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19 Avril 2005
 

Evangélisation ? Il faut que l’Eglise assume dans la miséricorde toutes les situations tordues…

 

Le 08 avril 2009  - (E.S.M.) - « Aujourd’hui on ne peut annoncer Jésus-Christ si on n’annonce pas un Jésus-Christ miséricordieux. C’est l’incontournable de la nouvelle évangélisation. L’humanité d’aujourd’hui est si blessée qu’elle ne peut supporter un autre langage que celui de la miséricorde de l’Evangile ».

Le Christ Miséricordieux - Pour agrandir l'image Cliquer

Evangélisation ? Il faut que l’Eglise assume dans la miséricorde toutes les situations tordues…

Le 08 avril 2009  - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Les chrétiens dans l’action pour la justice - Et l’évangélisation ? "Il faut que l’Eglise assume dans la miséricorde toutes les situations tordues…"
…explique le prieur général de la Communauté Saint-Jean :

Notre note 2 soulignait le devoir d’engagement social du chrétien, à partir d’un texte-clé de Josef Ratzinger/Benoît XVI. Cette dimension « sociale » ne se substitue pas à l’évangélisation (je le disais hier soir au débat protestants-catholiques de Neuilly). Social et évangélisation sont inséparables : « j’avais faim et vous m’avez donné à manger… »

L’évangélisation n’est pas du « militantisme » avec insignes, banderoles et cris scandés. Confondre les deux est un contre-témoignage. Le militant « défend » et « attaque » : défendre et attaquer est un réflexe partisan, sans rien à voir avec «allez et évangélisez tous les peuples ». Evangéliser est autre chose que « militer ». « Aujourd’hui on ne peut annoncer Jésus-Christ si on n’annonce pas un Jésus-Christ miséricordieux. C’est l’incontournable de la nouvelle évangélisation. L’humanité d’aujourd’hui est si blessée qu’elle ne peut supporter un autre langage que celui de la miséricorde de l’Evangile », explique le P. Jean-Pierre Marie, prieur général de la Communauté Saint-Jean [1]. Même lorsqu’on nous blesse injuste-ment, explique-t-il, nous pouvons avoir deux attitudes :

- « Nous défendre, réclamer justice, nous protéger ». (Il y a une manière de « défendre » l’Eglise, soi-disant, qui cache un repli sur soi et le réflexe de nous défendre nous-mêmes : d’où les faux pas qui menacent de recommencer à tout instant).

- « Ou bien entrer dans le mouvement même de l’amour divin : aimer malgré et même à cause de la blessure. Et nous servir alors de la blessure pour aller plus loin, pour aimer davantage, plus gratuitement, et redonner notre confiance. »

Une Eglise politique ? Non : une Eglise souffrante

L’Eglise est attaquée à droite et à gauche. Ce n’est pas étonnant. Les catholiques sont regardés comme des asociaux : ils ne doivent pas en être surpris - sauf s’ils confondaient catholicisme et honorabilité, ce qui montrerait leur incompréhension de la situation en 2009… L’erreur serait de réagir à cette situation en allant crier « nous voulons être respectés » sous l’œil goguenard des médias : sincèrement sûrs que le catholicisme est absurde, une bonne part des journalistes jugeraient absurde cette ire de cathos.

Et elle serait effectivement absurde. Le devoir du chrétien n’est pas de se défouler mais d’évangéliser : c’est-à-dire de faire voir le cœur de la foi, qui n’est pas une opinion (ni un titre de propriété, ni un brevet d’honorabilité), mais une confiance en Dieu. D'où la consigne du Christ aux apôtres : « De tous faites des disciples ». Comment cela se pourra-t-il ? Par la Miséricorde : « Elle est le grand lieu prophétique de l’Eglise, le grand refuge de l’humanité pécheresse, appelée à l’unité en Dieu. Et cette miséricorde est contagieuse. Elle réclame notre coopération pour devenir la grande lumière prophétique de l’Eglise… Depuis la Croix, depuis Marie, toute l’Eglise paraît n’avoir qu’une seule mission : offrir la blessure du Cœur [du Christ] et témoigner ainsi de l’absolu de la miséricorde… » [3]

Le vice de raisonnement est de confondre action chrétienne et politique. De cette erreur sont nées au XXe siècle des naïvetés dégénérant en scandales. Les chrétiens ont le devoir de s’engager et d’être solidaires des justes luttes dans la société ; mais pas de se fourvoyer et de compromettre le message de l’Evangile. (A la réunion œcuménique d’hier fut aussi évoquée l’urgence d’abolir la notion d’ « Occident chrétien », obscène en 2009 et vouée à couvrir le pire si elle persistait). « Nous n’avançons pas vers une Eglise politiquement triomphante, mais une Eglise qui révèle dans la souffrance toute sa dignité de mère et toute sa fécondité cachée, une Eglise qui communie avec l’opprobre des pécheurs et partage leur sort comme Jésus. D’être couronnée d’étoiles ne dispense pas la Vierge d’enfanter dans la douleur et d’être le témoin et l’avocate de toute la souffrance humaine. N’est-ce pas ce que le Saint-Père rappelait à Lourdes lors de son Homélie sur le sourire de Marie ? A son tour, il faut que l’Eglise assume dans la miséricorde toutes les situations tordues [des pécheurs], pour que ceux-ci redécouvrent le chemin de la lumière et retrouvent leur dignité. Les hommes ont besoin d’espérance ! […] Il faut que l’Eglise reflète le visage de la miséricorde du Christ crucifié et qu’elle se prépare au retour du Maître en devenant toujours davantage le refuge assuré des pécheurs. » [4]

Le chemin de l’évangélisation n’est pas celui de colères identitaires, mais « de l’amour, du partage, de l’accueil et du pardon ». La leçon s’adresse autant aux cathos français tourneboulés depuis deux mois, qu’aux chrétiens résolus à s’engager sur le vrai terrain social de l’avenir : le combat pour la justice et la paix, ici et dans le monde.

[1] Revue Kephas, janvier-mars 2009.

[3] P. Jean-Pierre Marie, ibid.
[4] Ibid.

 

Sources :  plunkett.hautetfort

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 08.04.09 - T/Brèves

 

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