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19 Avril 2005
 

Benoît XVI exhorte à raviver le chemin de l’Eglise.

 

 Cardinal Giovanni Battista Re

ROME, JEUDI 27 AVRIL 2006. En fin d'après-midi, le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les Evêques et Président de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine, présidera à 18 heures une  Concélébration Eucharistique solennelle dans la Basilique de Sainte Marie Majeure, organisée par l’Ambassade du Pérou près le Saint Siège.  Message de Benoît XVI.

 

A Rome l’on évoque, aujourd'hui,  le saint patron de l’Episcopat Latino-américain. Jeudi 27 avril le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les Evêques et Président de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine, présidera aujourd'hui à 18 heures une  Concélébration Eucharistique solennelle dans la Basilique de Sainte Marie Majeure, organisée par l’Ambassade du Pérou près le Saint Siège. Le Cardinal Bernard Francis Law, et de nombreux évêques et prêtres péruviens et latino-américains concélèbreront. Sont aussi invités le Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège, les membres de la Curie Romaine, des religieux et religieuses péruviennes et latino-américaines, en plus des communautés péruvienne et latino-américaine en Italie.

 

Des célébrations à Lima et à Rome pour Saint Toribio de Mogrovejo, qui « se distingua par l’esprit d’abnégation avec lequel il se dévoua à l’édification et à la consolidation de la communauté ecclésiale de son époque, avec un grand esprit de communion et de collaboration », comme le rappelle le Message du Saint-Père Benoît XVI.

 

Jeudi 27 avril, le Cardinal Nicolas di Jésus Lopez Rodriguez, envoyé spécial du Saint-Père Benoît XVI a envoyé un message au Cardinal Juan Luis Cipriani, actuel archevêque de Lima, et à tous les participants aux célébrations, dans lequel le pape Benoît XVI les exhorte à « considérer cette éphéméride comme une occasion providentielle pour raviver le chemin de l’Eglise dans différents diocèses, en s’inspirant de la vie et de l’œuvre du saint patron ». « En effet, - continue le Pape Benoît XVI - il se distingua par l’esprit d’abnégation avec lequel il se consacra à l’édification et à la consolidation des communautés ecclésiales de son époque. Il l’a fait avec un grand esprit de communion et de collaboration, cherchant toujours l’unité, comme il le démontra en convoquant le IIIe Concile provincial de Lima ». Parmi les fruits les plus importants de l’œuvre pastorale de saint Toribio, le Saint-Père Benoît XVI rappelle le Catéchisme qui prit son nom, « qui se montra un instrument extraordinairement efficace pour instruire dans la foi des millions de personne au cours des siècles, de façon solide et en accord avec la doctrine authentique de l’Eglise », puis le Séminaire Conciliaire pour lequel le pape Benoît XVI souhaite « qu’il continue à donner des fruits abondants, spécialement dans ces moments où il est urgent d’encourager les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée ».
Le Pape Benoît XVI souligne en outre le profond esprit missionnaire du saint, qui apparaît dans plusieurs détails significatifs, comme son effort « pour apprendre plusieurs langues, afin de prêcher personnellement à tous ceux qui étaient confiés à sa responsabilité pastorale » et qui constitue « un signe de respect pour la dignité de chaque personne humaine quelque soit sa condition ».

 

Nous profitons de cette circonstance pour vous donner le texte d'un Discours du Cardinal Giovanni Battista Re lors de l'Assemblée plénière de la Commission pontificale pour l'Amérique latine.

 

La Messe du dimanche doit être le centre de la vie chrétienne en Amérique latine.

Messieurs les Cardinaux,
Excellences,
Chers confrères,

1. Après la célébration eucharistique, l'esprit et le coeur tournés vers le Christ, nous ouvrons les travaux de l'Assemblée plénière de la Commission pontificale pour l'Amérique latine.

Il ne s'agit pas d'une rencontre entre experts des problèmes de l'Amérique latine, mais entre des pasteurs attentifs au bien des hommes et des femmes d'Amérique latine.

Je vous salue tous avec une profonde affection: je salue les pasteurs venus de divers pays latino-américains, ainsi que tous ceux qui prêtent leur service ici, au sein de la Curie Romaine.

Nous sommes tous animés par le même amour pour le Christ et par le même amour pour l'Eglise qui est en pèlerinage en Amérique latine.

