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19 Avril 2005
 

Le cardinal Martini chez le Pape Benoît XVI

Le 11 avril 2011 - (E.S.M.) -  La rencontre entre le card. Martini et le pape Benoît XVI a eu lieu hier. L'article du vaticaniste de La Repubblica, entre fantasmes et malveillance. Etant donnée la personnalité du visiteur, il était prévisible que la nouvelle allait susciter auprès de ceux qui en avaient fait "leur" pape une curiosité analogue à celle qui avait entouré la visite de Hans Küng à Castelgandolfo.

Le cardinal Martini

Le cardinal Martini chez le Pape Benoît XVI

Le 11 avril 2011 - E. S. M. - La rencontre a eu lieu hier. L'article du vaticaniste de La Repubblica, entre fantasmes et malveillance.

J'avais lu distraitement, cette semaine, un entrefilet, annonçant que le Cardinal Martini allait être reçu par le Saint-Père, au Vatican.
La dernière fois que j'avais lu son nom, c'était il y a très peu de temps, il faisait partie des cardinaux ayant témoigné au procès en béatification de Jean-Paul II, et il n'y était, comme par hasard, pas favorable....
Quant à la succession du cardinal Tettamanzi (lui aussi, ex-papabile des "libéraux") à la tête du diocèse de Milan, dont il est question dans l'article ci-dessous, c'est un sujet pour vaticanistes, qui m'intéresse assez peu... (si ce n'est que Mgr Negri a été cité parmi les possibles par Andrea Tornielli).

Etant donnée la personnalité du visiteur, il était prévisible que la nouvelle allait susciter auprès de ceux qui en avaient fait "leur" pape une curiosité analogue à celle qui avait entouré la visite de Hans Küng à Castelgandolfo.
Ce qui s'est dit, dans les deux cas, seuls les protagonistes le savent, tout le reste est divagations et fantasmes.
Comme par exemple cet article délirant (et malveillant) de Giancarlo Zizola, le "vaticaniste" de La Repubblica.

Le Pape et Martini, rencontre au sommet sur l'après Tettamanzi
Giancarlo Zizola, "La Repubblica" du 10 avril 2011 - Trad. Benoit-et-moi

C'est l'histoire d'un leader de l'Eglise de 84 ans, à l'esprit lucide, mais épuisé par la maladie de Parkinson, désormais incapable de se déplacer sans aide, et privé de la parole, c'est-à-dire de son charisme, qui a quitté sa cellule à l'Aloysianum, le maison des jésuites à Gallarate, pour rejoindre Rome et rencontrer le pape Ratzinger, qui voulait le voir. Il était près de midi, par un splendide matin de printemps, quand l'ancien archevêque de Milan Carlo Maria Martini est entré hier, en fauteuil roulant, dans le bureau de Benoît XVI au Vatican

Beaucoup de choses semblaient s'opposer à cette audience, de l'état de santé du cardinal, à la méfiance de l'entourage du pape , pour lequel Martini a continué à être une épine dans le pied, notamment pour sa proposition de convoquer un nouveau Concile. On peut penser que si, malgré tout, la rencontre "impossible" s'est produite, cela a dépendu de trois facteurs: le pape la voulait, au-delà de la barrière curiale, l'urgence de certaines décisions (y compris le choix du nouvel archevêque de Milan) la réclamait, l'état de santé du cardinal, auquel Joseph Ratzinger est lié par l'amitié, la méritait.

