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19 Avril 2005
 

Le pape Benoît XVI s'engage pour "plus de latin" dans l'Église

 

Le 29 décembre 2007 - (E.S.M.) - Deux ans après l'élection du nouveau pape, il devient évident qu'avec le pontificat de Benoît XVI de nouvelles voies sont ouvertes pour la réception de Vatican II, suivant en cela les efforts engagés durant les pontificats précédents en faveur de la mise en œuvre du Concile.

Le latin depuis le IVème siècle est la langue universelle de l'Orbis Catholicus Pour agrandir l'image: C'est ici

Le pape Benoît XVI s'engage pour "plus de latin" dans l'Église

LE RETOUR DU LATIN DANS LA LITURGIE
Pour écouter pendant votre lecture : Miserere d'Allegri, adapté par Mendelssohn. (une fois ouverte, réduire la fenêtre)

Interview du Père Gero Weishaupt, latiniste à la rédaction de langue allemande de Radio Vatican, par Kath Net.

Kath.net; Pourquoi le latin a-t-il une telle importance pour l'Église ?

Gero W.: l'usage du latin dans l'Église tire sa force d'une triple signification symbolique: il est l'expression de l'universalité, de l' unité, et de la transcendance. Les Papes ont toujours insisté sur l'importance du latin dans l'Église catholique. Ainsi le pape Pie XI, dans sa Lettre Officium omnium du 1er août 1922, constatait: "Comme l'Église englobe tous les peuples, et qu'elle est destinée à durer jusqu'à la fin des temps, il est conforme à sa nature de posséder une langue universelle et immuable. Cette langue est le latin."

D'après Jean XXIII, la langue latine convient parfaitement à l'essence même de l'Église comme communauté universelle dont la foi est immuable. C'est ce qu'il écrit dans la Constitution apostolique Veterum Sapientiae du 22 février 1962, un texte mémorable, digne d'être lu et étudié.

L'Église catholique est universelle: elle englobe toute la terre et relie tous les peuples entre eux. En tant que communauté universelle et unifiante, elle mérite de posséder une langue qui, depuis le déclin de l'Empire romain, n'a plus été parlée par aucun peuple, et qui, de ce fait, se situe pareillement au-dessus de toute langue vivante actuelle. Il devient alors évident d'user du latin dans les textes destinés à toute l'Église à travers le monde - on pense ici aux livres juridiques de l'Église (Codex Iuris Canonici), aux documents pontificaux telles que les Encycliques, les Constitutions Apostoliques ou les Exhortations post-synodales -. L'emploi du latin dans ce type de textes montre clairement qu'ils s'adressent à tous les catholiques dans le monde entier.

L'usage du latin permet d'éviter de privilégier un peuple en particulier, ce qui adviendrait inévitablement si les documents officiels de l'Église étaient publiés dans une langue particulière. C'est l'une des raisons pour laquelle la Curie romaine ne diffuse pas les documents de l'Église universelle en anglais ou en espagnol, mais en latin.

Rome a toujours été, en tant que la ville de S. Pierre, le centre de l'Église universelle et le garant de l'unité dans l'universalité. Et comment peut-elle mieux exprimer cette unité, et et le lien de tous les catholiques avec le Successeur de Pierre sur le siège épiscopal de Rome qu'à travers cette langue latine, qui a été de tout temps la langue maternelle de cette ville, et qui, au moins depuis le IVème siècle est la langue universelle de l'Orbis Catholicus. Mais le latin fait bien plus qu'exprimer l'unité et le lien entre entre tous les peuples. En tant que langue sacrée, il possède une autre force symbolique: celle de traduire la transcendance. Parce qu'il s'agit d'une langue qui ne se réfère pas au temps et que comme "langue morte" elle n'est soumise à aucun altération de sens, elle symbolise aussi l'éternité, l'immuabilité, et par là devient un signe majeur de la transcendance divine.

Qui est familier des oraisons latines en reconnaît facilement le style prégnant, concis, élégant dans sa syntaxe, enrichi d'expressions verbales et d'effets sonores, usant d'une précision quasi-juridique. C'est ce style caractéristique de la pensée romaine qui donne à la liturgie latine sa grandeur, sa simplicité, sa dignité et son objectivité. Telle une iconostase, la langue latine, langue cultuelle de l'Église catholique, constitue une enveloppe protectrice du sacré.

Kath.net: Mais la langue de l'Église ne devrait-elle pas être le grec ancien ou l'araméen ?

