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19 Avril 2005
 

Benoît XVI est l'âme orante de la catholicité, sa pensée notre guide  

Le 29 décembre 2013 - (E.S.M.) - Benoît XVI avec son témoignage lumineux, avait offert et offre à l'Eglise un échantillon de cette délicate, raffinée, profonde, poétique et aimable spiritualité dont est capable la culture allemande, contre les obscures menaces du matérialisme athée (Marx) et de l'idéalisme panthéiste germanique (Hegel), qui est aux origines du modernisme.

Le pape émérite Benoît XVI

Benoît XVI est l'âme orante de la catholicité, sa pensée notre guide

Le Noël des deux papes

Le 29 décembre 2013 - E. S. M. - C'est un Noël différent pour l'Eglise catholique, celui de 2013. Je me demande si à l'avenir nous nous habituerons à voir deux Pontifes qui se font mutuellement les souhaits avec naturel et amitié, mais certes, c'est encore une image qui a une saveur belle et nouvelle. Elle sent l'Église, au plus profond. Parce que l'Église est à Dieu, mais elle est aussi la communion de tous les fidèles. Et qu'y a-t-il de plus exemplaire que la communion de prière et de coeurs de deux papes?
François et Benoît, deux noms qui sont l'histoire même de l'Église, et qui aujourd'hui, dans une période que beaucoup définissent comme un moment de crise de l'Eglise font, ensemble, la différence.
Parce que si François est le pape régnant et que c'est à lui que reviennent les décisions quotidiennes et l'impact sur la foule, Benoît est l'âme orante de la catholicité, sa pensée est le guide de nombreux catholiques et laïcs, et son humilité est un modèle de vie.

Les récentes images de Benoît XVI accueillant François, la veille de Noël sur le seuil de sa petite maison de Mater Ecclesiae, puis la nouvelle qu'il aurait été en retour invité à déjeuner à Sainte Marthe, hier, semblent prouver qu'une certaine forme de cohabitation s'installe. Reprise d'un article récent (28/12/2013)

Je l'ai relu par hasard hier, et avec six mois de recul, il me paraît être, dans sa dernière partie, non pas prophétique, mais plutôt porteur d'hypothèses pas totalement farfelues, et qui commencent, je le dis avec prudence, à trouver des confirmations (sauf qu'il m'étonnerait beaucoup que Benoît XVI écrive des textes sous son nom - mais il lui est arrivé de me surprendre!).

Je verrais bien qu'avec ces interventions, Papa Ratzinger vienne en appui de l'activité du Pape François, dont l'autorité et la notoriété de théologien sont assez inférieures à celles de Ratzinger. Rien n'empêcherait selon moi au Pape émérite d'appuyer l'action du Pape actuel, proposant des valeurs et réfutant les erreurs, l'assistant ainsi dans la formation du Peuple de Dieu et dans sa défense contre les forces adverses, l'aidant à ôter la "saleté" de l'Eglise.

Bon, je ne comprends pas tout et je reste même perplexe...

Fruits et légumes pour Benoît XVI
Père Giovanni Cavalcoli, OP

Sur le Corriere della sera du 27 mai dernier est paru un article intéressant sur comment le Pape Benoît passe ses journées dans sa résidence retirée du Vatican. L'auteur de l'article se prévaut de nouvelles données par un prélat de la Curie Romaine, qui reste anonyme, lequel réfère que le Pape Emérite passe ses journées caché, avec son fidèle secrétaire Mgr Gänswein, en compagnie d'un toutou, écoutant la musique de Bach, Mozart et Beethoven, faisant des promenades, s'adonnant à la lecture et à beaucoup de prière, et fréquentant deux jardins, de fruits et de légumes.

Ces nouvelles suscitent en moi plusieurs réflexions.
Si les modernistes voulaient faire disparaître le Pape Benoît de la scène mondiale et le faire taire, il faut vraiment dire que leur plan diabolique et inouï a effectivement réussi. Un attentat parfaitement mené à terme, comme celui des tours jumelles de New York. Le proverbe dit pourtant que le diable fait les casseroles, mais pas les couvercles (1). Les modernistes croient probablement avoir éliminé le Vicaire du Christ, le "doux Christ sur la terre" comme disait Sainte Catherine de Sienne qui pourtant n'épargnait au Pontife ni vigoureux rappels, ni reproches filiaux, ni supplications peinées, non privées de menaces de châtiments éternels.

