Pape Jean-Paul II.

Benoît XVI a été reçu par le Président du Séminaire, Mgr. Giovanni Tani, qui l'a accompagné dans la grande chapelle, où a eu lieu la rencontre avec les séminaristes.

Le dialogue s'est concentré sur le sujet de comment écouter Dieu pour reconnaître sa voix, et ensuite accepter notre fragilité humaine pour le suivre.

Les questions que les séminaristes lui ont adressées, se sont concentrées sur des demandes de conseils pour leur longue étape de formation et d'activité pastorale future que leur demande l'Église.

Le pape Benoît XVI a fait remarquer que "Dieu nous parle sous diverses formes", à travers des événements de notre vie, mais "il nous parle surtout à travers l'Écriture Sainte", c'est pourquoi il est important de lire les Écritures comme l'affirmait Saint Paul, mais non comme parole d'hommes ou comme des documents écrits, "mais comme parole vivante de Dieu".

"Et devant les problèmes de la vie - le Souverain Pontife a poursuivi - il est nécessaire d'avoir une attitude la plus sereine et responsable possible ", parce qu' "il me semble que le Seigneur sait que le péché existe même dans l'Eglise"

Le Pape a exhorté pour cela à "accepter notre fragilité, parce qu'ainsi nous savons que nous avons besoin de la grâce du Seigneur". "Aucun de nous - a-t-il poursuivi - n'est à la hauteur du grand oui, a la hauteur de célébrer "in persona Christi", de vivre dans ce contexte de manière cohérente, d'être uni au Christ dans sa mission de prêtres", et dans ce sens il a invité les séminaristes à voir le péché "non seulement chez les autres, dans les structures ou dans les hautes charges hiérarchiques, mais aussi en soi-même".

Finalement Benoît XVI les a exhortés à être plus humbles "de façon à ce que dans la prière, nous puissions comprendre le vrai trésor de notre vie et être ainsi vraiment riches".

Parler de la douleur : "Comment dans un monde dans lequel n'importe quel moyen licite et illicite est recherché pour éliminer n'importe quelle forme de douleur, le sacerdoce peut-il être témoin du sens chrétien de la souffrance et comment doit-il se comporter devant la personne qui souffre, sans risquer d'être rhétorique ou pathétique ?", a demandé un séminariste du Diocèse de Rome, en troisième année de Théologie, se référant à la lettre Apostolique de Jean Paul II "Salvifici Doloris".

Le Pape a répondu : "nous devons faire tout notre possible pour vaincre les souffrances de l'humanité et pour aider ceux qui souffrent, qui sont si nombreux dans le monde : la faim, les épidémies etc..".

"Mais en même temps - a poursuivi Benoît XVI - en reconnaissant ce devoir de travailler contre les souffrances causées par nous mêmes, nous avons aussi à reconnaître et à connaître, que la souffrance est une partie essentielle de la maturité humaine. Me vient à l'esprit la parabole du Seigneur sur le grain tombé en terre qui seulement, en mourant, peut donner du fruit. Tomber à terre et mourir, ce n'est pas le fait d'un moment, mais c'est, précisément, le cycle d'une vie."

Le Pape a poursuivi : "celui qui promet une vie joyeuse et confortable, ment. Le christianisme parle du bonheur, mais on peut y accéder seulement en passant par la Croix. Chaque jour peut être une douleur, quand nous apprenons à vivre avec cette douleur, nous devenons aussi capables d'aider les autres".

Le ministère sacerdotal:

La dernière question que les séminaristes ont adressée au Souverain Pontife a été une demande de conseils pour commencer leur ministère presbytéral. "Je n'oserais pas vous donner beaucoup de conseils pour votre vie dans la grande ville de Rome, puisque c'est très différent de ce que j'ai vécu il y a 50 ans en Bavière. Je crois que l'essentiel c'est : l'Eucharistie, la liturgie des heures, également, à ne pas perdre de vue le contact personnel avec la Parole de Dieu. Il a ainsi souligné l’importance de lire les saintes Ecritures, souhaitant que cette lecture soit "un colloque avec Dieu". Puis, le pape a confié une recette personnelle à ceux qui seront prochainement prêtres, les invitant à combiner la préparation de l’homélie dominicale avec la prière personnelle, à commencer dès le lundi en lisant la parole de Dieu, "car le samedi, c’est déjà trop tard !" et ne jamais perdre l'amitié avec les prêtres qui sont la voix de l'Église vivante, et naturellement, la disponibilité envers les personnes qui se confient à vous, parce que ces personnes, avec leurs difficultés, leurs expériences et leurs doutes, nous pouvons apprendre à chercher et trouver Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ ".

