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19 Avril 2005
 

Le Synode et l’eschatologie

 

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Qui mange ce pain vivra à jamais

 

Sauver les autres veut dire faire en sorte qu’ils connaissent et croient à la vie qui ne finit pas, qu’ils croient en Celui que le Père a envoyé afin que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance. Le but principal de l’Eucharistie est d’annoncer l’Évangile de la Résurrection de la chair et le faire vivre dès à présent

 

ROME, Mardi 11 octobre 2005.- Nous publions ci-dessous le résumé d'une intervention, lors de la neuvième congrégation générale.

Très Rev. P. Ab. Andrea PANTALONI , O.S.B. Silv., Abbé Général de la Congrégation Bénédictine Silvestrine

Je me réfère en particulier aux numéros 68 et 69.
Pour moi, il est nécessaire de réaffirmer que le mystère eucharistique trouve son origine et son fondement dans la Passion, la Mort et la Résurrection du Christ. C’est un fait historique. Je suggère que le Synode réaffirme la certitude de foi de la résurrection de la chair pour les fidèles qui mangent le Corps du Seigneur et qui boivent son Sang: Qui mange ce pain vivra à jamais (Jn 6,58).
Convaincus de cela, les Pères de l’Église se sont exprimés à ce sujet. Saint Cyril d’Alexandrie, dans son Commentaire à l’Évangile de Jean, livre 10, dit: Le Sauveur a dit: ‘Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui’ (Jn 6,56). La portée de cette oeuvre est digne d’attention: le Christ dit qu’il ne viendra pas seulement en nous pour avoir une certaine relation affective, mais aussi pour participer à notre nature. Comme si on faisait fondre ensemble sur le feu deux morceaux de cire pour en faire un seul, ainsi, en communiant au corps du Christ et à son sang précieux, nous devenons une seule chose, il est en nous et nous en lui. Ce qui, par nature, est corruptible ne peut être vivifié autrement qu’en étant uni corporellement au Corps de celui qui, par nature, est la vie, autrement dit le Fils Unique .
Les saints vivaient le mystère eucharistique avec l’idée de la Résurrection. Dilectus Domini Benedictus, corpore et sanguine Dominico munitus... erectis in ceolum manibus, inter verba orationis spiritum efflavit... . C’est par la prière et l’action de grâce que les 40.000 femmes et hommes qui suivent encore aujourd’hui la Règle de saint Benoît dans le monde s’adressent à Dieu chaque jour.
Aux numéros 68 et 69 et dans tout l’Instrumentum Laboris, l’eschatologie est un peu laissée dans l’ombre. Il y a bien le titre Attente du Seigneur , mais ensuite il n’est pas question de la mort comme passage vers l’éternité; du Viatique comme gage de la résurrection future de la chair . Le n°9 traite du sens chrétien de la vie , mais ensuite il n’est pas fait allusion à la résurrection de la chair pour le croyant . Je considère donc que l’Instrumentum Laboris n’a pas suffisamment développé l’eschatologie au n°68. Cette insuffisance met encore plus en relief la nécessité de faire de la proclamation de la Résurrection et de la certitude de foi dans notre propre résurrection l’un des points centraux du Synode. Manger la chair du Christ et boire son Sang dignement , comme le dit saint Paul , est le gage, le principe et le germe certain de la résurrection de notre chair . La mission de l’Église est d’annoncer la résurrection de la chair: tout le reste se réduit à bien peu de chose, et ne sera jamais Évangile.
Le monde lui-même, en cette année du Seigneur 2005, malgré les difficultés et les contradictions de toutes sortes, aspire au bonheur et au Pain qui donne la vie à l’âme et au corps. L’absence ou la faiblesse de la foi conduisent à se créer de nouvelles idoles. Non seulement l’homme, mais toute la création, attendent les cieux nouveaux et la terre nouvelle, ainsi que la récapitulation de toute chose, y compris les choses terrestres, dans le Christ. Je considère que le problème le plus pressant pour les hommes d’aujourd’hui est de savoir ce qui se passera après leur mort ! Or tel est précisément le proprium du Christianisme: la résurrection de la chair, que l’Eucharistie proclame et offre .
D’autres problèmes, tels que l’écologie, sont importants, mais - au Synode - ils risquent de distraire l’attention de la substance. C’est pourquoi je ne pense pas qu’il soit opportun de les relier à l’Eucharistie.
Ce proprium, le christianisme peut et doit l’offrir au monde. Si on ne comprend pas la relation entre Eucharistie et Résurrection de la chair, on risque de tomber dans une dévotion superficielle et repliée sur elle-même, ou dans une philanthropie qui a bien peu à voir avec l’évangélisation véritable - la bonne nouvelle de la vie qui ne meurt pas - et qui a donc très peu ou pas du tout d’élan missionnaire et évangélisateur. Sauver les autres veut dire faire en sorte qu’ils connaissent et croient à la vie qui ne finit pas , qu’ils croient en Celui que le Père a envoyé afin que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance. Le but principal de l’Eucharistie est d’annoncer l’Évangile de la Résurrection de la chair et le faire vivre dès à présent. Si l’on n’offre pas cet Évangile aux personnes, soit l’Eucharistie ne les intéresse pas, soit elle devient de la magie, soit encore elle se réduit à une dévotion sentimentale stérile . Mais l’Évangélisation doit aller plus loin, et ce plus loin promouvra avec force l’Eucharistie comprise, crue, reçue et vécue, comme germe de la vie éternelle, de l’immortalité .
C’est pourquoi je demande humblement, à propos de l’eschatologie:
1° - d’en faire l’objet d’une ou de plusieurs propositiones finales
2° - de la citer dans le message.

 ( ZENIT.org )

 

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