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19 Avril 2005
 

L'Encyclique de Benoît XVI

Vatican, 25 janvier 2006, la première encyclique de Benoît XVI, a été présentée par le Cardinal Renato Raffaelle Martino,  Mgr.William J.Levada et Mgr.Paul Josef Cordes,

Autres documents :

 

Pour lire le texte intégral de l'Encyclique du pape Benoît XVI : Deus Caritas Est
En format PDF: "Dieu est amour"

Benoît XVI: "Nous devons aller plus loin." 25.01.2006
Benoît XVI: "L'amour est gratuit" 25.01.2006
Le « désir », un mot cher à Joseph Ratzinger, 25.01.2005
Première Encyclique du Pape Benoît XVI: la « raison de l’amour »

Présentation à la presse

Pour un « engagement renouvelé au service de la charité »

VATICAN, Mercredi 25 janvier 2006  – Pour Mgr Levada, la première encyclique de Benoît XVI invite l’Eglise à un nouveau « service » dans la charité.

Mgr Williams Levada résumait ainsi l’objectif de l’encyclique: « L’encyclique nous offre une vision de l’amour pour le prochain, et de la tâche ecclésiale de mettre en œuvre la charité comme accomplissement du commandement de l’amour qui trouve ses racines dans l’essence même de Dieu, qui est Amour. L’encyclique invite l’Eglise à un engagement renouvelé au service de la charité (diaconie) en tant que partie intégrante de son existence et de sa mission ».

Le préfet pour la congrégation pour la Doctrine de la foi a évoqué, lors de l’échange avec les journalistes, sa « surprise » lorsque le pape a soumis son texte à des consulteurs, mais il avouait que ce n’est pas une pratique inhabituelle entre théologiens.

Pour ce qui est du contenu de l’encyclique, il y voit un texte « capital » sur « l'image chrétienne de Dieu et de l'homme qui en découle », qui « veut s’opposer à l’usage erroné du Nom de Dieu et à l’ambiguïté de la notion d’amour si évidente dans le monde d’aujourd’hui ».

« Le Saint-Père, expliquait-il, veut démontrer comment les deux concepts d’amour - éros et agapè des philosophes de l’Antiquité - ne s’opposent pas, mais s’harmonisent pour offrir une conception réaliste de l’amour humain, un amour qui corresponde à la totalité - corps et âme – de l’être humain. L'agapè empêche l'éros de s'abandonner à l'instinct tandis que l'éros offre à l'agapè la relation vitale de l'existence ».

Amour de Dieu et amour du prochain, ajoutait Mgr Levada, sont « inséparables et se conditionnent réciproquement: ils sont un seul commandement ». Mais l’amour du prochain, soulignait-il, « est une tâche non seulement pour tout fidèle » mais aussi pour la « communauté des croyants, c’est-à-dire l’Eglise ».

Mgr Levada faisait aussi observer que le pape « veut répondre à l'objection selon laquelle la charité envers les pauvres serait un obstacle à une juste distribution des biens entre les hommes ».

Benoît XVI fait aussi, explique-t-il, « l'éloge des nouvelles formes de fructueuse collaboration entre les institutions civiles et ecclésiales, en évoquant le rôle du bénévolat ».

 

Une encyclique « programmatique », réflexion « lumineuse » sur l’amour chrétien
Présentation à la presse

La première encyclique de Benoît XVI, « Deus Caritas est », est « programmatique », et elle constitue une « réflexion profonde et lumineuse sur l’amour chrétien », souligne le cardinal Renato Raffaele Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, qui présidait à midi, en la salle de presse du Saint-Siège la présentation du document, entouré de Mgr Williams Levada, préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi et du président de Cor Unum, Mgr Paul Josef Cordes. La coordination était assurée par le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls.

Pour ce qui est de la rédaction de l’encyclique M. Navarro Valls a indiqué que le pape, au cours de son séjour dans les Alpes, l’été dernier, a achevé un livre, disant qu’il attendait d’être à Castelgandolfo pour travailler à son encyclique. Il a achevé son texte en décembre, il a fallu environ un mois pour mettre au point les traductions.

