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19 Avril 2005
 

Les anges servaient Jésus au désert, souligne Benoît XVI

 

Le 09 octobre 2007 - (E.S.M.) - Les trois Évangiles synoptiques racontent, à notre surprise, fait remarquer Benoît XVI, que la première disposition de l'Esprit fut de conduire le Christ au désert, « pour être tenté par le démon ».

Le Christ servi par les anges dans le désert, (Francisco Pacheco, 1616) Pour agrandir l'image: C'est ici

Les anges servaient Jésus au désert, souligne Benoît XVI

Deuxième chapitre - Les tentations de Jésus (p. 45 à 65)
1) l'Esprit conduit Jésus au désert

La descente de l'Esprit sur Jésus qui clôt la scène du baptême constitue une sorte d'inauguration formelle de sa charge. Ce n'est donc pas sans raison, expose Benoît XVI, que les Pères ont vu dans cette action une analogie avec l'onction par laquelle, en Israël, les rois et les prêtres étaient officiellement investis de leur fonction. L'expression Christ-Messie signifie « l'Oint » : dans l'ancienne Alliance, l'onction était considérée comme le signe visible de l'attribution des dons requis par la fonction, du don de l'Esprit de Dieu pour la charge. À partir de là, en Isaïe (11, 2), se développe l'espérance d'un authentique « Oint », dont « l'onction » consiste justement dans le fait que l'Esprit du Seigneur repose sur lui : « Esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur ». D'après le récit de saint Luc, Jésus, dans la synagogue de Nazareth, s'est présenté lui-même et a présenté sa mission en utilisant une phrase semblable à celle d'Isaïe : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction » (Lc 4, 18 ; cf. Is 6l, 1). Dans la conclusion de la scène du Baptême, il nous est dit que Jésus a reçu la véritable « onction », qu'il est « l'Oint » attendu : à ce moment-là, lui a été formellement conférée la dignité royale et sacerdotale pour l'histoire et devant Israël.

Désormais, le Christ est investi de cette mission. Les trois Évangiles synoptiques racontent, à notre surprise, fait remarquer Benoît XVI, que la première disposition de l'Esprit fut de le conduire au désert, « pour être tenté par le démon » (Mt 4, 1). L'action est précédée par un temps de recueillement, qui est aussi nécessairement une lutte intérieure pour la mission et une lutte contre les déformations de la mission, qui se présentent comme ses vrais accomplissements. C'est une descente dans les épreuves qui menacent l'homme, car c'est seulement ainsi que l'homme qui est tombé peut être relevé. Se tenant au cœur originaire de sa mission, Jésus doit entrer dans le drame de l'existence humaine, le traverser jusqu'au plus profond, afin de retrouver ainsi la « brebis égarée », de la prendre sur ses épaules et de la ramener au bercail.

La descente de Jésus « aux enfers », dont parle le Credo, ne s'est pas seulement accomplie dans sa mort et après sa mort, elle fait à jamais partie de son cheminement : Jésus doit reprendre toute l'histoire à partir de ses commencements - depuis « Adam » -, la parcourir et en souffrir jusqu'au bout afin de pouvoir la transformer. La Lettre aux Hébreux a tout particulièrement insisté sur le fait que la mission de Jésus, sa solidarité avec nous tous, préfigurée dans le Baptême, implique qu'il s'expose aux menaces et aux épreuves de la condition humaine : « II lui fallait donc devenir en tout semblable à ses frères, pour être, dans leurs relations avec Dieu, un grand prêtre miséricordieux et digne de confiance, capable d'enlever les péchés du peuple. Ayant souffert jusqu'au bout l'épreuve de sa Passion, il peut porter secours à ceux qui subissent l'épreuve » (He 2, 17-18). « En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché » (He 4, 15). Le récit des tentations, indique Benoît XVI, est donc étroitement lié à celui du Baptême, où Jésus devient solidaire des pécheurs. Il faut ajouter à cela la lutte du mont des Oliviers, l'autre grande lutte intérieure de Jésus pour sa mission. Mais les « tentations » accompagnent Jésus tout au long de son parcours, et le récit des tentations apparaît de ce point de vue — tout comme celui du Baptême — comme une anticipation, dans laquelle est comme condensée la lutte de tout son parcours.

Dans son bref récit des tentations (1, 13), Marc a mis en relief le parallèle avec Adam, l'acceptation douloureuse du drame de la condition humaine comme telle. Jésus « vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient ». Le désert - image opposée à celle du jardin - devient le lieu de la réconciliation et du salut ; les bêtes sauvages, qui représentent la forme la plus concrète de la menace que font peser sur l'homme la rébellion de la création et la puissance de la mort, deviennent des amis comme au Paradis. La paix, qu'Isaïe a annoncée pour le temps du Messie, est rétablie : « Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau » (Is 11, 6). Là où le péché est vaincu, là où l'harmonie de l'homme avec Dieu est rétablie, il s'ensuit la réconciliation de la création ; la création déchirée redevient alors un lieu de paix, comme le dira Paul en évoquant les gémissements de la création, qui « aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu » (Rm 8, 19).

Les oasis de la création, qui ont fleuri par exemple autour des monastères bénédictins en Occident, ne sont-ils pas des préfigurations de cette réconciliation de la création, qui vient des fils de Dieu ? Inversement, Tchernobyl, par exemple, n'est-il pas l'expression bouleversante de la création asservie et plongée dans l'obscurité de Dieu ? Marc conclut son bref récit des tentations par une phrase que l'on peut comprendre comme une allusion au Psaume 91 [90], 11 : « Et les anges le servaient. » Cette phrase se trouve aussi à la fin du récit plus développé des tentations chez Matthieu. C'est seulement à partir de ce contexte plus vaste qu'elle devient pleinement compréhensible.
à suivre

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Sources:  www.vatican.va

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 09.10.2007 - BENOÎT XVI - T/J.N.

 

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