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19 Avril 2005
 

Benoît XVI invite les chrétiens à faire fructifier leurs talents

 

Le 16 novembre 2008 - (E.S.M.) - L'Évangile ''a pesé sur le plan historico-social, promouvant dans les populations chrétiennes une mentalité active et entreprenante''. C'est ce qu'a rappelé le pape Benoît XVI avant la prière de l'Angélus, en citant en particulier la parabole des talents.

Le pape Benoît XVI- Pour agrandir l'image Cliquer

Benoît XVI invite les chrétiens à faire fructifier leurs talents

Synthèse de l'Angélus

Le 16 novembre 2008 -  Eucharistie Sacrement de la Miséricorde -  L'Évangile ''a pesé sur le plan historico-social, promouvant dans les populations chrétiennes une mentalité active et entreprenante''. C'est ce qu'a rappelé le pape Benoît XVI avant la prière de l'Angélus, en citant en particulier la parabole des talents, ''dont le message central concerne l'esprit de responsabilité avec lequel nous devons accueillir le Royaume de Dieu  : responsabilité envers Dieu et envers l'humanité''. ''La mauvaise attitude - a expliqué Benoît XVI - est celle de la peur : le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour, cache la monnaie sous terre et elle ne produit aucun fruit.

Ceci arrive, par exemple, à celui qui, ayant reçu le Baptême, la Communion, la Confirmation, enterre ensuite ces dons sous une couverture de préjugés, sous une fausse image de Dieu qui paralyse la foi et les oeuvres, de façon à trahir les attentes du Seigneur. Mais la parabole met encore plus en relief les bons fruits portés par les disciples qui, heureux pour le don reçu, ne l'ont pas maintenu caché avec crainte et jalousie, mais l'ont fait fructifier, en le partageant''.

''Ce que le Christ nous a offert - a poursuivi le Saint-Père -, se multiplie en l'offrant. C'est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous''. La Vierge Marie qui, en recevant le plus précieux parmi les dons, Jésus lui-même, est celle qui incarna ''parfaitement cette attitude du coeur'', conclut le pape, et elle ''l'a offert au monde avec un amour immense. Demandons lui de nous aider - a souligné le pape avec force -  à être des « serviteurs bons et fidèles », pour que nous puissions prendre part un jour à la joie de notre Seigneur''.

Au rendez-vous de l'Angelus Place Saint Pierre était présents plus de 35.000 fidèles provenant du monde entier. En langue polonaise, en s'adressant aux pèlerins compatriotes de Jean-Paul II, Benoît XVI a aussi illustré la parabole des talents ': '' la liturgie - a-t-il dit - nous rappelle que Dieu Créateur a donné à chacun et chacune de nombreux talents nécessaires pour une vie digne, pour un Amour vivant de nos frères, pour la croissance dans la sainteté . Nous sommes appelés - a poursuivi le pape - à utiliser ces biens et à les faire fructifier dans le monde dans lequel nous vivons.''

Angélus de Benoît XVI, soyons vigilants et actifs, dans l'attente de son retour

Texte original du discours du Saint Père ANGELUS

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Trente-troisième dimanche
16 novembre 2008 (les lectures)

VIVRE UNE FIDÉLITÉ ET UNE RESPONSABILITÉ ACTIVES 
(synthèse des lectures)

Chaque Dimanche, la liturgie rappelle que le chrétien vit un désir permanent : la venue du Seigneur dans la gloire. Cette tension constante vers Celui qui vient peut endormir les plus vigilants ou les inciter à se réfugier dans une pratique étroite des préceptes et des rites ; la peur de la venue du Seigneur les paralyse. Alors, le Christ nous appelle à la vigilance, une vigilance faite d'une fidélité active dans les tâches quotidiennes de la vie chrétienne. L'évangile de ce jour nous invite à méditer sur cette fidélité. Le maître loue la fidélité des deux premiers serviteurs : ils ont pris à cœur ses intérêts. Il réprouve la paresse du mauvais serviteur : celui-ci n'aime pas son maître, il le pense paresseux, et se défie de ses réactions. La leçon est claire pour nous : il ne suffit pas de recevoir le don de la foi, il ne suffit pas d'écouter la parole de Dieu, il faut la mettre en pratique, dans une fidélité de tous les instants, pour qu'elle porte du fruit. La vie chrétienne est d'abord un agir responsable que la piété et les bonnes intentions ne sauraient remplacer.


C'est le visage qu'offre la femme vaillante
(première lecture). Responsable, inventive, active, elle met tous les trésors de son intelligence et de son cœur au service de sa maison et de tous ceux qui viennent frapper à sa porte. L'auteur du livre des Proverbes célèbre ainsi la noblesse et la beauté d'une vie habitée par la Parole de Dieu, d'une vie fidèle à Dieu dans la multitude des gestes quotidiens.

Quant à Paul
(deuxième lecture), il exhorte les chrétiens à vivre chaque jour sous le regard de Dieu, dans la fidélité à leur baptême.