Démentant certaines présentations dans les media italiens, le cardinal Martino a défini cette encyclique comme « programmatique », « au sens le plus élevé du terme », parce que le pape y invite les baptisés à « aller au cœur de la foi chrétienne ».

Le cardinal Martino soulignait également que l’encyclique est parcourue par un grand « souffle spirituel », en particulier dans sa première partie.

Devant le risque d’un « activisme social et caritatif sans âme », le pape, faisait-il remarquer, appelle chacun à « cultiver les raisons et les motivations spirituelles » qui découle du fait d’être « Eglise » et « chrétiens », ce qui donne « sens et valeur au faire et à l’agir ».

Le cardinal Martino a ensuite évoqué le passage où le pape évoque le lien entre la justice et la charité, et donne des orientations sur les compétences respectives de l'Eglise et de l'Etat en matière de justice sociale.

Le pape mentionne souvent, souligne le président de Justice et Paix, l’enseignement social de l’Eglise, surtout aujourd’hui, alors que le « songe marxiste s’est évanoui ». Mais aujourd’hui, la mondialisation comporte de nouveaux défis.

Le pape enracine ainsi l’enseignement social de l’Eglise « dans la foi et dans l’action purificatrice de la raison ».

Pour le cardinal Martino, un passage clef de l’encyclique est cette affirmation que « la tâche de l’Eglise et de son enseignement social, pour la construction d’un ordre social juste » consiste à « réveiller les forces spirituelles et morales », en particulier pour promouvoir le bien commun.

« En tant que citoyens de l’Etat, [les chrétiens] sont appelés, soulignait-il en citant l’encyclique, à participer à la vie publique. Ils en peuvent pas pour autant abdiquer l’action économique, sociale, législative, administrative et culturelle, multiple et diversifiée, destinée à promouvoir le bien commun de façon organique et institutionnelle ».

Le cardinal Martino insistait sur ce message du pape: « La charité doit animer toute l’existence des fidèles laïcs et donc aussi leur activité politique, vécue en tant que charité sociale ».

Le pape, a poursuivi le président de « Justice et Paix », invite ainsi « une spiritualité qui refuse aussi bien le spiritualisme intimiste que l’activisme social et qui sache s’exprimer dans une synthèse vitale qui confère unité, signification et espérance de l’existence ».

Le pape, disait-il, rappelle que la construction d'un ordre social et politique juste est une préoccupation majeure de l'Eglise, et qu’en même temps « l'Eglise a le devoir d'offrir sa propre contribution, par une purification de la raison et une formation éthique, afin que les exigences de la justice soient perceptibles et réalisables politiquement ».

Selon le pape, continuait le cardinal Martino, avec son enseignement social, l'Eglise « participe à la construction d'un ordre social juste, en réveillant les forces spirituelles et morales ».

Les fidèles laïcs sont ainsi « appelés en tant que citoyens à participer à la vie publique » : ils ont la mission de « s'engager dans la société (...) en coopérant avec tous en respectant les compétences et responsabilités de chacun ».

Il insistait sur le fait que la présence du laïc dans la société constitue « un service, un signe de la charité qui se manifeste dans la vie familiale, culturelle, professionnelle, économique et politique ».

Il concluait par ce paragraphe de l’encyclique: « L’amour – caritas – sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste. Il n’y a aucun ordre juste de l’État qui puisse rendre superflu le service de l’amour. Celui qui veut s’affranchir de l’amour se prépare à s’affranchir de l’homme en tant qu’homme. Il y aura toujours de la souffrance, qui réclame consolation et aide. Il y aura toujours de la solitude. De même, il y aura toujours des situations de nécessité matérielle, pour lesquelles une aide est indispensable, dans le sens d’un amour concret pour le prochain. L’État qui veut pourvoir à tout, qui absorbe tout en lui, devient en définitive une instance bureaucratique qui ne peut assurer l’essentiel dont l’homme souffrant – tout homme – a besoin : le dévouement personnel plein d’amour ».

