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19 Avril 2005
 

Benoît XVI porte le souci d'un retour à la pleine communion des "lefebvristes"

SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2006 - Des sources vaticanes, citées par I-Média, ont souligné vendredi que le pape Benoît XVI "a souhaité" l'accord survenu vendredi avec l'abbé Laguérie et ses amis. Cet accord remet en faveur l'ancien missel abandonné après Vatican II, une revendication des lefebvristes. Pro Liturgia nous apporte quelques précisions que nous publions ci-dessous:

Benoît XVI - Mgr Fellay

NOUVEL INSTITUT RELIGIEUX A BORDEAUX

Le 8 septembre 2006, la Congrégation pour le Clergé a érigé un nouvel Institut religieux appelé "Le Bon Pasteur" dont le but est d'accueillir des prêtres et des séminaristes ayant appartenu à la Fraternité Saint Pie X fondée par Mgr Lefebvre en 1970. Le siège de ce nouvel institut se trouve à Bordeaux.

A propos de la création de l'institut du "Bon Pasteur", le Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux, a fait diffuser le communiqué suivant:
"En cette fête de la Nativité de la Vierge vient d'être érigé à Rome le nouvel institut du Bon Pasteur. Il s'agit d'une société de vie apostolique de droit pontifical qui est composé de membres attachés aux formes de la liturgie en vigueur en 1962. La plupart ont appartenu à la Fraternité Saint Pie X mais ont souhaité vivre en pleine communion avec le Siège de Rome. Cet Institut regroupe des prêtres qui veulent "exercer leur sacerdoce dans la Tradition doctrinale et liturgique de la Sainte Eglise Catholique Romaine".

Depuis le début de son pontificat, le pape Benoît XVI a porté le souci d'un retour à la pleine communion de ceux qui ont suivi Mgr Lefebvre et a désiré faire des gestes d'accueil à leur égard. C'est dans ce sens qu'a été manifestement prise par le pape Benoît XVI lui-même la décision d'ériger ce nouvel Institut. Il y a dans cette décision la volonté de proposer une expérience de réconciliation et de communion qui devra encore s'affermir et s'approfondir dans les faits. C'est pourquoi les statuts de cet Institut sont ad experimentum pour une période de 5 ans.

Nous partageons profondément ce souci de réconciliation et de communion du pape et nous accueillons filialement sa décision. A Bordeaux, la présence de cet Institut appelle une convention entre cet Institut et le diocèse, comme c'est le cas d'ailleurs pour tout autre Institut. L'élaboration de cette convention est encore à faire. Il faudra préciser les modalités de la présence et de la mission de cet Institut et les conditions qui y seront mises. Une information sera donnée en son temps. Tout un travail de pacification, de réconciliation et de communion est encore à faire car la violence a marqué jusqu'à ces derniers mois les relations de plusieurs membres de cet Institut avec l'Eglise diocésaine. Il faudra que chacun y mette du sien.

La communion fraternelle dans l'Eglise implique vérité, accueil de l'autre et réconciliation. Elle est un don de Dieu. Elle nous est offerte par le Christ, qui sur la croix a "tué la haine" (Eph 2, 16) Seule la prière peut l'obtenir pour tous."

L'Institut du Bon Pasteur est reconnu comme étant de Droit pontifical; il relève donc directement du Saint-Siège. Son Supérieur a le pouvoir de juridiction ordinaire, aux fors interne et externe, sur tous les membres de l'Institut et peut ouvrir un séminaire pour appeler aux ordres mineurs (portier, exorciste, lecteur, sous-diacre) et majeurs (diacre, prêtre) les candidats reconnus aptes au sacerdoce.

Le Siège apostolique octroie aux membres de l'Institut "l'usage exclusif de la liturgie grégorienne" (cf statuts). Chaque membre fondateur de l'Institut reconnaît personnellement "respecter le Magistère authentique" du Siège romain, dans "une fidélité entière au Magistère infaillible de l'Eglise" (cf statuts.)

De plus, conformément au discours fait par Benoît XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres de l'Institut sont engagés, par une "critique sérieuse et constructive" du concile Vatican II, à permettre au Siège apostolique d'en donner l'interprétation authentique.

Les réactions ne se sont pas faites attendre.

La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X de Mgr Lefebvre, en prenant acte de la création de l'Institut du Bon Pasteur, a tenu à rappeler "qu'elle ne peut faire sienne une solution communautariste où la messe tridentine serait confinée dans un statut particulier", et souligne l'actuelle précarité d'autres Instituts ouverts par Rome pour les fidèles "traditionalistes".

Par ailleurs, certains fidèles soulignent, eux aussi, les incertitudes devant l'avenir du nouvel Institut "dont les responsables devront se montrer conciliants sans pour autant devenir conciliaires" (sic).

C'est dire que, que dans le climat franco-français et au milieu des structures pastorales diocésaines mises en place depuis un quart de siècle, le mouvement "traditionaliste" aura probablement bien du mal à trouver sa place, toute sa place.

Et à côté de ces problèmes, d'autres grandes questions restent posées: que feront les évêques pour les fidèles qui déplorent que la quasi totalité des messes paroissiales soient aujourd'hui diluées dans des pratiques liturgiques qui n'ont rien à voir avec l'enseignement authentique de Vatican II? Où devront aller ces fidèles qui sont lassés des liturgies aléatoires actuelles mais ne souhaitent pas pour autant un retour aux rites anciens? Ou devront aller ces fidèles qui souhaitent la messe latine et grégorienne sous sa forme actuelle?
Pour l'heure, ces questions semblent n'avoir suscité que le silence gêné de l'épiscopat français...

Benoît XVI accorde la messe en latin à des prêtres traditionalistes ralliés: Benoît XVI - 08.09.2006

NDLR: Précision concernant l'article du lien précédent suite à plusieurs courriers de lecteurs: Dire que la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, ses prêtres et leurs fidèles sont excommuniés est probablement réducteur.

Le décret Ecclesia Dei Afflicta ne concerne que 4 évêques nous écrit un lecteur. Il est, depuis le début, contesté quant à sa validité. Mais aucun recours n'a abouti pour l'instant.

Cependant le décret est on ne peut plus explicite, nous citons: "Dans les circonstances présentes, je désire (Jean-Paul II) avant tout lancer un appel à la fois solennel et ému, paternel et fraternel, à tous ceux qui, jusqu'à présent, ont été, de diverses manières, liés au mouvement issu de Mgr. Lefebvre, pour qu'ils réalisent le grave devoir qui est le leur de rester unis au Vicaire du Christ dans l'unité de l'Eglise catholique et de ne pas continuer à soutenir de quelque façon que ce soit ce mouvement. Nul ne doit ignorer que l'adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l'excommunication prévue par le droit de l'Eglise (8).  Texte du motu proprio de Jean Paul II "Ecclesia Dei" (2 juillet 1988) >>> Décret Ecclesia Dei Afflicta
 
Le Cardinal Hoyos, président de la Commission Ecclesia Dei Afflicta, a été chargé directement par le pape Benoît XVI des relations avec la Fraternité Saint-Pie X (13 novembre 2005).

La Fraternité Saint Pie X regroupe pas moins de 400 prêtres dont 110 en France. On prête depuis lors l'expression “ prêtres intégristes ” à ceux-là qui se sont coupés de Rome.

Sources: Pro Liturgia - Archives E.S.M.

Eucharistie sacrement de la miséricorde - 09.09.2006 - BENOÎT XVI

 

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