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19 Avril 2005
 

Jean-Paul II : L'unité originelle de l'homme et de la femme

 

Le 03 novembre 2008 - (E.S.M.) - C'est ainsi, souligna Jean-Paul II, que l'homme (homme) exprime, pour la première fois, une joie qu'auparavant il ne connaissait pas, puisqu'il n'y avait pas d'être semblable à lui. La joie pour l'autre être humain, pour le second je domine les paroles que l'homme (homme) prononce devant la femme (femme). Tout cela aide à comprendre le sens profond de l'unité primitive.

La création 

Jean-Paul II : L'unité originelle de l'homme et de la femme

Pages précédentes :
Réflexions sur l'origine de la famille (1)
La frontière qui sépare l'innocence primitive de l'homme du péché originel (2)
L'arbre de la connaissance du bien et du mal (3)
Le sens de la solitude de l'homme à l'origine (4)
L'homme prend conscience d'être une personne (5)

Alternative entre la mort et l'immortalité (6)

Le 03 novembre 2008 -  Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - 1. Les paroles du livre de la Genèse, il n'est pas bon que l'homme soit seul, (2, 18), sont comme un prélude au récit de la création de la femme. Grâce à ce récit, le sens de la solitude originelle aide à mieux comprendre le sens de l'unité primitive, dont le point clé semblé constitué par les paroles du verset 24 du IIe chapitre de la Genèse auxquelles fait allusion le Christ dans son dialogue avec les Pharisiens : L'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et les deux ne feront qu'une seule chair (Mt 19, 5). Si le Christ cite ces paroles lorsqu'il fait allusion au commencement, il faut cependant préciser le sens de cette unité primitive fondée sur la création de l'homme, homme et femme.

Le récit du premier chapitre de la Genèse ne fait pas état de la solitude originelle de l'homme : en effet, précisa Jean-Paul II, dès le commencement, l'homme est homme et femme. Le texte yahviste du IIe chapitre, au contraire, nous autorise, en quelque sorte à ne penser tout d'abord qu'à l'homme, parce que celui-ci, en vertu de son corps, appartient au monde visible, mais le dépasse ; puis il nous porte à penser au même homme. Mais dans la diversité des sexes, le corporel et le sexuel ne d'identifient pas complètement.

Bien que le corps humain, normalement constitué, porte les signes du sexe, c'est-à-dire est de par sa nature, masculin ou féminin, l'homme avec son corps est plus profondément lié à ce qui fait son je qu'à son caractère somatique d'homme et de femme, donc, le sens de la solitude originelle qui peut n'être référée qu'à l'homme est essentiellement antérieur au sens de l'unité primitive ; celle-ci, est, en effet, fondée sur la masculinité et sur la féminité, comme sur deux incarnations différentes. C'est-à-dire sur deux manières d'être corps du même être humain, créé à l'image de Dieu
(Gn 1, 27).

2. En lisant le texte yahviste où la création de la femme constitue un récit à part
(Gn 2, 21-22), il nous faut en même temps garder à l'esprit l'image de Dieu du premier récit de la création. Le second récit, garde, pour ce qui est du langage et du style, toutes les caractéristiques du texte yahviste ; le mode d'expression est conforme à la manière de penser de l'époque à laquelle le texte a été écrit. On peut dire, en suivant la philosophie religieuse contemporaine et la philosophie du langage qu'il s'agit d'un langage mythique. Dans ce cas, en effet, le terme de mythe ne désigne pas un contenu légendaire mais un mode archaïque d'exprimer un contenu plus profond. Et c'est sans aucune difficulté que, sous la couche de l'ancien récit, nous découvrons ce contenu, admirable en ce qui concerne les qualités et la densité des vérités qu'il renferme.

Ajoutons que le second récit de création de l'homme est, jusqu'à un certain moment, une sorte de dialogue entre l'homme et Dieu-créateur, en particulier la où l’homme
(Adam) est créé définitivement homme et femme. (Is'Issah). La création se réalise en presque deux dimensions à la fois ; l'acte de Yahvé-Dieu qui créé correspond au processus de la conscience humaine.