Cet appel à une vigilance et à une fidélité agissantes nous est aujourd'hui adressé. C'est dans notre amour présent pour Dieu et pour nos frères que nous vivons la vraie vigilance, une vigilance paisible : nous serons jugés sur les fruits de notre fidélité à l'amour que Dieu nous a donné gratuitement à notre baptême.

***

« Oser faire confiance à Dieu, à travers sa grâce, que tel soit bien le message de cette parabole, ce qui arriva au troisième serviteur le confirme. Avec lui, les choses se passèrent différemment. Et pourtant, en un sens, le troisième serviteur avait moins à craindre que les deux premiers. Il n'avait reçu qu'un seul talent. D'un seul talent cependant il était devenu comptable. Mais voilà que lui n'ose pas jouer le jeu de la confiance, qui, au fond, est le jeu de l'amour. Il est méfiant, il prend peur. La relation entre lui et son Maître a dû se gâter à un moment donné. Il n'est déjà plus le serviteur confiant, il est devenu esclave, terrorisé par avance, et l'idée ne lui viendrait même pas qu'au fond, en lui confiant une partie de ses biens, le Maître souhaitait secrètement faire de lui un ami.

D'ailleurs, l'image qu'il s'est forgée de Dieu ne le lui permettrait guère. Elle est proprement horrible. Non seulement elle se montre injuste envers Dieu, mais elle se produit comme un véritable blasphème. Rien ne pourrait davantage peiner Dieu, et le paralyser même : « Tu es un homme dur, lui reproche-t-il. Tu moissonnes là où tu n'as pas semé, j'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. » Quel aveu ! Le troisième serviteur a eu peur de Dieu. Il n'a pas osé croire en la grâce qui lui était faite. Alors que cette grâce se multiplie d'elle-même pour le cœur qui l'accueille en faisant confiance, elle est pour ainsi dire rendu stérile, inopérante, pour le cœur qui prend peur, qui ne pense qu'au châtiment possible, et qui travestit Dieu en justicier impitoyable. La grâce est vraiment grâce parce qu'elle est sans calcul. »
(André Louf, Heureuse faiblesse, Desclée de Brouwer, p. 241-242.)

***

Commentaires sur l'évangile selon St Matthieu, Saint Jean Chrysostome

Remarquez que Dieu ne revient pas tout de suite redemander compte de l’argent qu’il avait donné en dépôt, mais qu’il laisse passer beaucoup de temps. On voit aussi dans la parabole de la vigne, qu’après l’avoir donnée aux vignerons, il va faire un grand voyage; voulant nous faire comprendre par toutes ces circonstances avec quelle patience il nous supporte. Il me semble aussi voir dans ces paroles une allusion à la résurrection générale.

Il est remarquable encore que dans cette parabole des talents il n’y a ni vignerons ni vigne, mais que tous sont ouvriers; car il ne parle pas ici seulement aux princes des Juifs, ou au peuple, mais généralement à tous. Et considérez que lorsque ces serviteurs s’approchent de leur maître pour lui offrir ce qu’ils ont gagné dans leur trafic, ils reconnaissent tous avec une grande franchise, et ce qui vient d’eux, et ce qui vient de leur maître. L’un lui dit humblement qu’il a reçu cinq talents, et l’autre deux, et ils avouent tous deux par cette humble reconnaissance que c’est de lui qu’ils ont reçu le moyen d’agir. Ils lui témoignent tous qu’ils ne sont pas ingrats, et ils lui attribuent ce qu’ils ont comme venant uniquement de lui.

Que leur répond donc leur maître : " Bien! serviteur bon et fidèle ". Car c’est être " bon que d’être attentif et appliqué à faire du bien à ses frères : " Bien ! serviteur bon et fidèle, parce que vous avez été fidèle en peu de choses, je vous établirai sur beaucoup. Entrez dans la joie de votre Seigneur " : Ce seul mot renferme tout le bonheur de l’autre vie. Mais ce serviteur paresseux et lâche ne lui parle pas comme les deux autres.

" Celui qui n’avait reçu qu’un talent vint ensuite et dit : Seigneur, je sais que vous êtes un homme rude et sévère, que vous moissonnez où vous n’avez point semé, et que vous recueillez où vous n’avez rien mis. C’est pourquoi, comme je vous appréhendais, j’ai été cacher votre talent dans la terre. Le voici.: Je vous rends ce qui est à vous. Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux : Vous saviez que je moissonne où je n’ai point semé, et que je recueille où je n’ai rien mis. Vous deviez donc mettre mon argent entre les mains des banquiers, afin qu’à mon arrivée je retirasse avec usure ce qui est à moi ". C’est-à-dire : Ne deviez-vous pas parler, avertir et conseiller vos frères ? Ils ne me croient pas, dites-vous. Mais que vous importe qu’ils vous croient ou qu’ils ne vous croient pas ? Peut-on rien voir de plus doux que cette conduite ? Il n’en est pas ainsi chez les hommes, mais celui qui a été chargé de prêter l’argent est obligé aussi d’en exiger l’intérêt.