Le Pape Benoît, en quittant sa charge a dit qu'il allait "resté caché au monde, se dédiant à la prière": paroles belles et profondes d'homme spirituel qu'il est, qui s'est manifesté en beaucoup d'occasion, mûri dans la souffrance et dans les humiliations reçues, dans le sillage de la plus pure tradition des Saints Pères (ndt: des Père de l'Eglise) bien connus de lui, tradition je dirais presque monastique du christianisme.
Mais je ne sais ce qu'ont compris les modernistes, lesquels ne s'intéressent pas à l'Eglise, mais au monde, ou qui réduisent l'Eglise au monde, et la spiritualité à des luttes de pouvoir, ce qui en fin de compte est la même chose. Ce qui les intéresse, c'est que Papa Ratzinger n'apparaisse plus sur la scène publique de ce monde, ou de l'Eglise visible terrestre; le reste, Eglise terrestre, solitude orante, silence et dissimulation contemplative dans la prière, cela ne les intéresse pas, parce qu'ils n'y croient pas, ils le considèrent comme privé de toute efficacité pour mettre en péril leurs intérêts et trafics de domination terrestre et leurs intentions maçonniques de transformer et d'assujettir à eux l'Eglise comme simple association philanthropique d'opérations socio-économiques et financières. Il faut aussi noter que le Pape Benoît reste conscient d'être dans le cœur de l'Eglise, tandis que j'ignore si ses persécuteurs le sont vraiment, ou seulement avec leur corps.

Il est incroyable comme ces puissants scribes, pharisiens et grands prêtres de notre époque aient réussi à faire taire à l'improviste et de façon totalement inattendue un des plus grands théologiens du siècle dernier et de notre siècle, phare de l'Eglise, personnalité très riche qui synthétisait de façon exemplaire dans sa pensée et dans son enseignement le principe même d'herméneutique énoncé par lui "de progrès dans la continuité", ouvert aux aspects positifs de la modernité mais ennemi des monstres du modernisme, haut témoin de la sacralité de la liturgie, solidement accroché aux valeurs pérennes et universelles "non négociables" de la raison et de la foi, mais en même temps et justement pour cela champion de l'œcuménisme et du dialogue interreligieux et avec chaque homme de bonne volonté, attentif à chaque misère humaine, celle du corps comme celle de l'esprit, homme de Dieu et pasteur aimant, comme Pape, de l'Eglise, l'un des plus grands protagonistes du Concile Vatican II et pendant plus de vingt ans, gardien zélé de la saine doctrine au nom du Bienheureux Jean Paul II.

Tel est le Pape que les modernistes, pour user leur langage, ont "liquidé", du moins le croient-ils, satisfaits avec un plaisir mal dissimulé pour ne pas sembler triompher, comme le mafieux après qu'il se soit vengé sur sa victime en un coup habilement préparé depuis longtemps.

Mais l'astuce la plus grande et la plus raffinée des modernistes a été celle communément utilisée dans les systèmes oppressifs, par exemple ceux communistes ou mafieux: faire en sorte que ce soit la victime elle-même, désormais méprisée, calomniée, marginalisée, exaspérée ou apeurée, ou rendue impuissante, qui se rende, ou qui déclare , ou demande à se retirer d’où la possibilité de répandre sur elle des larmes de crocodile, et de la remercier et la louer "pour le précieux service rendu".
Ainsi, le comble de l'hypocrisie de ces intrigants a été d’aller jusqu'à prétendre que c'est la victime elle-même qui a voulu s'en aller par lâcheté, trahissant sa propre communauté ou son propre devoir religieux. Certes dans le cas d'un Pape, ils ne pouvaient agir de façon vraiment "sale", et simplement le démettre de sa charge, comme peuvent le faire au contraire certains supérieurs ou certains prélats envers leurs subordonnés.
Mais quoi qu'il en soit, le résultat obtenu est en substance le même, avec l'avantage que leur arrogance reste cachée, mais pas trop, nous laissant réfléchir un peu à la situation ecclésiale dramatique qui dure désormais depuis l'époque de Paul VI, de rébellion systématique des modernistes au Pape et au Magistère (le "magistère parallèle") accompagnée de leur ascension vers le pouvoir, qui a désormais atteint les plus hauts niveaux de la hiérarchie ecclésiastique et les charges les plus élevées de l'Eglise.

