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19 Avril 2005
 

Sainte Faustine - Héléna Kolwaska
Le Petit Journal


édition numérique par Anne Speeckaert et www.JesusMarie.com
Petit Journal de Sœur Faustine

0981 Faustine,
Ces jours-ci j’ai reçu une gentille lettre de ma petite sœur de dix-sept ans. Elle me supplie et me conjure de l’aider à entrer au couvent. Elle est prête à tous les sacrifices pour le Bon Dieu. Je vois par sa lettre que le Seigneur la conduit Lui-même, je me réjouis de la grande miséricorde divine.

982. Aujourd’hui la Majesté de Dieu m’a enveloppée et a transpercé mon âme. La grandeur de Dieu me plonge et m’envahit à ce point que je me noie toute entière en elle : je fonds et je disparais toute en Lui comme dans la vie, la vie parfaite.

983. Mon Jésus, je comprends bien que ma perfection ne consiste pas en ce que Vous me chargez de faire de grandes œuvres pour Vous. Oh non, ce n’est pas en cela que consiste la grandeur de l’âme, mais dans un grand amour pour Vous. O Jésus, je comprends au fond de mon âme que les plus grandes œuvres ne peuvent se comparer à un acte de pur amour pour Vous. Je désire Vous être fidèle, répondre à Vos désirs. J’applique mes forces et mon intelligence à accomplir tout ce que Vous me recommandez, Seigneur. Et je n’ai pas une ombre d’attachement pour tout cela. Je le fais, car telle est Votre volonté. Mon amour entier s’est noyé non pas dans Vos œuvres, mais en Vous-même, ô mon Créateur et mon Seigneur.

984. 25. II. 1937. J’ai ardemment prié pour la mort heureuse d’une personne qui souffrait beaucoup. Elle s’est trouvée pendant deux semaines entre la vie et la mort. Elle m’a fait pitié et j’ai dit au Seigneur : « Doux Jésus, si les travaux que je m’engage à faire pour Votre gloire Vous sont agréables, je Vous en prie, prenez-la chez Vous, qu’elle repose en Votre miséricorde. » J’étais étrangement tranquille. Peu après, on est venu me dire que la personne qui souffrait tant, venait de mourir..

985. J’ai vu un prêtre qui avait besoin de la grâce divine, j’ai prié pour lui jusqu’à ce que Jésus le regarde avec bienveillance et lui donne la force.

986. J’ai appris aujourd’hui qu’une personne de ma famille offense Dieu et qu’elle et en grand danger de mort. Cette connaissance causa une telle souffrance à mon âme que j’ai cru ne pouvoir survivre à l’offense faite à Dieu. J’ai bien demandé pardon à Dieu, mais je voyais Sa grande colère.

987. J’ai prié à l’intention d’un prêtre pour que Dieu l’aide dans certaines affaires. Soudain j’ai aperçu Jésus crucifié. Jésus avait les yeux fermés. Il était au supplice. J’ai salué Ses cinq blessures, une par une et Lui ait demandé Sa bénédiction, pour ce prêtre. Jésus m’a fait connaître intérieurement combien cette âme lui est agréable, et j’ai senti que la grâce a coulé de Ses blessures sur cette âme qui est, comme Jésus, étendue sur la croix.

988. Mon Seigneur et mon Dieu, Vous savez que mon âme Vous aime Vous seul. Toute mon âme s’est noyée en Vous, Seigneur. Même si je n’accomplissais rien de ce que Vous m’avez fait connaître, Seigneur, je suis tout à fait tranquille, car j’ai fait tout mon possible. Je sais bien que Vous, Seigneur, Vous n’avez pas besoin de nos œuvres. Vous n’exigez que l’amour.

