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Que va-t-il se passer avec le Motu Proprio de Benoît XVI ?

 

Le 17 septembre 2007 - (E.S.M.) - Et si le Motu proprio de Benoît XVI n'était, au fond, qu'une manœuvre, une sorte de cheval de Troie introduit dans la conscience des fidèles pour bousculer peu à peu le conformisme qui s'est emparé de nos messes paroissiales plan-plan? Il est permis de rêver... et d'espérer avec le Saint-Père.

Que va-t-il se passer avec le Motu Proprio de Benoît XVI ?

Souvenons-nous: au lendemain du schisme de Mgr Lefebvre et de la parution du Motu proprio Ecclesia Dei Adflicta, de Jean Paul II en juillet 1988, un vent de panique a soufflé sous les mitres épiscopales. Soudain, on a vu des évêques français faire de grandes manœuvres pour tenter de rattraper ce qu'ils pensaient encore être rattrapable et faire croire qu'ils s'étaient toujours beaucoup intéressés à la question liturgique: Mgr Lustiger est allé à la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile, dans le 10ème arrondissement, célébrer une bonne vieille messe "S. Pie V" de derrière les fagots, imité en cela par plusieurs évêques, dont celui de Strasbourg.

A Strasbourg, on avait mis les petits plats dans les grands quand, à l'époque, Mgr Brand est allé célébrer une messe "tridentine" à la cathédrale, un dimanche matin. Il avait fallu trouver une schola capable d'assurer le propre grégorien du jour, des servants de messe compétents, un diacre, un sous-diacre. Le maître-autel reprenait, l'espace d'un dimanche, du service, ainsi que les membres du chapitre cathédral qui, pour la circonstance, avaient dû sortir de la naphtaline la soutane, le surplis, le camail, la barrette...

Ce dimanche matin, la cathédrale était pleine: des fidèles de tout le diocèse s'étaient donnés rendez-vous à Strasbourg... non par amour de la liturgie ancienne, mais pour voir comment leur évêque allait s'y prendre.

Et il s'y était très bien pris! Certaines personnes, en sortant de la cathédrale, disaient: "On avait l'impression qu'il était davantage à l'aise en célébrant ainsi que quand on l'oblige à se plier à toutes les excentricités liturgiques des dimanches habituels."

Et puis... et puis, chacun s'en est retourné chez soi. Il n'y a pas eu davantage de fidèles à être conquis par cette messe "de S. Pie V" et à la réclamer. Nos évêques avaient fait ce que la panique du moment les avait poussés à faire, et tout cela fut sans lendemain. Ouf, on pouvait respirer et continuer partout à célébrer n'importe comment, toujours sous couvert de Vatican II.

Ne va-t-il pas se passer la même chose avec le Motu Proprio Summorum pontificum ? Déjà les évêques peuvent se frotter les mains: les demandes en faveur du rite romain "extraordinaire" ont été jusqu'ici si peu nombreuses qu'il n'y a aucune raison de changer quoi que ce soit dans la façon "ordinaire" de célébrer. Statu quo liturgique donc. Qu'on se le dise!

A moins... à moins que des fidèles et des prêtres se réveillent (enfin!) et, par fidélité à l'enseignement de l'Eglise, se mettent à refuser de participer à toutes ces célébrations qui ne sont jamais respectueuses des données du missel romain.

Et si le Motu proprio de Benoît XVI n'était, au fond, qu'une manœuvre, une sorte de cheval de Troie introduit dans la conscience des fidèles pour bousculer peu à peu le conformisme qui s'est emparé de nos messes paroissiales plan-plan?
Il est permis de rêver... et d'espérer avec le Saint-Père.

"Pro Liturgia" ne fait que reprendre l'idée exprimée par le pape Jean-Paul II dans le Motu proprio Ecclesia Dei adflicta (nous avons souligné le passage auquel nous faisons référence:

"n.5a. - Le résultat auquel a abouti le mouvement promu par Mgr. Lefebvre peut et doit être une occasion pour tous les fidèles catholiques de réfléchir sincèrement sur leur propre fidélité à la Tradition de l'Eglise, authentiquement interprétée par le Magistère ecclésiastique, ordinaire et extraordinaire, spécialement dans les Conciles œcuméniques, depuis Nicée jusqu'à Vatican II. De cette réflexion, tous doivent retirer une conviction renouvelée et effective de la nécessité d'approfondir encore leur fidélité à cette Tradition en refusant toutes les interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives en matière doctrinale, liturgique et disciplinaire."

Table : Motu Proprio
 

Sources: PRO LITURGIA - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 17.09.2007 - BENOÎT XVI

 

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