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19 Avril 2005
 

La vérité, indique Benoît XVI, c'est d'abord Dieu, le Royaume de Dieu.

 

ROME, le 27 Mai 2007 - (E.S.M.) - Au cinquième chapitre de son livre, Jésus de Nazareth, Benoît XVI aborde le thème de la prière de Jésus. Le Seigneur nous dit comment nous devons prier.

Le Sermon sur la montagne  -  Pour agrandir l'image: C'est ici

La vérité, indique Benoît XVI, c'est d'abord Dieu, le Royaume de Dieu.

LA PRIÈRE DU SEIGNEUR

C'est le cinquième chapitre du livre du pape Benoît XVI "Jésus de Nazareth" et nous comprenons que certains pourraient être désorientés devant l'exigence du propos. En effet le pape aborde la question de notre relation avec Dieu, et nous parle "de la profondeur de notre âme", de "la présence silencieuse de Dieu dans le fond de notre pensée" et fondamentalement de "prière continuelle". "Rien ne sera à sa place tant que nous ne serons pas à notre juste place par rapport à Dieu" exprime aussi Benoît XVI.

Jean-Paul II avait également étonné lorsqu'il avait publié Splendeur de la Vérité qui fut, certes, un succès de librairie mais que très peu avaient eu le courage de lire jusqu'au bout, lorsqu'ils avaient ouvert le livre.

Voici les pages 151 à 154

"Le Sermon sur la montagne propose, un cadre complet de l'humanité juste. Il veut nous montrer comment il est possible d'être homme. On pourrait résumer ces enseignements de la manière suivante : on ne peut comprendre l'homme qu'à partir de Dieu, et c'est seulement s'il vit en relation avec Dieu que sa vie devient juste. Mais Dieu n'est pas un inconnu lointain. En Jésus, il nous montre sa face. Dans son agir et dans sa volonté, nous apprenons à lire les pensées de Dieu et la volonté de Dieu lui-même.
Si être homme signifie essentiellement être en relation avec Dieu, il est évident que cela implique le dialogue avec Dieu et l'écoute de Dieu. C'est la raison pour laquelle le Sermon sur la montagne contient également un enseignement sur la prière. Le Seigneur nous dit comment nous devons prier".

"Chez Matthieu, la prière du Seigneur est précédée d'une brève catéchèse sur la prière, destinée surtout à nous mettre en garde contre les fausses manières de prier. La prière ne doit pas être une façon de se donner en spectacle devant les hommes. Elle exige la discrétion, qui est essentielle pour une relation d'amour. Dieu s'adresse à chacun, l'appelant par son nom, que personne d'autre ne connaît, nous dit l'Écriture (cf. Ap 2, 17). L'amour de Dieu pour chacun est entièrement personnel, il recèle le mystère de la singularité qui ne peut être étalée devant les hommes.
Cette discrétion essentielle de la prière n'exclut nullement la prière communautaire. Le Notre Père est une prière à la première personne du pluriel, et c'est seulement en entrant dans le « nous » des fils de Dieu que nous pouvons dépasser les limites de ce monde et nous élever jusqu'à Dieu. Mais ce « nous » réveille le for intérieur de ma personne. Dans la prière, la dimension la plus personnelle et la dimension communautaire doivent s'interpénétrer, comme nous le verrons plus en détail lors de l'explication du Notre Père. Dans la relation de l'homme et de la femme, il y a l'intimité qui nécessite l'espace protecteur de la discrétion, mais en même temps, la relation entre les deux dans le mariage et la famille inclut aussi, par définition, une responsabilité publique. Il en va de même pour la relation avec Dieu : le « nous » de la communauté de prière et le plus intime qu'on ne confie qu'à Dieu s'interpénètrent".

