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19 Avril 2005
 

Oui, Jean-Paul II l'a dit : "le temps des martyrs est revenu !"

 

Le 23 juillet 2008 - (E.S.M.) - En mille ans, de 993 à 1992, plus de 3 500 personnes ont été canonisées ou béatifiées, et près d'un tiers par Jean-Paul II ! Soit 1164 en un seul pontificat ! Comme si le Pape se hâtait de rassembler une armée d'intercesseurs en vue de grandes entreprises spirituelles.

Majestueux Christ de Parousie -  Pour agrandir l'image: Cliquez

Oui, Jean-Paul II l'a dit : "le temps des martyrs est revenu !"

La civilisation de l'amour
Un projet pour le monde contemporain


Pendant ce temps de vacances nous publierons une série de textes rassemblés en l'honneur du père Patrick de Laubier, à l'occasion de son 60ème anniversaire, il est professeur honoraire de sociologie à l'université de Genève et de l'université pédagogique de Moscou. Il est également professeur associé à l'Université du Latran (Rome 2001), .

AVANT-PROPOS

Lorsque Paul VI lança en 1975 l'idée d'une civilisation de l'amour, le caractère prophétique de cette annonce n'apparut pas aussitôt. Vingt ans après, l'expression tient une place centrale dans la doctrine sociale de l'Église. Jean-Paul II a repris avec force de conviction cette idée. Il a parlé à plusieurs reprises d'une civilisation de la vie au moyen de la vérité et de l'amour comme d'un idéal historique chrétien capable de mobiliser les énergies spirituelles, intellectuelles et pratiques non seulement des croyants mais de tous les hommes de bonne volonté. Les centaines de milliers de jeunes rassemblés lors des journées mondiales de la jeunesse ne s'y sont pas trompés. Ils ont bien senti qu'il y a, dans cet appel du Berger, un message capable de nous faire entrer dans l'espérance. Car l'espérance qui est d'abord théologale n'est pas sans conséquence sur la présence en germe du Royaume des Cieux au cœur du monde. Il ne s'agit pas de l'utopie, d'un paradis perdu, mais d'une mission profondément réaliste, ancrée dans la victoire du Christ ressuscité. Cet appel à bâtir une civilisation de l'amour n'entend pas négliger la dimension rationnelle de la pensée sociale de l'Église. Celle-ci en est comme la charte permettant à tous - croyants ou non - de se retrouver autour d'un fondement commun. Mais la seule dimension rationnelle peut paraître bien courte voire même stérile si elle ne puise pas ses forces à la source du Cœur ouvert du Christ. La passion du Seigneur n'avait pas réussi à épuiser son amour. C'est de cette surabondance d'amour que notre monde a tant besoin. En rappelant constamment cette dimension prophétique de la doctrine sociale de l'Église fondant la possibilité d'une civilisation de l'amour dans l'histoire, Patrick de Laubier entend éviter le piège d'un système de pensée admirablement construit mais qui serait tenté de s'enfermer dans un discours académique. "Le génie du christianisme, se plaît-il à rappeler, est l'incarnation".

S'il en est ainsi, la reconnaissance a elle aussi besoin de s'incarner dans un geste concret. Quelques amis ont saisi l'occasion des 60 ans de Patrick pour appliquer son cher principe à l'amitié qui nous unit et qui nous a déjà permis de goûter quelques fruits de la civilisation de l'amour. Les essais contenus dans cet ouvrage constituent une contribution à l'approfondissement pratique et spirituel de cet idéal. Le temps presse de transcrire en actes toutes ces réflexions. Mais l'Amour du Christ nous presse encore plus : "Caritas Christi urget nos ! " Ce recueil n'a cependant pas d'autre prétention que d'être la modeste expression de notre profonde gratitude à l'égard de Patrick de Laubier. Gratitude avant tout pour ce feu qui l'anime, ce feu dont parle l'Évangile : "Voilà que je suis venu apporter un feu sur la terre". Deo Gratias !

