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19 Avril 2005
 

 Benoît XVI exhorte à aider les couples en difficulté

 

Le 27 septembre 2008 -  (E.S.M.) - Le pape Benoît XVI demande aux prêtres et aux fidèles engagés dans l'aide aux conjoints en difficulté, que l'Église soit proche des couples en crise, comme l'association « Retrouvaille » qui fête ses 30 ans et qui est au service des couples.

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 Benoît XVI exhorte à aider les couples en difficulté

Le 27 septembre 2008 -  Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le pape Benoît XVI demande aux prêtres et aux fidèles engagés dans l'aide aux conjoints en difficulté que l'Église soit proche des couples en crise, comme l'association « Retrouvaille » qui fête ses 30 ans et qui est au service des couples qui risquent de se séparer, accompagnée à Castel Gandolfo par Mgr Giuseppe Anfossi, président de la Commission Cei pour la Famille. Une délégation internationale de 300 personnes a été accueillie par Benoît XVI dans la résidence papale de Castel Gandolfo.

« Dans les moments les plus sombres - a dit le pape -, les conjoints ont perdu l'espérance ; alors ils ont besoin d'autres personnes qui la gardent, d'une compagnie de véritables amis qui, dans le plus grand respect, mais même avec une volonté sincère de faire le bien, soient prêts à partager un peu de leur espérance avec ceux qui l'ont perdue. Pas de manière sentimentale ou arbitraire, mais organisé et réaliste ».

Ce type d'aide évoque le miracle de l'évangile des Noces de Cana, l'unique demandé directement par la Vierge qui "se rend compte que les mariés n'ont plus de 'vin' et elle le dit à Jésus: ce manque du vin - souligne le pape - fait penser au moment où, dans la vie du couple, il n'y a plus d'amour, la joie se tarit et l'enthousiasme du mariage s'amenuise ». Le « bon vin » du miracle est « le symbole du salut, de la nouvelle alliance nuptiale que Jésus est venue réaliser avec l'humanité », dont « chaque mariage chrétien, même le plus pauvre et vacillant est le Sacrement ».

Synthèse plus complète des paroles du saint-Père Benoît XVI encourage à surmonter les crises matrimoniales
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Témoignage : DIVORCÉS ET FIDÈLES

Jusqu'au bout du oui

Rassemblant des personnes divorcées fidèles à leur première union, la Communion Notre-Dame de l'Alliance
(www.cn-da.org) fêtait à Lourdes son 25e anniversaire, du 6 au 10 août. Leur choix rend un témoignage prophétique à la « bonne nouvelle du mariage»

Oui. Un petit mot qui ne s'efface pas, et dont l'écho retentit collectivement, en ce soir du mois d'août, dans l'église paroissiale de Lourdes. À la suite de la prière de « renouvellement du oui au conjoint », des prénoms fusent dans l'assemblée, témoins de l'histoire sainte et blessée de chacun. Moment intense d'émotion et de prière pour cent soixante-cinq membres de la Communion Notre-Dame de l'Alliance
(CNDA).

Réunis dans la cité mariale en cette année où le 25e anniversaire du mouvement coïncide avec le Jubilé, ils viennent de réaffirmer devant Dieu, en dépit du divorce ou de la séparation, leur désir de continuer à vivre de leur sacrement de mariage. Ainsi que leur engagement à faire grandir l'amour et la réconciliation avec leur conjoint, même si celui-ci est engagé dans une autre union. Légalisme héroïque, folie d'un autre âge ?

« On nous prend pour des malades... Notre message n'est pas très racoleur! », sourit Marie-Claire, une femme d'une cinquantaine d'années, dont l'accent trahit l'origine provençale. Comme les autres participants, elle a conscience de son total décalage avec le discours ambiant, si prompt à encourager à « refaire sa vie ». Il faut entendre le cheminement de chacun pour percevoir la cohérence profonde de ces itinéraires à contre-courant. Ainsi Christine, que l'on retrouve à quelques pas de la statue de la Vierge couronnée, alors que se prépare la procession aux flambeaux.

À 49 ans, cette Nantaise d'allure classique et vive, coupe au carré et ciré de circonstance, offre le visage apaisé de qui a traversé le gros de l'épreuve. Après vingt-deux de mariage et trois enfants, elle a demandé le divorce il y a huit ans, une fois découverte la double vie de son époux.

Au drame de la trahison, à la « déchirure », s'ajoute le sentiment profond d'être rejetée par l'entourage : « Dans ma famille, très catholique, on ne divorce pas. J'avais l'impression d'être sans cesse montrée du doigt, y compris dans l'Église... Même si, sans doute, je m'accusais moi-même. Déçue par la réaction de mon milieu, je me suis dit : puisque c'est cela, je choisis le monde. Et j'ai tout laissé tomber ».

