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19 Avril 2005
 

Le message de l'Église à toute personne qui souffre

 

Le 17 mars 2008 - (E.S.M.) - A nouveau, il y a peu, a été relancé - pour la millième fois - le débat sur l'euthanasie. Ses partisans n'ont de cesse de le remettre sur la place publique jusqu'à ce qu'enfin, par usure, leur opinion finisse par l'emporter législativement pour être imposée à la société tout entière. (HERMAS)

A l'aube de cette Semaine sainte

Le message de l'Église à toute personne qui souffre

A nouveau, il y a peu, a été relancé - pour la millième fois - le débat sur l'euthanasie. Ses partisans n'ont de cesse de le remettre sur la place publique jusqu'à ce qu'enfin, par usure, leur opinion finisse par l'emporter législativement pour être imposée à la société tout entière.

Le fond de la question, quoi qu'on en est, est et restera cependant toujours celui-ci : il s'agit de mettre un terme à la vie humaine d'un innocent, en état de détresse et de souffrance, directement et volontairement. Le peut-on moralement ?

Pour esquiver cette question cruelle mais essentielle, à laquelle aucun homme civilisé, en règle générale, ne se résout à apporter une réponse affirmative, les partisans de l'euthanasie mettent exclusivement l'accent sur la souffrance, sur sa charge insupportable, pour faire de l'acte de mort un acte de miséricorde, une exigence même de l'éthique, en tout cas une voie raisonnable.

A raison, comme vient de le faire Mgr Barbarin, l'Église rappelle constamment que cette question gravissime ne se résout pas dans la passion ou l'émotion suscitées par des cas actuels dramatiques, amplifiés par les médias. Elle met en cause le jugement même de l'homme sur lui-même et sur ses fins. La justification de la mise à mort, en effet, suppose que l'on établisse une relation entre le scandale d'une souffrance et le fait que la vie de celui qui la subit n'a plus d'avenir. A quoi bon permettre qu'un homme ou une femme subisse une telle dégradation, une telle déshumanisation apparente alors que sa vie, de toute façon, est finie, qu'il n'y a aucun espoir de guérison ?

La problématique de l'euthanasie ne suppose pas seulement une révolte contre le mal et la souffrance, dont nous expérimentons tous un jour ou l'autre la morsure. Elle suppose la dénégation de tout sens à la souffrance, comme de toute espérance.

Il n'est pas inutile, dans un tel contexte, de se remettre sous les yeux le message ci-dessous, adressé par les Pères du Concile, le  8 décembre 1965. Nous le reprendrons ultérieurement en d'autres de ses parties. Retenons pour l'heure l'adresse qui concerne "les pauvres, les malades et tous ceux qui souffrent". Il n'y est pas question de l'euthanasie, mais de la seule souffrance. Mais, encore une fois, c'est bien le coeur du débat. 

Il s'agit, à notre connaissance, de l'un des plus beaux  textes qui aient jamais été écrits sur la question, et dont chacun de nous peut se nourrir avec fécondité à l'aube de cette Semaine sainte, où nous commémorons la marche de Jésus à son Sacrifice rédempteur, Lui l'Homme des douleurs, qui a connu toute souffrance physique et morale pour l'habiter de l'intérieur et l'ouvrir à la bienheureuse espérance de sa Résurrection.

Tel est et tel doit être le fond intellectuel tant de nos plus fermes convictions que de nos plus tendres compassions dans cette si redoutable question.


Pour vous tous, frères éprouvés, visités par la souffrance aux mille visages, le Concile a un message tout spécial.

Il sent fixés sur lui vos yeux implorants, brillants de fièvre ou abattus par la fatigue, regards interrogateurs qui cherchent en vain le pourquoi de la souffrance humaine, et qui demandent anxieusement quand et d’où viendra le réconfort...

Frères très chers, nous sentons profondément retentir dans nos cœurs de pères et de pasteurs vos gémissements et vos plaintes. Et notre peine s’accroît à la pensée qu’il n’est pas en notre pouvoir de vous apporter la santé corporelle ni la diminution de vos douleurs physiques que médecins, infirmières, et tous ceux qui se consacrent aux malades s’efforcent de soulager de leur mieux.

Mais nous avons quelque chose de plus profond et de plus précieux à vous donner, la seule vérité capable de répondre au mystère de la souffrance et de vous apporter un soulagement sans illusion : la foi et l’union à l’homme des douleurs, au Christ, Fils de Dieu, mis en croix pour nos péchés et pour notre salut.

Le Christ n’a pas supprimé la souffrance ; il n’a même pas voulu nous en dévoiler entièrement le mystère ; il l’a prise sur lui, et c’est assez pour que nous en comprenions tout le prix.

Ô vous tous, qui sentez plus lourdement le poids de la croix, vous qui êtes pauvres et délaissés, vous qui pleurez, vous qui êtes persécutés pour la justice, vous sur lesquels on se tait, vous les inconnus de la douleur, reprenez courage ; vous êtes les préférés du Royaume de Dieu, le Royaume de l’espérance, du bonheur et de la vie ; vous êtes les frères du Christ souffrant et avec lui, si vous le voulez, vous sauvez le monde !

Voilà la science chrétienne de la souffrance, la seule qui donne la paix. Sachez que vous n’êtes pas seuls, ni séparés, ni abandonnés, ni inutiles : vous êtes les appelés du Christ, sa vivante et transparente image. En son nom, le Concile vous salue avec amour, vous remercie, vous assure l’amitié et l’assistance de l’Église, et vous bénit. 

 

Sources :  HERMAS

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 17.03.2008 - T/Méditations

 

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