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19 Avril 2005
 

Merci d'être prêtre

 

Le 01 septembre 2007 - (E.S.M.) - Si nous les remercions, si nous rendons grâce pour eux, c'est fondamentalement parce qu'ils sont prêtres et que le prêtre, comme disait le Saint Curé d'Ars, «est quelque chose de grand [...] qui ne se comprendra bien que dans le Ciel»

Le saint Curé d'Ars  -  Pour agrandir l'image: C'est ici

Merci d'être prêtre

Nous sommes des enfants gâtés. Malgré la diminution de leurs effectifs, nous trouvons normal que les prêtres soient là chaque fois que nous avons besoin d'eux, nous leur en demandons toujours plus... mais, à l'occasion, cela ne nous empêche pas de les critiquer sévèrement ou de colporter des médisances à leur sujet. En revanche, il ne nous vient peut-être pas à l'idée de leur manifester notre amitié et de les remercier d'avoir donné leur vie pour nous donner le Christ.

Même s'ils sont heureux d'être prêtres - et beaucoup d'entre eux le sont, très profondément -, leur ministère est parfois rude, surtout pour les plus isolés d'entre eux : une chose est d'être seul, de cette bonne solitude propice à la prière, une autre est d'être isole, sans goûter le réconfort de relations amicales toutes simples, sans rencontrer jamais un «cœur qui écoute».

Cela aboutit parfois à des situations tragiques :
combien de prêtres sombrent dans l'alcoolisme, la dépression, parce qu'ils sont trop seuls pour faire face à des situations humainement difficiles ? Tel ce prêtre abordant plein d'enthousiasme et de Foi son premier ministère paroissial, mais dont les initiatives, présentées maladroitement, se sont heurtées à une clique de paroissiens qui, sans chercher à comprendre, ont envoyé une pétition à l'évêché... jusqu'au jour où leur jeune curé s'est suicidé. Sans doute était-il dépressif, fragile, mais les choses n'auraient-elles pas été toutes différentes s'il avait été entouré de frères, au lieu d'être cerné par d'impitoyables accusateurs ?

Combien de prêtres nouvellement arrivés dans la paroisse où ils ont été nommés sentent l'hostilité presque papable de chrétiens amers d'avoir vu partir le curé précédent ? Certes, il n'en est pas toujours ainsi, et heureusement ! Mais ça l'est trop souvent, sans que nous nous rendions forcément compte du désarroi que peut provoquer une attitude méfiante, ou simplement distante.

Notre curé est visiblement un prêtre heureux ?
Il le sera encore plus si nous savons l'entourer, l'aider, participer avec enthousiasme à ce qu'il propose, et si nous l'acceptons tel qu'il est au lieu de rêver au prêtre idéal. Lui nous prend bien tel que nous sommes ! Il n'a pas choisi ses ouailles, et il ne lui est pas forcément facile d'être «tout à tous». Il a besoin que nous aussi, nous nous efforcions d'être «tout à tous» : dans une paroisse, comme dans une famille, on ne trie pas ses frères sur le volet.

Bien sûr, il peut arriver que nous ayons des raisons sérieuses de ne pas être d'accord avec notre curé, mais pourquoi ne pas le lui dire avec respect et bienveillance ? Tant de malentendus se dissipent dans un dialogue confiant, tant de progrès peuvent avoir lieu dans un climat fraternel ! Même sur des questions graves, on peut être ferme sans être agressif, et mettre les choses au point sans partir en guerre.

Le merci que nous devons aux prêtres dépasse leurs qualités personnelles, leur dévouement ou la manière dont ils prêchent. Si nous les remercions, si nous rendons grâce pour eux, c'est fondamentalement parce qu'ils sont prêtres et que le prêtre, comme disait le Saint Curé d'Ars, «est quelque chose de grand [...] qui ne se comprendra bien que dans le Ciel» (1).