Que tous les amis de Partick de Laubier soient remerciés ici d'avoir prêté leur concours à cette entreprise : ceux qui ont porté cette oeuvre par leur prière, ceux qui l'ont supporté par un soutien matériel et finalement ceux qui ont pris la plume.
(NB + PHD)

Daniel ANGE
SIMPLE LETTRE OUVERTE

Patrick, mon frère en Dieu !
Dans ce beau concert qui chante ce que le Seigneur a fait en toi et à travers toi, je veux simplement ajouter une toute petite note, comme glissée en passant.... dans ce vaste oratorio.
Je bénis notre Jésus simplement pour ce que tu es. Pour ton visage, ton regard, ta présence. L'Intensité de ta présence. Elle évoque pour moi quelque chose de notre cher Roi Baudouin.
Te bénir d'être ce sourcier détectant sources vives et nappes souterraines affleurant au cœur de l'immense désert.....
Te bénir d'être ce guetteur scrutant l'horizon d'un regard perçant et lucide. Dénonçant impitoyablement les attaques du lion rugissant ou des vipères venimeuses. Sentinelle comme toi, chaque pasteur devrait l'être !
Te bénir d'être ce combattant audacieux, prêt à livrer ta vie pour cette vérité dont la splendeur l'emporte sur la vie terrestre, car elle est la Vie tout court !
Tu as une âme de martyr. Et dans la saison de l'Histoire qui est nôtre, le martyre est une bienheureuse possibilité, déjà une secrète réalité.
Oui, Jean-Paul II le dit : "le temps des martyrs est revenu !" ("Tertio Millenio Advenient")
Sois béni, face aux pires drames, de garder ton humour, car in specie aeternitatis tu sais resituer les choses à leur juste place. Tu sais relativiser : rendre relatif à l'Essentiel. Dans le sillage de lumière de nos maîtres : Jacques Maritain et le cher abbé Charles Journet.... Et parmi nous, n'es-tu pas un peu de leur présence ?
Sois béni de demeurer sur la tour de guet, au long de la nuit, fidèle â ton poste de garde, jusqu'au bout Jusqu'à l'aube.
Te bénir surtout parce que, à l'horizon, tu vois déjà venir le Roi. Tu pressens sa Gloire. Tu devines sa Majesté. Tu appelles son Épiphanie.
Tu nous tiens en éveil. Vers le point Oméga, tu diriges nos regards. Tu nous arraches à notre léthargie. Tu nous rends impatients de la Parousie.
Tu nous incites à la hâter avec toi, à la devancer, à l'anticiper dans l'humble adoration. L'essentiel de ta vie ; ces heures secrètes à contempler le Roi en sa beauté humiliée. Là où II est le plus vulnérable, le plus beau parce que le plus pauvre : en son Corps d'amour, en son Eucharistie.
Pardonne si Je trahis ton secret le plus intime ! N'est-ce pas le secret de ton regard, de ton sourire ? - Qui regarde vers lui resplendira I
Oui, sois béni d'être cet amoureux fou de l'Amour !
Au nom de tant de jeunes qui crèvent faute de chevaliers de la vie, Patrick, laisse-moi te dire : sois béni d'être chevalier de la vérité. Donc, témoin de la lumière. - Qui fait la vérité demeure dans la lumière.
Sois béni enfin d'aimer. De ne rien faire d'autre qu'aimer i

Entretien : Luc Adrian et Patrick de Laubier
ENQUÊTE SUR LA FIN DES TEMPS

VIVRONS-NOUS UNE "CIVILISATION DE L'AMOUR" ?
Livres et publications sur la fin des temps abondent, souvent gnostiques ou millénaristes. Patrick de Laubier, professeur de Sociologie religieuse à l'Université de Genève, membre du Conseil Pontifical "Justice et Paix", vient de consacrer un essai important à l'eschatologie chrétienne : "Le temps de la fin des temps" (éditions F.X. de Guibert). II y propose des réponses a des questions fondamentales, et explique l'hypothèse de cette "civilisation de l'amour" évoquée notamment par Paul VI.

Vous distinguez fin des temps et fin du monde ?
Oui. La fin des temps est la période précédant la fin du monde, la venue du Christ et le Jugement dernier. Elle marque les événements de la fin, mais non de l'extrême fin. Dans l'Évangile, les dernières journées de la vie du Christ forment comme un bloc, distinct de la Résurrection et de la Pentecôte.
L'histoire est un délai, et nous sommes faits pour la fin. Mais en l'attendant, je crois, comme Saint Paul, Nicolas de Cuse et bien d'autres, que l'humanité vit une histoire qui peut être déchiffrée en contemplant la vie du Christ. L'Église étant le Corps du Christ, elle doit revivre la vie de son Seigneur, et avec elle tous les hommes de bonne volonté qui visiblement ou invisiblement en font partie. Elle aura à revivre cette ultime semaine qui sera la fin des temps, avec une trahison -l'apostasie-, un traître -l'Antéchrist-, et un bref dimanche des Rameaux. Ce mystère est plus éclairant que tous les mythes, et plus profond que toutes les gnoses.

