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19 Avril 2005
 

Benoît XVI: Eucharistie et pêché

 

Rome, le 17 Mars 2007 - (E.S.M.)- Nous avons mis en parallèle quelques passages de la récente exhortation du pape Benoît XVI et de l'encyclique du pape Jean-Paul II Ecclesia De Eucharistia.

Première Communion

Le pape Benoît XVI rappelle la nécessité d'être dans la grâce de Dieu pour s'approcher dignement de la communion sacramentelle. (Sacramentum Caritatis, n° 20)

...On ne peut recevoir la Communion si l'on a commis un péché grave. Communier c'est en effet avoir la rencontre la plus intime avec la personne de Jésus Ressuscité, qui désire nous guérir dans notre âme et dans notre corps, en nous comblant de dons spirituels. Une préparation adéquate et une bonne disposition sont donc nécessaires...

Nous constatons assurément, écrit le pape Benoît XVI, dans son exhortation "Sacramentum Caritatis" que, à notre époque, les fidèles se trouvent immergés dans une culture qui tend à effacer le sens du péché, favorisant un comportement superficiel qui porte à oublier la nécessité d'être dans la grâce de Dieu pour s'approcher dignement de la communion sacramentelle. (20)

Jésus se plaignait à Sainte Faustine : " Lorsque je viens dans la Sainte Communion jusqu'au coeur des hommes, j'ai les mains pleines de toutes sortes de grâces et je désire les donner aux âmes, mais les âmes ne font même pas attention à moi, elles me laissent seul et s'occupent d'autre chose. Oh ! comme cela m'attriste que les âmes n'aient pas compris l'Amour. Elles se conduisent envers moi comme envers une chose morte " (Petit Journal de Sainte Faustine 1385).

Saint Paul nous prévient : "Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation s'il ne discerne pas le Corps. Voilà pourquoi il y a parmi vous beaucoup de malades et d'infirmes, et que bon nombre sont morts"
(1 Cor. 11, 28-30).

Le Saint Père Jean Paul II nous le confirme clairement dans l'encyclique sur l'Eucharistie (Ecclesia De Eucharistia 36-37) Le commentaire de saint Jean Chrysostome est précis et profond : " Qu'est-ce donc ce pain ? C'est le corps du Christ. Que deviennent ceux qui le reçoivent ? Le corps du Christ : non pas plusieurs corps, mais un seul corps. En effet, comme le pain est tout un, bien qu'il soit constitué de multiples grains qui, bien qu'on ne les voie pas, se trouvent en lui, tels que leur différence disparaisse en raison de leur parfaite fusion, de la même manière nous sommes unis les uns aux autres et nous sommes unis tous ensemble au Christ". L'argumentation est serrée : notre unité avec le Christ, qui est don et grâce pour chacun, fait qu'en lui nous sommes aussi associés à l'unité de son corps qui est l'Eglise. L'Eucharistie renforce l'incorporation au Christ, qui se réalise dans le Baptême par le don de l'Esprit.(cf. 1 Co 12, 13.27).

L'action conjointe et inséparable du Fils et de l'Esprit Saint, qui est à l'origine de l'Eglise, de sa constitution et de sa stabilité, est agissante dans l'Eucharistie. L'auteur de la Liturgie de saint Jacques en est bien conscient : dans l'épiclèse de l'anaphore, on prie Dieu le Père d'envoyer l'Esprit Saint sur les fidèles et sur les dons, afin que le corps et le sang du Christ "servent à tous ceux qui y participent (...) pour la sanctification des âmes et des corps". C'est le divin Paraclet qui raffermit l'Eglise par la sanctification eucharistique des fidèles.

Le don du Christ et de son Esprit, souligne Jean-Paul II, que nous recevons dans la communion eucharistique, accomplit avec une surabondante plénitude les désirs d'unité fraternelle qui habite le coeur humain ; de même, il élève l'expérience de fraternité inhérente à la participation commune à la même table eucharistique jusqu'à un niveau bien supérieur à celui d'une simple expérience de convivialité humaine.