Le prêtre nous donne Jésus. Par le sacrement de l'Ordre, le prêtre - quels que soient par ailleurs ses faiblesses et son péché - a reçu le pouvoir de célébrer les sacrements in persona Christi, ce qui veut dire davantage que «au nom» ou «à la place» du Christ (2) : le prêtre est vraiment identifié au Christ, «grand prêtre de l'Alliance éternelle».

Sans prêtre, pas d'Eucharistie.
«Dans une communauté, le mystère eucharistique ne peut être célébré par personne d'autre qu'un prêtre ordonné». Or, comme nous l'a rappelé Jean-Paul II, l'Eucharistie est au centre de notre vie chrétienne. C'est le don par excellence, auquel le don du sacerdoce est indissolublement lié.

Rendons grâce pour tous les prêtres que Dieu nous donne. Et sachons trouver les moyens concrets de manifester à chacun notre émerveillement et notre gratitude. En famille, en paroisse, en communauté, prenons le temps de leur dire merci d'avoir répondu «présent» à l'appel de Dieu, pour servir au milieu de nous.

(1) Le Curé d'Ars, pensées, Foi Vivante n° 23, 1997, p. 99.
(2) Jean-Paul II, Encyclique Ecclesia de Eucharistia, § 29. (3) Id.


Humour pour le W.-E. : Mésaventure d'un prêtre encombrant : Pour berner le Motu Proprio de Benoît XVI, il y a les ADAP ! 31.08.07
Lorsque nous avons évoqué les ADAP, c'était évidemment par rapport à la situation en France parce que le problème des paroisses où il n'est pas possible de bénéficier du ministère d'un prêtre qui célèbre l'Eucharistie dominicale existe vraiment, mais, ailleurs.
Cela se produit souvent dans les jeunes Églises, où un seul prêtre a la responsabilité pastorale de fidèles dispersés dans un vaste territoire.
Des situations d'urgence, précisait Jean-Paul II, peuvent se rencontrer également dans les pays de tradition chrétienne séculaire, lorsque la raréfaction du clergé empêche d'assurer la présence d'un prêtre dans toutes les communautés paroissiales.
Quand le pape précise: manque absolu de prêtres ou de diacres, il n'évoquait certainement pas le cas d'une paroisse voisine ou le curé (55 ans et bien portant) nous avoue hier, 31 août, qu'il vient de reprendre du service après deux mois de vacances.

Quelques pistes supplémentaires pour approfondir les commentaires publiés hier sur les ADAP

Un rappel pour ceux qui ne s'en souviennent pas : Les dimanches et les jours de fête de précepte, les fidèles chrétiens sont tenus par l'obligation de participer à la Divine Liturgie ou, selon les prescriptions ou la coutume légitime de leur Église de droit propre, à la célébration des louanges divines. CIO 881

Guide de vie pastorale pour les prêtres diocésains des l'Églises qui dépendent de la Congrégation pour l'Évangélisation des Peuples : Agence Fides

Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres: 15 août 1997 - Huit Congrégations : Ecclesia de Mysterio

(...) Au niveau pastoral, on prendra donc toutes les mesures nécessaires pour que les fidèles qui en sont habituellement privés puissent en bénéficier le plus souvent possible, en favorisant la présence périodique d'un prêtre, ou en profitant au mieux de toutes les occasions d'organiser un rassemblement en un lieu central, accessible à différents groupes éloignés.(Jean-Paul II))

(...) Il faut éviter avec soin toute forme de confusion entre des réunions de prières de ce genre et la célébration de l’Eucharistie.(Cf. Congrégation pour le Culte Divin, Directoire des célébrations dominicales en l’absence de prêtre (Christi Ecclesia, n. 22: Notitiae 24 (1988) p. 371).