Dieu exige moins de ses serviteurs : " Vous deviez ", dit-il, " mettre mon argent entre les mains des banquiers ", et me laisser à moi seul le soin de l’exiger avec usure, comme j’eusse fait à mon arrivée. Ce mot " d’usure " se doit prendre pour la pratique des bonnes oeuvres. Vous deviez donc faire ce qui était le plus aisé, et vous reposer sur moi du plus difficile. Mais puisque vous ne l’avez pas fait "Qu’on lui ôte le talent qu’il a, et qu’on le donne à celui qui a dix talents (28). Car on donnera à tous ceux qui ont déjà, et ils seront comblés de richesses, mais pour celui qui n’a point, on lui ôtera même ce qu’il a (29) ". C’est-à-dire, celui qui a reçu de Dieu le don de science pour l’utilité des autres, et qui ne s’en sert pas, le perdra entièrement. Au lieu que celui qui dispense sagement et avec soin ce qu’il sait, fera croître encore ce don que l’autre étouffe et détruit par sa paresse. Mais le malheur de ce serviteur paresseux et négligent ne se termine pas là et cette première parole est aussitôt suivie d’une sentence terrible.

" Qu’on précipite donc dans les ténèbres extérieures ce serviteur inutile : C’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents (30) ". Remarquez donc ici que ce ne sont pas seulement les voleurs et les usurpateurs du bien d’autrui, ni ceux qui commettent des violences, qui seront condamnés par Jésus-Christ aux flammes éternelles de l’enfer, mais encore ceux qui sont lâches pour faire le bien.

Écoutons ces paroles effrayantes, et pendant que nous en avons encore le temps, travaillons sérieusement à notre salut. Prenons de l’huile dans nos lampes, et faisons fructifier le talent que Dieu nous a donné en dépôt : Si nous vivons ici dans la paresse et dans la négligence, personne n’aura alors compassion de notre misère ni de nos larmes. Nous voyons que celui qui osa se présenter à ces noces saintes de l’Évangile avec un vêtement sale, se condamna lui-même par son silence, et que néanmoins cet arrêt qu’il porta contre lui-même ne lui servit de rien, et qu’il n’empêcha pas qu’on ne le jetât dans les ténèbres extérieures. Nous venons encore de le voir, le serviteur paresseux a beau rendre tout l’argent qu’il avait reçu, il n’évite pas néanmoins la juste colère de son maître. On voit aussi que les vierges folles viennent frapper à la porte de l’Époux, et qu’on ne leur ouvre pas. (6)

Il faut donc que la vue et que la méditation de ces vérités terribles nous porte à assister nos frères de nos biens, de nos soins, de notre autorité et de tout ce qui nous sera possible. Car il faut par ce mot de " talent " entendre tout ce par quoi chacun peut contribuer à l’avantage de son frère, soit en le soutenant de son autorité, soit en l’aidant de son argent, soit en l’assistant de ses conseils, soit en lui rendant tous les services qu’il est capable de lui rendre.

Et que personne ne dise en lui-même: Que puis-je faire n’ayant reçu qu’un seul talent ? Un seul talent peut vous suffire pour témoigner votre fidélité envers votre maître, et pour vous rendre agréable aux yeux de Dieu. Vous n’êtes pas plus pauvre que cette veuve de l’Évangile qui n’avait que deux petites pièces de monnaie. Vous n’êtes pas plus grossier que ne l’était saint Pierre ou que saint Jean, qui étaient des hommes sans lettres et qui sont devenus néanmoins les princes du ciel, par cette charité catholique et universelle qu’ils ont eue pour toute la terre.

Rien n’est si agréable à Dieu que de sacrifier sa vie à l’utilité publique de tous ses frères. C’est pour cela que Dieu nous a honorés de la raison, qu’il nous a donné la parole, qu’il nous a inspiré une âme, qu’il a formé nos pieds et nos mains, qu’il a répandu la force dans tout notre corps, afin que nous pussions user de toutes ces choses pour le bien de tous les hommes. Car la parole ne nous sert pas seulement pour chanter à Dieu des cantiques de louanges, et pour lui rendre grâces de ces dons : elle nous sert encore pour instruire nos frères, et pour leur donner de saints avis. Si nous sommes fidèles en ce point, nous imiterons Jésus-Christ notre maître, en ne disant aux hommes que ce que Dieu lui-même nous dit dans le coeur. Si au contraire nous y sommes infidèles, nous imiterons le démon.

Saint Pierre ayant autrefois confessé que Jésus était le Christ, il fut appelé " heureux ", parce qu’il n’avait dit que ce que le Père céleste lui avait appris: mais lorsqu’il parla avec tant de force contre les souffrances et contré la croix, il en fut repris du Sauveur, parce que les sentiments qu’il témoignait au dehors ne pouvaient lui être inspirés que du démon. Si cet apôtre mérita une si sévère réprimande pour avoir seulement dit une parole d’ignorance, quelle excuse pouvons-nous prétendre nous autres en péchant si volontairement, et avec une connaissance si claire de tout le mal que nous faisons ?


Sources : www.vatican.va -  (E.S.M.)
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité)  16.11.2008 - T/Méditation

 

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