Par la communion au corps du Christ, l'Eglise réalise toujours plus profondément son identité : elle "est dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c'est-à-dire le signe et l'instrument de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain ".

Aux germes de désagrégation entre les hommes, qui, à l'expérience quotidienne, apparaissent tellement enracinés dans l'humanité à cause du péché, s'oppose la force génératrice d'unité du corps du Christ. En faisant l'Eglise, l'Eucharistie crée profondément pour cette raison la communauté entre les hommes.

Le culte rendu à l'Eucharistie en dehors de la Messe est d'une valeur inestimable dans la vie de l'Eglise. Ce culte est étroitement uni à la célébration du Sacrifice eucharistique. La présence du Christ sous les saintes espèces conservées après la Messe - présence qui dure tant que subsistent les espèces du pain et du vin - découle de la célébration du Sacrifice et tend à la communion sacramentelle et spirituelle. Il revient aux pasteurs d'encourager, y compris par leur témoignage personnel, le culte eucharistique, particulièrement les expositions du Saint Sacrement, de l'adoration devant le Christ présent sous les espèces eucharistiques.

Par une autre voie le pape Benoît XVI développe un long chapitre sur l'adoration et la piété eucharistique (Ecclesia De Eucharistia- 67 à 69) . Il rappelle: "Que personne ne mange cette chair sans d'abord l'adorer;... nous pécherions si nous ne l'adorions pas". Dans l'Eucharistie, en effet, le Fils de Dieu vient à notre rencontre et désire s'unir à nous; l'adoration eucharistique n'est rien d'autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d'adoration de l'Église.

Reprenons le texte de Jean-Paul II. "Il est bon de s'entretenir avec Lui et, penché sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé (cf. Jn 13, 25) , d'être touchés par l'amour infini de son coeur. Si, à notre époque, le christianisme doit se distinguer surtout par " l'art de la prière ", comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d'amour, devant le Christ présent dans le Saint Sacrement ? Bien des fois, chers Frères et Soeurs, j'ai fait cette expérience et j'en ai reçu force, consolation et soutien !

De nombreux saints nous ont donné l'exemple de cette pratique maintes fois louée et recommandée par le Magistère. Saint Alphonse Marie de Liguori se distingua en particulier dans ce domaine, lui qui écrivait : " Parmi toutes les dévotions, l'adoration de Jésus dans le Saint Sacrement est la première après les sacrements, la plus chère à Dieu et la plus utile pour nous ". L'Eucharistie est un trésor inestimable : la célébrer, mais aussi rester en adoration devant elle en dehors de la Messe permet de puiser à la source même de la grâce. Une communauté chrétienne qui veut être davantage capable de contempler le visage du Christ, selon ce que j'ai suggéré dans les lettres apostoliques
Novo Millennio ineunte et Rosarium Virginis Mariae, ne peut pas ne pas développer également cet aspect du culte eucharistique, dans lequel se prolongent et se multiplient les fruits de la communion au corps et au sang du Seigneur".

Miséricorde Divine

Repères:
COMMUNION ET CONFESSION : Au paragraphe 20, ainsi qu’au paragraphe 55, Benoît XVI met en garde contre une communion systématique, par automatisme, "comme si par le seul fait de se trouver dans une église durant la liturgie on avait le droit ou peut-être même le devoir de s'approcher de la table eucharistique". Ce "comportement superficiel", écrit-il, s’explique notamment par un sens du péché de plus en plus en perte de vitesse. Pour communier, il faut être "dans la grâce de Dieu". Dans le paragraphe suivant, le pape encourage les fidèles à se confesser régulièrement et rappelle que la confession individuelle doit prévaloir en temps normal, "en réservant la pratique de l'absolution générale exclusivement aux cas prévus".

Tous les textes concernant l'Exhortation post-Synodale de Benoît XVI sur l'Eucharistie
 

Sources:  www.vatican.va - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 17.03.2007 - BENOÎT XVI - Méditations - Table S.C.

 

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