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19 Avril 2005
 

Vénérable Pie XII : Soutenons efficacement Benoît XVI

 

Le 21 décembre  2009  - (E.S.M.) - Au nom de l'Eglise, le pape Benoît XVI reconnaît les mérites de Pie XII.  Ne laissons pas dire; ne laissons pas faire... Soutenons le Saint-Père en reprenant des arguments qui sont en faveur de Pie XII.

Le pape Pie XII

Vénérable Pie XII : Soutenons efficacement Benoît XVI

Le 21 décembre 2009  - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Au nom de l'Eglise, le pape Benoît XVI reconnaît les mérites de Pie XII. On doit donc s'attendre à ce que les journalistes qui contrôlent et font l'opinion publique - bien qu'étant peu versés dans les questions historiques - s'emparent de l'information pour attaquer le Souverain Pontife. Ne laissons pas dire; ne laissons pas faire... Soutenons le Saint-Père en reprenant des arguments qui sont en faveur de Pie XII.

En 1933, Adolf Hitler arrive au pouvoir en Allemagne. Les premières condamnations de l'antisémitisme par le Vatican datent, elles, de 1928.

Le 14 mars 1937, Pie XI publie l'encyclique Mit brennender Sorge (traduction en français) pour dénoncer la persécution et les camps de concentration, ainsi que les manœuvres visant à un processus d'extermination. Le rédacteur principal de ce document n'est autre que le cardinal Eugenio Pacelli, ancien nonce apostolique en Allemagne et futur pape Pie XII. Les démocraties occidentales semblent ne pas s'en soucier: plus d'un an après l'encyclique, elles en sont encore à faire des concessions à Hitler, ainsi qu'il ressort de la conférence de Munich des 29/30 septembre 1938.

Le 9 novembre 1938, les Nazis usent de représailles pour l'assassinat d'un diplomate allemand à Paris par un Juif: ils organisent la "Nuit de Cristal" au cours de laquelle 30.000 Juifs sont arrêtés, leurs biens pillés et incendiés. Le grand Rabbin de Bavière parvient à sauver les objets de la synagogue grâce à la voiture du cardinal Pacelli, mise à sa disposition.

Le 24 novembre 1938, le journal des S.S., Das schwarze Korps, écrit que le cardinal Pacelli s'est allié "à la cause de l'internationale juive et franc-maçonne" (sic) tandis que Hitler déplore que le Vatican soit devenu "le pire foyer de résistance" à ses plans.

Le 10 janvier 1939, le cardinal Pacelli adresse une lettre à ses confrères des Etats-Unis et du Canada pour attirer leur attention sur le sort des savants et professeurs juifs chassés d'Allemagne et que l'administration américaine refuse d'accueillir dans ses universités.

Pie XI meurt le 10 février 1939. Les cardinaux réunis en conclave choisissent comme nouveau pape le cardinal Eugenio Pacelli. Celui-ci prend le nom de Pie XII le 2 mars 1939.

Enclave autonome depuis les accords du Latran (1929), le Vatican se trouve cerné à l'époque par l'Italie fasciste de Mussolini. De ce fait, l'administration papale est surveillée par la police italienne puis par l'armée allemande d'occupation: les lignes téléphoniques sont mises sur écoute et les valises diplomatiques sont fouillées. Pie XII et ses collaborateurs sont épiés et leurs messages censurés. Le pape utilise alors la radio du Vatican; mais lorsqu'en 1939 il dénonce les atrocités commises en Pologne, la réaction des Nazis est d'une violence telle que les évêques de ce pays supplient le Souverain Pontife de ne plus faire part de son indignation. Pie XII modère alors ses propos pour dénoncer la politique de Hitler. Dans son message radiodiffusé de Noël 1941, il condamne "l'oppression, ouverte ou dissimulée, des particularités culturelles et linguistiques des minorités nationales".

Le 20 janvier 1942, les Nazis mettent en œuvre la "solution finale". Dans son message de Noël de cette même année, Pie XII fait observer que "tout ce qui en temps de paix demeurait comprimé, a éclaté dès le déchaînement de la guerre en une lamentable série d'actes en opposition avec l'esprit humain et l'esprit chrétien". Il ajoute que les peuples doivent faire le vœu de ne s'accorder aucun repos jusqu'à ce que tous se dévouent au service de la personne humaine. Il précise que ce vœu, "l'humanité le doit aux centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive".

Le 2 juin 1943, Pie XII tient un discours devant le Collège des cardinaux et exprime sa sollicitude envers ceux qui, à cause de leur nationalité ou de leur race, sont "livrés à des mesures d'extermination" dont il veut fustiger toute l'ignominie par des termes forts. Il déclare cependant: "toute parole de notre part à l'autorité compétente [allemande], toute allusion publique doivent être sérieusement pesées et mesurées, dans l'intérêt même des victimes, afin de ne pas rendre leur situation plus grave et plus insupportable". Les évêques hollandais, avaient fait l'expérience de la violence des Nazis après avoir, en juillet 1942, protesté contre la persécution des Juifs: aussitôt les Nazis organisèrent une fouille minutieuse des monastères et des couvents pour procéder à la rafle de très nombreux Juifs cachés là.

Le 26 juin 1943, radio Vatican fait savoir que "quiconque établit une distinction entre les Juifs et les autres hommes est un infidèle et se trouve en contradiction avec les commandements de Dieu. La paix dans le monde, l'ordre et la justice seront toujours compromis tant que les hommes pratiqueront des discriminations entre les membres de la famille humaine." Le New York Times cite ce message le jour suivant.

