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Ce ne sont pas nos mérites qui comptent, rappelle  Benoît XVI, mais notre amour

 

Rome, le 28 octobre 2007 - (E.S.M.) - Le pape Benoît XVI a rappelé aux pèlerins germanophones que "la liturgie de ce dimanche nous montre dans ses lectures qu'avec Dieu, ce ne sont pas nos mérites qui comptent, mais notre amour et notre disposition de dévouement envers Lui et notre prochain. Le Seigneur nous conduit sur le chemin du bouleversement et du bon! "

Le pape Benoît XVI place saint Pierre - Pour agrandir l'image Cliquer

Ce ne sont pas nos mérites qui comptent, rappelle Benoît XVI, mais notre amour

Le pape Benoît XVI a rappelé aux pèlerins germanophones que "la liturgie de ce dimanche nous montre dans ses lectures qu'avec Dieu, ce ne sont pas nos mérites qui comptent, mais notre amour et notre disposition de dévouement envers Lui et notre prochain.  Le Seigneur nous conduit sur le chemin du bouleversement et du bon! "

Texte intégral des paroles du pape Benoît XVI avant la prière mariale  Angélus du pape Benoît XVI en ce dimanche 28 octobre

Trentième Dimanche (28 octobre 2007)

AFFAIRE DE JUSTICE !

Tout le monde connaît la parabole du pharisien et du publicain. Une lecture rapide des textes de ce jour pourrait entretenir l'idée que ceux qui sont du côté des faibles ou des opposants sont peut-être plus justes que les nantis ou les élites. Or que disent les textes ? Dieu sait faire des différences justes entre les hommes. Dieu est un juge, un juge impartial (deuxième lecture). Il y a donc une justice de Dieu et une loi. Si nous reconnaissons cette loi, nous comprenons comment Dieu juge et comment vivre en justes. Le juste est celui qui dit à Dieu «Je te rends grâce parce que je suis, comme tous les hommes... prends pitié du pécheur que je suis. » Louange vers Dieu d'abord, parce que je suis vivant sur la terre, mais aussi invocation, demande de pardon, parce que je ne suis que ce que je suis : opprimé, pauvre, plaintif, ou même pharisien, publicain...

La tentation est réelle de s'approprier le siège du juge car rendre la justice est toujours plus aisé que d'être sur le banc des accusés ! Mais surtout, dans un environnement porté par les évolutions économiques, scientifiques, où finalement nous estimons n'être pas si mal que cela, nous supportons difficilement l'image d'un Dieu juge. De plus, comment comprendre du Dieu d'amour qu'il puisse juger ? Pourtant, seul l'amour de Dieu est capable de juger. Ce jugement, cette séparation et cette destruction en nous de ce qui ne vient pas de Dieu prennent le nom du pardon quand nous le recevons.

La suffisance de soi demeure un écueil inévitable pour celui qui « pratique » le bien, la religion, le partage. Et nous ne pouvons acquérir par marchandage cette pauvreté de nous-mêmes. Nous la recevons de Dieu quand, comme le publicain, nous n'osons plus lever les yeux. Cependant, s'il est écrit qu'il est plus difficile à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu qu'à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, il n'est pas dit qu'il ne peut y parvenir !

Réflexions :
Publicain ou Pharisien ?

La prière du Pharisien n’est pas éloignée de nos propres prières. Ne devons-nous pas remercier de notre vocation ou de notre vie ? Nos prières d’action de grâce sont-elle sans signification aux yeux de Dieu ? C’est un fait qu’il y a des manières de dire merci — ou de réclamer des remerciements –– qui s’enracinent dans l’orgueil et la vanité.

La prière du pharisien toute légitime et recevable soit-elle, manifeste une autosuffisance qui rend inutile toute intervention de Dieu. Il se sent si juste ce pharisien, qu’il n’a pas besoin d’être sauvé ou de demander quoi que ce soit. Il n’a besoin ni de Dieu ni du Christ. Sa religion s’identifie à la pratique des préceptes plus qu’à la communion à Dieu

Qu’exprime dès lors la montée au temple et la prière de celui qui n’a pas besoin de Dieu ? Il fait de sa vie la mesure de celles des autres. N’est-ce pas là une tentation qui parfois nous assaille et guide tant de nos jugements et de nos reproches ?
« Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs » dira pourtant le Christ (Matthieu 9,13).
« Frères, cessez de dire du mal les uns des autres...Pour qui te prends-tu donc, toi qui juges ton prochain ? » (Jacques 4,11-13).

A l’inverse, le publicain laisse Dieu mesurer sa vie et il se découvre pécheur et sans recours possible si ce n’est la pitié et la miséricorde du Seigneur. Sa prière reprend le psaume 50, expression d’un cœur brisé et broyé qui aspire à vivre avec son Seigneur et qui devient le seul sacrifice agréé par Dieu. C’est à cette prière que le Christ répondra et qu’il assumera en donnant sa vie pour le salut du Monde.

« Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu» (2 Corinthiens 5,21).
« Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici je viens » (Psaume 39) ».

D. Bruno Attuyt, curé

Le pharisien et le publicain, explications de Benoît XVI : Le pharisien et le publicain

Texte original du discours du Saint Père Benoît XVI  PAROLE DEL PAPA ALLA RECITA DELL’ANGELUS

Sources: www.vatican.va

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 28.10.2007 - Méditation

 

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