Une encyclique sur la charité: une « première absolue »
Présentation à la presse

Mgr Paul Josef Cordes a souligné l’importance de cette encyclique pour le dicastère qu’il dirige. C’est pourquoi un congrès de deux jours sur le thème de la charité a précédé la présentation de l’encyclique.

Il rappelait que Cor Unum « est responsable de l'exécution des initiatives personnelles du pape comme signe de sa compassion pour certaines situations de misère ».

Mgr Cordes a révélé que Jean-Paul II avait envisagé une encyclique sur la charité, sans porter le projet à son terme.

Il a également souligné que cette encyclique sur la charité est une première absolue dans les encycliques pontificales.

Le pape, disait-il, « nous recommande de faire attention à l’esprit avec lequel nous répondons aux souffrances des autres », il est en effet « convaincu que la foi a des conséquences sur la personne même qui agit et donc, aussi sur la façon et l’intensité de son action de secours ».

« Aujourd’hui, disait Mgr Cordes, beaucoup sont prêts à aider qui souffre, et nous le constatons avec gratitude et satisfaction. Mais cela pourrait faire penser aux fidèles que la charité n’entre pas de façon essentielle dans la mission de l’Eglise ».

L’exercice de la charité, disait encore Mgr Cordes, fait au contraire « partie intégrante de l’héritage du Sauveur ». Les agences ecclésiales ne peuvent pas s’identifier aux ONG, et il faut par conséquent éviter le risque de la sécularisation dans ce domaine.

Le président de « Cor Unum » s’est attaché aussi à expliquer le passage où Benoît XVI mentionne le marxisme.

« L’époque moderne, écrit le pape, surtout à partir du dix-neuvième siècle, est dominée par différents courants d’une philosophie du progrès, dont la forme la plus radicale est le marxisme. Une partie de la stratégie marxiste est la théorie de l’appauvrissement : celui qui, dans une situation de pouvoir injuste – soutient-elle –, aide l’homme par des initiatives de charité, se met de fait au service de ce système d’injustice, le faisant apparaître supportable, au moins jusqu’à un certain point. Le potentiel révolutionnaire est ainsi freiné et donc le retour vers un monde meilleur est bloqué. Par conséquent, la charité est contestée et attaquée comme système de conservation du statu quo. En réalité, c’est là une philosophie inhumaine ».

« Le document exprime l’idée, expliquait Mgr Cordes, que la foi donne une dynamique singulière à l’engagement pour l’autre. Lorsque, par exemple, je vais tendre la main à mon voisin, uniquement en raison de bons sentiments: que se passe-t-il si mon voisin me rejette, comment résister sans la grâce de Dieu? »

Il soulignait d’ailleurs que Benoît XVI a voulu « éclairer l'engagement caritatif par son fondement théologique », car il est convaincu que « la foi a des répercussions sur la personne même qui agit et donc par conséquent sur les modalités et l'intensité de son aide ».

« Par chance, dans nos sociétés, remarquait Mgr Cordes, la mentalité philanthropique est fréquente ». Cependant il faisait observer que « cela peut aussi faire naître le doute chez les fidèles que la charité ne fait pas partie essentielle de la mission ecclésiale ».

« Nous devons aller plus loin, au-delà de la clarification théologique: la sensibilité actuelle de nombreuses personnes, surtout chez les jeunes, comprend également un « kairos » apostolique. Elle ouvre de nombreuses perspectives pastorales. Le nombre des bénévoles est considérable et nombreux sont ceux qui réussissent à découvrir l'amour de Dieu dans leur don au prochain par un amour désintéressé ».

Enfin, en rappelant que Benoît XVI cite la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, le président de Cor Unum a affirmé que cela confirme la volonté du pape de « lancer par cette encyclique un message de grande actualité ». L’encyclique souligne en effet que « les saints sont les vrais porteurs de lumière dans l’histoire, parce qu’ils sont des hommes et des femmes de foi, d’espérance et d’amour ».
 

     

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Eucharistie, Sacrement de la Miséricorde. 26.01.2006 - BENOIT XVI

 

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