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19 Avril 2005
 

Benoît XVI commente le récit des disciples d'Emmaüs

 

Cité du Vatican, le 06 avril 2008  - (E.S.M.) - A 12h aujourd'hui, en ce 3è dimanche de Pâques, le Saint Père Benoît XVI a récité le Regina Cæli avec les fidèles et les pèlerins rassemblés Place Saint Pierre et a commenté l'évangile de ce dimanche.

Le pape Benoît XVI ce midi - Pour agrandir l'image Cliquer

Le pape Benoît XVI commente le récit des disciples d'Emmaüs

A 12h aujourd'hui, en ce 3è dimanche de Pâques, le Saint Père Benoît XVI a récité le Regina Cæli avec les fidèles et les pèlerins rassemblés Place Saint Pierre et a commenté l'évangile de ce dimanche.

Paroles du Saint-Père avant la prière du Regina Caeli

Chers frères et sœurs,

L'Évangile de ce dimanche - le troisième de Pâques - est le célèbre récit appelé, des disciples d'Emmaüs (cfr Lc 24.13-35). On y raconte que deux disciples du Christ, lesquels, le jour après le samedi, c'est-à-dire le troisième après sa mort, tristes et abattus, quittèrent Jérusalem en se dirigeant vers un village un peu plus loin appelé, justement, Emmaüs. Le long du chemin, Jésus ressuscité s'approcha d'eux, mais eux ne le reconnurent pas. En les sentant découragés, il expliqua, sur la base des Écritures, que le Messie devait souffrir et mourir pour arriver à sa gloire. Entré ensuite avec eux chez eux, il s'assit à leur table, il bénit le pain et il le rompit, et à ce moment-là, ils le reconnurent, mais il disparut de leur vue, les laissant tout étonnés devant ce pain rompu, nouveau signe de sa présence. Et en suivant, les deux disciples retournèrent à Jérusalem et racontèrent ce qui était arrivé, aux autres disciples.

La localité d'Emmaüs n'a pas été identifiée avec certitude. Il y a différentes hypothèses, et ceci n'est pas dépourvu de signification, parce que cela nous fait penser qu'Emmaüs représente en réalité chaque lieu : le chemin qui y conduit est le chemin de chaque chrétien, bien plus encore, de chaque homme. Sur nos chemins, Jésus ressuscité se fait compagnon de voyage, pour rallumer dans nos cœurs, la chaleur de la foi et de l'espérance et rompre le pain de la vie éternelle. Dans le dialogue avec les disciples avec ce promeneur inconnu, l'expression que l'évangéliste Luc met sur les lèvres de l'un d'entre eux, nous frappe : « Nous espérions… » (24.21). Ce verbe au passé dit tout : Nous avons cru, nous avons suivi, nous avons espéré…, mais maintenant tout est fini. Même Jésus de Nazareth, qui s'était montré prophète puissant en œuvres et en paroles, a échoué, et nous sommes restés déçus. Ce drame des disciples d'Emmaüs apparaît comme un miroir de la situation de beaucoup de chrétiens de notre époque. Il semble que l'espérance de la foi ait échouée. Cette même foi entre en crise à cause d'expériences négatives qui nous font nous sentir abandonnés du Seigneur. Mais ce chemin pour Emmaüs, sur lequel nous marchons, peut devenir une purification et une maturation de notre croire en Dieu. Même aujourd'hui nous pouvons dialoguer avec Jésus en écoutant Sa Parole. Même aujourd'hui, Il rompt le pain pour nous et se donne Lui-même comme notre Pain. Et ainsi la rencontre avec le Christ Ressuscité, qui est possible même aujourd'hui, nous donne une foi plus profonde et authentique, trempée, pour ainsi dire, par le feu de l'évènement pascal ; une foi robuste puisqu'elle ne se nourrit pas d'idées humaines, mais de la Parole de Dieu et de sa présence réelle dans l'Eucharistie.