Abandonnant la pratique religieuse, Christine s'engage dans une nouvelle vie de couple, mais le malaise s'instaure. « Je ne me suis jamais sentie aussi seule que pendant cette période, je pensais sans cesse à mon mari... Un jour, le Seigneur m'a ouvert les yeux; il m'a montré mon adultère, et m'a rappelé ce oui que j'avais prononcé pour la vie. Il m'a proposé de le suivre, tout en me laissant entièrement libre. »

La conversion est alors radicale : Christine se sépare de son ami, retrouve le chemin de la communion eucharistique et de la prière. Paix et confiance accompagnent ce choix : « Dès que j'ai dit oui au Seigneur, j'ai compris que je n'avais plus à me préoccuper du lendemain », se souvient-elle en joignant les mains, comme pour se recueillir. Rejoignant la CNDA, elle commence un cheminement de pardon et découvre un nouveau déploiement du sacrement de mariage : « Je n'attends plus mon époux, je respecte son choix de vie, confie-t-elle d'une voix qui mêle la joie à la gravité. Mais j'ai de la compassion pour lui; je prie pour sa conversion. Je le vois de plus en plus comme un enfant de Dieu, un frère, avec qui j'assure mon devoir de parent... Bien sûr, je vis seule et je mentirais en disant que je ne pleure jamais, mais ma solitude est habitée ».

Cette voie ne vaut que dans l'Amour du Christ

Pour Christine, comme pour d'autres membres de la Communion qui parfois ont jusqu'à quarante années de fidélité solitaire derrière eux, cette voie ne vaut que dans l'Amour du Christ qui s'est engagé dans le sacrement : « Si l'on est fidèle seulement à cause de la loi, ça ne tient pas! », confirme une autre.

Sur ce chemin si exigeant, la Communion est pour beaucoup une balise solide et un soutien indispensable. Née en 1983, de l'intuition d'Anne-Marie Lemarquer et de Paul Salaün, tous deux séparés, avec le conseil d'un moine de l'abbaye de Timadeuc
(Morbihan), elle vise une communion spirituelle et fraternelle entre des personnes qui veulent continuer à vivre de la grâce de leur mariage malgré la séparation.

Aujourd'hui, le mouvement compte près de deux cent cinquante membres
(hommes et femmes), repartis sur quatorze groupes régionaux. Un week-end trimestriel et une retraite annuelle forment les rendez-vous principaux de la Communion, où beaucoup trouvent, au-delà d'une amitié fraternelle, un lieu de croissance spirituelle. «Au départ, j'étais réticent, raconte un homme d'une soixantaine d'années ;je ne voulais
pas faire partie d'un club de divorcés qui se lamentent... J'ai découvert que c'était tout le contraire. Le Seigneur m'a donné véritablement des frères et des sœurs ! »

Témoigner auprès des enfants que l'amour existe


À la sortie d'une conférence, on croise un homme en bermuda et chaussures bateau, accompagné d'un petit garçon. Guillaume, 36 ans, dont le divorce vient d'être prononcé, est venu au pèlerinage avec ses deux garçons, âgés de 7 et 9 ans. Ce choix de la fidélité, le père éprouvé le fait pour eux : « Je souhaite que mes enfants sachent qu'ils sont le fruit de l'amour. Et le meilleur moyen, c'est de leur montrer que je suis fidèle, que leur mère est toujours la femme de ma vie», confie-t-il en un timide sourire, en faisant tourner un peu nerveusement son alliance autour de l'annulaire.

Témoigner auprès des enfants que l'amour existe, ne pas désespérer les générations suivantes : voilà souvent une des motivations de la fidélité des membres de la CNDA. Un exemple qui peut devenir fécond à une plus grande échelle.

Mgr d'Ornellas, évêque de Rennes, et à ce titre chargé de la vigilance pastorale de la Communion, en a la conviction : « Ils manifestent, sans s'en rendre compte, que la fidélité n'est pas un vain mot, qu'elle est possible jusqu'au bout. Même si c'est un long chemin. Ce témoignage est précieux pour l'Église ». Et l'évêque d'inviter les prêtres à devenir davantage « serviteurs de ce désir de fidélité », dans un climat pastoral où l'exigence de l'indissolubilité est parfois diluée.

Au fil du pèlerinage, des membres laissent échapper comme une action de grâce pour le chemin parcouru. Enthousiaste, Marie-Claire repart habitée par une vraie mission : « J'ai compris que nous n'étions pas simplement des divorcés qui s'épaulent. Nous avons à montrer l'amour jusqu'au bout... C'est fou ! » Ce qu'il y a de fou dans le monde, n'est-ce pas ce que Dieu a choisi ? 

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Sources : Envoyé spécial à Lourdes, Cyril Douillet - (E.S.M.)
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M. sur Google actualité)  27.09.2008 - T/Famille

 

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