989. L’amour, encore l’amour et toujours l’amour de Dieu. Il n’y à rien de plus grand au Ciel et sur la terre, ni rien qui lui soit supérieur. La perfection de la grandeur c’est d’aimer Dieu. La véritable grandeur c’est l’amour de Dieu. La vraie sagesse, c’est aimer Dieu. Tout ce qui est grand et beau est en Dieu. En dehors de Dieu, il n’y a ni beauté ni grandeur. O vous, sages de ce monde, et vous, les grandes intelligences, reconnaissez que la vraie grandeur réside dans l’amour de Dieu. Oh ! Comme je suis étonnée, que certaines personnes s’abusent elles-mêmes en disant qu’il n’y a pas d’éternité.

990. 26. II. 1937. J’ai vu aujourd’hui que les saints mystères étaient célébrés sans vêtements liturgiques et dans des maisons privées, à cause d’un orage momentané. Et j’ai aperçu le soleil sortant du Saint Sacrement. Les autres lumières s’éteignirent ou bien furent assombries et tout le monde avait les yeux tournés vers cette lumière-là. Mais je ne comprends pas encore la signification de cette vision.

991. J’avance dans la vie parmi les arcs-en-ciel et les orages, mais le front fièrement levé, car je suis un enfant royal. Je sais que le sang de Jésus circule dans mes veines. J’ai mis ma confiance dans la grande miséricorde du Seigneur.

992. J’ai demandé au Seigneur que telle personne vienne chez moi aujourd’hui pour que je puisse la voir encore une fois. Ce sera pour moi un signe qu’elle est appelée à entrer dans la congrégation que Jésus veut que je fonde. Et chose étrange, cette personne est venue. J’ai tâché de la former un peu intérieurement. J’ai commencé à lui indiquer la voie du renoncement et du sacrifice, ce qu’elle a volontiers accepté. Cependant j’ai remis toute cette affaire dans les mains du Seigneur pour qu’Il dirige tout selon son bon plaisir.

993. J’ai entendu aujourd’hui à la radio : « Bonsoir Chef Sacré de mon Jésus », et soudain mon esprit se noya en Dieu. L’amour divin inonda mon âme, et je suis demeurée un instant près du Père céleste.

994. Quoiqu’il ne soit pas facile de vivre en continuelle agonie,
D’être clouée à la croix par différentes douleurs,
Pourtant je m’enflamme d’amour en aimant,
Et comme un Séraphin, j’aime Dieu, bien que je ne sois que faiblesse.

Oh ! Grande est l’âme qui parmi les souffrances,
Se tient fidèlement auprès de Dieu et accomplit Sa volonté !
Et sous les plus grands arcs-en-ciel et orages elle est sans consolation.
Mais le pur amour de Dieu adoucit sa destinée.

Ce n’est pas grand-chose d’aimer Dieu dans le bien être
Et de le remercier quand tout va bien.
Mais L’adorer parmi les plus grandes contrariétés,
L’aimer pour Lui Seul
Et mettre sa confiance en Lui est bien autre chose

Lorsque l’âme séjourne dans les ombres de Gethsémani
Et dans la douleur de l’amertume solitaire,
Elle monte vers les hauteurs avec Jésus.
Et quoiqu’elle boive constamment l’amertume, elle n’est pas triste.
Quand l’âme accomplit la volonté du Dieu très haut
Fût-ce au milieu de constants supplices et tourments,
Ayant trempé les lèvres au calice qui lui est présenté,
Elle devient puissante et rien ne l’émeut.

Quoique tourmentée, elle répète : que Ta volonté soit faite.
Elle attend patiemment le moment où elle sera transfigurée ;
Car dans les plus grandes ténèbres, elle entend la voix de Jésus : tu es à Moi.
Elle le connaîtra lorsque le voile tombera.

995. 28. II. 1937. Pendant un long moment, j’ai ressenti aujourd’hui la Passion de Jésus et j’ai vu combien d’âmes ont besoin de prières. Je sens que je me change toute en prière pour obtenir à chaque âme la miséricorde divine. O mon Jésus, je Vous ai accueilli dans mon cœur comme otage de miséricorde pour les âmes.

