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19 Avril 2005
 

La Catéchèse de Jean-Paul II, homme et femme il les créa

 

Le 20 août 2008  - (E.S.M.) - Le corps, exprimait Jean-Paul II, manifeste la réciprocité et la communion des personnes. Il l'exprime dans le don... Voici ce qu'est le corps : un témoin de la création en tant que don fondamental, donc un témoin de l'Amour comme source...

Couple en retraite "Nous Chrétiens, n'avons le droit que de faire de la joie"

La Catéchèse de Jean-Paul II, "homme et femme il les créa"

Réflexion :

2) La Catéchèse de Jean-Paul II (Homme et femme il les créa - Une spiritualité du corps - Les éditions du Cerf 2005)

Par la communion des personnes, l'homme devient image de Dieu (14 novembre 1979).

Le récit de la création de l'homme, dans le premier chapitre de la Genèse, affirme dès le début que l'homme a été créé à l'image de Dieu, en tant qu'homme et femme. Le récit du chapitre 2 ne parle pas de l'« image de Dieu », mais révèle que la complète et définitive création de l'« homme » s'exprime dans le fait de donner vie à cette « communion de personnes » que forment l'homme et la femme... L'homme devient image de Dieu moins au moment de la solitude qu'au moment de la communion. En effet « dès l'origine » il est non seulement une image qui reflète la solitude d'une Personne qui régit le monde mais, rappelle Jean-Paul II, aussi et essentiellement image d'une insondable communion divine de Personnes, (pp. 53 - 54)

La révélation et la découverte de la signification conjugale du corps (9 janvier 1980).

Il y a un lien très fort entre le mystère de la création en tant que don et cette « origine » béatifique de l'existence de l'être humain comme homme et femme, dans toute la vérité d'une communion entre les personnes. Quand à la vue de la première femme le premier homme s'est écrié : « EIle est l'os de mes os et la chair de ma chair » (Gn 2, 23), il affirmait seulement l'identité humaine de deux êtres. En s'exclamant ainsi, il semblait dire : voilà un corps qui exprime la « personne » ! ... Le corps manifeste la réciprocité et la communion des personnes. Il l'exprime dans le don... Voici ce qu'est le corps : un témoin de la création en tant que don fondamental, donc un témoin de l'Amour comme source... La masculinité-féminité - c'est-à-dire le sexe - est le signe originel d'une donation créatrice... Cette « origine » béatifique.. de l'homme comme homme et comme femme est liée à la révélation et à la découverte de la signification du corps qu'il convient d'appeler « conjugale »... Nous avons déjà constaté, exprime Jean-Paul II, que les paroles qui expriment la première joie de la venue de l'être humain à l'existence comme « homme et femme » (Gn 2, 23) sont suivies immédiatement par le verset qui établit leur unité conjugale (Gn 2, 24), puis par celui qui atteste la nudité de chacun d'eux qui « n'en ont aucune honte », l'un vis-à-vis de l'autre (Gn 2, 25). C'est précisément cette confrontation significative qui nous permet de parler de la révélation et en même temps de la découverte de la signification « conjugale » du corps dans le mystère même de la création... (pp. 79 - 80)

Quand l'homme-personne devient don (16 janvier 1980).

Le Créateur les a voulus, chacun d'eux, « pour eux-mêmes » (cf. Gaudium et Spes n° 23). Et ainsi, dans la première rencontre béatifique, l'homme retrouve la femme, et la femme le retrouve, lui, l'homme. Et ainsi, celui-ci accueille intérieurement la femme ; il l'accueille telle que le Créateur l'a voulue « pour elle-même », telle qu'elle a été, avec sa féminité constituée dans le mystère de l'image de Dieu ; et, réciproquement la femme accueille de la même manière l'homme, tel que le créateur l'a voulu « pour lui-même » et l'a constitué avec sa masculinité. C'est en cela, explique Jean-Paul II, que consistent la révélation et la découverte de la signification conjugale du corps... (pp. 84 - 85)


LE MARIAGE, VOIE DE CONSÉCRATION ?...
MARITAIN, MICHELET, MOUNIER

Le mariage peut il être une voie de consécration ? C'est un sujet nouveau, semble-t-il. Vatican II avait rétabli l'appel universel à la Sainteté comme base de la vie chrétienne à vivre par tous les états de vie
(Lumen Gentium §39). La réflexion n'a pas manqué de dire que mariage et vie religieuse doivent être situés dans cet appel à la sainteté, l'un par rapport à l'autre, non en ordre de supériorité mais en complémentarité dans le Corps du Christ lui-même.

Mais le terme de consécration a continué à désigner les vœux des religieux et des consacrés voulant vivre radicalement à la suite du Christ dans la pauvreté, chasteté, obéissance. En conséquence, ce mot de consécration est-il exclu pour les mariés ? Que désignerait alors ce mot ? Désigne-t-il le chemin du couple en tant que tel, mais quelle différence y a-t-il avec le sacrement de mariage ? ou bien est-ce le chemin propre de chacun se consacrant personnellement à Dieu, à côté de l'autre, se consacrant ou non à Dieu ? S'il y a consécration, quel bénéfice pour la vie du couple et pour la vie de chacun ?


