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19 Avril 2005
 

Nouvel « attentat » médiatique programmé contre le Pape Benoît XVI : Un pétard mouillé ! 

 

Le  23 septembre  2009  - (E.S.M.) - Alors qu’un dialogue serein et fructueux est tout prêt de s’instaurer entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie-X, voilà que la télévision suédoise va repasser le plat Williamson.

L'évêque intégriste Williamson

Nouvel « attentat » médiatique programmé contre le Pape Benoît XVI : Un pétard mouillé !  

Le 23 septembre 2009  - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le "hasard" fait décidément bien les choses… Alors qu’un dialogue serein et fructueux est tout prêt de s’instaurer entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie-X, voilà que la télévision suédoise va repasser le plat Williamson : ce soir, une émission violemment anti-romaine, inclura un obus pointé vers le Pape en personne. Car, cette fois, l’attaque est frontale. Elle consiste à dire sur le modèle de l’affaire Watergate : le Pape a menti ! Sauf que Benoît XVI n’est pas Nixon. L’effet escompté de cette « bombe » est une reprise de l’hystérie de février dernier, hypocritement attisée par un certain nombre de prélats sur le thème des dysfonctionnements au sein de la Curie.

Le pire est que l’odieuse attaque de la TV suédoise repose sur deux « témoignages » de hauts prélats :

1°/ Un entretien de l’évêque de Stockholm, Mgr Arborelius, ami des cardinaux Lehmann et Kasper. La journaliste qui l’interroge affirme : « Le Pape et les cardinaux chargés de l’affaire assurent au monde entier qu’ils n’ont rien su de l’entretien [de Mgr Williamson à la TV suédoise], mais ce n’est pas vrai ». L’évêque, loin de se récrier, dit : « De notre côté, nous avons passé l’information. C'est-à-dire de la manière accoutumée, l’Église locale passe les informations importantes qui concernent l’Église au représentant du Pape [au nonce] ».

2°/ Et un entretien du cardinal Walter Kasper, président du Conseil pour l’Unité des Chrétiens, qui date de juillet dernier, lors de sa visite au festival des chœurs Pueri Cantores à Stockholm qui affirme que, selon lui, les sympathies de Williamson avec le négationnisme étaient largement connues et qu’il s’étonne que la Commission Ecclesia Dei soit restée dans le brouillard.

Ah, les bons apôtres…

Point besoin d’être un juge d’instruction chevronné pour voir tout de suite que ce dossier prétendument « nouveau » est un pur montage mal ficelé, qui ne contient strictement rien de nouveau. L’entretien de Williamson avait été diffusé le 21 janvier (le hasard, encore une fois avait bien fait les choses : c’était le jour de la date donnée au décret de la levée des excommunications, date connue du cardinal Re, Préfet de la Congrégation des Évêques, qui avait apposé sa signature et des personnes qu’il avait mis dans la confidence…). Or, Arborelius ne dit pas qu’il a connu l’entretien de Williamson avant sa diffusion, le 21 janvier, ni surtout qu’il l’a communiqué au nonce avant cette date. Kasper ne le dit pas davantage. Ou plutôt, il énonce quelque chose qui ressemble à une restriction mentale, cachant un aveu : avant le décret, il n’avait reçu aucune information interne – comprenez : officielle – du Vatican.

Des dysfonctionnements à la Curie ? Oh, que oui ! Ils ont consisté en ceci : les gens qui savaient, mais qui avaient le plus grand intérêt à ce que la bombe explose à la figure du cardinal Castrillón et du Pape (Re ? Kasper ? et un certain nombre d’autres de moindre importance, comme ce journaliste qui a affirmé avoir su longtemps à l’avance) n’ont rien dit. Ils savaient et ils se sont bien gardés d’avertir qui de droit.

En revanche, jusqu’au 21 janvier, ni le Pape (qui l’a clairement affirmé dans sa lettre aux évêques du monde entier), ni par conséquent le Secrétaire d’État et le cardinal Castrillón qui suivaient l’affaire pratiquement jour et nuit avec lui, ne savaient.

Et la preuve du contraire serait aujourd’hui… l’affirmation péremptoire d’une journaliste suédoise qui accuse le Pape d’être un menteur ? Mais qui laisse dire cela aujourd’hui à cette journaliste ? Qui, connaissant en gros le contenu de cette nouvelle émission, a averti le Souverain Pontife du mal qu’on voulait lui faire et qu’on voulait faire au Saint-Siège ? Tout cela montre que ce nouvel épisode est monté de toutes pièces. Cela montre surtout que la hargne de certains prélats, y compris au sein de la Curie, ne désarme pas.

C’est d’ailleurs peut-être la leçon la plus grave de cette affaire : sept mois après que la papauté a été ébranlée par un séisme dont personne ne doute qu’il a été au minimum répercuté par de très hauts dignitaires (sinon même déclenché par eux), et bien que ces prélats aient passé l’âge d’une salutaire retraite, ils continuent à diriger des ministères du Pape...

***

Note du Bureau de Presse du Saint-Siège :

Au sujet des annonces d’une nouvelle émission télévisée suédoise sur le « cas Williamson » et en réponse à certaines questions, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège fait remarquer que :

L’affirmation ou la seule insinuation selon laquelle le Pape aurait été informé par avance des positions de Williamson est absolument infondée. Ce qui a déjà été clairement nié dans la Note de la Secrétairie d’État du 4 février dernier, qui exprime également de manière très nette la dissociation radicale du Pape et de l’Église quant à toute position antisémite ou négationniste de l’Holocauste.
De plus, la lettre du Pape aux évêques, du 10 mars, a mis un point final au dossier : il n’y a donc aucune raison de le rouvrir. Le Pape a expliqué le sens de la levée de l’excommunication comme un geste qui vise à favoriser l’unité de l’Église ; il a en même temps montré l’absence totale de fondements aux accusations de manque de respect envers le peuple juif qui étaient dirigées contre lui ; il a également reconnu avec simplicité les limites de la communication vaticane en interne et vers l’extérieur ; il a par ailleurs doté la Commission Ecclesia Dei d’un nouveau statut, justement pour assurer une méthode meilleure et plus sûre de procéder dans les questions relatives aux relations avec les traditionalistes.
Relancer le « cas Williamson » ne sert donc qu’à semer de nouveau la confusion sans aucune raison.

Sources : osservatore-vaticano

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 23.09.09 - T/Eglise

 

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