996. Lorsque ce soir j’ai entendu à la radio le chant : «Bonsoir Chef Sacré de Mon Jésus », mon esprit fut soudain enlevé dans le sein mystérieux de Dieu. Et j’ai compris en quoi consiste la grandeur de l’âme et quelle signification a l’amour devant Dieu : l’amour encore l’amour et toujours l’amour. Et j’ai compris à quel point tout ce qui existe est imprégné de Dieu ! Un amour de Dieu si grand inonda mon âme qu’il est impossible de le décrire. Heureuse l’âme qui sait aimer sans réserve, car c’est là qu’est sa grandeur.

997. Aujourd’hui j’ai assisté à une retraie d’un jour. Au cours de la dernière conférence le prêtre parlait de ce que le monde besoin de miséricorde divine. C’est comme un temps exceptionnel où l’humanité a tellement besoin de miséricorde divine et de prières. Alors j’ai entendu dans mon âme une voix : « Voilà des paroles pour toi. Fais tout ton possible pour l’œuvre de ma miséricorde. Je désire qu’on honore Ma miséricorde. Je donne à l’humanité sa dernière planche de salut, c’est-à-dire le recours à Ma miséricorde. Mon Cœur se réjouit de cette fête. » Ces mots m’ont fait comprendre que rien ne peut me dispenser de ce que le Seigneur exige de moi.

998. Pendant cette nuit, j’ai été si souffrante que j’ai cru que c’était la fin. Les médecins n’ont rien pu trouver, ni dire quelle était cette maladie. Je sentais comme si j’avais toutes mes entrailles mises en lambeaux. Cependant, après quelques heures de souffrances, je me porte bien. J’offre tout pour les pécheurs. Que Votre miséricorde descende sur eux, Seigneur!

999.
Dans le terrible désert de la vie
O mon doux Jésus,
Epargne aux âmes la défaite, car Tu es la source de miséricorde.

Que la clarté de tes rayons,
O doux Chef de nos âmes,
Que Ta miséricorde, changent le monde,
Et que sous l’effet de Ta grâce, le monde serve Jésus.

Je dois traverser une longue route rocailleuse,
Mais je n’ai peur de rien.
Car pour moi jaillit la source pure de la miséricorde,
Et avec elle jaillit la force de l’humble.

Je suis tourmentée et fatiguée,
Mais ma conscience me rend témoignage,
Que je fais tout pour la plus grande gloire du Seigneur.
Le Seigneur est mon repos et mon héritage.

Fin du deuxième brouillon

Cahier III

Inscription sur la couverture du troisième cahier :

Sœur (Marie-)Faustine du Très saint Sacrement
Congrégation des Soeurs de la Divine
Mère de la Miséricorde

Je chanterai la Miséricorde
Du Seigneur

J.M.J.

1000. Sois donc remercié, Seigneur, ô mon Maître,
De m’avoir en Toi toute transformée,
Tu m’accompagnes dans les difficultés et les dures épreuves de la vie,
Rien ne saurait m’effrayer quand je T’ai en mon cœur.

J.M.J.

1001. Et voici que le Cène se trouve disposée,
Jésus avec Ses Apôtres prend place à table,
Tout son Etre en amour transformé,
Car tel était le conseil de la Sainte Trinité.

C’est une grande faim que je désire assouvir avec Vous,
Avant de souffrir la mort
Sur le point de Vous quitter, l’amour Me retient parmi vous.
Le sang va couler, la vie va s’en aller, car Il aime immensément.

L’amour se dissimule sous l’apparence du pain,
Car Il ne nous quitte, qu’afin de demeurer avec nous.
Un tel anéantissement n’était point nécessaire,
Mais l’amour brûlant se dissimula sous les Saintes Espèces.

