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19 Avril 2005
 

Bergoglio : Retour sur les voeux musclés à la Curie Romaine

Le 26 décembre 2014 - (E.S.M.) - Bergoglio, avec un style de gouvernement qui - selon ce que réfèrent les initiés (et comme on peut le constater, de l'extérieur) - fait régner un climat de véritable terreur de l'autre côté du Tibre.

Bergoglio : Retour sur les vœux musclés à la Curie Romaine

La liste de Bergoglio

Le 26 décembre 2014 - E. S. M. - Les vœux de François à la Curie romaine du 22 décembre 2014 ont fait un triomphe auprès de l'ensemble des médias et des cathos de gauche, et assuré par ricochet au pape une popularité qui le rend intouchable. Tous ont adoré voir le haut clergé traîné dans la boue sans nuance par son propre chef, acculé à l'auto-critique, qu'ils se gardent d'ailleurs bien de pratiquer pour eux-mêmes.

Le Pape a effectivement parlé d'auto-critique, dans le §1 de son catalogue des maladies de la Curie

Une Curie qui ne s'auto-critique pas, qui ne se met pas à jour, qui ne cherche pas à s'améliorer, est un corps malade.

Auto-critique: un mot curieux, dans la bouche d'un Pasteur, par ses relents marxistes ambigus (sinon sinistres).
Il n'appartient pas au lexique religieux, par opposition à l'examen de conscience.
Je lis dans wikipedia:

Dans le vocabulaire politique, et plus précisément dans le communisme et le maoïsme, l'autocritique est le fait, pour un homme politique, un militant ou un groupe de militants, d'analyser et de reconnaître publiquement, devant les instances responsables, ses erreurs ou ses « déviations ». Néanmoins, l'autocritique ne garantit pas la réhabilitation politique. Souvent, ceux qui étaient acculés à une telle issue se retrouvaient renvoyés du Parti, souvent déchus de leurs droits civiques et dans certains cas exécutés. Les purges de Moscou, dans la seconde moitié des années 1930, en sont un exemple célèbre : les condamnés devaient faire leur autocritique publique, en avouant toutes sortes de crimes et en s'accusant d'avoir voulu nuire à l'URSS ou au Parti, ce qui ne les empêchait pas d'être pour la plupart condamnés à mort.
...
L'« autocritique » est une activité que l'on exige des autres, et rarement de soi-même. C'est la principale différence avec l'examen de conscience, qui est purement personnel, et a souvent une connotation religieuse.

Réactions

Le discours, nous l'avons vu, a été repris en boucle, de façon très positive, par l'ensemble des médias toute la sainte journée de Noël.
Un blogueur argentin, peu soupçonnable de begogliâtrie, commente en ces termes (Carlota m'a traduit son texte, mais je censure prudemment...), commençant sa réflexion par une citation d'Oscar Wilde:

« Un homme qui moralise est généralement un hypocrite ; et une femme qui moralise, est invariablement, laide » (Oscar Wilde)

* * *

C’est très remarquable, presque incroyable. Quand, ces dernières décennies, le discours de fin d’année d’un Pape à la Curie Romaine, a-t-il eu une telle répercussion dans les médias du monde ?
Hier ce discours a occupé durant plusieurs heures la une des portails internet des principaux journaux de la planète.
Comment l’interpréter? Je ne vois qu’une réponse: parce que le pape François a dit à la Curie ce que le monde lui dit depuis des années. Les paroles du Souverain Pontife ont eu une telle répercussion parce que ce sont les paroles mêmes du monde.
Voyant les choses d’un autre côté: Bergoglio construit son pouvoir en se basant sur les forces de ce monde, ses manigances politiques, ses slogans et ses idéaux, et pour le faire, il n’a d’autre option que de cannibaliser l’Église elle-même. Et cela ne le dérange pas. Il le fait quotidiennement.
Le Pape François parle au monde et se doit au monde. Il ne parle pas aux catholiques si ce n’est pour les critiquer et les étriper. Est-ce qu’il prétend de cette façon gagner le monde au Christ ? Je ne le crois pas capable d’une telle ingénuité.
Comme disait hier un membre de haut niveau de la Curie, enthousiaste des réformes de François : «Est-ce que cet homme dira une fois quelque chose de positif sur nous ?»

L'autre point troublant à souligner, c'est que Benoît XVI profitait chaque année de l'occasion des vœux à la Curie pour faire un bilan des douze mois écoulés, récapituler les grands évènements, et les grands défis auxquels l'Eglise avait dû faire face. On se souvient du grandiose discours de décembre 2005 sur la juste herméneutique du Concile, et de celui, dramatique, de décembre 2012, sur l'idéologie du "gender".
Ici, rien de tel. Pour le Pape, en 2014, il ne s'est rien passé de digne d'intérêt, pas même le Synode, et la persécutions des chrétiens au Proche Orient ne compte pas. Il ne cherche pas à ranimer l'espérance, encore moins à confirmer ses frères dans la foi: il préfère ruminer ses rancœurs, régler ses comptes (c'est très clair dans certains points de sa liste) et lancer des anathèmes dignes d'un moderne Savonarole, concluant sa deuxième année de pontificat sur une note entièrement négative.

