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Pour être dans la Vérité

Le 14 septembre 2015 - (E.S.M.) - Extrait de l'entretien sur la foi - Cardinal Robert Sarah avec Nicolas Diat.

Le pape Benoît XVI et le cardinal Sarah

Pour être dans la Vérité

Le 14 septembre 2015 - E. S. M. - L'Église parle du bonheur surnaturel Quelle est la signification de cette expression ?

Pour les théologiens, la béatitude consiste à voir et à posséder Dieu. Sur la terre, nous ne voyons pas Dieu ; nous savons qu'il existe, mais nous ne Le voyons pas. D'après saint Thomas, la vision de Dieu dans le Ciel sera immédiate.

Sur la terre, nous voudrions aimer de tout notre cœur, mais nous n'y arrivons pas. Pourquoi ? Parce que nous ne voyons pas Dieu. Au Ciel, notre âme sera silencieuse, parfaitement docile et transparente à la lumière. L'âme sera immobile. La perpétuelle inquiétude de l'homme sur la terre le conduit à la poursuite de fugitives apparences. Au Ciel, nous posséderons l'être.

La promesse d'une transformation et d'une résurrection ne cesse d'étonner depuis plus de deux mille ans. Il est certes difficile de se préparer sur cette terre au véritable bonheur du Ciel. La seule méthode sûre est de rester uni à Dieu présent dans notre cœur. La vision de l'éternité ne nous est pas donnée pendant notre vie présente, mais nous avons la foi qui est une possession dans les ténèbres.

En ce monde, la certitude de la perfection de Dieu doit nous suffire. Saint Augustin a exprimé ce sentiment dans une formule paradoxale et célèbre. Dans les Confessions, il écrit : « Mon Dieu, si vous me proposiez de changer, de faire que moi, je devienne Dieu, et Vous Augustin, je dirais : Non ! J'aime mieux que vous soyez Dieu et moi Augustin ou n'importe quoi, qu'est-ce que ça fait ? C'est Vous qui êtes mon bonheur, ce n'est pas moi. »

Les chrétiens savent qu'à la fin des temps le Christ reviendra dans la gloire. Selon la Bible, il sera escorté de tous les anges, et devant lui se rassembleront les peuples. Il séparera les hommes, comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les uns à sa droite, pour vivre avec lui dans l'éternité, et les autres, qui ont choisi leur position, resteront éloignés de sa lumière, La cité terrestre n'est pas notre véritable patrie ; elle est un moment transitoire. Nous sommes nés pour faire un grand voyage vers la cité de Dieu et devenir « concitoyen des saints, habitants de la maison de Dieu » (Ép. 2, 19).

Malgré cette destination sublime, nous sommes appelés ici-bas à être les artisans de Dieu, pour que des gouttes de l'éternité descendent déjà dans ce monde. La vision du Ciel ne peut pas nous faire oublier que nous devons combattre les puissances du mal qui cherchent sans relâche à corrompre l'humanité créée par Dieu. Le règne de Dieu doit commencer hic et nunc.

Sur terre, nous avons le trésor de la prière, qui est la langue du Ciel.

Dans cette langue, tous les mots ne font que traduire une seule pensée, une seule vérité qui bientôt envahit l'âme et la pénètre entièrement pour la diriger et l'ennoblir ; cette vérité, le Christ lui-même l'annonce : je suis l'amour infini ; tout ce qui est à moi je vous le donne en sorte que nous soyons unis comme le Père et le Fils sont unis (Jn 17, 22-23).

Le latin dit : « Soli Deo ». Dieu seul doit toujours aimanter l'homme ?

L'homme ne doit pas être tourné vers lui-même. C'est l'orientation exactement inverse qui lui assure l'équilibre et la vie. Il faut que l'homme s'arrache à lui-même. Tant qu'il est enfermé dans son ego, sa propre prison intérieure reste un véritable enfer.

Dieu seul est la voie ouverte par laquelle nous pouvons échapper à nous-mêmes.

C'est la pensée de Dieu seulement qui peut nous donner à la fois la liberté et la pureté, et l'équilibre entre l'une et l'autre. Ce n'est pas en prenant modèle sur les hommes, même sur les meilleurs, que nous saurons ce que nous devons faire, mais en nous tournant vers Dieu ; c'est Lui qui nous montrera quels sont les sacrifices qui nous sont demandés, et c'est Lui seul aussi qui nous donnera la force de les faire.

Lorsque nous sommes dans l'obscurité et que nous ne parvenons plus à voir Dieu, ni même son idéal, il faut avoir un peu de courage en restant patiemment tournés vers Lui. Dans ces heures sombres, nous avançons plus rapidement vers le but. Les tunnels de la foi sont des raccourcis vers Dieu ; se distraire alors, c'est perdre de grandes grâces. Tant de saints en ont fait l'expérience...
Si nous sommes fidèles à diriger toujours patiemment notre âme vers la lumière divine, nous deviendrons lumineux à notre tour, comme les fleurs prennent la ressemblance du soleil.

L'orientation normale produira l'ordre, l'équilibre, la tranquillité et la paix. Alors, nous serons sur le chemin de la sainteté qui consiste à s'intéresser à Dieu plus qu'à soi-même et à vivre de sa beauté éternelle.

Il s'agit du testament spirituel de Mère Teresa de Calcutta, qui pouvait écrire à la fin de sa vie : « Efforcez-vous de marcher dans la présence de Dieu, de voir Dieu en tous ceux que vous rencontrez, particulièrement dans les rues, irradiez la joie d'appartenir à Dieu, de vivre avec Dieu, d'être de Lui. »

Cardinal Robert Sarah avec Nicolas Diat. Dieu ou rien – Entretien sur la foi. Réf: 307

Être sain, rappelait le bon pape Benoît XVI, c'est désirer la sainteté, c'est participer à la vie divine par le Christ et recevoir de sa plénitude « grâce après grâce » (Jn 1, 16). Tout homme est invité à atteindre cette union parfaite avec le Christ et à répondre ainsi à l'appel universel à la sainteté dans l'Église (Vatican II, Lumen Gentium, chapitre V). : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48).

Extrait de la catéchèse de Benoît XVI Benoît XVI : Le Christ est notre unique modèle
 

Sources : Dieu ou rien du card. Sarah
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 14.09.2015

 

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