"D'abord nous apprenons, ensuite nous enseignons, et puis nous nous retirons et nous apprenons à nous taire. Dans la quatrième étape, l'homme apprend à mendier" (ndt: in "Le rêve de Jérusalem"). Fidèle au proverbe indien, Martini n'imaginait pas que, dans l'âge de "la mendicité, y compris physique", ce serait un pape qui viendrait mendier auprès de lui. Et sachant combien la maladie de Martini peut inhiber la communication orale, bien que ces derniers jours, un retour de ses forces lui ait permis pendant un certain temps de formuler quelques mots, peut-être avec l'aide de l'ordinateurs et la traduction sur les lèvres du prêtre qui est son thérapeute. En tout cas, ce voyage à la porte de Pierre assume pour Martini la valeur d'un legs, après une vie passée au service de l'Eglise.
L'attention des observateurs est inévitablement attirée sur la question de la succession du cardinal Tettamanzi dans le plus grand diocèse européen. Une liste de candidats possibles a été dressée grâce à la consultation par le nonce, Mgr Giuseppe Bertelli, qui l'a également étendue au laïcat catholique à Milan. Les noms les plus insistants sont ceux de Luciano Monari, évêque de Brescia, Gianni Ambrosio, de Piacenza, Bruno Forte, archevêque de Chieti, qui jouit de l'estime de Ratzinger, alors que les candidatures plus médiatiques de Ravasi et Scola ne répondraient pas aux critères énoncés par le Pape, d'un âge permettant au moins dix ans de gouvernement avant la renonciation à 75 ans, comptant 69 et 70 ans respectivement.

Problème qui a rendu pertinent de consulter l'ancien pasteur de Milan. Mais peut-être pas le seul.
Les signes d'une crise mortelle de l'Église, qui, en Italie n'arrive pas à se libérer de la spirale Berlusconi, menacent. Depuis les années 80, Martini avait opposé aux stratégies d'un catholicisme triomphant et massif un modèle de christianisme spirituellement renouvelé et réformateur. Wojtyla ne l'a pas écouté, Ratzinger l'écoutera t-il?

Martini vient de finir d'écrire avec l'ordinateur un livre sur les problèmes pastoraux qui assaillent les évêques. On peut supposer que Martini avait quelque motif de frapper à la porte et à la conscience du pape avant la sortie du livre.
Des entretiens privés tels que celui-ci ne sont pas seulement riches de pathos et d'attentes.
Ils dénoncent également le vide au sommet du système papal, d'un organe représentatif des évêques en mesure de coopérer avec le pape dans le gouvernement de l'Eglise universelle

Gian Guido Vecchi, le vaticaniste du Corriere della Sera, donne aujourd'hui sa version de la rencontre. Un peu plus réaliste..

« La dernière fois qu'ils s'étaient vus, c'était le 8 novembre 2009, lors de la visite de Benoît XVI à Brescia.
Le Cardinal Carlo Maria Martini, qui depuis des années souffre de la maladie de Parkinson et doit doser ses déplacements et ses voyages avait voulu retrouver le Pontife pour une rencontre de dix minutes dans la salle du centre Paul VI: ils étaient sortis au bout d'une demi-heure, souriant et bras-dessus bras-dessous.

Une estime ancienne et profonde lie le théologien et le bibliste, les deux «grandes âmes» (et intellects) de l'Église qui furent les points de référence du conclave de 2005. Et l'"audience privée" que le pape a accordée hier matin à l'archevêque émérite de Milan a une signification qui va au-delà de la routine des rencontres papales, aussi parce que ces dernières semaines s'est enclenché le processus qui amènera le pape à choisir, sans doute avant l'été, le successeur du cardinal Dionigi Tettamanzi sur la chaire de Saint Ambroise. Non que la raison de l'audience demandée par le cardinal Martini ait été le choix du nouvel archevêque de Milan. La maladie, les déplacements qui se raréfient - "il en sera ce que Dieu veut", mais au-delà du Tibre, comme à Milan, l'impression est celle d'une rencontre désirée, et vécue sereinement, comme une sorte de congé. Le cardinal Martini est arrivé vendredi, il s'est reposé à la résidence des Jésuites Saint-Pierre Canisius à Rome, et a parlé au Pape pendant une demi-heure, avant de revenir à Gallarate. Rencontre privée, donc, même s'il est difficile de croire qu'au cours de l'entrevue, la question plus sensible que jamais de Milan n'a pas été abordée. »

* * *

Je laisse en conclusion la parole au Suisse Romain:
« Le Pape ne refuse de rencontrer personne, que cela soit Hans Küng, le Cardinal Martini ou Mgr Fellay.
Prions pour les intentions et la personne même du Cardinal Martini, qui doit entre autre beaucoup souffrir de la terrible maladie de Parkinson. Que Dieu le soutienne dans cette lourde épreuve
. »
 

Sources : Benoit-et-moi

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 11.04.2011 - T/Brèves

 

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