Au pape Benoît, il est arrivé des chose pas très différentes, même si évidemment on a respecté les formes extérieures, qui veulent qu'un Pape ne peut pas être déposé ou expulsé sauf dans le cas de motifs très graves, comme cela est arrivé dans le passé; mais en l'absence de tels motifs, comme dans le cas de Papa Ratzinger, il devra ou il pourra lui-même dire qu'il s'en va "librement après mûre réflexion", comme d'ailleurs le droit canon le permet.
De toutes façons, bien qu'il soit déjà arrivé dans l'histoire qu'un Pape ait été déposé, c’était arrivé à la suite d’un Concile, et non par une conjuration de palais mal dissimulée comme dans le cas du Pape Benoît, et le plus souvent, c'était arrivé pour des questions d'organisation, ou juridiques, et non - chose absolument inouïe - parce qu'on a réussi à mettre le Pape dans les conditions de ne plus se sentir en mesure, comme le Pape lui-même l'a déclaré d'affronter "les problèmes de la foi"; les motifs de santé sont un simple accompagnement, une manœuvre diplomatique, pour amortir le choc, mis ils n'ont certainement pas été déterminants. Le Pape, actuellement, va bien, dans la mesure évidemment où un homme de son âge peut aller bien. Le Pape, ainsi, a vécu la même souffrance que le Christ: "il est venu parmi les siens, et ils ne l'ont point accueilli" (Jean 1,11)

Allant à présent par la pensée au Pape actuel, nous pourrions nous demander: quelles sont les forces qui ont conduit le cardinal Bergoglio au trône de Pierre?
J'avoue que je n'en ai pas idée. Mais je ne pense pas que les modernistes aient eu beaucoup de poids. De la façon dont le Pape actuel se comporte, on a l'impression qu'il est le fruit d'un courant ecclésial désireux d'une nouvelle annonce de l'Evangile, ouverte le plus possible aux hommes de bonne volonté, dans la ligne missionnaire du Concile Vatican II.

Quant aux modernistes, ils ont tenté de s'accaparer ce nouveau Pape, l'opposant déloyalement au précédent, comme cela s'est passé avec les interventions de Küng, d'Enzo Bianchi, de Melloni et de Boff; mais leur opération n'aura sans doute pas de succès.
D'autre part, Papa Ratzinger a laissé en héritage au Pape présent de nombreux graves problèmes ecclésiaux tenant à la doctrine et à la vie chrétienne, qui devront dès que possible être affrontés, problèmes devant lesquels le Pape Benoît s'est arrêté, à cause de leur gravité, et parce qu'il a été contré par les modernistes. Il est à prévoir qu'en affrontant ces problèmes, le Pape François rencontrera les mêmes oppositions que le Pape précédent. Toutefois, l'Esprit Saint pourrait avoir pourvu ce Pape des forces et de la sagesse adaptées au grave moment présent..

Quant à Papa Ratzinger, je suis d'avis qu'il serait bien qu'il se fasse entendre par quelque écrit ou quelque intervention, d'autant plus que, selon ce que rapporte Il Corriere il est à ce jour "très lucide". Il n'aurait pas besoin de mener de nouvelles études, seulement d'utiliser la grande sagesse, culture et expérience pastorale qu'il a acquises dans le long cours de sa vie, et dans l'exercice même du ministère pétrinien.

Je verrais bien qu'avec ces interventions, Papa Ratzinger vienne en appui de l'activité du Pape François, dont l'autorité et la notoriété de théologien sont assez inférieures à celles de Ratzinger. Rien n'empêcherait selon moi au Pape émérite d'appuyer l'action du Pape actuel, proposant des valeurs et réfutant les erreurs, l'assistant ainsi dans la formation du Peuple de Dieu et dans sa défense contre les forces adverses, l'aidant à ôter la "saleté" de l'Eglise.

De cette manière, cette situation fâcheuse que les modernistes ont créée en espérant se débarrasser de Papa Ratzinger pour le remplacer par un Pontife qu'ils voudraient manœuvrer, se retournerait contre ces mêmes modernistes d'une manière formidable: deux Papes, une chose jamais arrivée dans l'histoire, solidaires contre les menaces qui aujourd'hui pèsent sur l'Eglise, pour la vraie croissance du Peuple de Dieu et la victoire sur le pouvoir du péché et des ténèbres.

Papa Ratzinger, avec son témoignage lumineux, avait offert et offre à l'Eglise un échantillon de cette délicate, raffinée, profonde, poétique et aimable spiritualité dont est capable la culture allemande, contre les obscures menaces du matérialisme athée (Marx) et de l'idéalisme panthéiste germanique (Hegel), qui est aux origines du modernisme.

Le Pape François, avec son extraordinaire cordialité et sa simplicité franciscaine, nous donnera un échantillon de l'Evangile de miséricorde que le Christ est venu annoncer aux petits, aux humbles, aux pauvres et aux peuples, selon ce mélange marial, pieux, doux, enthousiaste et combattif qui est le propre de la chrétienté latino-américaine.

* * *

(1) Il diavolo fa le pentole ma non i coperchi: L'astuce et la malveillance peuvent fournir le récipient pour contenir les mauvaises actions, mais pas le couvercle pour les cacher: autrement dit "tout finit par se payer".
 

Sources : Benoit-et-moi -  E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 29.12.2013 - T/Benoît XVI

 

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