A la question d’un séminariste sur les difficultés de la vie sacerdotale, face aux tentations du monde, le pape a invité les candidats à la prêtrise à se laisser guider par la Providence. "Avec, chaque jour, une vie de prière et de service du Seigneur, nous pouvons nous libérer de ces tentations tellement humaines", a-t-il aussi expliqué. Il a aussi mis en garde les séminaristes contre ceux qui promettent une vie uniquement joyeuse et commode, proposant de s’échapper dans des faux paradis par lesquels on ne parvient pas à la joie mais à l’autodestruction.

Texte intégral des paroles du pape Benoît XVI

Comment Dieu parle-t-il concrètement ?

3) Voici la question d’un séminariste de l’archidiocèse de Tarante, Gianpiero Savino, en 3ème année (1ère année de théologie) et la réponse du pape.

Pour la plupart des personnes, nous pouvons apparaître comme des jeunes qui prononcent avec fermeté et avec courage leur « oui » et qui quittent tout pour suivre le Seigneur ; mais nous savons que nous sommes bien loin d'une véritable cohérence dans ce « oui ». Avec une confiance de fils, nous vous confessons la partialité de notre réponse à l'appel de Jésus et la difficulté quotidienne à vivre une vocation que nous sentons nous entraîner sur une voie définitive et totale. Comment faire pour répondre à une vocation aussi exigeante que celle de pasteurs du peuple saint de Dieu, en ressentant constamment notre faiblesse et notre incohérence ?

Benoît XVI : C'est un bien que de reconnaître sa propre faiblesse, car ainsi nous savons que nous avons besoin de la grâce du Seigneur. Le Seigneur nous réconforte. Dans le collège des Apôtres il n'y avait pas que Judas, il y avait aussi de bons Apôtres ; toutefois Pierre a trahi et de nombreuses fois le Seigneur a reproché la lenteur, la fermeture du cœur des Apôtres, leur peu de foi. Cela nous montre donc qu’aucun d'entre nous n'est entièrement à la hauteur de ce grand « oui », à la hauteur de célébrer in persona Christi, de vivre de manière cohérente dans ce contexte, d'être uni au Christ dans sa mission de prêtre.

Le Seigneur nous a également donné, pour nous réconforter, les paraboles des filets avec les bons et les mauvais poissons, du champ où pousse le blé mais aussi l’ivraie. Il nous fait savoir qu'il est venu précisément pour nous aider dans notre faiblesse, qu'il n'est pas venu, comme Il le dit, pour appeler les justes, ceux qui prétendent être déjà complètement justes, ne pas avoir besoin de la grâce, ceux qui prient en se louant eux-mêmes, mais qu'il est venu pour appeler ceux qui sont conscients d’être imparfaits, pour inciter ceux qui savent avoir besoin chaque jour du pardon du Seigneur, de sa grâce, pour aller de l'avant.

Il me semble très important de reconnaître que nous avons besoin d'une conversion permanente, que nous ne sommes jamais simplement arrivés au but. Saint Augustin, au moment de sa conversion, pensait être désormais arrivé sur les hauteurs de la vie avec Dieu, de la beauté du soleil qui est sa Parole. Il a ensuite dû comprendre que le chemin, après la conversion, demeure encore un chemin de conversion, qu'il demeure un chemin où ne manquent pas les grandes perspectives, les joies, les lumières du Seigneur, mais où ne manquent pas non plus les vallées obscures, où nous devons aller de l'avant avec confiance, en nous reposant sur la bonté du Seigneur.

Le sacrement de la Réconciliation est donc également important. Il n'est pas juste de penser que nous devrions vivre sans jamais avoir besoin du pardon. Accepter notre fragilité, mais continuer à avancer, ne pas renoncer mais aller de l'avant et, à travers le sacrement de la Réconciliation, nous convertir toujours à nouveau pour un nouveau début et, ainsi, grandir, mûrir pour le Seigneur, dans notre communion avec Lui.