3. Ainsi donc Yahvé-Dieu dit : il n'est pas bon que l'homme soit seul ; il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie.
(Gn 2, 18). Et en même temps, l'homme confirme sa propre solitude (Gn 2, 20), puis, nous lisons : Alors Yahvé-Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme qui s'endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place, puis, de la côte qu'il avait tirée de l'homme, Yahvé-Dieu façonna une femme et l'amena à l’homme. (Gn 2, 21-22). Si l'on tient compte de la spécificité du langage, explique Jean-Paul II, il faut avant tout reconnaître que cette torpeur de la Genèse où l'homme est plongé en attendant le nouvel acte du Créateur, nous fait beaucoup réfléchir. Dans la mentalité contemporaine habituée, par ses analyses du subconscient, à associer le monde du sommeil à des contenus sexuels, cette torpeur peut entraîner une association particulière.

Cependant, le récit biblique, lui, semble dépasser la dimension du subconscient. D'autre part, si l'on tient compte de la diversité des termes, on peut en conclure que l'homme
(Adam) est plongé dans le sommeil pour se réveiller homme et femme. En effet, nous trouvons pour la première fois au verset 23 du IIe chapitre de la Genèse, la distinction Is Issah. Cette torpeur ne désigne donc pas tellement le passage du conscient au subconscient, mais plutôt un retour spécifique au non-être (le sommeil étant une composante de l'anéantissement de l'existence consciente de l'homme), c'est-à-dire au temps antérieur à la création, afin que de non-être, l'homme seul puisse, par l'acte créateur de Dieu, se réveiller dans sa double unité d'homme et de femme.

Dans tous les cas, à la lumière des versets 18 et 20 du IIe chapitre de la Genèse, il ne fait pas de doute que l'homme tombe dans cette torpeur en souhaitant trouver à son réveil un être semblable à lui, si, par analogie avec le sommeil, nous pouvons aussi parler de rêve, nous devons dire que l'archétype biblique nous autorise à reconnaître dans ce rêve un second je, lui aussi personnel et rapporté à l'état de solitude originelle, c'est-à-dire à tout le processus de stabilisation de l'identité humaine par rapport à l'ensemble des êtres vivants
(animalia), puisque c'est un processus de différenciation de l'homme de ce milieu. Ainsi le cercle de la solitude de l’homme-personne se rompt parce que le premier homme se réveille de son sommeil homme et femme.

« Elle est la chair de ma chair »

4. La femme est modelée avec la cote, que Yahvé-Dieu a ôtée à l'homme. En considérant le mode d'expression archaïque et métaphorique, nous pouvons établir qu'il s'agit d'une homogénéité de tout l'être des deux. Cette homogénéité concerne surtout le corps, la structure somatique, et elle est confirmée aussi par les premières paroles que l'homme adresse à la femme créée : Elle est la chair de ma chair et l'os de mes os
(Gn 2, 23). Et les paroles que nous venons de citer se rapportent pourtant aussi au caractère humain de l’homme-mâle. Il faut les lire dans le contexte des affirmations faites avant la création de la femme ; dans ces paroles, qui ne font pas encore état de l’incarnation de l'homme, la femme est cependant considérée comme une aide qui lui est assortie (cf. Gn 2, 18 et 2, 20).

Ainsi, la femme est créée en un certain sens de la même humanité. Malgré la différence de constitution liée au sexe, l'homogénéité somatique est si évidente que l'homme
(homme) l'exprime ainsi, après s'être réveillé de son sommeil : Elle est la chair de ma chair et l'os de mes os ! Elle sera appelée femme car elle fut tirée de l'homme (Gn 2, 23).

C'est ainsi, conclut Jean-Paul II, que l'homme
(homme) exprime, pour la première fois, une joie qu'auparavant il ne connaissait pas, puisqu'il n'y avait pas d'être semblable à lui. La joie pour l'autre être humain, pour le second je domine les paroles que l'homme (homme) prononce devant la femme (femme). Tout cela aide à comprendre le sens profond de l'unité primitive. Les paroles à ce sujet ne sont pas nombreuses, mais chacune a une grande portée. Il nous faut donc tenir compte - et nous le ferons également par la suite - du fait que cette première femme modelée avec la côté enlevée à l'homme (homme) est aussitôt accueillie comme une aide qui lui est assortie.

Nous reviendrons encore sur ce thème, c'est-à-dire sur le sens de l'unité primitive de l'homme et de la femme dans la même humanité.

(à suivre) : PAR LA COMMUNION DES PERSONNES L'HOMME DEVIENT IMAGE DE DIEU

 

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Sources : www.vatican.va (archives) -  (E.S.M.)
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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité)  03.11.2008 - T/Famille

 

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