Ce superbe texte de l'évangile contient déjà la structure de la Sainte Messe : dans la première partie, l'écoute de la Parole à travers les Saintes Écritures ; dans la deuxième, la liturgie eucharistique et la communion avec le Christ présent dans le Sacrement de son Corps et de son Sang. En se nourrissant à ce double banquet, l'Église s'édifie sans cesse et se renouvelle de jour en jour dans la foi, dans l'espérance et dans la charité. Par l'intercession de Marie Très sainte, prions pour que chaque chrétien et chaque communauté, en revivant l'expérience des disciples d'Emmaüs, redécouvre la grâce de la rencontre avec le Seigneur ressuscité qui transforme.

Le pape Benoît XVI s'adresse aux pèlerins francophones

Je vous salue, chers pèlerins francophones, venus sur la place Saint-Pierre pour la prière mariale du Regina Caeli, notamment les éducateurs et les jeunes du Collège Stanislas de Paris, dont certains préparent leur profession de foi. À l’exemple des disciples d’Emmaüs, puissiez-vous vous laisser conduire par Jésus, pour le reconnaître dans sa parole et dans l’Eucharistie, pain rompu pour que le monde ait la vie en abondance. Avec ma Bénédiction apostolique. Bon temps pascal.

Texte original du discours du Saint Père PAROLE DEL PAPA ALLA RECITA DEL REGINA CÆLI
Benoît XVI conclut le Congrès Mondial de la Divine Miséricorde

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Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin…? (Évangile – St Luc 24, 32) (Méditation des lectures de ce jour)

Saint Luc fait la relation très complète de l'apparition de Jésus ressuscité à deux disciples, dont l'un se nommait Cléophas, et qui avaient quitté Jérusalem pour se rendre au village d'Emmaüs, distant de "60 stades" (12 km) le jour de Pâques. Les apôtres n'avaient pas encore vu le Ressuscité qui ne leur apparut que le soir (Jean 20,19). Commentaires du récit du dialogue – et du cheminement – des "pèlerins" (cf. aussi la contemplation des Exercices de Saint Ignace en fin de retraite). Nous pouvons en retirer ici quelques leçons pour notre vie spirituelle.

Nous aussi, nous sommes souvent dans le doute et dans la désillusion, et nous cheminons, comme eux, le visage sombre (v. 17). Nous n'entendons parler que de mort, d'échecs, de persécutions, de désertions. Nous cherchons Son corps, Sa présence, celle qui nous semblait, un temps, si familière, mais nous ne Le trouvons pas. Pourtant, Il est là qui marche avec nous, discret volontairement, comme dissimulé. Car nous ne sommes pas prêts à Le reconnaître encore. Il faut faire notre pèlerinage terrestre, Il faut aller à Sa suite ("Celui qui veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive" Mt 16,24). Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? (v.26)

Il marche et Il est là. Nuit et jour. Et Il parle avec nous. Si nous ouvrons les yeux et les oreilles en cherchant à Le voir et à L'entendre dans la foi, dans tous les moments de la journée, nous Le reconnaîtrons. Il nous parle en chemin et notre cœur est tout brûlant. Il nous fait tout comprendre. Notre vie, la mort, la vie, la nuit, la lumière, l'amour surtout.

C'est le sang précieux du Christ, l'Agneau sans défaut et sans tache, qui vous a libérés d'une vie sans but écrit admirablement le prince des apôtres, Saint Pierre (IIème lecture, 1 P 1,18-19).

Alors notre cœur ne sera plus étroit et froid, mais tout brûlant de l'Amour du Cœur de Jésus, et nous aurons la paix et la joie, fruits de la Résurrection de Jésus et celle de nos âmes.

abbé Christian LAFFARGUE

Sources : www.vatican.va - (© traduction E.S.M.)
© Copyright 2008 du texte original - Libreria Editrice Vatican

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 06.04.2008 - T/Angelus

 

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