Je vais essayer de réfléchir à ces questions. C'est un essai sur une question difficile et qui appelle pour l'instant à regarder plutôt des témoignages que de la théologie. J'illustrerai mon article de textes écrits par des couples du vingtième siècle dont les noms ne sont pas inconnus : Jacques et Raïssa Maritain, Emmanuel et Paulette Mounier, Edouard et Marie Michelet. Ils peuvent nous éclairer sur ce chemin d'une vie chrétienne déployée en couple.


LA VOIE DE CONSÉCRATION À L'INTÉRIEUR DE LA VIE CHRÉTIENNE


Cette voie se situe dans l'appel du Christ « Suis-moi », appel adressé à tous. Mais il prend la direction d'une radicalité tel qu'elle est décrite dans l'épisode du jeune homme riche en Matthieu
(19, 21 s) : « Si tu veux être parfait, va vends ce que tu as, donne-le aux pauvres et suis-moi » ou le texte de Luc (14, 26-27): « Si quelqu'un veut me suivre, sans me préférer à son père, à sa mère, à son épouse, ses enfants, ses frères, ses sœurs et même à sa propre vie, il n'est pas digne de moi ». Ceci est certes la voie chrétienne tout court et tout le monde est appelé à suivre le Christ et à se détacher de « ce qui n'est pas Dieu ». Mais la vie ecclésiale dans son histoire a vu apparaître des personnes souhaitant vivre des formes de radicalité appelant à faire un pas plus profond dans cet appel global à la sainteté. Il ne s'agissait pas de se situer dans une voie « supérieure » à celle du peuple, mais d'une réponse « plus profonde » au Christ : tout miser sur le Christ et lui seul, se déterminer pour vivre une union spirituelle plus profonde, bref se consacrer à Lui davantage et à Lui seul dans un détachement pour Lui seul. La vie religieuse et monastique a été le lieu ecclésial typique de cet appel. Et le mariage, peut-il l'être ? Si oui, est-ce d'abord une voie personnelle ou de couple ?

Le Chemin de sainteté est un chemin délibérément personnel, même s'il est vécu en Église. C'est au cœur de son être que se décide cette réponse : « oui ou non, vais-je suivre le Christ dans mes racines
(radicalement) les plus profondes ? » En ce sens, chacun a ses expériences propres de Dieu, son chemin de prière personnelle où le contact 'avec le Bien-aimé' se fait en se retirant dans sa chambre la plus secrète.

Cette expérience de vie intérieure plus profonde, comment retrouve-t-elle la vie conjugale ? Il faut noter ici la multiplicité des expériences. Dans certains couples, cet aspect n'est pas parlé : la foi de l'un coexiste avec la non-foi de l'autre. On parle ensemble des enfants, de la construction de la vie commune, on se dit même des mots d'amour, on sent qu'un amour réel se creuse, mais sans beaucoup de paroles spirituelles venant du cœur de chacun. La parole d'amour dit l'amour; la parole spirituelle dit le chemin de vie personnel fait à la fois de « bonheurs de l'âme » et de misères intérieures secrètes vivant dans les profondeurs de chacun.


Dans d'autres couples où l'un vit de la foi et l'autre avec des références fortes
(religieuses ou morales), un pas différent pourra être fait. Chacun aura la possibilité de communiquer sur ce qu'il « vit intérieurement », dans cette amitié spirituelle qui accepte de livrer l'intime, au risque de ne pas être compris, mais avec la chance de s'unir encore davantage, par-delà les croyances de chacun. Ce n'est pas la foi qui lie, mais le spirituel au sens large, comme engagement dans une vie qui ait du sens. Se crée ici, dans l'aveu fragile de ce qui « arrive en chacun » une amitié indéracinable, une complicité dans leur recherche d'être, dans leur désir d'exister par l'intériorité.

Dans la vie de couple où les deux sont d'emblée en phase de foi, un nouveau pas peut être fait : partager sur sa vie intérieure : avancer ensemble dans la vie en Christ, ceci à deux, une avancée qui est appelée à rayonner dans l'Église et dans la société. Ici se crée une amitié spirituelle dans une même foi. Les couples qui le vivent notent que ce point n'est pas gagné d'avance. Il demande un engagement mutuel sur cet aspect précis. Il demande que cela soit au centre du dialogue. Il ne s'agit pas uniquement de parler de ce qui fait le fond de la vie de couple, de ses bonheurs et difficultés à vivre avec l'autre, des enfants (leur venue, leur départ à l'âge adulte). Mais il s'agit de s'ouvrir sur son chemin spirituel et de le faire avec l'autre. Chacun fait son chemin seul... c'est une aventure que de faire ce chemin-là à deux. C'est là que le mariage peut être chemin de consécration à deux.


Je vous propose demain de mette en évidence quelques 'lieux conjugaux de sainteté' : l'engagement conjugal lui-même, ses tâches concrètes, la pratique de l'oraison ; l'engagement dans le monde
(dans la sécularité). Je ne parlerai pas (faute de place) de l'engagement dans la vie de l'Église.

(à suivre...) : Quelques lieus conjugaux de Sainteté

Jean-Michel MOYSAN
PGJ, Quimper

Table : La famille fondée sur le mariage
 

Source : Documentation  E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 20.08.2008 - T/Famille - T/Spiritualité

 

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