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19 Avril 2005
 

 Jean-Paul II et l'inventivité de la charité

 

Le 13 août 2008  - (E.S.M.) - Par l'"inventivité de la charité", Jean-Paul II entendait redire, que la famille rend présentes la solidarité et la compassion même du Christ quand elle laisse entrer "l'autre en difficulté" dans son univers, selon les talents de chacun, - grâce au père ou à la mère, aux frères et sœurs, ensemble ou séparément.

La famille monoparentale

 Jean-Paul II et l'inventivité de la charité

Familles : Messagères de l'amour compatissant du Christ

La compassion est une expression profonde de l'amour

À chaque été, l'Organisme catholique pour la vie et la famille réfléchit sur certains aspects de la vie familiale. Cette année nous avons voulu considérer la solidarité interfamiliale en nous préoccupant davantage des foyers à parent unique, les familles monoparentales (Il est difficile de définir la famille monoparentale parce que les parents qui ne vivent pas ensemble partagent habituellement les responsabilités parentales. Quels que soient les arrangements, des ajustements financiers et des adaptations au niveau affectif sont nécessaires puisqu'il y a maintenant deux résidences. Quand un des parents décède ou se désengage complètement, apparaissent alors des défis additionnels), qui sont à la fois objet et source de solidarité. À l'exemple de Jésus Christ qui a pris sur lui toutes nos solitudes pour les revêtir de sa Présence, nos familles sont appelées à se faire proches, compatissantes et solidaires des familles qui sont éprouvées par la vie.

La compassion est une expression profonde de l'amour. Elle implique une compréhension de la souffrance de l'autre et une présence tangible traduite dans mille et un petits gestes délicats qui disent : « je suis là, notre famille reste autour, je voudrais porter avec toi ce fardeau. » Dans le fond la compassion est une communication feutrée de l'espérance. Bien que la compassion provienne souvent d'un mouvement individuel, elle peut également émaner de la famille au grand complet.

Rien n'est plus stable ou plus changeant qu'une famille

C'est merveilleux d'avoir une famille, de grandir dans un milieu bouillonnant de vie où s'entrecroisent des rapports interpersonnels porteurs de vie et parfois, il faut le dire, de bien grands défis. La vie familiale peut être extraordinairement riche de communion et de solidarité. Parfois, elle est également le théâtre de situations conflictuelles qui la confrontent et qui doivent être surmontées.

En ce début du 21e siècle, nous observons que les situations familiales sont devenues de plus en plus diverses et complexes. Bien qu'une majorité de couples décident un jour ou l'autre de se marier et d'avoir des enfants, il reste que ces mariages sont plus tardifs, plus fragiles et plus à risque de rupture. Cette précarité atteint autant les adultes que les enfants. (D'après l'enquête sociale générale (ESG), les données « montrent de façon éloquente l'instabilité croissante des unions que connaissent les familles aujourd'hui .... La probabilité de connaître une rupture d'union n'est pas indépendante du type d'union choisi pour amorcer la vie conjugale, les unions libres étant généralement plus instables que les mariages ... Les premières unions : deux fois plus susceptibles de se terminer par une séparation que les premiers mariages. » Ce qui fait qu'un plus grand nombre de personnes vivent une seconde union).

Il semble que de plus en plus d'enfants vivent avec des parents seuls ou en union libre. En 1999, sur 18,2 millions de jeunes de moins de 25 ans, 16,3 millions vivent dans un foyer parental : 12,5 millions d’enfants habitent avec leurs deux parents, 3,8 millions avec un seul de leurs deux parents. Parmi ces derniers, 2,7 millions vivent au sein d’une famille monoparentale et 1,1 millions avec un parent et un beau-parent. (Statistique Insee France, recensement 1999)

Devenir une famille monoparentale signifie habituellement, pour le parent resté seul, soutenir à bout de bras une famille ballottée, désorganisée et en perte de repères. C'est aussi éprouver une certaine fragilité émotive et faire face aux difficultés financières sans nombre. Pour plusieurs familles, l'entrée en monoparentalité signifie habituellement une bascule dans la pauvreté. (Généralement, l'aide spécifique aux situations de crise auxquelles font face ces familles est conçue comme un palliatif d'une situation temporaire, mais il arrive très souvent que celle-ci finisse par s'installer pour durer. Les familles monoparentales disposent d'un revenu annuel presque deux fois moindre que celui des couples avec enfants).

Lorsqu'un des conjoints brise le lien familial en quittant le mariage, les enfants sont alors les premiers éprouvés par l'insécurité affective et matérielle provoquée par la rupture. Cependant, peu importe l'histoire matrimoniale du couple, la mère et le père demeureront parents pour toujours. Ils devraient essayer de collaborer comme parents car les enfants ont droit à leurs deux parents.