Il est également important de ne pas s'isoler, de ne pas penser pouvoir aller de l'avant tout seul. Nous avons justement besoin de la compagnie d’amis prêtres, également d'amis laïcs, qui nous accompagnent, qui nous aident. Pour un prêtre il est très important, dans la paroisse, de voir que les personnes ont confiance en lui et de faire l'expérience de leur confiance, également de leur générosité en pardonnant ses faiblesses. Les véritables amis nous lancent des défis et nous aident à être fidèles sur ce chemin. Il me semble que cette attitude de patience, d'humilité, peut nous aider à être bons avec les autres, à être compréhensifs face aux faiblesses des autres, à les aider, eux aussi, à pardonner comme nous pardonnons. Je pense ne pas être indiscret si je dis que j'ai reçu aujourd'hui une belle lettre du cardinal Martini : je lui avait envoyé mes félicitations pour son 80e anniversaire – nous avons le même âge – ; en me remerciant, il m'a écrit : je remercie surtout le Seigneur pour le don de la persévérance. Aujourd'hui – écrit-il – le bien s'accomplit plutôt ad tempus, ad experimentum. Le bien, selon son essence, ne peut être accompli que de façon définitive; mais pour l'accomplir de manière définitive, nous avons besoin de la grâce de la persévérance ; je prie chaque jour – conclut-il – afin que le Christ me donne cette grâce.

Je reviens à saint Augustin : il était heureux au début de la grâce de la conversion, puis il découvrit qu’une autre grâce était nécessaire, la grâce de la persévérance que nous devons chaque jour demander au Seigneur ; mais étant donné que – je reviens à ce que dit le cardinal Martini – « jusqu'à présent le Seigneur m'a donné cette grâce de la persévérance ; il me la donnera, je l'espère, également au cours de la dernière étape de mon chemin sur cette terre ». Il me semble que nous devons avoir confiance dans ce don de la persévérance, mais que nous devons également, avec ténacité, humilité et patience, prier le Seigneur pour qu'il nous aide et nous soutienne par le don de ce qui est véritablement définitif ; qu'Il nous accompagne jour après jour jusqu'à la fin, même si notre chemin doit passer à travers des vallées obscures. Le don de la persévérance nous donne la joie, il nous donne la certitude que nous sommes aimés du Seigneur et cet amour nous soutient, nous aide et ne nous abandonne pas à nos faiblesses.

La souffrance, le sacerdoce

4) Voici la question d’un séminariste du diocèse de Rome, Francesco Annesi, en 5ème année (3ème année de théologie) et la réponse du pape :

Votre Sainteté, dans la Lettre apostolique Salvifici doloris de Jean-Paul II, il apparaît clairement combien la douleur est une source de richesse spirituelle pour tous ceux qui l'accueillent en union aux souffrances du Christ. Comment aujourd'hui, dans un monde qui cherche tous les moyens licites ou illicites pour éliminer toute forme de douleur, le prêtre peut-il être témoin du sens chrétien de la douleur et comment doit-il se comporter face à ceux qui souffrent sans risquer d'être rhétorique ou pathétique ?

Benoît XVI : Oui, comment faire ? Il me semble qu'il est juste de faire tout ce qui est possible pour vaincre les souffrances de l'humanité et pour aider les personnes qui souffrent – elles sont si nombreuses dans le monde – à trouver une vie bonne et à être libérées des maux que souvent nous causons nous-mêmes : la faim, les épidémies, etc.

Mais, dans le même temps, en reconnaissant ce devoir de travailler contre les souffrances causées par nous-mêmes, nous devons aussi reconnaître et comprendre que la souffrance est une part essentielle de notre maturité humaine. Je pense à la parabole du Seigneur sur le grain de blé tombé en terre, qui ne peut que de cette manière, en mourant, porter du fruit, et le fait de tomber en terre et de mourir ne représente pas simplement un moment, mais il s'agit véritablement du processus d'une vie.

