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19 Avril 2005
 

Benoît XVI souligne la « richesse multiforme » de l'Église

 

ROME, le 6 Mai 2007 - (E.S.M.) - Le Synode sur l'Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise, annoncé par Jean-Paul II et présidé pour la première fois par Benoît XVI s'est conclu  par une « Exhortation apostolique » qui fait le point de la question.

« La nourriture de la vérité »  -  Pour agrandir l'image: c'est ici

Benoît XVI souligne la « richesse multiforme » de l'Église

Extraits du Guide de lecture écrit par les Pères Alain Mattheeuws et Alban Massie, s. j.

Première partie: Introduction - 02.05.07
Deuxième partie: Le plan de Sacramentum Caritatis - 03.05.07
Troisième partie - Les thèmes (1 à 4):

Douze thèmes développés dans l'Exhortation (voici les quatre premiers)

1. L'institution de l'Eucharistie (lire les n° 9-11)

« Faites ceci en mémoire de moi » (Lc 22, 19 ; 1 Co 11, 25). Par ses paroles, Jésus nous indique sa volonté. L'Eucharistie est un signe privilégié, voulu par Lui. L'institution de ce signe est au cœur de la Cène, du repas rituel juif, mémorial de l'événement fondateur du peuple d'Israël. Avec ses disciples, Jésus faisait mémoire de la libération de l'esclavage en Égypte. « Ce repas rituel, lié à l'immolation des agneaux (cf. Ex 12, 1-28.43-51) était la mémoire du passé, mais en même temps cette mémoire était aussi prophétique, c'est-à-dire annonce d'une libération future » (n° 10). Ce repas n'était donc pas n'importe quel repas, mais un repas rituel : le mémorial d'une libération, d'un acte de Dieu pour son peuple. Ces indications nous permettent de comprendre comment Jésus s'inscrit dans l'histoire sainte de son peuple.

Quelles sont les «merveilles» que Dieu avait faites pour son peuple ?

Le mémorial de cette libération, c'est l'affirmation que Dieu sauve son peuple. Cette vérité s'accomplit dans la personne de Jésus : c'est Lui l'Agneau immolé. À la Cène, « dans la prière de louange, la Berakah, Jésus ne remercie pas le Père uniquement pour les événements de l'histoire passée mais aussi pour son "exaltation" » (n° 10). En s'offrant lui-même dans ce repas pascal juif, Jésus « prophétise » et nous indique le sens des événements qui suivront : sa mort et sa résurrection. L'institution de l'Eucharistie au cœur du repas pascal nous donne le sens de la « mort violente et absurde » de l'innocent : elle est un acte d'offrande, un « acte suprême d'amour» de Jésus et la preuve que l'humanité est définitivement libérée du mal.

Profondément inscrit dans l'histoire de son peuple, Jésus nous partage sa «nouveauté». Quel sens donner aux paroles avant la communion : « Heureux les invités au repas du Seigneur. Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » ? Nous faut-il répéter un rite à la suite du Christ ou correspondre à son offrande et la représenter « sacramentellement » ?

L'Exhortation parle d'un «changement radical, comme une sorte de fission nucléaire» (n° 1 1) : comment l'exprimer dans notre vie et que vise ce changement (cf. I Co 75,28) ?


2. La Personne de l'Esprit (lire les n° 12-13)

Sacrement de l'amour, l'Eucharistie nous rend présent aux trois personnes divines. La Trinité d'amour nous précède toujours comme une «source» qui coule abondamment pour ceux qui ont soif, mais les cœurs sont appelés à s'ouvrir à ce mystère d'une Présence. Se laisser saisir par le Christ ou le saisir au point de communier à son corps et à son sang, n'est possible que dans la communion personnelle de l'Esprit. C'est « en vertu de l'action de l'Esprit que le Christ lui-même demeure présent et agissant dans son Église, à partir du centre vital de l'Eucharistie » (n° 12).

Que comprendre dans l'Eucharistie ? Comment comprendre? Comment sentir cette présence qui nous dépasse ?