Des familles monoparentales qui témoignent à même leur vie

« À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35) Jésus invite les familles chrétiennes monoparentales à rester fidèles à leur mission en choisissant d'aimer même dans l'adversité, à changer le monde lentement, tout doucement de l'intérieur, comme le levain dans la pâte.

Jean-Paul II rappelait que les familles monoparentales doivent être soutenues, encouragées de mille et une façon par les autres familles. Seule la solidarité dictée par l'amour peut avoir raison de l'adversité qui dure. Dieu aime tellement tous ses enfants! Cet amour est plus fort que la mort même. Ces familles doivent entendre l'affirmation inlassable que les humains sont tous profondément aimés de Dieu (Jean Paul II, Vocation et mission des laïcs, Exhortation apostolique, no 34, 1988). Dieu est à leurs côtés! Elles sont logées dans le cœur même de Dieu.
Le 13 Novembre 2005, Benoît XVI rappelle en commentant, avant l’angélus, "tous les baptisés sont appelés à la perfection de la vie chrétienne" (...) "Au thème de la vocation et de la mission des laïcs, le bien aimé pape Jean-Paul II a voulu consacrer l’assemblée synodale de 1987, après laquelle a été publiée l’exhortation apostolique Chritifideles laici".

Parce que les familles monoparentales ont connu ce qu'est la vulnérabilité, elles peuvent être plus sensibles, plus compatissantes aux autres familles qui souffrent autour d'elles. Qu'il s'agisse d'un parent seul pour élever ses enfants et aux prises avec des conditions financières difficiles, de personnes isolées dans leur univers, de grands-parents solitaires, de couples en difficulté, de parents d'enfants souffrant d'une déficience physique, psychologique ou intellectuelle, ces familles sont appelées à se battre courageusement avec la vie pour laisser le bonheur reprendre racine au cœur de leur foyer.

Solidarité interfamiliale, aux couleurs de l'hospitalité

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.... Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères (et sœurs), c'est à moi que vous l'avez fait. » (Mt 25, 34-36, 40)

La vie en famille est un chantier où l'on ne cesse d'apprendre en aimant l'autre - tout proche - par-dessus tout. Dans notre famille - quelles qu'en soient ses forces ou ses fragilités - nous apprenons le don, le pardon, le dépassement de nous-mêmes pour être avec l'autre en toute solidarité. Dans cet espace naturel, dans ce sanctuaire de la vie, nous apprenons la liberté et la mutualité qui conduisent à l'ouverture à l'autre. Nous découvrons l'hospitalité et la créativité qui permettent de rejoindre l'autre famille, au-delà de l'isolement et du silence qui tiennent à l'écart. Animées du souffle de Dieu, mues du dedans par l'espérance que donne la foi en un Dieu Vivant, nos familles - profondément unies, aux prises avec des difficultés, en questionnement ou en panne de bonheur - peuvent devenir des témoins de l'amour de miséricorde.

Les familles chrétiennes de toutes conditions sont appelées à grandir, à mûrir sans cesse et à porter plus de fruits. (Jn 15, 5) Elles sont fidèles à leur mission quand elles créent des chemins neufs de solidarité et de compassion. Par l'inventivité de la charité (Jean-Paul II, Le nouveau millénaire, Lettre apostolique (au terme du grand Jubilé de l'an 2000), no 50, 2001), la famille rend présentes la solidarité et la compassion même du Christ quand elle laisse entrer « l'autre en difficulté» dans son univers, selon les talents de chacun, - grâce au père ou à la mère, aux frères et sœurs, ensemble ou séparément. Selon notre pape Jean-Paul II, « la solidarité n'est pas un sentiment de vague compassion ou d'attendrissement superficiel [...]. C'est la détermination ferme et persévérante d'un engagement pour le bien commun, en d'autres termes pour le bien de tous et chacun, afin que tous nous soyons vraiment responsables de tous. »  (Jean-Paul II, Lettre encyclique, Sollicitudo rei socialis, (à l'occasion du 30e anniversaire de Populorum Progressio), 1987, no 38). Ainsi, en famille, on peut marcher à la suite du Christ à travers des gestes humbles et concrets de la vie de tous les jours pour rejoindre les autres familles plus durement touchées par la vie.

La famille, même quand elle est blessée, reste toujours pour ses membres le lieu premier de l'accueil, du ressourcement, de la sécurité affective et de l'amour à la condition d'être entourée et soutenue par celles et ceux qui sont en pleine vitalité, car la famille - dans sa réalité la plus profonde - est « porteuse de la Vie ».

Quelles que soient sa situation, ses souffrances et ses difficultés lorsqu'une famille ouvre ses portes à une autre famille, elle constitue un reflet du Dieu de toute tendresse, fidélité et miséricorde. Elle devient messagère de l'Amour compatissant du Christ pour nous tous.

La famille fondée sur le mariage
 

Sources : l'Organisme catholique pour la vie et la famille -  E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 13.08.2008 - T/Famille

 

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