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19 Avril 2005
 

La vertu de chasteté est l'un des aspects de la vertu cardinale de la tempérance

 

Le 10 novembre 2008 - (E.S.M.) - L'une des conséquences du péché originel est la facilité avec laquelle la tendance sexuelle devient autonome et requiert la gratification érotique au-delà de tout contrôle des facultés spirituelles.

La chasteté (bas-relief à Notre-Dame de Paris) - Pour agrandir l'image Cliquer

La vertu de chasteté est l'un des aspects de la vertu cardinale de la tempérance

LA CHASTETÉ

Le 10 novembre 2008 -  Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - La vertu de chasteté est l'un des aspects de la vertu cardinale de la tempérance. Elle comporte une disposition stable qui modère la tendance sexuelle. Vue l'importance de la conservation de l'espèce humaine, l'inclination à transmettre la vie est une force très puissante. L'intégration de cette force parmi les buts de la vie et avec le respect des droits et de la dignité d'autrui requiert donc une attention particulière. L'une des conséquences du péché originel est la facilité avec laquelle la tendance sexuelle devient autonome et requiert la gratification érotique au-delà de tout contrôle des facultés spirituelles. La sexualité et les plaisirs qu'elle offre, étant naturels, sont bons en soi. Mais la valeur morale de l'activité sexuelle et la satisfaction spirituelle plus profonde qu'elle peut offrir dépendent de la collocation de la sexualité à l'intérieur du dynamisme de l'amour vrai et responsable et plus encore de l'amour surnaturel, de la charité.

Cultiver la vertu de chasteté comporte l'éducation du désir sexuel en vue du vrai bien non seulement de l'individu mais aussi de l'autre personne qui est objet de désir et de l'enfant également qui peut être conçu lors de l'union sexuelle, enfant qui, même s'il n'existe pas encore, a le droit de naître à l'intérieur d'une famille responsable. La coopération réciproque de la concupiscence sexuelle sensible et des facultés spirituelles
(intelligence et volonté) en vue du vrai bien n'est pas seulement possible mais également naturelle parce que la concupiscence a un besoin intrinsèque de la lumière et de la direction offertes par les facultés spirituelles. Saint Thomas d'Aquin place pour cette raison la vertu de la tempérance et ses subdivisions non pas dans le cadre de la raison et de la volonté mais dans celui des passions qui secondent le choix du bien accompli par l'intelligence. Seulement quand le désir sexuel a été éduqué par la vertu de chasteté en acceptant l'orientation spirituelle, la personne atteint la maturité morale dans ce champ. La modération des passions sexuelles de la part de la vertu de chasteté ne signifie pas qu'elles soient éliminées. Dans le contexte du mariage, où existe une affection réciproque, la responsabilité et l'ouverture à la transmission de la vie, la chaleur et la satisfaction spirituelle de l'amour des époux est amélioré et non diminué. En outre, la dimension sacramentelle qui ouvre à la charité même du Christ, donnée à l'humanité, fait que l'amour humain dans toutes ses composantes est imprégné par l'amour surnaturel de charité et ainsi libéré de tout résidu d'égoïsme. (Ndlr : Pour mémoire, l’appel que le Saint-Père Benoît XVI a adressé aux jeunes, à Sao Paulo : "à vous qui êtes venus à cette rencontre,  je vous dis de ne pas gaspiller votre jeunesse."  (Benoît XVI)

Ce qui peut aider à la compréhension de la nature de la chasteté est la comparaison avec une autre disposition, appelée continence, qui met un « frein d'urgence » aux passions sexuelles fortes et soudaines. La continence a quelque chose de la vertu mais elle n'est pas encore une véritable vertu. La personne chaste, en effet, n'est pas tenaillée par de fortes passions sexuelles parce qu'elles ont été éduquées à suivre la direction indiquée par la raison et trouvent ainsi leur expression seulement à l'intérieur de l'union sexuelle responsable des époux. La personne se trouvant en continence, est encore troublée par de fortes passions. La continence est placée non pas dans le cadre de la passion modérée, comme l'est la chasteté, mais dans celui de la volonté. Voila pourquoi il ne s'agit pas encore d'une vertu accomplie. Chez la personne chaste, la passion coopère avec la raison et la volonté parce qu'elle a été pour ainsi dire domestiquée alors que, chez la personne qui est en continence, la passion s'oppose à la raison et se trouve retenue par la seule force de la volonté.

La chasteté et la continence ne constituent pas cependant un refus névrotique de la sexualité. Dans la répression névrotique, la raison et la volonté n'ont pas accès à la concupiscence sexuelle qui est réprimée par d'autres émotions telles que la peur ou les émotions « assertives » de l'ambition et du courage. Dans la névrose, la sexualité est perçue comme un mal et, en tant que tel, est évitée par la pure force psychique et émotive alors que, dans l'autocontrôle vertueux, la sexualité est respectée et ressentie émotionnellement comme une réalité fondamentalement positive et nécessaire en ce que dirigée par les facultés spirituelles.

Le conseil évangélique de la chasteté perpétuelle proposé par le Christ à des personnes et ensuite accueillie par le biais du vœux de chasteté ou la virginité consacrée est un moyen permettant de s'identifier plus profondément au Christ. Il est motivé par l'amour de Dieu et renforce cet amour en lui donnant la fécondité spirituelle. Les personnes consacrées qui vivent la chasteté perpétuelle constituent un signe eschatologique qui indique de manière visible dans l'Église que la vie de la grâce est vraie du moment qu'il est possible de baser la vie entière d'une personne dans toutes ses dimensions, et non seulement un aspect ou une phase de la vie, sur la grâce de Dieu, mystérieuse mais réelle.

Wojciech Giertych OP Théologien de la Maison pontificale

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Sources : www.vatican.va (TotusTuus) -  (E.S.M.)
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité)  10.11.2008 - T/Famille

 

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