Sur le pain, sur le vin, Il dit ces mots :
Ceci est Mon Corps, ceci est Mon Sang,
Ce sont là paroles d’amour, quel mystère !
Puis Il fait passer le Calice à Se disciples

Jésus s’inquiéta en Lui-même,
Et dit : « L’un de vous trahira son Maître. »
Ils se sont tus, silence de mort.
Et Jean penche la tête sur la poitrine de Jésus.

La Cène est terminée.
Allons au Jardin.
L’Amour est rassasié,
Mais là, déjà attend le traître.

J.M.J.

1002. O volonté de Dieu, tu es ma nourriture, tu es mon délice.
Hâte ô Seigneur la Fête de la Miséricorde, afin que les âmes puissent connaître la source de Ta bonté.

Dieu et les âmes

Cracovie, le 1er mars 1937.

Sœur Marie Faustine
Du Très Saint Sacrement

1003. O volonté de Dieu Tout-Puissant,
Tu es ma jouissance, tu est ma joie.
Peu importe ce que me tend la main de mon Seigneur,
Je l’accepte avec allégresse, soumission et amour.

Faire Ta sainte volonté : voila mon repos.
En elle est toute sainteté,
En elle aussi mon salut éternel.
Car, la plus grande gloire, c’est accomplir la volonté de Dieu.

La volonté de Dieu : ce sont ses divers souhaits,
Que mon âme accomplit sans réserve,
Car tels sont Ses divins désirs,
Et c’est aussi le temps où Dieu accorde Ses confidences.

Fais de moi ce qu’Il Te plaît, Seigneur,
Je n’ai rien à y redire.
Car Tu es tout mon délice et l’amour de mon âme,
Et c’est à Toi que je confie les élans de mon cœur.

1004. J.M.J. Cracovie, le 1er mars 1937
Troisième cahier

Dieu et les âmes

Que la glorification et l’adoration du Dieu de Miséricorde se répandent sur toute créature pour les siècles passés et à venir.

1005. O mon Seigneur et mon Dieu, Vous m’ordonnez d’écrire les grâces que Vous m’accordez. O mon Jésus, si ce n’était l’ordre exprès des confesseurs m’enjoignant d’écrire ce qui se passe en mon âme, de mon propre gré je n’écrirais pas un seul mot. C’est donc sur ordre formel et au nom de la sainte obéissance, que j’écris à propos de moi-même.

1006. Honneur et gloire à Vous, ô Sainte Trinité, Dieu éternel. Que Votre miséricorde, jaillissant du plus profond de Vous-même, nous protège de Votre juste colère. Que retentisse la gloire de Votre inconcevable miséricorde. Sur toutes Vos œuvres est posé le sceau de Votre insondable miséricorde, ô Dieu.

1007. 1er mars 1937. Le Seigneur m’a fait voir à quel point Lui déplait une âme loquace : « En cette âme je ne jouis d’aucun repos. Le tumulte incessant Me fatigue et dans ce tumulte l’âme ne discerne pas ma voix. »

Aujourd’hui, j’ai prié Notre-Seigneur Jésus de me faire rencontrer une certaine personne, ce serait pour moi l’indice qu’Il l’appelait en ce monastère. Je l’ai vue et j’ai compris que cette âme avait la vocation. J’ai prié Notre-Seigneur qu’Il daigne la former Lui-même. Puis j’ai souvent parlé avec elle de la vocation, le Seigneur fera le reste.

1009. 5 mars 1937. Aujourd’hui j’ai longtemps ressenti le supplice de Notre-Seigneur Jésus dans mon propre corps : c’est là une bien grande douleur. Mais j‘ai enduré tout cela pour les âmes immortelles.

1010. Aujourd’hui Notre Seigneur m’a visitée. Il m’a serrée contre Son Cœur, et m’a dit : « Reposes-toi, ma petite enfant. Je suis toujours avec toi. »

1011. 8 mars 1937. Aujourd’hui, alors que je priais à l’intention du Père Andrasz, tout-à-coup, j’ai su comme il se rapprochait de Dieu. Et combien cette âme était agréable au Seigneur. Cela m’a causé une grande joie, car je désire ardemment que toutes les âmes soient le plus étroitement possible unies à Dieu.