Que peut-on savoir de ce "Dimanche des Rameaux" que l'Église, selon vous, serait appelée à vivre ?
Le dimanche des Rameaux est une épiphanie : le seul moment où le Christ est reconnu comme Messie, comme fils de David en même temps que Fils de Dieu. En un éclair, le dessein de Dieu est comme esquissé ayant que le retournement de la foule né conduise la roi des Juifs à la mort sur la Croix.
Cette épiphanie dans l'histoire correspondrait selon moi à ce que Paul VI et Jean-Paul II appelle la "civilisation de l'amour". Souvenez-vous du discours de Paul VI, le 25 décembre 1975 : "La civilisation de l'amour l'emportera sur la fièvre des luttes sociales implacables et donnera au monde la transfiguration tant attendue de l'humanité finalement chrétienne".

L'histoire de l'Église, en arrive-t-elle à cet Hosanna de l'histoire ?
Peut-être ne marquera-t-elle pas la fin du monde, mais fait partie du temps de la fin des temps. Elle préparera les apôtres des derniers temps, comme hier ceux des premiers temps, à la grande épreuve de la Passion qui aura son accomplissement dans le Corps de l'Église. Comme le dit l'abbé Laurentin dans la préface de mon livre : "La Bible laisse entrevoir que la fin du monde sera à la fois un sommet et une épreuve, comme fut la Passion du Christ : un désastre mortel et une preuve du plus grand amour". Ensuite viendra la Parousie. Je suis très frappé du fait que la fête du Christ-Roi (instaurée en 1925 par Pie XI) précède l'Avent, comme le Sanctus, dans la liturgie de la messe, précède la consécration.

Vous croyez vraiment à une épiphanie historique ?
Le mystère de l'économie du salut est un mystère d'incarnation si profond que nul, si ce n'est Dieu, n'en connaît à l'avance le déroulement concret. Même les anges découvrent le plan de Dieu par l'Église, et par l'Histoire qui en est un dévoilement Je crois que ce plan doit connaître des périodes de gloire humaine et d'obscurcissement : pour que des chrétiens puissent être martyrs ou qu'il y ait des saints Louis, pour qu'on puisse voir, en toute situation, resplendir la splendeur du Christ. S'il n'y avait que des persécutions, il n'y aurait pas l'épreuve du succès. Et vice-versa. Nous entrons actuellement dans une période de pré-apostasie qui permet la fleuraison de mille communautés nouvelles qui n'auraient sans doute pas germé dans un régime de chrétienté florissante.

Nous sommes plutôt dans une civilisation de la mort que de l'amour ?
Humainement parlant, le vent semble en effet tout à fait contraire à une "civilisation de l'amour". Mais des événements imprévisibles comme la chute du communisme en 1991 -il aurait pu encore durer des années- ou la réconciliation d'Israël et de l'OLP deux ans plus tard montrent que rien n'est impossible à Dieu. Regardez les pas de géants faits dans le domaine de l'œcuménisme, et le rapprochement avec les Juifs. Mais nous passerons préalablement par une purification qui semble avoir déjà commencé.

Cette "civilisation de l'amour", est-ce ce "millénium", ces 1 000 ans d'enchaînement de Satan promis par Jean dans l'Apocalypse, avant la venue du Christ ?
Non. L'Église a rejeté le millénarisme. Mais sans considérer à la lettre ces mille ans, on peut reprendre l'idée d'un enchaînement provisoire du Prince de ce Monde, au moment où la "civilisation de l'amour" s'étend, suivi d'une nouvelle lutte. Mais le royaume de Dieu, c'est l'Église elle-même, et les chrétiens n'attendent pas l'établissement d'un nouveau paradis terrestre. Le Royaume n'est pas un événement purement extérieur : il est d'abord en nous par la sainteté. Ce sont les saints qui en constituent l'expression la plus achevée. C'est par la sainteté que progressera la "civilisation de l'amour". En mille ans, de 993 à 1992, plus de. 3 500 personnes ont été canonisées ou béatifiées, et près d'un tiers par Jean-Paul II ! Soit 1164 en un seul pontificat l Comme si le Pape se hâtait de rassembler une armée d'intercesseurs en vue de grandes entreprises spirituelles.

Selon vous, les signes eschatologiques sont-ils accomplis ?
L'Évangile est-il annoncé sur toute la terre ? Deux mille ans après Jésus-Christ, des régions entières comme la Chine ou le Japon restent faiblement touchées par l'annonce de l'Évangile et d'anciennes terres évangélisées comme en Asie mineure et en Afrique du Nord ont été conquises par l'Islam. En lançant la nouvelle Évangélisation, Jean-Paul II n'exclut ni l'œcuménisme entre chrétiens, ni le dialogue avec les religions chrétiennes. Pour moi la rencontre d'Assise du 27 octobre 1996 est un extraordinaire événement qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire. Même si nous n'en savons pas plus, le signe d'Assise permet d'envisager l'improbable en matière œcuménique.

