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19 Avril 2005
 

Benoît XVI compte rejeter le concept des limbes

ROME, le 6 octobre 2006 - (E.S.M.) - La Commission théologique internationale soutient que l'idée des limbes "peut être abandonnée". Dans un sens analogue s'était exprimé il y a plus de 20 ans le pape Benoît XVI, alors card. Ratzinger.

Orphée dans les limbes

Benoît XVI compte rejeter le concept des limbes

Le destin des enfants morts sans le baptême

La Commission théologique internationale a tenu son assemblée plénière du 2 au 6 octobre au Vatican,  sous la présidence du cardinal préfet de la Doctrine de la Foi, William Levada : elle a poursuivi notamment sa réflexion sur des thèmes déjà traités au début de ce quinquennat (2004-2008), et plus particulièrement le projet de document sur le destin des enfants qui meurent sans avoir reçu le baptême, à la lumière du plan divin de salut universel, de l'unicité de la médiation du Christ et du caractère sacramentel de l'Eglise dans l'ordre du salut.

Les théologiens débattront également sur les fondements de la loi morale naturelle à la lumière de l'enseignement des encycliques de Jean-Paul II «
Veritatis Splendor » et « Fides et ratio ».

La session plénière s’est achevée vendredi 6 octobre, par la messe présidée par le pape Benoît XVI, en la chapelle « Redemptoris Mater » du Vatican. (Synthèse de l'homélie:
Benoît XVI : "chercher l'obéissance à la vérité" avant tout - 06.10.06)

Il n'y a pas de limbes pour les enfants morts sans baptême

La Commission théologique internationale soutient que l'idée des limbes "peut être abandonnée". Dans un sens analogue s'était exprimé il  y a plus de  20 ans le pape Benoît XVI, alors card. Ratzinger.

Ce n'est pas "essentiel, ni nécessaire", au contraire, " l'idée des limbes, comme lieux auquel sont destinées les âmes des enfants morts sans baptême, peut être abandonné sans problèmes de foi". C'est la conclusion à laquelle est arrivée la Commission théologique internationale, qui s'est réunie à Rome du 2 octobre à aujourd'hui.

Les membres de la Commission, qui ce matin ont concélébré la messe avec Benoît XVI dans la chapelle Redemptoris Mater, soutiennent de ne pas vouloir "rompre la grande tradition de la foi", mais seulement "éliminer l'emploi d'images et métaphores qui ne tiennent pas compte de la richesse du message d'espoir que nous apporte Jésus Christ". Les conclusions de la Commission, organisme seulement consultatif, qui seront exprimées dans un document, ont été expliquées par Mgr. Bruno Forte, théologien que le pape Benoît XVI a promu évêque de Chieti-Vaste. À son avis,  il ne s'agit pas de changer la doctrine sur le péché originel. "Le Péché originel - a-il dit - est une réalité qui marque la fragilité de la condition humaine" et le baptême est nécessaire pour l'effacer. Mais, dans le cas d'un enfant qui n'a pas été baptisé, sans que ce soit de sa faute, "il devrait apparaître que le pouvoir salvifique du Christ devrait prévaloir sur le pouvoir du péché".

Le concept des Limbes, d'autre part, n'a jamais eu une définition magistérielle de la part de l'Église, mais il est, en un certain sens, une "création" théologique. Et déjà en 1984, le card. Ratzinger avait exprimé son "avis personnel" et dit que le concept des limbes avait perdu sa valeur pastorale. Le Catéchisme de l'Église catholique ne donne aucune définition d'un tel "état" et préfère confier les âmes des enfants non baptisés à la miséricorde de Dieu.

Mgr. Bruno Forte a finalement voulu souligner le fait que la Commission théologique n'a donc introduit aucun changement à la doctrine catholique, en rassurant ceux qui pourraient être préoccupés d'une "discontinuité". En réalité, la Commission, dans son futur document, présentera avec une grande clarté, les questions doctrinales qui, dans le passé ont poussé les théologiens à supposer l'existence des limbes et les raisons qui permettent "de mettre de côté certaines formulations, sans compromettre de quelque manière que ce soit, la foi de l'Église".

Les théologiens du Vatican poursuivent leur réflexion sur les limbes

En 1984, benoît XVI, alors cardinal Ratzinger, s'était déclaré partisan "à titre personnel" de l'abandon de "l'hypothèse" de l'existence des limbes. Mais une prise de position de sa part, maintenant qu'il est devenu pape, serait contraire aux usages, puisque la réflexion des théologiens est en cours.

L'hypothèse de l'existence des limbes, qui touche à la conception chrétienne du Salut, avait été retenue par le théologien Saint Augustin, mort en 430.

Il tentait ainsi de répondre à la quadrature du cercle : puisque l'âme des petits enfants décédés sans baptême n'a pas été lavée du péché originel, ils ne peuvent accéder au paradis. Mais comme ils n'ont encore rien fait de mal, ils n'ont pas leur place en enfer.

L'existence des limbes a torturé pendant des siècles les mères chrétiennes qui perdaient un enfant à la naissance et qui auraient voulu pour ce "petit ange" un accès direct au paradis.

Le cardinal Joseph Ratzinger, qui avait écrit des années avant que les limbes n’étaient pas en fait de la doctrine de l’Église mais seulement une « hypothèse théologique ». Par ailleurs, il l’appela « problématique.» En tant que pape Benoît XVI, il va probablement approuver un document reconnaissant aux bébés non baptisés la pleine admissibilité au ciel.

Cependant, sans les limbes, comme le remarquent quelques théologiens, le rite du baptême pourrait ne pas sembler aussi impératif pour biens des Catholiques que comme il apparut jadis. Malgré son importance inchangée comme entrée sacramentelle dans le corps du Christ, une partie de son caractère urgent devrait s’atténuer. En effet, l’attendu décret sur les limbes arrive en addition à une plus ancienne décision qui apparut rétrograder le rôle de garde-fou (ou gardien?) du baptême. Le Concile Vatican II de 1962-65 établis que, dans le cas de quelques adultes chercheurs de Dieu—même des non Chrétiens—, le désire pour le divin pourrait prendre la place du rite. D’une autre manière, comme l’auteur du livre de 2002 Dieu et le monde nota, « les hommes qui cherchent Dieu et qui sont intérieurement en cheminement vers ce qui constitue le baptême vont aussi recevoir le salut. » L’écrivain était, encore, Ratzinger.

Ensemble, ces développements invitent à une investigation de l’importance du baptême au-delà de simplement prévenir le pire, et à faire une déclaration à propos de la libéralité de la grâce. Autant le travail de la commission, laquelle parle pour les enfants non baptisés, et le langage de Vatican II, lequel parle pour les adultes non baptisés, rappelle les croyants que, comme écrivait celui qui est devenu Benoît XVI dans une paraphrase de son prédécesseur Jean Paul II, les Chrétiens puissent espérer que « Dieu est assez puissant pour attirer à lui tous ceux qui furent incapable de recevoir le sacrement ». Les limbes étaient un vestige d’une fastidieuse exclusivité. Les éliminer permet une meilleure vue des nombreux attributs de Dieu.

 

Sources: Vatican - Archives E.S.M.Traduction libre "Life after Limbo".

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 06.10.2006 - BENOÎT XVI

 

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