Le 25 octobre 1943, Pie XII laisse éclater son indignation dans L'Osservatore Romano; aussitôt les Allemands font saisir le journal et menacent de reprendre les perquisitions dans les monastères pour y débusquer les Juifs cachés.

Dès le 29 novembre 1944, une délégation de 70 rescapés juifs vient, au nom de la United Jewish Appeal (organisme dirigeant du mouvement sioniste mondial), exprimer à Pie XII la reconnaissance des Juifs pour son action en leur faveur. Albert Einstein mêle sa voix au concert de louanges et d'hommages en déclarant que "l'Eglise catholique a été la seule à élever la voix pour dénoncer l'assaut mené par Hitler contre la liberté". Le 9 février 1948, Pinchas E. Lapide, alors Consul d'Israël à Milan, se rend au Vatican pour remercier Pie XII pour ses multiples interventions en faveur des Juifs. Le 26 mai 1955, des musiciens juifs venus de 14 pays différents, jouent devant Pie XII la IXème symphonie de Beethoven pour lui exprimer leur gratitude d'avoir arraché à la mort tant de Juifs pendant la guerre. Le 9 octobre 1958, Pie XII décède. A l'occasion des obsèques, Mme Golda Meïr, alors Ministre des affaires étrangères d'Israël, souligne que "pendant la décennie de terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du pape s'est élevée pour condamner les persécuteurs et pour invoquer la pitié envers leurs victimes".

C'est en 1963 qu'une pièce de théâtre ayant pour titre Der Stellvertreter (le Vicaire) est publiée par un ancien membre des Jeunesses hitlériennes, Rolph Hochhuth. Ce dernier, devenu pro-communiste, présente Pie XII sous les traits d'un monstre d'indifférence n'ayant ni agi ni parlé comme il aurait dû. Le 13 décembre 1963, dans le journal Le Monde, Pinchas E. Lapide affirme ne pas comprendre le pourquoi d'un tel acharnement contre le défunt Pie XII qui "ne disposait ni de divisions blindées, ni de flotte aérienne, alors que Staline, Roosevelt et Churchill, qui en commandaient, n'ont jamais voulu s'en servir pour désorganiser le réseau ferroviaire qui menait aux chambres à gaz". Lapide précise en outre que "le pape personnellement, le Saint-Siège, les nonces et toute l'Eglise catholique ont sauvé de 150.000 à 400.000 Juifs d'une mort certaine". En 1967 il fait paraître un livre dans lequel il publie le résultat d'enquêtes approfondies menées dans toute l'Europe; il aboutit au chiffre de 860.000 Juifs sauvés grâce au pape Pie XII. Dans une recension de ce livre, la Jewish Chronicle estime que la démonstration de Pinchas E. Lapide est concluante.

La Fondation Pave the way (PTWF), dont le siège est à New York, a annoncé son intention de proposer à Yad Vashem, le mémorial de l'Holocauste à Jérusalem, la remise du titre de "Juste parmi les nations" à Eugenio Pacelli, le pape Pie XII. Le président de l'organisation, Gary Krupp, affirme que la "PTWF a consacré des années à recueillir des documents et des témoignages vidéos originaux sur ce pontificat controversé et pense avoir découvert une documentation suffisante pour commencer à chercher des témoignages écrits authentiques pour donner officiellement le feu vert à cette procédure". "Dans la plus grande partie des cas de ceux qui ont été reconnus comme "Justes parmi les nations", celui qui reçoit la reconnaissance a agi directement pour sauver des vies individuelles en risquant la sienne en le faisant", a observé Gary Krupp. "Même si les actions d'Eugenio Pacelli ne rentrent pas dans cette description générale", a-t-il ajouté, "nous pouvons établir que l'intercession directe du pape a sauvé des centaines de milliers de juifs". Toujours selon Krupp, "on peut aussi affirmer que les actions de Pacelli ont été accomplies sous menace de mort. Lors d'une rencontre avec les cardinaux, convoquée en urgence par le pape Pie XII le 6 septembre 1943, il les informa avoir signé une lettre de démission qui se trouvait sur son bureau, et qu'il s'attendait à être enlevé d'un moment à l'autre. Les cardinaux devaient faire leurs valises et se tenir prêts à quitter immédiatement le Vatican pour demander de l'aide à un gouvernement neutre, d'où ils éliraient un nouveau pape. Cette rencontre d'urgence advint un mois avant l'arrestation des juifs de Rome et le pape décida d'intercéder tout de suite pour les sauver". "Ce document n'est pas encore disponible, mais nous savons qu'il existe", a déclaré Gary Krupp. "Récemment, nous avons obtenu de l'Allemagne l'affidavit du général Karl Wolff, second de Himmler et commandant en Italie, auquel Hitler ordonna de planifier la conquête du Vatican et l'enlèvement du pape".

A ceux qui veulent aujourd'hui salir la mémoire Pie XIl afin de pouvoir dénigrer Benoît XVI par ricochet, il faut rappeler que personne n'a encore songé jusqu'ici à reprocher à la Croix Rouge ou aux chefs des communautés luthériennes, calvinistes, anglicanes, islamiques... d'avoir gardé le silence pendant la guerre.

Source: Alfred Denoyelle

  Benoît XVI proclame Jean Paul II, Pie XII, le Père Jerzy Popieluszko vénérables - 19.12.09  
 

Sources : Proliturgia

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 21.12.2008 - T/Eglise

 

 

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