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19 Avril 2005
 

N'oublions pas le jeûne !

 

Le 21 février 2009 - (E.S.M.) - Chaque année, pour se préparer à accueillir à Pâques la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Christ, les chrétiens vivent un temps de conversion personnel et communautaire de quarante jours, au cours duquel ils sont invités à pratiquer plus particulièrement le jeûne, la prière et le partage.

Cathédrale saint André, Bordeaux (France) - Pour agrandir l'image Cliquer

N'oublions pas le jeûne !

Le 21 février 2009 -  Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Or si les deux derniers sont une réalité dont on parle, le jeûne de nourriture, lui, semble assez déconsidéré pour des raisons tout à fait objectives : Jésus lui-même dénonce celui qui « se montre avec une mine défaite pour bien montrer qu’il jeûne » (Mt 6, 16), ou encore l’orgueil du pharisien qui se vante de son jeûne tout en critiquant les autres (Luc 18, 10-12). Les prophètes eux-mêmes dénonçaient ceux qui jeûnaient tout en exploitant les faibles (Isaïe 52, 3). De nos jours, une certaine tiédeur spirituelle peut renforcer cette sensation d’hypocrisie, lorsque, par exemple, on remplace la viande du vendredi par un poisson. Enfin, par la bouche du prophète Isaïe, Dieu ne dit-il pas : « le jeûne que je préfère, c’est ceci : Défaire les chaînes injustes, partager ton pain avec l’affamé, héberger le pauvre sans domicile, ne pas te dérober à ton semblable » (Is 52).

A l’écoute de telles paroles, le sort du jeûne semble bien scellé. Et pourtant ! S’il nous est proposé à pratiquer, n’a-t-il pas un sens profond qui serait alors à redécouvrir ? Jésus, tout en rejetant l’hypocrisie de certains jeûnes, a lui-même jeûné longuement au désert. St Paul a jeûné, et avec lui, les premiers chrétiens, comme à Antioche par exemple
(Act 13, 2). Le jeûne de nourriture fait partie des armes spirituelles des baptisés. Il garde toute sa valeur pour nous décentrer de nous-mêmes, et de notre soif effrénée de consommation, et nous ouvrir à la seule vraie nourriture qui consiste à faire la volonté du Père (Jean 4, 34).

Dans son message pour le Carême 2009 « redécouvrir le sens chrétien de la pratique du jeûne », le Pape Benoît XVI rappelle que, « par le jeûne, le croyant veut se soumettre à Dieu avec humilité, en se confiant à sa bonté et à sa miséricorde…Le jeûne nous aide à mortifier notre égoïsme, et à ouvrir nos cœurs à l’amour de Dieu et du prochain ».

Mais si nous devons jeûner, ne vaut-il pas mieux modérer notre consommation de cigarettes pour certains, de MP3, de portable, d’ordinateur ou de télévision pour d’autres ? Certes, ces privations peuvent contribuer à un retour à Dieu, mais se priver de nourriture pour méditer la parole de Dieu demeure un moyen spirituel qui a fait ses preuves. « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » nous dit Jésus
(Mt 4, 4).

« Le jeûne est l’âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne
(1) » cite encore Benoît XVI. « C’est précisément pour maintenir vivante cette attitude d’accueil et d’attention à l’égard du prochain que j’encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeûne personnel et communautaire, en cultivant aussi l’écoute de la parole de Dieu, la prière et l’aumône ». Concrètement, ces dernières années, des chrétiens ont remis en valeur le jeûne au pain sec et à l’eau… Ils nous rappellent ainsi que l’expérience multiséculaire du jeûne de nourriture nous aide à désirer le vrai pain qu’est le Christ lui-même, et à nous tourner vers le frère dans le besoin.

+
Jacques Blaquart.
évêque auxiliaire de Bordeaux


(1) Saint Pierre Chrysologue, évêque de Ravenne, docteur de l'Église (+ 451) Homélie sur la prière, le jeûne et l’aumône, 43 : PL 52, 320
 

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Sources  : Diocèse de Bordeaux -  (E.S.M.)
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité)  21.02.2009 - T/Méditations

 

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