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19 Avril 2005
 

Le Motu Proprio de Benoît XVI suit son chemin

 

Le 25 novembre 2008 - (E.S.M.) - Le dossier spécial sur le motu proprio nous a valu un abondant courrier (La Nef). C'est la raison pour laquelle nous publions exceptionnellement quelques réactions des lecteurs.

Le livre de Christophe Geffroy - Pour agrandir l'image Cliquer

Le Motu Proprio de Benoît XVI suit son chemin

Le 25 novembre 2008 -  Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le dossier spécial « Motu Proprio Summorum Pontificum » nous a valu un abondant courrier (sic La Nef). C'est la raison pour laquelle nous publions exceptionnellement quelques réactions des lecteurs. Nous ne pouvons, bien sûr, publier toutes les lettres reçues, aussi avons-nous essayé de faire un choix représentatif de vos réactions. C'est l'occasion de vous remercier de votre fidèle attachement à La Nef et d'avoir manifesté ainsi votre intérêt pour ce dossier. - La Nef.

A l'occasion du débat, souvent à l'emporte pièce, qu'ont suscité certains passages de votre livre et le dossier de La Nef, les recensions diverses que j'en ai lu m'ont donné une idée partielle mais significative de votre position, qui me semble en fait être assez clairement, et assez naturellement, celle du pape. Je vous vois brocardé par certains qui se voudraient plus catholiques que le pape, sur la ligne éditoriale de votre revue : « il y a de nombreuses demeures dans la maison du Père », sur l'interprétation assez limpide du motu proprio, et sur le refus très ratzingerien d'une herméneutique de la rupture qui semble satisfaire deux bords pourtant opposés sur tout le reste. J'ai entendu alors qualifier votre revue de Pravda, j'ai lu des appels au boycott ou des avertissements stipulant que vous tourniez mal
(sic) et j'ai décidé que le moment était venu de m'abonner pour vous soutenir. [...]  Père G.-M. D. (41)

Parents de 7 enfants et n'ayant pas de messe de rite extraordinaire tout près, il a bien fallu s'adapter pour ne pas dégoûter nos enfants d'aller à la messe ! Nous avons pris le parti d'aller dans notre paroisse
(cathédrale de Senlis) où les enfants retrouvent leurs amis scouts et enfants de chœur et où le jeune curé fait tout pour redonner uns sens à la liturgie malgré les réticences de certains fidèles. Si nous ne sommes pas là pour le soutenir lorsqu'il impose à l'équipe liturgique la messe des anges pour la Fête-Dieu, qui le fera ? [...] Nous pensons modestement avoir un rôle dans « l'enrichissement réciproque ». Et pourtant, il faut souvent serrer les dents car les chants et les habitudes des années 70 ont la vie dure ! [...]

Comme nous nous sentons loin de ces laïcs favorisés
(si j'ose de l'ouest parisien!) qui surveillent leurs prêtres dans la célébration de la messe ou que nous retrouvons sur les routes de Chartres tous les ans et qui souvent ne comprennent même pas que nous ne fassions pas Ih30 de route tous les dimanches !

Oui ! il faut que la liturgie extraordinaire intègre des choses nouvelles
(notre fils Foucauld n'aurait pas sa fête !) sans crispation et avec générosité !

Comment peut-on affirmer que la forme ordinaire du rite romain est un « véhicule dangereux », dont il faut savoir se « prémunir » quand on l'utilise, alors que le pape loue sa « valeur » et sa « sainteté » ? Ce fut la forme utilisée par Benoît XVI à Paris et à Lourdes, comme celle de tous les papes depuis Paul VI, et ils n'ont pas fait appel aux soins préventifs pour célébrer cette messe.

La lettre de Benoît XVI à l'épiscopat, document normatif pour l'interprétation du motu proprio, affirme : « Évidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l'usage ancien, ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L'exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté ». Ces phrases sont très claires et, pour les comprendre, n'exigent pas de lumières intellectuelles supplémentaires. Or, on exclut le nouveau rite quand on ne le célèbre pas, puisque, par définition, le rite connote une action liturgique.

J'utilise les deux formes de la liturgie eucharistique dont j'apprécie les avantages respectifs. Que je célèbre selon la forme ordinaire dans une modeste chambre de maison de retraite, devant des vieillards, que je célèbre, le lendemain, selon la forme extraordinaire, face à une assemblée de fidèles fortement dosée de jeunes, je le fais en tant que ministre du Christ et je me réjouis de l'atmosphère de prière qui entoure l'autel. C'est le même Christ qui descend sur l'autel, lors de ces deux messes. Les fidèles doivent être éduqués en conséquence. [...]

Les traditionalistes, dont il faut respecter l'originalité, n'ont pas à justifier les fondamentalistes exclusivistes, d'où qu'ils viennent, et qui nuisent à une réconciliation au sein de l'Église.
Abbé Christian Dumoulin (18)

La lecture de votre revue est toujours un plaisir et votre numéro de septembre sur le motu proprio était spécialement intéressant et constructif. J'ai très vite lu votre livre Benoît XVI et « la Paix Liturgique » qui est lui aussi excellent. J'imagine que certains lecteurs ne vont pas apprécier comme en témoigne le courrier du prieur de Riaumont que vous avez publié en octobre. Et pourtant, dans la clarté et la charité, vous transcrivez, motivez, expliquez ce qui est à l'évidence l'enseignement du pape. [...] Sa comparaison, bien maladroite, avec « une voiture dangereuse » montre qu'il s'autoproclame organisme de contrôle et service des mines pour juger de la dangerosité du véhicule.