Gero W.: La langue cultuelle de la première génération de chrétiens en Palestine était bien l'araméen; et ce fut aussi la langue parlée par Jésus et ses apôtres. L'arrivée des chrétiens dans l'espace culturel hellénistique fut plus tard l'occasion pour eux d'adopter la langue grecque pour leur liturgie. C'est ainsi qu'au début, la langue liturgique dans la ville de Rome fut le grec. Ceci est à mettre en relation aussi avec le fait que, suite aux conquêtes opérées dans l'Est de l'Empire, de nombreux immigrants de langue grecque venant de la partie orientale de l'Empire, se sont établis à l'Ouest, et particulièrement à Rome. Toutefois, le grec parlé à l'époque n'était déjà plus le grec classique d'un Homère ou d'un Platon, mais la langue simplifiée de la koiné, celle de la Septante et du Nouveau Testament. Ce grec de la koiné eut une influence sur la langue liturgique latine naissante.

Au cours du IIème siècle après J.C. une tendance à la latinisation du culte chrétien se fit jour, et se propagea depuis l'Afrique du Nord jusqu'à Rome. Ce processus pourra être considéré comme achevé à la fin du IVème siècle, sous la règne du Pape Damase. Et c'est à partir de ce moment-là que dans toute l'Orbis Catholicus du monde occidental, la liturgie sera célébrée en latin.

L'araméen, la langue de Jésus n'a pas pu s'imposer dans le monde occidental. De même que le grec, en Orient, restera limité à la Syrie. C'est ainsi que, profitant de ces aléas historico-culturels, c'est le latin qui l'emporta à l'Ouest de l'Empire, en particulier quant à son usage comme langue liturgique de l'Occident.

Kath.net: Quel lien voyez-vous entre le latin et la messe dite "ancienne" ?

Gero W.: Avant de répondre à cette question, je dois préciser que je ne suis pas un spécialiste en liturgie. Pourtant je crois pouvoir affirmer que je ne vois là aucun lien essentiel. L'histoire de la liturgie en elle-même montre qu'il n'y aucun lien intrinsèque entre la langue latine et la liturgie. Jésus n'a pas parlé le latin lors de la dernière Cène. Si le latin devait être lié à l'essence de la liturgie, Jésus l'aurait certainement utilisé. Les premières générations chrétiennes de Palestine célébraient la messe en araméen, celles de Rome durant les deux premiers siècles en grec. Plus tard, au IXème siècle, à une époque où le latin était depuis longtemps utilisé comme langue liturgique, les saints Cyrille et Méthode, apôtres des Slaves, ont introduit dans la liturgie romaine la première langue populaire non latine. Cet usage a été approuvé par l'Église au plus tard par le pape Jean VII.

Le Concile de Trente lui-même n'a pas exclu la possibilité de célébrer la messe dans la langue du peuple. Il est intéressant de remarquer à ce propos que, malgré la forte revendication de la part des promoteurs de la Réforme protestante en faveur de l'usage des langues vernaculaires, les participants au Concile de Trente n'ont formulé leur attachement au latin qu'en termes très mesurés: "Si quis dixerit lingua tantum vulgari Missa celebrari debere A.S" (DS 1749) (Si quelqu'un dit que la messe ne peut être célébrée qu'en langue vulgaire qu'il soit anathème)

Il ne faudrait pas négliger ce terme "tantum" (seulement, uniquement) dans le texte latin de ce Concile. Il met en évidence le fait que seule une utilisation "exclusive" (tantum) de la langue vernaculaire, position défendue par les promoteurs de la Réforme protestante, a été condamnée par le Concile de Trente. Et par là, les Pères conciliaires de Trente n'ont nullement exclu que la messe, ou certaines parties de la messe, puissent être célébrées en langue vernaculaire. Il restait donc absolument possible d'utiliser la langue du peuple, par exemple pour les Lectures ou certaines prières.

L'existence de telles exceptions me font dire qu'il ne peut pas y avoir de lien intrinsèque entre le rite "tridentin", ce qu'on appelle aujourd'hui la forma extraordinaria de la messe, et la langue latine. Cela ne contredit cependant pas l'idée que la langue latine soit parfaitement adaptée au rite du pape S. Pie V, si l'on repense au fait que justement, une des caractéristiques du rite dit "tridentin" est son orientation marquée vers la transcendance, et que, comme cela a été déjà dit, le latin est une expression, un symbole, de cette transcendance. Dans ce sens, il y a bien sûr un lien entre la langue latine et la messe dite "ancienne".

Kath.net: Le latin va-t-il reprendre de l'importance aussi dans la "forma ordinaria" ?