1012. Aujourd’hui pendant les prières, un si grand désir d’entrer en action a envahi mon âme, que je n’ai pu refréner cet élan. Oh ! avec quelle ardeur je désire que les âmes de cette Congrégation se présentent devant le trône de Dieu pour implorer la miséricorde divine pour le monde entier, adorant et glorifiant cette insondable miséricorde de Dieu. Une force étrange me pousse à l’action.

1013. 12 mars1937. J’ai vu la lassitude d’un certain prêtre pou lequel le Seigneur a tracé une route dure et difficile. Mais le fruit de son travail demeurera. Que Dieu nous donne beaucoup d’âmes semblables, qui sachent aimer Dieu au milieu des plus grands tourments.

1014. J’ai senti aujourd’hui, combien l’âme d’un agonisant désirait des prières. J’ai prié pour cette âme tout le temps qu’il lui fallut pour trépasser et jusqu’à ce que je le ressente. Oh ! Combien les âmes des mourants ont besoin de prières. O Jésus, inclinez les âmes à prier souvent pour les agonisants.

1015. 15 mars 1937. Aujourd’hui, j’ai pénétré l’amertume de la Passion de Notre Seigneur Jésus. J’ai souffert uniquement en esprit et j’ai compris toute l’horreur du péché. Dieu me fit connaître l’étendue de son aversion pour le péché. Au plus profond de mon âme, j’ai réalisé à quel point le péché est affreux, même le plus minime, et combien il tourmentait l’âme de Jésus. Je préférerais souffrir mille morts pltôt que de commettre le moindre péché véniel.

1016. Le Seigneur m’a dit : « Je désire Me communiquer aux âmes et les remplir de Mon amour. Mais il y a pu d’âmes disposées à recevoir toutes les grâces que Mon amour leur destine. Ma grâce ne se perd pas si l’âme à laquelle elle est destinée ne la reçoit pas, c’est une autre âme qui la prend. »

1017. Souvent, je sens que certaines personnes prient pour moi ; je ressens cela tout-à-coup en mon âme, mais je ne sais pas toujours qui intercède pour moi. Je sais également si quelqu’un a de la peine par ma faute. Cela aussi je le ressens intérieurement, même si c’est très loin.

1018. 18 mars 1937. J’ai reçu une certaine grâce qui m’amène à une grande intimité et communication avec le Seigneur. Pae une lumière intérieure, Il me fait connaître Sa Grandeur, Sa Sainteté et avec quelque bienveillance Il s’abaisse jusqu’à moi. Il me révèle Son amour exclusif envers moi, comme Il est le Maître de toute chose et comme Il se communique à l’âme. Suspendant toutes les lois de la nature, Il agit comme Il veut.

1019. Je vie en mon for intérieur les épousailles de l’âme de l’âme avec Dieu : c’est une pure célébration intérieure de l’âme avec Dieu sans aucune conséquence extérieure. . Cette grâce m’a entraînée dans l’ardeur même de l’amour de Dieu. J’ai connu à la fois Sa qualité de Trinité et l’absolue unité de Son Etre. Cette grâce est différente de toutes les autres. Elle est si hautement spirituelle, que mon incomplète description ne peut en exprimer, même l’ombre.

1020. J’ai un tel désir de me cacher ! Je voudrais tant vivre comme si je n’existais pas ! Je ressens étrangement et intérieurement l’attrait de me cacher au plus profond de moi-même afin que seul me connaisse le Cœur de Jésus. Je désire être pour Jésus un habitacle de silence où Il puisse se reposer. Je n’autoriserai rien qui puisse éveiller l’objet de mon adoration.. Me cacher, me donner la possibilité d’une fréquentation continuelle et exclusive avec Lui, objet de mon adoration. Je fréquente les créatures autant que cela Lui plaît. Mon coeur s’est mis à aimer le Seigneur de toute la force de l’amour, et je ne connais pas d’autre amour. Car dès le début mon âme a sombré dans le Seigneur comme en son unique trésor.