"L'autre fausse manière de prier, contre laquelle le Seigneur nous met en garde, est le bavardage, le rabâchage, sous lequel l'esprit étouffe. Nous connaissons tous le danger qui consiste à réciter des formules routinières alors que l'esprit est ailleurs. Notre attention est la plus grande lorsque nous demandons quelque chose à Dieu du plus profond de notre détresse ou que nous le remercions, le cœur joyeux, d'un bien reçu. Mais au-delà de ces situations momentanées, l'essentiel est l'existence de la relation à Dieu dans le fond de notre âme. Pour que cela puisse se réaliser, la relation doit être réveillée sans cesse, et les éléments du quotidien doivent être continuellement reliés à elle. Nous prierons d'autant mieux que, dans la profondeur de notre âme, l'orientation vers Dieu sera présente. Plus elle devient l'assise de toute notre existence, plus nous serons des hommes de paix, et plus nous serons capables de supporter la souffrance, de comprendre les autres et de nous ouvrir à eux. L'orientation qui pénètre notre conscience tout entière, la présence silencieuse de Dieu dans le fond de notre pensée, de notre méditation, de notre être, nous l'appelons la « prière continuelle ». Elle est en fin de compte aussi ce que nous appelons l'amour de Dieu, qui est en même temps la condition de l'amour du prochain et son ressort intime.
Cette prière authentique, cette manière d'être intérieure et silencieuse avec Dieu, a besoin d'être nourrie, et elle trouve cette nourriture dans la prière concrète, que ce soit avec des mots ou des images ou des pensées. Plus Dieu est présent en nous, plus nous pourrons vraiment être auprès de lui dans les prières orales. Mais inversement, il est vrai aussi que la prière active réalise et approfondit notre présence devant Dieu. Cette prière peut et doit monter surtout de notre cœur, de nos misères, de nos espérances, de nos joies, de nos souffrances, de notre honte face au péché comme de notre gratitude pour le bien reçu ; ainsi, elle sera une prière toute personnelle. Mais nous avons également toujours besoin de nous appuyer sur des prières, avec lesquelles s'est concrétisée la rencontre de l'Eglise dans sa totalité et de chaque individu particulier avec Dieu. Car sans cette aide pour prier, notre prière personnelle et notre image de Dieu deviennent subjectives, reflétant davantage nous-mêmes que le Dieu vivant. Dans les formules de prière, montées d'abord de la foi d'Israël, puis de celle des hommes de prière de l'Eglise, nous apprenons à connaître Dieu et à nous connaître nous-mêmes. Elles sont une école de la prière et, par là même, un ressort pour des changements et des ouvertures dans notre vie.
Dans sa Règle, saint Benoît a forgé la formule : mens nostra concordet voci nostrae — notre esprit doit être en harmonie avec notre voix (1). Normalement, la pensée précède la parole, la cherchant et la formant. Mais pour la prière des psaumes, pour la prière liturgique en général, c'est l'inverse : la parole et la voix nous précèdent, et notre esprit doit se conformer à cette voix. Car par nous-mêmes, nous autres les hommes ne savons pas « prier comme il faut » (Rm 8, 26) - car nous sommes trop loin de Dieu, et il est trop mystérieux et trop grand pour nous. Aussi, Dieu nous est-il venu en aide. Il nous donne lui-même les paroles de la prière et il nous apprend à prier. Par les paroles de prière venant de lui, il nous offre le don de nous mettre en chemin vers lui et, en priant avec les frères et sœurs qu'il nous a donnés, il nous permet de le connaître peu à peu et de nous approcher de lui.
Chez saint Benoît, la phrase citée plus haut se réfère directement aux Psaumes, le grand livre de prières du peuple de Dieu dans l'Ancienne et dans la Nouvelle Alliance : ce sont des paroles que le Saint-Esprit a données aux hommes ; elles sont l'esprit de Dieu devenu Parole. Ainsi, nous prions « dans l'esprit », avec le Saint-Esprit. Naturellement, cela vaut plus encore pour le Notre Père. Lorsque nous disons le Notre Père, nous prions Dieu avec des mots donnés par Dieu, dit saint Cyprien. Et il ajoute : Quand nous disons le Notre Père, s'accomplit en nous la promesse de Jésus concernant les vrais adorateurs, qui adorent le Père « en esprit et vérité » (Jn 4, 23). Le Christ qui est la vérité nous a donné les mots, et en eux, il nous donne le Saint-Esprit (2). Quelque chose de la spécificité de la mystique chrétienne se fait jour ici. Elle ne consiste pas d'abord à plonger en soi-même, mais à rencontrer l'Esprit de Dieu dans la parole qui nous précède ; elle est rencontre avec le Fils et le Saint-Esprit, et donc entrée en union avec le Dieu vivant, qui est toujours à la fois en nous et au-dessus de nous".

Notes:
1. Saint Benoît, Règle 19, 7, SCh, n° 182, p. 536.
2. Saint Cyprien, Dom. orat., n. 2.


(à suivre)

Méditations: (ndlr: notes pédagogiques)

Dieu à la recherche d'âmes intérieures

Quelle importance Dieu attache-t-il donc à une âme intérieure ? Nous ne pouvons, nous empêcher de rapporter l'opinion de saint Thomas telle que la présente l'auteur des Fleuves d'Eau Vive.

N'avez-vous pas remarqué que Dieu «cherche» de telles âmes ? Notre Seigneur dit en effet à la Samaritaine : « L'heure approche, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Nam et Pater taies quaerit qui adorent eum, ce sont de tels adorateurs que le Père demande. » (Jn, IV, 23)

« Saint Thomas s'est arrêté devant cette parole vraiment extraordinaire : Dieu à la recherche de quelque chose. Et il fait remarquer que cette expression prouve tout d'abord que les vrais adorateurs sont rares. On ne cherche pas ce que l'on trouve partout. Mais surtout, il montre que cette recherche de Dieu est éminemment active... Quand on nous dit qu'il cherche des adorateurs, c'est qu'Il les façonne ; et II les façonne par sa recherche elle-même. » (Des Fleuves d'eau vive, par un FRÈRE PRÊCHEUR. Lyon, -1942» p. 217)

Ainsi Dieu cherche des adorateurs en esprit et en vérité, c'est-à-dire des âmes méditatives ou plus simplement des âmes intérieures. Pour mieux comprendre cette mystérieuse opération, l'auteur, toujours à la suite de saint Thomas, la compare à la recherche active de l'artiste poursuivant la production de son chef-d'œuvre :

«Les chefs-d'œuvre de Dieu... ce sont ces âmes privilégiées en qui se réalisera toute sa pensée. » Dieu se penche sur « ces petites âmes pleinement livrées à son action » (Ibid., p. 218). Il travaille ce « marbre vivant... Ce quaerit de Notre-Seigneur serait donc à faire frémir s'il n'avait daigné le faire précéder de cet autre mot : Pater. Cet artiste redoutable est un Père et dès lors, quelque terribles que nous paraissent ce que nous serions tentés d'appeler ses cruautés, quelque douloureuses que soient ses opérations purificatrices, nous savons qu'elles sont inspirées par un immense amour ». (Ibid., p. 220)

Dieu est donc à la recherche d'âmes intérieures, d'abord parce qu'elles sont rares, et surtout parce qu'il les aime. Cela suffirait à prouver leur valeur. Mais il est une autre preuve, nous dit encore le R. P. Dehau, que c'est bien le « point central » de l'œuvre divine, « c'est qu'il y en a un autre qui a exactement les mêmes appréciations que Dieu ». "L'ultime menace pour l'homme guetté par le Malin", comme le stipule Benoît XVI

(à suivre: le Diable les hait)
 

Sources:  www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 27.05.2007 - BENOÎT XVI - Spiritualité

 

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