Le Saint-Père Jean-Paul II encourage notre travail et sera heureux de nous recevoir et de nous adresser sa parole.

2. Le thème de notre rencontre est: "La Misa dominical, centro de la vida cristiana en América Latina".

Ce thème est non seulement en harmonie avec l'Année eucharistique, mais l'engagement pour la Messe dominicale correspond à l'un des premiers objectifs à atteindre que le Saint-Père Jean-Paul II a indiqué pour le début du troisième millénaire. Dans la Lettre apostolique Novo Millennio ineunte, le Pape Jean-Paul II demande en effet aux pasteurs et aux fidèles de s'engager de toutes leurs forces pour retrouver et protéger la place centrale du dimanche dans la vie chrétienne (n. 36). Il affirme en outre que " la participation à l'Eucharistie doit être le coeur du dimanche ". Et il précise qu'il s'agit d'" un engagement auquel on ne peut renoncer et qu'il faut vivre, non seulement pour obéir à un précepte , mais parce que c'est une nécessité pour une vie chrétienne vraiment consciente et cohérente ".

Le thème de la Messe dominicale est un thème central de la foi chrétienne et c'est un thème capital pour l'avenir de l'Eglise sur le continent latino-américain.

Dans l'Amérique latine d'aujourd'hui, le faible pourcentage - à quelques rares exceptions près - de personnes qui participent à la Messe dominicale est préoccupant. S.Exc. Mgr le Secrétaire du CELAM nous entretiendra de cette question dans quelques instants.

Mais ce qui est encore plus préoccupant est que se diffusent une mentalité et une culture qui tendent à ne pas accorder suffisamment d'importance au dimanche et, en particulier, à la participation à la Messe dominicale. Les dimanches sont devenus des journées assez semblables aux autres jours de la semaine. Nous devons être réalistes et reconnaître qu'il y a une disparition du sens du dimanche et de son importance fondamentale pour la vie chrétienne.

Dans les siècles passés, l'Eglise s'est toujours largement préoccupée de faire en sorte que les chrétiens participent à la Messe dominicale et aux célébrations des jours fériés. Le dimanche est le jour de l'identité des chrétiens et la fête de notre appartenance à l'Eglise .

Au dimanche chrétien, tout entier consacré à l'élévation de l'esprit, à la participation à la Messe, en rendant à Dieu le culte qui lui est dû, au rappel des buts suprêmes de la vie, à la bonté, aux réunions familiales, au repos après la fatigue physique des autres jours, se substitue progressivement un dimanche envisagé seulement comme un "week end", c'est-à-dire un jour destiné aux loisirs qui, même lorsqu'ils ne conduisent pas au péché, consistent en une simple dissipation, privée du contenu vivifiant de la prière, de l'écoute de la Parole de Dieu, de la lumière et de la force qui viennent de l'Eucharistie.

Nous devons, en tant que Pasteurs préoccupés par le bien des âmes, aider les chrétiens d'Amérique latine à redécouvrir la place centrale du dimanche dans la vie ecclésiale et sociale de l'Amérique latine et à comprendre que sans la Messe dominicale, c'est le souffle même de la vie chrétienne qui vient à manquer.

3. Le dimanche est le jour où les chrétiens se retrouvent pour confesser ensemble leur foi et pour se nourrir de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie.

Sans la participation au Banquet de la Parole et au Banquet de l'Eucharistie, il ne peut y avoir d'Eglise vivante.

Comme nous le savons, l'Eglise se construit avant tout:

1) selon une coordonnée spatiale, qui est la communauté chrétienne, et tout d'abord la communauté paroissiale ;
2) et selon une coordonnée temporelle, qui est le dimanche, vécu avant tout à travers la participation à la Messe. C'est d'ailleurs dans la célébration eucharistique dominicale que la paroisse trouve le moment le plus élevé et le plus beau de sa vie.

Si s'affaiblit ou vient même à manquer l'une de ces deux coordonnées, c'est la transmission de la foi qui s'affaiblit et la construction de l'Eglise qui se fragilise.

