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19 Avril 2005
 

Motu Proprio, les souhaits de Benoît XVI

 

Le 03 octobre 2008 - (E.S.M.) - Lors de son voyage en France le pape Benoît XVI a été, on ne peut plus explicite, sur la question du Motu Proprio. Tout d'abord, lors d'une conférence de presse dans l'avion et ensuite aux évêques réunis à Lourdes, le pape a précisé sa pensée. Il est instructif, pour ceux qui ne les auraient pas lu, de rappeler les propos du pape. (lire en deuxième partie)

Le Saint-Père au terme de sa conférence avec les évêques de France - Pour agrandir l'image Cliquer

Motu Proprio, les souhaits du pape Benoît XVI

COMMENT DÉTOURNER UN MOTU PROPRIO

Le 03 octobre 2008 -  Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Dans son Motu Proprio Summorum pontificum libéralisant la forme extraordinaire de la liturgie romaine, le pape Benoît XVI rappelait que "le missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la lex orandi (la règle de ce qu’il faut dire dans la prière) de l'Église catholique de rite latin." Puis, dans la Lettre qu'il avait conjointement adressée à tous les évêques, le Souverain Pontife déplorait que le missel romain promulgué par Paul VI à la suite de Vatican II avait été interprété "comme une autorisation, voire même une obligation de créativité" ayant "souvent porté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable."

Enfin, le pape souhaitait que "les deux formes d'usage du rite romain
[puissent] s'enrichir réciproquement" afin que "dans la célébration de la Messe selon le missel de Paul VI [soit] manifestée de façon plus forte que cela ne l'a été souvent fait jusqu'à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien." Benoît XVI rappelait que "la meilleure garantie pour que le missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions" afin que soit "rendue visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce missel."

L'objectif poursuivi par le Saint-Père était donc très clair: libéraliser la forme extraordinaire de la liturgie, afin qu'elle puisse avoir une influence positive sur la façon de célébrer la forme ordinaire de cette même liturgie. Autrement dit, le Motu proprio invitait expressément les prêtres à rectifier tout ce qui ne va pas dans leur façon actuelle de célébrer le rite romain.

Le document pontifical a-t-il été utilisé conformément aux voeux du Saint-Père ? Rien ne permet de le dire. Car si l'on regarde ce qui se fait actuellement dans les diocèses sous couvert du Motu proprio, on voit que les
(rares) églises où la liturgie est célébrée selon la forme extraordinaire deviennent des prétextes à ne rien changer, à ne rien améliorer, à ne rien corriger dans la façon de célébrer la forme ordinaire de notre liturgie.

On ne peut que constater et regretter que le Motu proprio est aujourd'hui utilisé de façon détournée dans les diocèses : les quelques "conservatoires" de la forme extraordinaire du rite romain ne servent souvent qu'à camoufler et à justifier la grande pagaille qui caractérise la forme ordinaire de notre liturgie.

Ce n'est sûrement pas ce que souhaitait Benoît XVI en publiant Summorum pontificum...

Denis CROUAN docteur en théologie, Pdt de Pro Liturgia

A lire ou à relire

Une question très intéressante a été posée au pape, celle sur le Motu Proprio « Summorum Pontificum » et sur les préoccupations des catholiques français sur ce document.

Que dites-vous à ceux qui, en France, craignent que le Motu proprio ‘Summorum Pontificum’ marque un retour en arrière sur les grandes intuitions du Concile Vatican II ?

Réponse de Benoît XVI : "C’est une peur infondée parce que ce Motu proprio est simplement un acte de tolérance, dans un but pastoral pour des personnes qui ont été formées dans cette liturgie, l’aiment, la connaissent, et veulent vivre avec cette liturgie. C’est un petit groupe parce que cela suppose une formation en latin, une formation dans une certaine culture. Mais il me semble que c’est exigence normale de la foi et de pastorale pour un évêque de notre Église d’avoir de l’amour et de la tolérance pour ces personnes et de leur permettre de vivre avec cette liturgie. Il n’y a aucune opposition entre la liturgie renouvelée par le Concile Vatican II et cette liturgie. Chaque jour, les pères conciliaires ont célébré la messe selon l’ancien rite et, en même temps, ils ont conçu un développement naturel pour la liturgie dans tout ce siècle car la liturgie est une réalité vivante qui se développe et conserve dans son développement son identité. Il y a donc certainement des accents différents, mais quand même une identité fondamentale qui exclue une contradiction, une opposition entre la liturgie renouvelée et la liturgie précédente. Je pense quand même qu’il y a une possibilité d’un enrichissement des deux parties. D’un côté les amis de l’ancienne liturgie peuvent et doivent connaître les nouveaux saints, les nouvelles préfaces de la liturgie, etc… d’autre part, la liturgie nouvelle souligne plus la participation commune mais, n’est pas seulement l’assemblée d’une seule communauté mais toujours un acte de l’Église universelle, en communion avec tous les croyants de tous les temps, et un acte d’adoration. Dans ce sens, il me semble qu’il y a un enrichissement réciproque et il est clair que la liturgie renouvelée est la liturgie ordinaire de notre temps".

Une réponse entièrement sereine et positive, qui fait voir même la complémentarité et la possibilité d’un enrichissement réciproque des deux formes de la liturgie latine. Conférence de presse de Benoît XVI dans l'avion

Et aux évêques de France réunis à Lourdes : "le culte liturgique est l'expression suprême de la vie sacerdotale et épiscopale, comme aussi de l'enseignement catéchétique. Votre charge de sanctification du peuple des fidèles, chers Frères, est indispensable à la croissance de l'Église. J'ai été amené à préciser, dans le Motu proprio Summorum Pontificum, les conditions d'exercice de cette charge, en ce qui concerne la possibilité d'utiliser aussi bien le missel du bienheureux Jean XXIII (1962) que celui du Pape Paul VI (1970). Des fruits de ces nouvelles dispositions ont déjà vu le jour, et j’espère que l'indispensable pacification des esprits est, grâce à Dieu, en train de se faire. Je mesure les difficultés qui sont les vôtres, mais je ne doute pas que vous puissiez parvenir, en temps raisonnable, à des solutions satisfaisantes pour tous, afin que la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage. Nul n'est de trop dans l'Église. Chacun, sans exception, doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté. Dieu qui aime tous les hommes et ne veut en perdre aucun nous confie cette mission de Pasteurs, en faisant de nous les Bergers de ses brebis. Nous ne pouvons que Lui rendre grâce de l'honneur et de la confiance qu'Il nous fait. Efforçons-nous donc toujours d'être des serviteurs de l'unité ! (Discours du pape aux évêques de France)

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Sources : PRO LITURGIA -  (E.S.M.)
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité)  03.10.2008 - T/MP

 

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