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19 Avril 2005
 

Benoît XVI : Vie, famille : valeurs non négociables

 

CITE DU VATICAN, le 15 Mars 2007 - (E.S.M.) - Le pape Benoît XVI  recommande d'avoir le plus grand soin pastoral pour la formation des fiancés et pour la vérification attentive de leurs convictions concernant les engagements prescrits pour la validité du sacrement de Mariage.

Mariage et famille sont des institutions qui doivent être promues et garanties de toute équivoque possible quant à leur vérité.

Benoît XVI : Vie, famille : valeurs non négociables

Eucharistie et bien commun : rappel des points non négociables
Au paragraphe 83 de l'exhortation "Sacramentum Caritatis", le Pape Benoît XVI rappelle que "le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales" :

"cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29). Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié."

Article de Fides

Des législations très agressives, des groupes de pressions qui ne voient pas dans la famille une valeur ou un bien juridique à protéger, une perte de la dimension transcendante de l’homme : les facteurs qui mettent en danger la famille en Europe aujourd’hui

A Rome s'est terminé (8-10 mars) le Congrès européen pour la famille, sur le thème “La famille : avenir de l’Europe”, organisé par l’Institut d’études supérieures sur la femme, de l’Athénée Pontifical Regina Apostolorum de Rome. A la fin du Congrès l’Agence Fides a adressé quelques questions à la directrice du congrès, Patricia Martínez Peroni, professeur d’anthropologie et de psychologie de la personnalité et des différences individuelles à l’Université San Pablo CEU de Madrid.

Selon ce qui a été discuté pendant le congrès ces jours-ci, quelle est la situation actuelle de la famille en Europe, et quels problèmes doit-elle affronter?

Actuellement les critères et les politiques qui dirigent l’Europe, qui souffre d’une perte d’identité depuis qu’elle a décidé de négliger l’origine de ses racines chrétiennes, influencent de manière préoccupante, je ne dis pas négative, divers aspects de la réalité humaine, dont la famille. Ce qu’ils font est de fragmenter l’être humain, laissant sa dimension transcendante dans la sphère de la vie privée, et prétendant que nous devons nous comporter comme collectifs sociaux, où nous avons des droits comme citoyens, mais où nous n’avons aucune coresponsabilité pour rendre effectifs les droits de Dieu, auteur de l’Europe et de toute l’humainté. Ce sont des politiciens très partiels, très réductionnistes, et concrètement très fonctionnalistes : la seule chose que les politiques cherchent maintenant pour les familles est le bien-être, la consommation et la cohabitation. Mais l’être humain n’est pas cela, l’être humain est transcendant, et si l’on ne considère pas son origine divine, on ne peut lui apporter le bonheur. L’Europe a une identité chrétienne qu’il faut retrouver.

Pourrions-nous dire que la famille européenne est malade?

Je crois qu’elle n’est pas malade, mais qu’elle risque de l’être à cause de la forte charge idéologique et des groupes de pressions anti-chrétiens qui ne voient pas dans la famille une valeur ou un bien juridique à protéger. Elle risque de l’être parce que les législations sont très agressives, parce qu’elles ne protègent pas juridiquement la famille et font une espèce de sociologie de la famille, quand en réalité ce qu’il faut faire est une politique de la famille.

Quelles sont les idées les plus importantes issues de ce congrès?

Dans ce congrès on a parlé principalement de l’analyse de l’identité humaine, par conséquent de l’identité de ce qui forme la famille en tant que lien entre un homme et une femme ouverts à la vie, et on a vu qu’on ne pouvait opposer le bien personnel au bien commun ou social. Par conséquent le bien social et le bien politique européen doivent répondre à l’identité humaine de la personne et à l’identité de la famille. On a analysé la famille au niveau économique, au niveau politique et social, au niveau culturel, au niveau religieux, et surtout on a cherché à proposer des solutions au niveau pratique. Telles sont les initiatives que nous pouvons offrir pour retrouver l’identité de la famille, afin que, comme catholiques, nous ayons une influence sociale, pour apporter des solutions aux problèmes déjà existants. Par exemple : si l’avortement existe en Europe, quelles alternatives peut-on offrir? Nous devons nous associer pour défendre ce qui est un grand bien. Certaines initiatives ont été présentées dans ce sens, tenant compte du fait que nous vivons dans une situation à rechristianiser, car je crois que l’Europe est de nouveau une région d’évangélisation. Il semble qu’elle ait dissipé presque tout ce qu’elle avait reçu en héritage, comme le fils prodigue, et maintenant arrive le moment de l’évangéliser pour qu’elle retrouve ses racines.

Quelques sont les fruits de ce congrès?