Pour de nombreux chrétiens en Amérique latine, le seul contact avec l'Eglise, la seule source qui nourrit leur vie chrétienne est la Messe dominicale. C'est pourquoi, si nous manquons la Messe dominicale, nous ne pouvons pas nous dire chrétiens, parce que peu à peu le Christ nous viendra à manquer. Lors de la Messe, en effet, nous rencontrons le Christ vivant et présent dans le mystère de son Corps et de son Sang, qui est offert pour nous. Il nous manque la Parole de Dieu, qui donne sa vérité et son sens à notre vie quotidienne. Il nous manque le rapport avec la communauté chrétienne, et ainsi, sans la Messe, nous nous trouvons de plus en plus seuls et isolés dans un monde sécularisé qui tend à ignorer Dieu. Il nous manque, enfin, la lumière et la force de la foi, le soutien de l'espérance, la chaleur de la charité.

Le manquement au précepte dominical affaiblit la foi et étouffe le témoignage chrétien.

Lorsque le dimanche perd sa signification fondamentale de "Jour du Seigneur" et se transforme en "week-end", c'est-à-dire en jour de simple évasion et de divertissement, l'on demeure prisonnier d'un horizon terrestre, tellement étroit qu'il ne permet plus d'apercevoir le ciel (cf. Dies Domini, n. 4).

Lorsque, en l'an 303, les 49 martyrs d'Abitinie, une petite ville dans les environs de Carthage, furent interrogés puis condamnés par le juge pour avoir assisté à la Messe, ils répondirent: " Nous ne pouvons pas vivre sans célébrer le dimanche ".

Nous non plus, nous ne pouvons pas être chrétiens sans nous réunir le dimanche pour célébrer l'Eucharistie.

Il faut redécouvrir et accueillir dans toute sa richesse le sens du dimanche comme jour du Seigneur, comme jour de la joie des chrétiens. En tant qu'Evêques, nous devons essayer de sauver et de faire revivre en profondeur l'identité religieuse de ce jour. Il est d'une importance capitale que chaque fidèle soit convaincu de ne pas pouvoir vivre sa foi sans participer régulièrement à l'assemblée eucharistique du dimanche, de ne pas pouvoir lutter contre les influences nocives de la "culture de la mort" sans se nourrir régulièrement du "Pain de la vie". Il s'agit d'une exigence inscrite au plus profond de l'existence chrétienne. C'est la condition pour pouvoir vivre correctement la spiritualité chrétienne.

La fidélité à l'Eucharistie dominicale engendre un dynamisme chrétien qui conduit à regarder le ciel sans oublier la terre, et à regarder la terre dans une perspective céleste.

La fidélité à l'Eucharistie dominicale vivifie chaque semaine la foi et augmente la soif de Dieu et la nécessité de la prière.

La culture de notre société sécularisée et mondialisée tend à vider le dimanche de sa signification religieuse et originelle et tend à faire perdre sa signification et son importance à la Messe dominicale.
C'est là que prend sa source notre devoir nécessaire de sauver le dimanche, en restaurant son identité de jour du Seigneur et de jour de la prière, de jour de l'Eglise, de jour du repos et donc du bien de l'homme, de jour de la famille, de jour de la charité et de la solidarité.


4. Mais il existe un motif et une raison plus profonds de placer la Messe dominicale au coeur de la pastorale: c'est la conscience que la célébration de l'Eucharistie est la rencontre avec le Christ ressuscité . Tel est l'aspect spécifique qui inspire notre réunion de la Commission pour l'Amérique latine. Il me semble important d'étudier si, parmi toutes les initiatives pastorales louables que développent les paroisses en Amérique latine, il en est une qui, en quelque sorte, les synthétise toutes, et qui permette de donner à toutes les communautés catholiques latino-américaines un signal indiquant la façon dont la vie chrétienne devrait retrouver son "centre", sur lequel concentrer les énergies spirituelles. Ce "centre", c'est la célébration eucharistique du dimanche et des fêtes, justement définie par le Concile Vatican II comme "source et sommet de la vie de l'Eglise" (Lumen gentium, n. 11). En harmonie avec les orientations du Saint-Père Jean-Paul II pour l'Année de l'Eucharistie, je voudrais suggérer que notre rencontre tente de proposer à tous les diocèses latino-américains, également avec l'aide du CELAM, de concentrer pour un an ou deux leurs efforts sur l'importante initiative pastorale concernant la Célébration eucharistique le jour du Seigneur.