Tomber comme un grain en terre et mourir ainsi, se transformer, être des instruments de Dieu, porter ainsi du fruit. Ce n'est pas par hasard que le Seigneur dit à ses disciples : le Fils de l'Homme doit aller à Jérusalem pour souffrir ; c'est pourquoi celui qui veut être mon disciple doit prendre sa croix sur les épaules et me suivre. En réalité, nous sommes toujours un peu comme Pierre, qui dit au Seigneur : Non, Seigneur, il ne peut pas en être ainsi pour toi, tu ne dois pas souffrir. Nous ne voulons pas porter la Croix, nous voulons créer un Royaume plus humain, plus beau sur la terre.

Cela est totalement erroné : le Seigneur l'enseigne. Mais Pierre a eu besoin de beaucoup de temps, peut-être de toute sa vie pour le comprendre ; parce que cette légende du Quo Vadis ? a quelque chose de vrai en soi : apprendre qu'aller avec la Croix du Seigneur est précisément le chemin qui porte du fruit. Ainsi, dirais-je, avant de parler aux autres, nous devons nous-mêmes comprendre le mystère de la Croix.

Certes, le christianisme nous donne de la joie, parce que l'amour donne de la joie. Mais l'amour est toujours également un processus où l'on se perd soi-même et donc également un processus où l'on sort de soi-même ; en ce sens, c'est également un processus douloureux. Et c'est uniquement de cette manière qu'il nous fait mûrir et arriver à la joie véritable. Ceux qui affirment ou qui promettent une vie qui serait seulement joyeuse et confortable, mentent, parce cela n'est pas la vérité de l'homme ; la conséquence est que l'on doit ensuite se réfugier dans des paradis artificiels. Et ainsi on ne parvient pas à la joie mais bien plutôt à l'autodestruction.

Le christianisme nous annonce la joie, oui ; cette joie ne croît cependant que sur le chemin de l'amour et ce chemin de l'amour a un lien avec la Croix, avec la communion avec le Christ crucifié. Elle est représentée par le grain de blé tombé en terre. Lorsque nous commençons à comprendre et à accepter cela, chaque jour, parce que chaque jour nous impose quelque insatisfaction, quelque poids qui crée aussi de la douleur, lorsque nous acceptons cette école de la sequela du Christ, comme les Apôtres ont dû apprendre à cette école, alors nous devenons également capables d'aider les personnes qui souffrent.

Il est vrai que cela est toujours un peu difficile si une personne qui est plus ou moins en bonne santé ou dans de bonnes conditions doit en réconforter une autre frappée par un grand mal : que ce soit la maladie ou la perte de l'amour. Face à ces maux que nous connaissons tous, tout apparaît presque inévitablement uniquement rhétorique ou pathétique. Mais, dirais-je, si ces personnes sentent que nous sommes « com-patients », que nous voulons porter avec eux la Croix en communion avec le Christ, surtout en priant avec eux, en les assistant également avec un silence plein de sympathie, d'amour, en les aidant autant que nous pouvons, nous pouvons devenir crédibles.

Nous devons accepter, que peut-être dans un premier moment, nos paroles apparaissent comme de simples paroles. Mais si nous vivons réellement dans cet esprit de la vraie sequela de Jésus, nous trouvons également la manière d'être proches à travers notre sympathie. Sympathie, étymologiquement, signifie « com-passion » pour l'homme, en l'aidant, en priant, en créant ainsi la confiance que la bonté du Seigneur existe même dans la vallée la plus obscure. Nous pouvons ainsi ouvrir le cœur à l'Évangile du Christ lui-même, qui est le vrai consolateur ; ouvrir le cœur à l'Esprit Saint qui est appelé l'autre Consolateur, l'autre Paraclet, qui assiste, qui est présent.

Nous pouvons ouvrir le cœur non à nos paroles, mais au grand enseignement du Christ, à son être avec nous et aider ainsi à ce que la souffrance et la douleur deviennent réellement une grâce de maturité, de communion avec le Christ crucifié et ressuscité.

Visite de Benoît XVI au Séminaire Majeur de Rome - 18.02.07 (Questions 1 et 2)
Benoît XVI partage les "secrets" pour être un bon séminariste et futur prêtre - 19.02.07 (Questions 3 et 4)
Benoît XVI rappelle que l'Écriture est la voix de Dieu - 20.02.07 (Questions 5 et 6)

Sources: www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 19.02.2007 - BENOÎT XVI - Vie sacerdotale

 

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