Sans l'Esprit, nous ne pouvons ni prier ni nous rendre contemporains de l'action du Christ. Comment rendre aussi au Père tous les bienfaits reçus ? Dans le « dire » et le « faire » de tout baptisé, particulièrement dans l'action liturgique, l'Esprit nous met en communion en faisant de chacun un « seul corps». «Ce que l'Esprit Saint touche est sanctifié et transformé totalement», dit saint Cyrille de Jérusalem (n° 13).

Dans le face-à-face entre l'Orient et l'Occident, le pape insiste sur le rôle de l'Esprit, particulièrement dans l'anaphore (la prière eucharistique). Il nous faut recevoir une conscience renouvelée de cette présence : « Avec les paroles prononcées par le Christ lors de la dernière Cène, elle (l'anaphore) contient l'épiclèse, en tant qu'invocation au Père pour qu'il fasse descendre le don de l'Esprit afin que le pain et le vin deviennent le corps et le sang de Jésus Christ et que "la communauté tout entière devienne toujours davantage Corps du Christ"» (n° 13).

Quelles sont les images en nous pour «dire ce travail de l'Esprit» ? Quel est l'enjeu de son action dans un rite sacramentel tel que l'Eucharistie ?

3. Le développement du culte eucharistique (lire le n° 3)

Le Saint-Père répond brièvement à la question le plus souvent mal comprise de la diversité des rites « depuis les multiples formes des premiers siècles, qui resplendissent encore dans les rites des antiques Églises d'Orient, jusqu'à la diffusion du rite romain ; depuis les indications claires du concile de Trente et du Missel de saint Pie V jusqu'au renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II» (n° 3). Benoît XVI souligne ainsi la « richesse multiforme » de l'Église au long de son histoire (n° 3). Surtout, il pose un principe d'interprétation du développement liturgique issu du concile Vatican II selon une « herméneutique de la continuité » (n° 3, note *), qu'il appelle ailleurs (22.12.2005) une « herméneutique de la réforme » opposée à « l'herméneutique de la discontinuité et de la rupture », cette dernière pouvant aboutir à une rupture entre Église préconciliaire et Église postconciliaire. Relevons seulement que cette question, posée de la sorte, montre les enjeux de l'unité de l'Église qui se déploie à cause de la mission dans le temps de l'histoire des hommes et dans l'espace des peuples et des cultures variées.

Comment l'Église peut-elle rester «Sacrement» du salut pour la diversité des peuples de la terre? Comment les changements dans la liturgie eucharistique peuvent-ils être au service d'un renouveau de la foi de « toujours » ? En quoi la liturgie concerne t-elle la nouvelle évangélisation ?

4. Eucharistie et mission (lire les n° 7-11, 51, 55, 84-92)

Toute l'Exhortation vise à montrer que la célébration eucharistique est « source et sommet de la vie et de la mission de l'Église » (n° 3,17, 77, 93). Le rapport entre Eucharistie et mission était au cœur du Synode. Benoît XVI en donne d'abord l'origine dans la première partie de l'Exhortation : c'est « le mystère même de Dieu » (n° 7), l'Amour trinitaire qui se révèle dans l'Eucharistie (cf. n° 8), « sacrement de l'Amour » (n° 1). Dans le mystère pascal, s'accomplit ultimement la mission du Christ, «Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde» (Jn 1, 29, cité n° 9). De cette mission de communiquer l'Amour dans le don de sa vie, Jésus rend ses disciples participants (cf. Jn 20,21) : aujourd'hui encore, notre mission est d'entrer, par l'Eucharistie, dans « l'heure » de Jésus (n° 11), expression tirée de l'évangile de Jean pour signifier le triduum de la passion et de la glorification du Christ.*  [ * Cette expression ne devrait pas étonner : l'Exhortation est une véritable méditation de l'évangile de Jean, livre biblique le plus cité (40 références, cf. table biblique) et commenté tout spécialement par saint Augustin, lui-même souvent repris (cf. nos 2, 8, 23, 36, 42, 66, 70, 94).]

Comment comprenons-nous le lien entre le commandement « Faites cela en mémoire de moi » (Le 22, 19; 1 Co / 7, 25) et l'affirmation de Benoît XVI : «Jésus nous a ainsi laissé la mission d'entrer dans son "heure" » (n°11) ?