Gero W.: Une chose est sûre: les Pères du Concile Vatican II se sont montrés très attachés au latin comme langue sacrée. Ainsi lit-on dans la Constitution Sacrosanctum Concilium ces termes sans équivoque: "L'usage de la langue latine doit être conservée dans la liturgie catholique." (N° 36 §1) En même temps, pour des raisons pastorales, on accordera une place plus grande à la langue maternelle, avant tout pour les Lectures, pour certaines oraisons et certains chants (N°36 § 2). Ainsi donc, le Concile n'a pas aboli l'usage du latin. Celui qui veut célébrer la messe en latin, n'a pas à se justifier. Il ne fait rien d'autre que ce que le Concile a demandé.

Le texte même du Concile plaide pour une préférence de la langue latine comme langue du culte. Les Pères conciliaires étaient trop convaincus de la valeur irremplaçable du latin pour l'Église et son culte, pour être tentés d'abandonner cette langue qui de plus, a depuis toujours marqué la culture de l'Occident, et sans laquelle l'Europe serait impensable.

Le Pape Benoît XVI, lui aussi, s'est exprimé en différentes occasions sur la langue latine, disant qu'il ne faudrait pas sous-estimer son importance pour l'Église et l'Europe. Et tout récemment encore dans son Exhortation post Synodale "Sacramentum Caritatis" du 22 février 2007 (N°64), il insistait sur l'usage du latin dans la liturgie. Il devient évident dès lors, que l'heure a sonné pour une "renaissance" du latin dans la liturgie catholique sous sa forme ordinaire, c'est à dire selon le rite post-conciliaire. Il serait grand temps, que, plus de 43 ans après la Constitution Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, la langue latine obtienne enfin la place qui lui revient selon les souhaits des Pères conciliaires.

Je suis bien conscient que cela ne pourra pas se faire du jour au lendemain, alors que depuis des décennies d'autres ont régné en maîtres dans nos paroisses. Le pape Benoît XVI, pourtant, nous met sur les rails: il nous engage sur le chemin d'une concrétisation du Concile dans le domaine liturgique, en particulier en ce qui concerne l'usage de la langue latine dans la liturgie.

Kath.net.: Voyez-vous en Benoît XVI un promoteur du latin dans la liturgie ?

Gero W.
: Deux ans après l'élection du nouveau pape, il devient évident qu'avec le pontificat de Benoît XVI de nouvelles voies sont ouvertes pour la réception de Vatican II, suivant en cela les efforts engagés durant les pontificats précédents en faveur de la mise en œuvre du Concile. Il convient ainsi de lire et d'interpréter les textes du Concile dans le sens exclusif d'une "herméneutique de la continuité", comme l'a dit le Pape lui-même dans son allocution à la Curie du 22 décembre 2005, discours programmatique s'il en fut ! Les textes du Concile doivent être compris à la lumière de la Tradition, et traduits ainsi dans la pratique liturgique de l'Église.

Depuis l'époque de la Paix Constantinienne au IVème siècle, le latin est la langue officielle de gouvernement et de culte dans l'Église catholique. En ce qui concerne son utilisation dans la liturgie, les Pères conciliaires de Vatican II se sont prononcés pour son maintien, sans équivoque et pour de bonnes raisons. La pratique post-conciliaire a pourtant - malheureusement - suivi d'autres chemins. Au cours des 40 dernières années, l'usage du latin dans la liturgie a été largement négligé, parfois même été banni hors des célébrations.

Il faut le dire clairement et sans détours: cette pratique est en contradiction flagrante avec le Concile. Cette situation a été favorisée par les évolutions culturelles et historiques de ces dernières décennies. La prédominance de l'enseignement des langues étrangères modernes et la domination du scientifique dans les études, suivant en cela l'évolution d'une société de plus en plus influencée par la technologie, ont conduit à un recul de l'enseignement des langues anciennes (grec et latin). Le climat culturel actuel ne favorise évidemment en aucun cas la langue latine. Chez de nombreux clercs, et sans doute un nombre non négligeable d'évêques, parmi les plus jeunes, on ne peut plus espérer trouver aujourd'hui une connaissance suffisante des langues anciennes, et donc du latin.