Il a été dit que dans des pays européens déterminés il y avait un germe d’identité chrétienne, et il serait bien de travailler en réseau ou par un associationnisme concret, afin que la famille soit connue de tous. On a vu l’importance d’une articulation efficace pour avoir une présence sociale qui soit importante. Parce qu’il est clair que nous devons défendre la famille en premier lieu en défendant notre famille, et après en tentant d’influencer la société.


Nous avons pensé utile de joindre à cet article le point V du 5§ de la Première partie de l'exhortation du pape Benoît XVI: "Sacramentum Caritatis"

V. Eucharistie et Mariage

Eucharistie, sacrement sponsal

27. L'Eucharistie, sacrement de la charité, fait apparaître un rapport particulier avec l'amour entre l'homme et la femme, unis par le mariage. Approfondir ce lien est une nécessité propre à notre temps. (83) Le Pape Jean-Paul II a eu plusieurs fois l'occasion d'affirmer le caractère sponsal de l'Eucharistie et son rapport particulier avec le Sacrement du Mariage: « L'Eucharistie est le sacrement de notre rédemption. C'est le sacrement de l'Époux, de l'Épouse ». (84) (...) L'Eucharistie fortifie d'une manière inépuisable l'unité et l'amour indissoluble de tout mariage chrétien. En lui, en vertu du sacrement, le lien conjugal est intrinsèquement relié à l'unité eucharistique entre le Christ époux et l'Église épouse (cf. Ep 5, 31-32). Le consentement mutuel que mari et femme échangent dans le Christ, et qui fait d'eux une communauté de vie et d'amour, a lui aussi une dimension eucharistique. En effet, dans la théologie paulinienne, l'amour sponsal est le signe sacramentel de l'amour du Christ pour son Église, un amour qui a son point culminant dans la croix, expression de ses « noces » avec l'humanité et, en même temps, origine et centre de l'Eucharistie. Voilà pourquoi l'Église manifeste une proximité spirituelle particulière à tous ceux qui ont fondé leur famille sur le sacrement de Mariage. (86) La famille – Église domestique (87) – est une cellule primordiale de la vie de l'Église, en particulier pour son rôle décisif concernant l'éducation chrétienne des enfants. (88) Dans ce contexte, le Synode a recommandé aussi de reconnaître la mission particulière de la femme dans la famille et dans la société, une mission qui doit être défendue, sauvegardée et promue. (89) Son identité d'épouse et de mère constitue une réalité imprescriptible qui ne doit jamais être dévaluée.

Eucharistie et unicité du mariage

28. C'est précisément à la lumière de cette relation intrinsèque entre mariage, famille et Eucharistie qu'il est possible de considérer certains problèmes pastoraux. Le lien fidèle, indissoluble et exclusif qui unit le Christ et l'Église, et qui trouve son expression sacramentelle dans l'Eucharistie, est en relation avec le donné anthropologique originel par lequel l'homme doit être uni de manière définitive à une seule femme et réciproquement (cf. Gn 2, 24; Mt 19, 5). Sur cet arrière-fond de pensées, le Synode des Évêques a étudié le thème des pratiques pastorales concernant ceux qui entendent l'annonce de l'Évangile, provenant de cultures où se pratique la polygamie. Ceux qui se trouvent dans une telle situation et qui s'ouvrent à la foi chrétienne doivent être aidés pour intégrer leur projet humain dans la nouveauté radicale du Christ. Au cours du catéchuménat, le Christ les rejoint dans leur condition spécifique et il les appelle à la pleine vérité de l'amour, passant à travers les renoncements nécessaires, en vue de la communion ecclésiale parfaite. L'Église les accompagne par une pastorale pleine de douceur et en même temps de fermeté, (90) en leur montrant surtout la lumière qui, venant des mystères chrétiens, se reflète sur la nature et sur les désirs humains.