"Auparavant doit venir l'apostasie" dit Saint Paul (Il Th., 2,3) ?
Paul annonce l'apostasie en l'associant avec la venue de l'Antéchrist Ce qu'on peut dire aujourd'hui, c'est que dans les pays d'ancienne tradition chrétienne, la déchristianisation a pris une telle ampleur qu'elle donne une idée de l'apostasie prophétisée par l'apôtre et qui fait écho à cette mystérieuse parole du Christ : "Maïs le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre ?" (Lc, 13,8) L'histoire connaît des temps d'éclipse de l'Église visible, mais on observe aussi une gravité croissante de ces crises, suivies de redressements étonnants qui pourraient bien aboutir à un paroxysme dans les deux sens, c'est-à-dire l'apostasie dont parle saint Paul, suivie d'une résurrection.

La multiplication des apparitions mariales depuis le XIXème siècle n'est-elle pas un signe des derniers temps ?
Je le crois. Grignion de Montfort associe l'attente de la fin des temps avec une manifestation croissante de l'action de Marie, l'Épouse de l'Esprit-Saint, dans l'histoire. Il explique que Marie, cachée au début des temps apostoliques, "doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps" et "être terrible au diable et à ses suppôts comme une armée rangée en bataille, principalement dans ces derniers temps, parce que le diable sachant bien qu'il a peu de temps, et beaucoup moins que jamais, pour perdre les âmes, redouble tous les jours ses efforts et ses combats ; il suscitera bientôt de cruelles persécutions* et mettra de terribles embûches aux serviteurs fidèles et aux vrais enfants de Marie, qu'il a plus de peine à surmonter que les autres" (Traité de la Vraie dévotion, 51,6-7)
La multiplication actuelle d'apparitions ne m'étonne pas, et j'y ajoute les icônes miraculeuses dont les larmes ou les épanchements d'huile suscitent des lieux de dévotion. Les traits communs à toutes ces manifestations de la Mère de Dieu peuvent être évoqués en parlant de beauté, de douceur et de hâte, de tristesse aussi et d'attente suppliante. C'est une Mère qui monte sur la brèche pour sauver ses enfants, dans des temps de combats spirituels très forts dont les luttes extérieures ne sont que l'écho. Marie est la Femme de l'Apocalypse, en travail d'enfantement, et son titre de Mère de l'Église trouve une étonnante illustration dans ce temps de crise pour l'Église et l'humanité entière.

Ce n'est pourtant pas la première fois dans l'histoire millénaire de l'Église que l'annonce de la fin des temps se fait entendre ?
Non, mais jamais autant « de fils et de filles prophétisent et autant de jeunes gens ont des visions » liées précisément à des apparitions de Marie, pour reprendre l'expression du Prophète Joël.(III,1). Ceci est la grande nouveauté d'un âge qui pensait en avoir terminé avec l'eschatologie chrétienne. Cela ne signifie pas que l'on sache la date de la fin du monde, mais la conscience du temps de la fin des temps est maintenant une réalité psychologique et spirituelle qui rejoint la conviction que les civilisations sont mortelles.

Peut-on faire quelque chose pour hâter l'avènement ?
Selon Saint Augustin, Saint Bernard et bien d'autres mystiques, le monde finira lorsque le nombre des élus qui prendront la place des Anges déchus sera complet. Cette heure, seule le Père la connaît. Mais nous pouvons hâter cette heure en suppliant : "Maranatha ! Viens Seigneur Jésus I". Il faut supplier Dieu afin de hâter la fin des temps.
Je suis frappé par la perte, chez les chrétiens eux-mêmes, du désir du ciel. Nous sommes devenus incrédules, trop bien installés ici-bas : la fin des temps nous apparaît comme une catastrophe. Il nous faut renouveler notre élan vers le Christ, notre attente de la parousie, de l'avènement. Ce à quoi vient d'appeler Jean-Paul II dans sa lettre sur le Jubilé de l'an 2 000. Il propose aux chrétiens de se mobiliser pour hâter la concrétisation de cette "civilisation de l'amour". Pour cela, l'an 2000 est une date merveilleusement mobilisatrice.

(à suivre)
 

Sources :  spip.php-article154 - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 23.07.08 - T/Spiritualité

 

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