La Messe du dimanche n'est pas un simple rite à célébrer: dans ses deux moments - célébration de la parole et célébration de l'Eucharistie - elle est une rencontre qu'il faut accomplir avec le Christ ressuscité. Il faut entrer en communion avec la force de la Parole du Christ et participer au banquet de la cène du Seigneur. C'est uniquement en se nourrissant du Corps et du Sang du Christ que les chrétiens peuvent être soutenus dans leur témoignage au service de la vérité de l'Evangile et affronter avec efficacité les défis de notre époque. Il ne fait aucun doute que le dimanche est le centre de la pastorale et la Messe est le centre du dimanche, pour renouveler et renforcer la foi et pour soutenir la vie chrétienne. L'écoute de la Parole de Dieu et la communion au corps du Christ nous font croître dans l'amour de Dieu et dans la solidarité envers nos frères.

Dès le début, les chrétiens abandonnèrent le samedi comme jour à consacrer à Dieu et le remplacèrent par le "jour suivant le samedi". Pour quelle raison? Parce que c'est le dimanche que le Seigneur est ressuscité et c'est le dimanche qu'eut lieu la Pentecôte . Et le Christ donna ensuite de l'importance au dimanche en apparaissant aux apôtres le soir de Pâques et en retournant au Cénacle le dimanche suivant , lorsque saint Thomas était présent. Si tous les Evêques et prêtres latino-américains, comme fruit de l'Année de l'Eucharistie, prennent un engagement unanime, le Dimanche redeviendra le coeur de la vie paroissiale et la Messe le coeur du dimanche. La participation à la Messe dominicale redeviendra le signe distinctif du chrétien.

Les chrétiens des premiers siècles considéraient la Messe dominicale comme une nécessité, sans laquelle ils ne pouvaient pas vivre. L'observance de la Messe dominicale était l'élément qui distinguait les chrétiens par rapport aux autres. Saint Ignace d'Antioche, au début du II siècle, définit les chrétiens comme: "ceux qui célèbrent le dimanche".

L'Eucharistie dominicale, en effet, est le moment où est construite notre identité chrétienne et notre existence comme Eglise.

Si nous voulons un renouveau du catholicisme en Amérique latine, la voie maîtresse est celle de "repartir du Christ, reconnu dans la fraction du pain": c'est-à-dire qu'il faut travailler pour que "la Messe dominicale soit le centre de la vie chrétienne en Amérique latine". Il est impossible de vivre réellement en chrétiens sans participer à la Messe du dimanche et des jours de fêtes, parce que graduellement, le Christ nous vient à manquer; il nous vient à manquer la Parole de Dieu, qui nourrit en vérité et donne un sens à notre existence; il vient à manquer la force du pain eucharistique; il vient à manquer la relation avec la communauté chrétienne et le soutien qu'apporte cette relation.

Nous devons donc multiplier les efforts et les initiatives pour faire comprendre que le temps que nous donnons à Dieu en allant à la Messe tous les dimanches est employé au mieux.

De dimanche en dimanche, la participation à la Messe devient une grande école de vie chrétienne et une source inépuisable de lumière et de force pour vaincre le mal par le bien.

Mais comment faire pour que les fidèles aillent à la Messe le dimanche? Tel est le devoir que le Christ nous a donné à nous, Pasteurs de l'Eglise d'aujourd'hui. C'est le devoir de tous les Evêques et de tous les prêtres; c'est également notre devoir en tant que Conseillers et Membres de la Commission pour l'Amérique latine.
 

Nous terminons cette page par un rappel de circonstance: Dimanche dernier, le pape Benoît XVI nous a commenté l'Evangile de Jean et en une phrase il exprime comment est né le "Jour du Seigneur ".

 

Benoît XVI citant l'Evangile de Jean qui rapporte l'apparition du Christ ressuscité aux disciples réunis au Cénacle au lendemain d'un sabbat, lequel retourna parmi eux huit jours plus tard .

"Dès les débuts - a expliqué Benoît XVI - la communauté chrétienne prit l'habitude d'un rythme hebdomadaire, scandé par un jour de rencontre avec le Seigneur vivant".
Benoît XVI.

 

Pages antérieures: Benoît XVI les invite à faire de cet anniversaire ( 24-29 avril ) une "occasion de raviver l'Eglise dans les diocèses en s'inspirant de la vie et de l'œuvre de saint Toribio". - Message de Benoît XVI.

Le Saint-Père Benoît XVI a nommé son envoyé spécial pour le Congrès et les célébrations de cette semaine à Lima. -   Benoît XVI.

 

Eucharistie, Sacrement de la Miséricorde. 27.04.2006 - BENOÎT XVI - EGLISE - DIMANCHE

 

 

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