1021. Quoique extérieurement, j’éprouve beaucoup de douleur et diverses contrariétés, cela ne diminue cependant, en aucune façon, ma vie intérieure, ni ne trouble la paix de mon âme. Je ne crains pas la solitude. Même si tous devaient m’abandonner, je ne serais pourtant pas seule, car le <seigneur est avec moi. Même si le Seigneur devait cacher, l’amour saurait Le trouver. Car pour l’amour, il n’y a ni porte, ni gardiens. Le perspicace Chérubin lui-même avec son épée flamboyante, , ne peut empêcher l’amour qui, à travers les forêts, et dans les orages, la foudre et les ténèbres, parviens à la source dont il est sorti et y demeure des siècles. Tout cessera, mais l’amour ne cessera jamais.

1022. Aujourd’hui, j’ai reçu des oranges. Après le départ de la Sœur j’ai pensé ; « Au lieu de me mortifier et de faire pénitence durant le Saint Jeûne, je vais manger des oranges ? Je me sens déjà un peu mieux. » Sur ce, j’entends une voix en mon âme : « Ma fille, tu Me plais bien plus si, par obéissance et amour de Moi, tu manges ces oranges, que si tu te mortifies et jeunes de ta propre volonté. Je connais ton cœur, et sais que rien ne saurait le contenter si ce n’est l’amour de Moi. »

1023. Je ne saurais vivre sans le Seigneur. Dans cet isolement, souvent Jésus me rend visite, m’édifie, me calme ou me réprimande et me rappelle à l’ordre. Mais toujours plein de bonté et de miséricorde, Lui-même façonne mon cœur à Sa guise, suivant Ses divins désirs. Nos cœurs ne font qu’un.

1024. 19 mars 1937. Je me suis unie à l’adoration qui a lieu aujourd’hui, en notre maison. Cependant mon âme était pleine et une étrange appréhension me rongeait le cœur, aussi ai-je redoublé mes prières. Et tout-à-coup, j’ai aperçu le regard de Dieu au fond de mon cœur.

1025. Quand j’ai pris place devant l’appétissant déjeuner, j’ai dit au Seigneur : « Merci pour tous ces dons, mais mon cœur se meurt de langueur pour Vous et rien de ce qui est terrestre n’est à mon goût. Je désire la manne de Votre amour. »

1026. Aujourd’hui, une force étrange me poussait à l’action. Je dois résister à cette attirance; sinon j’irai immédiatement dans cette direction.

1027 21 mars 1937. Dimanche des rameaux. Durant la Sainte Messe, mon âme a été plongée dans l’amertume et les souffrances de Jésus. Jésus m’a fait connaître combien il a souffert durant ce cortège triomphal. En écho à l’Hosanna, résonnait dans le Cœur de Jésus : « crucifie-Le ! » Jésus m’a fait ressentir ce la de façon particulière.

1028. Le médecin ne m’a pas permis de me rendre à la Chapelle pour le Chemin de croix, comme j’en avais le très grand désir. Cependant j’ai pu prier dans ma chambre séparée. Tout-à-coup, j’ai entendu la sonnette de la chambre voisine. J’y suis entrée et j’ai rendu service à un grand malade.
De retour dans ma chambre, j’ai aperçu tout-à-coup Notre Seigneur Jésus, qui s’est adressé à moi en ces termes : « Ma fille, le service que tu viens de Me rendre, Ma causé une plus grande joie que si tu avais longuement prié. » J’ai répondu : « Mais ce n’est pas à Vous, ô Jésus, mais à ce malade que j’ai rendu service. » Le Seigneur m’a répondu : « Oui, ma fille, mais quoi que tu fasse pour ton prochain, c’est à Moi que tu le fais. »

1029.
 

 

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