Dans la deuxième partie, consacrée à la célébration, la mission au cœur de l'Eucharistie rejaillit à propos du rite de l'envoi à la fin de la Messe. La formule latine Ite, missa est, exprime très justement la nature missionnaire de l'Église (n° 51 ; cf. n° 84). Comment pourrions-nous quitter l'assemblée eucharistique sans être envoyés en mission ? Il ne peut donc y avoir de « participation active » à l'Eucharistie sans « l'engagement missionnaire de porter l'amour du Christ dans la société » (n° 55). Dans cette perspective l'adoration eucharistique peut être un acte missionnaire : en effet, c'est dans le silence de l'adoration que peut mûrir la mission sociale née de l'Eucharistie : briser les barrières qui nous séparent de Dieu et les uns des autres (cf. n° 66).

Comment se fait le lien entre le mystère célébré et la responsabilité missionnaire ?

La troisième partie de l'Exhortation rappelle que la mission naît « dans le Cœur même de Dieu » (n° 84). C'est pourquoi le « centre vital » qu'est l'Eucharistie pour l'Église (n° 2, 12) la place en «tension missionnaire» (n° 84). Ce mot n'a rien de négatif mais il exprime le dynamisme de l'amour si bien analysé par le pape dans sa première encyclique Deus Caritas est. Benoît XVI peut alors préciser les « implications sociales » de l'Eucharistie : elle est « sacrement de communion entre frères et sœurs qui acceptent de se réconcilier dans le Christ » (n° 89). La tension missionnaire se veut « tension en vue de la réconciliation », par « l'ouverture au dialogue et l'engagement pour la justice » (n° 89). Le pape détaille quelques situations où doit s'exercer ce combat : « le terrorisme, la corruption économique et l'exploitation sexuelle » (n° 89), ou les « grands camps de personnes déplacées ou de réfugiés » (n° 90). La raison profonde pour laquelle l'engagement social issu de l'Eucharistie est nécessaire se trouve dans l'opposition de telles situations avec la dignité de l'homme, « pour lequel le Christ a versé son sang» (n° 89). À l'opposé l'Eucharistie nous conduit à édifier la civilisation de l'amour par le partage et le soutien des pauvres (n° 90), jusque dans l'engagement aux responsabilités politique et sociale (n° 91).

Benoît XVI reprend, à propos des implications sociales de l'Eucharistie la formule inaugurale de l'Exhortation : « la nourriture de la vérité » (n° 90 ; cf. n° 1 ). Quelle est cette vérité, d'un point de vue social ?

« Donne-nous notre pain de ce jour. » Discrètement mais audacieusement, le pape estime que cette demande nous oblige à tout faire pour que cesse la faim dans le monde
(n° 91). Comment comprenons-nous le passage eucharistique de cette demande à l'engagement?


Un dernier point concerne la « sauvegarde de la création », et se fonde sur une théologie des signes et une lecture « sacramentelle » du cosmos et de l'histoire (cf. n° 92), c'est-à-dire sur le discernement de la communication de Dieu lui-même dans les signes du monde. Ce fondement est à mettre en parallèle avec la théologie sacramentelle développée au n° 11, soulignant le dynamisme transformateur de l'Eucharistie et sa dimension eschatologique. Au début de l'Exhortation, Benoît XVI rappelait aussi que le mystère de la mort et de la résurrection du Christ est un « mystère qui devient ainsi une réalité qui renouvelle l'histoire et le cosmos tout entier» (n° 10). C'est bien ainsi qu'il faut comprendre le moment de la présentation des dons, des biens de la terre à la Messe, en vue de leur transformation et de leur offrande dans le Christ. Cette théologie doit pousser les chrétiens à ne pas considérer la terre comme « une réalité neutre, une simple matière » mais comme le lieu d'une espérance en la « nouvelle création » inaugurée dans la résurrection du Christ, à laquelle nous participons déjà (n° 92).

Que signifie l'expression «nouvelle création»? Comment le dynamisme de l'Eucharistie atteint-il les réalités du monde?

(à suivre)  Quatrième partie - Les thèmes (5 à 7)

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Sources: ©  Éditions Fidélité

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Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 06.05.2007 - BENOÎT XVI - Table S.C.

 

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