Cette réaction est toutefois représentative de celle que peuvent avoir des catholiques très attachés au rite extraordinaire et qui n'ont pas lu
(ou ne veulent pas retenir) la Lettre explicative de Benoît XVI qui précède le motu proprio. [...] En effet, et ce n'est pas une nouveauté, le refus systématique de la forme ordinaire est pour moi un vrai scandale, et trop de laïcs et de prêtres attachés au rite de saint Pie V négligent ou encore ironisent sur la « nouvelle messe » quand ils ont le « malheur » de devoir y assister, ou d'être en contact avec des prêtres qui la célèbrent, même si ceux-ci sont solides et transmettent très sérieusement et complètement la doctrine. [...]

Cette transmission extrême de la tradition est trop souvent un obstacle à l'accueil des communautés traditionnelles dans les diocèses et les paroisses. L'attitude de certains « traditionalistes » est parfois de considérer les autres comme n'étant finalement pas vraiment catholiques! [...]

Un autre point que je voudrais souligner est la confusion entretenue, de bonne ou mauvaise foi, entre l'application du motu proprio aux catholiques restés fidèles au pape et celle qui doit être faite à ceux qui ont suivi la ligne schismatique de la Fraternité Saint-Pie X. Cette confusion est entretenue notamment par la lettre de « La Paix liturgique »
(bien mal nommée) qui revendique le droit à l'application du motu proprio pour des communautés ou des prêtres fidèles à la Fraternité Saint-Pie X. Mais ce n'est pas le seul fait de cette association. Des fidèles, peu au fait de ces questions, font la confusion et considèrent que finalement il est devenu indifférent de fréquenter les messes célébrées par des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X ou des messes autorisées grâce au motu proprio. Ils considèrent bien rapidement que le motu proprio a en quelque sorte « réhabilité » tous ceux qui étaient fidèles à la messe tridentine ! Voilà pour les remarques et merci encore pour ce numéro et pour votre livre tellement bien argumenté et construit. D.T. (mail)

Votre dossier sur le motu proprio me suggère plusieurs réflexions. Tout d'abord, il est grave d'assimiler les communautés charismatiques ou autres aux communautés traditionalistes. Attention ! Il ne faut pas se fermer les yeux. Il faut voir les déviations. [...] Quant aux prêtres traditionalistes, la charité dont ils font preuve à l'égard d'un monde où tout s'écroule, c'est de proclamer la vérité à temps et à contretemps. Par là ils mettent largement la main à la pâte. Ils font preuve d'un esprit totalement missionnaire en évangélisant leurs ouailles, en leur offrant l'intégralité et l'intégrité de la Foi catholique. Bien formés, ces fidèles contribuent à la vie locale et aux œuvres d'évangélisation et de charité ! J'approuve le fait qu'ils ne doivent pas s'enfermer dans un « ghetto », mais c'est un ghetto où évêques, prêtres et fidèles les ont contraints de s'enfermer depuis les années 70. 
C.C. (66)

Des paroisses géographiques pourraient être confiées à des prêtres célébrant habituellement la forme extraordinaire du rite romain. Pourquoi pas ? Mais soyons réalistes. Dans quelle mesure un prêtre peut-il actuellement célébrer la messe selon la forme ordinaire à la manière de Benoît XVI aux Invalides ou à Lourdes ? Les autorités diocésaines ont-elles envie de « prendre le risque » de voir venir dans les paroisses des usages liturgiques
(qui appartiennent en droit à la forme ordinaire !) tels que la communion à genoux et dans la bouche, l'orientation de l'autel, l'offertoire et la prière eucharistique en latin, etc.? Si la forme ordinaire est libérée de ses schémas habituels préétablis (communion dans la main, messe en français, autel face au peuple, etc.) alors certains prêtres qui célèbrent habituellement selon la forme extraordinaire seront prêts à célébrer aussi dans la forme ordinaire pour aider leurs confrères. Car, si vous me le pardonnez, il n'est pas aussi onéreux de passer de la forme ordinaire à la forme extraordinaire que de passer de la forme extraordinaire à la forme ordinaire (surtout telle qu'elle est célébrée habituellement en France)...  Abbé SH (mail)

Bravo pour votre dossier courageux sur le motu proprio. Le point de vue que vous y défendez ne sera sans doute pas partagé par tous vos lecteurs... Je pense à votre développement sur la « banalisation » de la messe tridentine et votre argumentation sur le blocage des prêtres « tradi » sur le nouvel Ordo. Personnellement, j'adhère à 100 % à votre point de vue. Vous allez tout à fait dans le sens de ce qu'a écrit Don Marc Aillet, dans son récent et excellent livre sur le motu proprio, Un événement liturgique ou le sens d'un motu proprio
(Tempora). Merci pour le témoignage du Père Bruno Bonnet, qui devrait être un modèle pour tous les prêtres diocésains : c'est vraiment un curé « génération MP ». [...] La nouvelle maquette est très bien. Un grand merci et beaucoup d'encouragements.  G.H. (mail)
 

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Sources : La Nef -  (E.S.M.)
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité)  25.11.2008 - T/M.P.

 

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