L'évolution historico-culturelle de notre époque se trouve avoir un parallèle dans les siècles passés. Au temps des Mérovingiens, la culture européenne a vécu un déclin: à la suite des grandes migrations de cette époque, et de l'expansion des peuples germaniques au cœur de l'ancien Empire romain, il y eut une érosion linguistique. Un manque de soin apporté à l'étude du latin a eu pour conséquence une méconnaissance de l'ancienne langue de l'Église. On possède un exemple marquant de cet état de fait dans le témoignage de S. Boniface qui, en 749, se plaignait de ce qu'en Bavière, les prêtres baptisaient "in nomine patria et filia" ( au lieu de "in nomine patris et filii"). Un grand mérite, qu'il ne faudrait certes pas minimiser quant à sa signification historique, revient ici à Charlemagne, roi des Francs, qui, par le biais d'une politique culturelle bien menée, réussit à rétablir une formation latine classique - surtout pour le clergé - et à mener celle-ci à un nouvel épanouissement. Cette restauration entrera dans l'histoire sous le nom de "Renaissance carolingienne". On peut être reconnaissant envers Charlemagne d'avoir relevé tous les niveaux de la culture et d'avoir apporté un soin particulier à la langue latine.

Je crois pouvoir affirmer qu'il se passe quelque chose d'analogue de nos jours, avec pourtant une différence: celui qui redonne ses lettres de noblesse au latin n'est plus un empereur, mais un pape. Dès la première heure, le pontificat de Benoît XVI s'est inscrit sous le signe de la langue latine. Qui ne se souvient de la toute première homélie donnée le Pontife allemand devant les cardinaux dans la Chapelle Sixtine, aussitôt après son élection ? Depuis lors, les liturgies pontificales à Rome se célèbrent plus souvent en latin. En novembre 2005, le pape Benoît XVI accueillait en audience les participants au Congrès de Certamen Vaticanum, et lançait loin au-delà de ce rassemblement un fervent appel en faveur de la langue latine. Il disait alors: "Je veux vous encourager et vous exhorter, non seulement à conserver avec respect et entrain notre littérature latine, qu'elle soit antique ou moderne, laïque ou sacrée, mais encore à l'enseigner par des méthodes modernes et la rendre accessible aux jeunes générations."

Deux documents, parus au cours de l'année 2007, ont pourtant à mes yeux une importance toute particulière pour ce qui est la résurrection du latin dans la liturgie: l'Exhortation apostolique post Synodale Sacramentum Caritatis du 22 février 2007 et le Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007. Après que le pape eut conseillé, dans Sacramentum Caritatis, de célébrer la messe en latin, en particulier lors des rencontres internationales, il demande, dans le même document que "les futurs prêtres soient préparés dès le temps de leur séminaire à comprendre et à célébrer la sainte messe en latin, et aussi à se servir de texte rédigés en latin" Par ailleurs, il demande que "tous les croyants aussi soient amenés à connaître les principales prières en latin" (N° 62). Il faut donc que la formation des futurs prêtres fassent, davantage que par le passé, la part belle à la langue latine. Par là, le pape se place résolument dans la ligne des décisions prises lors du Concile Vatican II (cf Optatam Totius N°13) et du droit canonique (cf can 249 et 928) La possibilité de célébrer plus largement la forme tridentine de la messe, la forma extraordinaria, contribuera certainement aussi, et de façon non négligeable à la renaissance du latin dans la liturgie. Le pape a clairement exprimé le vœu que "les deux formes de célébrations du rite romain puissent se féconder l'une l'autre".

Dans la Lettre d'accompagnement au Motu proprio à l'adresse des évêques, le pape relève que "dans la célébration de la messe selon le Missel de Paul VI on pourra, davantage que par le passé, faire apparaître ce caractère sacré qui attire tant de personnes vers l'ancien rite." Et ce qui attire vers la célébration de l'ancien rite, c'est en particulier la langue latine dans laquelle est célébrée la liturgie dite tridentine. Motivé par l'appel à une fécondation mutuelle des deux formes du rite romain, et aussi par un regard en avant vers une possible "réforme de la réforme" dont le pape Benoît XVI (respectivement le Cardinal Ratzinger) a souvent parlé ces dernières années, le Motu proprio ouvre de nouvelles voies pour une attention renouvelée au latin, aussi dans la forme extraordinaire de la célébration de la messe.

On peut ainsi, à mon avis, prétendre avec aplomb et raison que Benoît XVI s'engage pour "plus de latin" dans l'Église. Cette dernière a toujours oeuvré en faveur de la culture: ainsi, la renaissance du latin au cours de ce pontificat pourrait-elle bien avoir une influence positive sur le développement de la culture en Europe.

Ainsi, après une "renaissance carolingienne" au VIIIème siècle, il semblerait bien qu'on assiste en ce début de IIIème millénaire à une "renaissance bénédictine" à la Benoît XVI.

Traduction: MH/Pro Liturgia

Le Motu Proprio Le texte officiel et tous les commentaires
Tous les commentaires sur l'Exhortation Sacramentum Caritatis
 

Sources: PRO LITURGIA

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 29.12.2007 - BENOÎT XVI - T/M.P. - T.S.C.

 

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