Eucharistie et indissolubilité du mariage

29. Si l'Eucharistie exprime le caractère irréversible de l'amour de Dieu pour son Église dans le Christ, on comprend pourquoi elle implique, en relation au sacrement de Mariage, l'indissolubilité à laquelle tout véritable amour ne peut qu'aspirer. (91) L'attention pastorale que le Synode a réservée aux situations douloureuses dans lesquelles se trouvent de nombreux fidèles qui, après avoir célébré le sacrement de Mariage, ont divorcé et contracté une nouvelle union, est donc plus que justifiée. Il s'agit d'un problème pastoral épineux et complexe, une vraie plaie du contexte social actuel, qui touche de manière croissante les milieux catholiques eux-mêmes. Par amour de la vérité, les Pasteurs sont obligés de bien discerner les diverses situations, pour aider spirituellement de la façon la plus appropriée les fidèles concernés. (92) Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Familiaris consortio (22 novembre 1981), n. 84.Le Synode des Évêques a confirmé la pratique de l'Église, fondée sur la Sainte Écriture(cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l'union d'amour entre le Christ et l'Église, qui est signifiée et mise en œuvre dans l'Eucharistie. Toutefois, les divorcés remariés, malgré leur situation, continuent d'appartenir à l'Église, qui les suit avec une attention spéciale, désirant qu'ils développent, autant que possible, un style de vie chrétien, par la participation à la Messe, mais sans recevoir la Communion, par l'écoute de la Parole de Dieu, par l'adoration eucharistique et la prière, par la participation à la vie de la communauté, par le dialogue confiant avec un prêtre ou un guide spirituel, par le dévouement à la charité vécue et les œuvres de pénitence, par l'engagement dans l'éducation de leurs enfants.

Là où surgissent des doutes légitimes sur la validité du Mariage sacramentel qui a été contracté, il convient d'entreprendre ce qui est nécessaire pour en vérifier le bien-fondé. Il faut aussi s'assurer, dans le plein respect du droit canonique, (93) de la présence sur le territoire de tribunaux ecclésiastiques, de leur caractère pastoral, de leur fonctionnement correct et rapide. (94) Il importe qu'il y ait, dans chaque diocèse, un nombre suffisant de personnes préparées pour le bon fonctionnement des tribunaux ecclésiastiques. Je rappelle que « c'est une obligation grave que le travail institutionnel de l'Église réalisé dans les tribunaux soit rendu toujours plus proche des fidèles ». (95) Benoît XVI, Discours au Tribunal de la Rote romaine à l'occasion de l'inauguration de l'année judiciaire (28 janvier 2006): Il est cependant nécessaire d'éviter de comprendre la préoccupation pastorale comme si elle était en opposition avec le droit. On doit plutôt partir du présupposé que le point fondamental de rencontre entre le droit et la pastorale est l'amour de la vérité: cette dernière en effet n'est jamais abstraite, mais « elle s'intègre dans l'itinéraire humain et chrétien de tout fidèle ». (96) Enfin, là où la nullité du lien matrimonial n'est pas reconnue et où des conditions objectives rendent de fait la vie commune irréversible, l'Église encourage ces fidèles à s'engager à vivre leur relation selon les exigences de la Loi de Dieu, comme amis, comme frère et sœur; ils pourront ainsi s'approcher de la table eucharistique, avec les attentions prévues par la pratique éprouvée de l'Église. Un tel chemin, pour qu'il soit possible et qu'il porte du fruit, doit être soutenu par l'aide des pasteurs et par des initiatives ecclésiales appropriées, en évitant, dans tous les cas, de bénir ces relations, pour que ne surgissent pas chez les fidèles des confusions autour de la valeur du Mariage. (97)

Vu la complexité du contexte culturel dans lequel vit l'Église dans beaucoup de pays, le Synode a aussi recommandé d'avoir le plus grand soin pastoral pour la formation des fiancés et pour la vérification attentive de leurs convictions concernant les engagements prescrits pour la validité du sacrement de Mariage. Un sérieux discernement à ce sujet pourra éviter que des élans émotifs ou des raisons superficielles conduisent les deux jeunes à assumer des responsabilités qu'ils ne sauront ensuite honorer. (98) Le bien que l'Église et la société tout entière attendent du mariage et de la famille fondée sur lui est trop grand pour qu'on ne s'engage pas totalement dans ce domaine pastoral spécifique. Mariage et famille sont des institutions qui doivent être promues et garanties de toute équivoque possible quant à leur vérité, parce que tout dommage qui leur est causé constitue de fait une blessure pour la convivialité humaine comme telle.

NDLR : Nous avions écrit, le 14 octobre 2005, au bas d'un article, la phrase qui suit.

Dans ce synode, il y a beaucoup de questions et d'interventions au sujet des divorcés remariés. Peut-on formuler la question suivante?
Est-il raisonnable, digne et "valable" d'accorder le mariage sacramentel à des baptisés qui ne pratiquent plus, depuis disons un certain temps, sachant que c'est pertinemment et consciemment qu'après la "cérémonie (parfois spectacle organisé par la famille)", elles persisteront délibérément dans ce choix de vie, loin des sacrements ?
(Nullité de mariage, Benoît XVI souhaite des procédures plus simples) - (Synode des évêques 2005, 17e congrégation de l'Assemblée synodale ...)

Le Saint-Père nous a apporté la réponse.
 

Sources:  www.vatican.va - FIDES - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 15.03.2007 - BENOÎT XVI - Table S.C. - Famille

 

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