Petite parenthèse:

Cherchant le discours sur le site du Saint-Siège, j'ai la surprise de constater que ce discours toujours important, et cette année exceptionnellement médiatisé, à distance d'une semaine, n'a toujours pas été traduit en français (ni en allemand, ni en polonais).
D'ailleurs, parmi les autres discours de François du mois de décembre, peu sont traduits en français, et presque jamais dans toutes les langues habituelles... Comment doit-on interpréter ce retard (insolite: il n'en était pas ainsi sous Benoît XVI... il est vrai que le langage limpide et précis facilitait beaucoup la tâche des traducteurs, j'en sais quelque chose) des bureaux de la Curie chargés des traductions? Grève du zèle? Manque de personnel? Censure volontaire?
Bref, ce discours si commenté n'a pour le moment pas de version officielle dans notre langue.
Je renvoie mes lecteurs à la traduction de l'agence Zenit, ou au texte d'origine en italien.

* * *

En attendant, voici donc le commentaire d'Antonio Socci, qui continue patiemment d'empiler les pierres d'un édifice désormais bien consolidé consacré aux doutes de toutes sortes que lui inspire le Pape Jorge Mario Bergoglio.

LES «VŒUX» (EN FORME DE GIFLES) DE BERGOGLIO À LA CURIE
Chroniques vaticanes (inouïes)


www.antoniosocci.com/2014/12/inaudite-cronache-vaticane/

Il est bien connu que le sport favori du pape Bergoglio est de taper sur les catholiques.
Autant il est timide, et accommodant avec des adversaires (qu'ils soient islamistes ou laïcistes, que ce soient des communistes ou des colonels argentins) autant il est implacable avec les chrétiens.

Il a commencé par «arranger» ses prédécesseurs en ces termes:
«Les chefs de l'Eglise ont souvent été narcissiques, flattés et excités à mauvais escient par leurs courtisans. La cour est la lèpre de la papauté» (la Repubblica, 1er Octobre 2013).

Il nous semble à nous qu'aujourd'hui la foule des flatteurs et courtisans est immensément plus grande, servile et étouffante que dans le passé, du reste dans les dernières années, les papes (hommes saints), en plus des oppositions internes, ont dû endurer la très dure hostilité du monde. Ils ont vécu un véritable chemin de croix. Et c'est la preuve de l'authenticité.
Mais le pape Bergoglio n'est pas très enclin à pratiquer l'auto-critique, tout en la conseillant aux autres.
En effet, il la fait faire quotidiennement aux évêques, cardinaux et fidèles, matraqués presque chaque jour, spécialement dans les homélies de Santa Marta
Aujourd'hui c'est au tour de la Curie, qu'il a bastonnée à qui mieux mieux - à la cérémonie traditionnelle de vœux.

Il a commencé en disant que c'est «une Curie qui ne fait aucune auto-critique, qui ne se met pas à jour, qui ne cherche pas à s'améliorer» ajoutant que «c'est un corps malade»
Puis il a évoqué sarcastiquement la visite aux cimetières où il y a beaucoup de gens qui «pensaient peut-être qu'ils étaient immortels, immunisés et indispensables». Il a expliqué que c'est la maladie de ceux qui «se transforment en maîtres (padroni) et se sentent supérieurs à tout le monde», maladie qui «dérive souvent de la pathologie du pouvoir, du complexe des Élus, du narcissisme».

Il a continué avec ces sympathiques compliments pendant un bon bout de temps.

Dans plusieurs rencontres personnelles de ces derniers mois, il a même invité son interlocuteur (après l'avoir matraqué) à se corriger en prenant exemple sur lui, c'est-à-dire qu'il s'est présenté lui-même comme un modèle ...
Aujourd'hui il a dit à ses auditeurs qu'ils risquent «un déclin progressif de leurs facultés spirituelles» lequel «cause de graves handicaps à la personne», la faisant vivre dans «un état de dépendance absolue vis-à-vis de ses opinions souvent imaginaires», et une dépendance à l'égard de ses propres «passions, caprices et manies».

Naturellement, le pape Bergoglio sait bien que toutes ces graves situations affectent également les prélats d'autres Curies, par exemple celles d'Argentine et d'Amérique du Sud, qui devraient peut-être faire une auto-critique plus lourde, étant donné l'effondrement catastrophique de la foi catholique en cours depuis des décennies dans le sous-continent.
Mais de cela, le pape Bergoglio n'aime pas parler. Et même, à plusieurs reprises, il a montré son intention de proposer le «modèle sud-américain» comme style de gouvernement.

Méprisant avec les rituels et les symboles de l'Église catholique romaine (il a commencé le jour de son élection, qualifiant de «carnevalata» la mozette qu'il devait endosser comme symbole du martyre de Pierre) [ndt: des propos qu'il est difficile d'authentifier, mais qui n'ont jamais été démentis officiellement, et qui avec le recul sont plus que vraisemblables: en tout cas, s'il ne l'a pas dit... il l'a fait!], il s'est félicité du spectacle organisé la semaine dernière sur la Place Saint-Pierre pour son anniversaire: des centaines de danseurs de tango qui se sont exhibés...

Tout cela va de pair avec un style de gouvernement qui - selon ce que réfèrent les initiés (et comme on peut le constater, de l'extérieur) - fait régner un climat de véritable terreur de l'autre côté du Tibre .

Que puis-je dire d'autre?
J'éviterai de faire des commentaires.
Simplement, je vous avouerais que l'humilité, la douceur et la sagesse de Benoît XVI me manquent infiniment, comme me manquent le charisme et la grandeur d'âme de Jean-Paul II.
 

Sources : benoit-et-moi
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 26.22.2014

 

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