(...) Le pape Jean-Paul II a approuvé un texte qui stipule  que les Évêques diocésains sont tenus d’évaluer avec prudence s’il faut distribuer la sainte Communion au cours de telles réunions. Le texte va plus loin et précise que pour assurer une coordination plus large dans ce domaine, il est opportun qu’une telle question soit réglée au niveau de la Conférence des Évêques, afin de parvenir à une résolution, qui doit obtenir la confirmation du Siège Apostolique, c’est-à-dire de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. De plus, en l’absence du prêtre et du diacre, (nous pourrions ajouter de religieux) il est préférable de répartir les différentes parties de la célébration entre plusieurs fidèles plutôt que de laisser à un seul fidèle laïc, le soin de guider l’ensemble de la célébration. Il ne convient en aucun cas de dire à propos d’un fidèle laïc qu’il «préside» la célébration.

Et encore :
- Le manque de ministres ordonnés pour la distribution de la sainte Communion justifie le service de ministres extraordinaires de la distribution de la sainte Eucharistie. Ces ministres peuvent être constitués de manière stable, ou bien être appelés dans un cas imprévu. Il s’agit d’un ministère de suppléance, et en aucun cas d’une sorte de "promotion" du laïcat. (…)

- L’insuffisance du nombre de prêtres ou de diacres pour la célébration du sacrement de baptême peut conduire l’Évêque à autoriser des laïcs à être ministres extraordinaires de ce sacrement (cf. Code de droit canonique, can. 230 § 3). (…)

- Pour cette même raison, l’Évêque peut désigner des laïcs comme témoins qualifiés pour la célébration canonique du mariage. Le canon 1112 exige un avis favorable de la Conférence des Évêques et l’autorisation du Saint-Siège. En France, une telle possibilité de déléguer des laïcs n’existe pas.

- Il peut aussi donner l’autorisation à des laïcs de présider le culte dominical en l’absence de prêtre (can. 1248 § 2; Sacrée Congrégation pour le Culte Divin, Directoire pour les célébrations dominicales en l’absence de prêtres Christi Ecclesia, 10 juin 1988, Préliminaires, cf. Notitiae 263 (1988) 366-378). (…)

CIC 1248 Si, faute de ministre sacré ou pour toute autre cause grave, la participation à la célébration eucharistique est impossible, il est vivement recommandé que les fidèles participent à la liturgie de la Parole s'il y en a une dans l'Église paroissiale ou dans un autre lieu sacré, célébrée selon les dispositions prises par l'Évêque diocésain, ou bien s'adonnent à la prière pendant un temps convenable, seul ou en famille, ou, selon l'occasion, en groupes de familles.  SC 34 - CIS 1249 - CIO 881

- Il peut enfin permettre à des laïcs de présider les obsèques (cf. Ordo Exsequiarum, praenotanda, n. 19). L’Instruction interdicastérielle Ecclesia de Mysterio, du 15 août 1997 (Dispositions pratiques, art. 12) rappelle qu’une telle possibilité n’existe que dans le cas d’un vrai manque de ministres ordonnés. (…)

- Il convient d’insister une nouvelle fois sur le fait que les ministères de suppléance ne peuvent être exercés qu’en l’absence de ministres ordonnés, ou bien lorsque ces derniers ne sont pas en nombre suffisant pour mener à bien une célébration dans un laps de temps raisonnable. Il est donc indispensable d’avoir bien présent à l’esprit l’Instruction interdicastérielle Ecclesia de Mysterio sur la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, du 15 août 1997 (AAS 89 (1997) 852-877; traduction française: cf. La Documentation Catholique 2171 (1997) 1009-1020). (…)  Conférence du cardinal Medina à Paris en 2004

Et pour terminer voici la définition que vous pouvez trouver sur le site de la Conférence des évêques de France : Assemblées dominicales en l'absence de prêtre. C'est en réponse à l'appel de l'Église que la communauté chrétienne se réunit pour accueillir et célébrer la Parole de Dieu et partager le pain eucharistique. Préparées avec le prêtre et animées par des laïcs, ces célébrations suivent le déroulement de la messe, mais ne comprennent ni prière eucharistique, ni consécration. Plus un guide des animateurs, Paris; 1976 ! (Église catholique en France - Glossaire - à la lettre A)
 

Sources:  La chronique de Christine Ponsard - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 01.09.2007 - BENOÎT XVI - Sacerdoce - laïcs - Liturgie

 

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